‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 74 sur 327 · VI, 3, 5; XI · texte numérisé non relu

VI, 3, 5; XI

3. Corbis constricta. Panier du même genre, employé comme muselière pour les chevaux (Veget. Mutom. m, 23, 2); mais ici la leçon est douteuse : Schueider donne curcuma.

Le spécimen donné ci-dessus est pris d'une fresque du sépulcre de la famille (les Nasons sur la voie Flaminienne près de Rome, où il apparaît plusieurs fois entre les mains de figures occupées à des travaux rustiques ; on peut le regarder comme un vrai spécimen de la corbis ou corbula romaine , en raison des usages auxquels il est employé, de l'analogie de sa forme avec les descriptions citées en tète de cet article , et parce qu'un panier de la même forme et de la même nature est employé maintenant par

CORBITA.

COBNICULDM.

les paysans de Naples pour des usages semblables et appelé, d'un diminutif du même nom , la cor bel la.

CORBITA (uXoTov ffixaywYov ou aiTY)y6v). Vaisseau marchand; plus exactement vaisseau employé seulement au transport des grains et appelé ainsi parce qu'il portait au haut du mât une corb'ts (Festus, s. V.). C'étaient des navires larges et pesants (Plant. Pœn. m, 1, 4; Lucil, op. Non. s. v. ; cf. Cic. «</ Att. XVI, fi), à deux mâts, comme le prouve le spécimeo ci -joint, d'après une médaille de Commode, frappée pour rap-

peler qu'il avait affrété un certain nombre de vaisseaux qui devaient amener à Rome des blés d'Afrique et d'Egypte , ainsi que Lampride le raconte dans la vie de cet empereur. On voit la corbis au haut du grand mât, et on peut remarquer que c'est de ce mot que vient le nom moderne de corvette.

CORBULA. Diminutif de Corbis :

petit panier employé pour ramasser des fruits (Varro, R. R. i, 16); comme panier à pain (Caecil. ap. Non. s. v. p. 197); et pour porter les plats de la cuisine à la salle à manger (Plaut. Aulular. ii, 7,4).

CORDAX ()c6p5a$). Danse de l'ancienne comédie grecque, tout à fait ridicule et à la fois si indécente, qu'on regardait comme une marque d'ivresse ou un manque de respect pour soi-même de la danser hors du théâtre (Petr. Sat. 52, 9; Hesych. s. a». ; Aristoph . Nuh. 540). Une danse de ce genre est représentée sur une tasse de marbre du Vatican (Visconti, Miis. Pio-Clem, iv, 29), où elle est exécutée par dix figures, cinq faunes et cinq bacchantes ; mais leurs mouvements, quoique extrêmement animés et énergiques, sont exempts d'obscénité; il

y en a plus dans la tarantella de Naples, qui , à ce qu'on pense , conserve la tradition de la cordax grecque.

CORIARIUS. Qui prépare des peaux et des cuirs : tanneur ou corroyeur (Plin. H. TV. XVII, 6 ; Inscript, ap. Grut. 648, 8, et 283, 1).

CORNICEN ( xepaTaùXriç ou xepaO- ).Y)ç). Trompette : c'est-à-dire qui sonne

du grand cor circulaire, appelé cornu , comme on le voit par la figure ci-jointe , prise de l'arc de Constantin à Rome (Liv. II, 64 ; Juv. x,214).

CORNICULARIUS. Dans le sens strict du mot , soldat à qui son général avait donné le Corniculum. Par extension, ce nom fut donné à un officier en second ou adjudant qui remplaçait le consul ou le tribun, probablement parce que la personne promue à ce grade était toujours choisie parmi ceux qui avaient reçu la récompense ci-dessus désignée (Suet.

Dom. 17 ; Val. Max. vi, 1,11).

2. Ce nom fut aussi donné en matière civile à un clerc ou secrétaire qui assistait un magistrat (Codex Theodos. 7, 4, 32).

CORNICULUM. Diminutif de Cornu, toute petite corne; mais, dans un sens plus particulier, ornement conféré par le chef aux soldats qui le méritaient, comme marque de distinction (Liv. x, 44); il avait , à ce qu'on suppose, la forme d'une corne, et il était porté sur le casque pour supporter l'aigrette, comme la figure à main gauche de la gravure ci-jointe, d'après un bas-relief; ou bien il était attaché aux côtés comme dans la figure à

Page 1