‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 76 sur 327 · Entonnoir fait d'une corne (Virg · texte numérisé non relu

Entonnoir fait d'une corne (Virg

Georg. ni, 509). Voy. Infundibclcm.

4. Corne à boire (Caipurn. Ecl. x, 48 ; Plin. H. TV, XI, 45) ; dans l'origine faite d'une simple corne, mais , par la suite, de différents métaux auxquels on donnait cette forme. Quand on buvait, on tenait la corne au-dessus de la tète, puis on laissait la liqueur couler dans la bouche par un petit orifice pratiqué à l'extrémité pointue, comme on le voit par la gravure ci-jointe, prise d'une peinture de Pompéi.

5. Partie du casque qui n'était qu'un ornement (Liv. xxvii, 33; Virg. jEn.

XII, 89). Voy. CORNICCLCM.

6. (dôXTtiyS azçoyyÙKr^). Grande trompette , faite dans l'origine de corne, mais plus tard de I)ron7,e (Varro, L. L. v,

transversale qui servait à deux fins, pour lui conserver sa forme et pour aider le trompette à la tenir solidement quand il s'en servait, comme on le voit parla gravure au mot CoRNiCEN. Le spécimen cijoint est pris de la colonne Trajane.

7. Corne d'une lyre (testiido), etcomme il y en avait deux , une de chaque côté de l'instrument , on se sert du pluriel avec plus de propriété {Cic.N.D. II, 59).

Elles étaient quelquefois réellement faites des cornes de certains animaux, notamment de celles de l'antilope sauvage (Hérod.

IV, 192), qui semblent être représentées dans la gravure cijointe, tirée d'une peinture de Pompéi.

8. Arc, fait également de cornes d'animaux réunies dans une pièce centrale, comme on le voit par le spécimen ci-joint,

pris d'un vase d'argile. Dans ce sens, on se sert à la fois du singulier et du pluriel (Ovid. Met. V. 333; Virg. Ed. x, 59 ; Suet. ^ero, 39).

9. Extrémités d'une vergue à laquelle on attache une voile carrée : on se sert

1 1 7 ; Ovid. Met. i, 98), avec une barre

du pluriel , parce qu'il y en avait deux (Virg. ^n. III, 549 ; V, 832).

10. Ce mot était aussi employé au pluriel pour désigner les ornements attachés à chaque extrémité du bâton sur leque on enroulait un ancien livre ou volume, de la même façon qu'on le pratique encore pour les cartes , le volume s'avanoant de chaque côté au delà du bord du rouleau. On ignore le caractère précis de ces cornes, et en quoi elles différaient des timbilici ; ou n'a rencontré aucun objet qui corresponde à ce nom dans les nombreux manuscrits découverts à Her-

CORNU COPI.«.

culanum. Il est clair cependant (Ovid.

Trist. I, 1 , 8 et TibuU. m, 3, 13) que tous les livres n'en étaient pas ornés, mais seulement ceux qui étaient arrangés avec un goût et une élégance plus qu'ordinaires. Comme le cylindre auquel les cornes étaient fixées était attaché au bout du rouleau, l'expression ad cornua est employée pour signifier la fin (Mart. xi, 107). Comparez Umbiucus.

CORNU COPI^ ()cépa(; 'A(i,aXeetaç), Corne ef abondance , symbole composé de la corne à boire primitive (Cornu, 4), remplie de grains et de fruits, pour indiquer les deux espèces d'aliments essentiels à l'humanité ; de la vient que les poètes en font souvent le symbole du bonheur, de la concorde et de la fortune ( Plant. Psend. il , 3 , 5 ; cf. Hor. Epist. I, 12, 29 ; Od. I, 17, 15). Le spécimen ci-joint est pris d'une lampe en tf rre cuite , où il accompagne une image de la Fortune.

COROLLA (aTEçavtffxoi;). Diminutifde COBONA , qui, dans un sens général, signifie toute sorte de petites couronnes enguirlandes (Prop. ii, 34, 59; Catull.

63, 66), mais qui, dans un sens plus particulier, désigne une guirlande de fleurs artificielles , faite de raclures minces de corne et peinte de différentes couleurs pour imiter les teintes qu'on préférait : on la portait pendant l'hiver (Plin. H. N. XXI, 3).

COROLLARIUM. Ce mot était aussi un diminutif de tloRONA ; mais il désignait plus spécialement une légère guirlande faite de feuilles minces eu métal , couvertes de feuilles d'argent ou d'or, que les Romains avaient l'habitude de donner en présent à leurs acteurs favoris (Plin. H. N. XXI, 3 ; Varro, L. L. V, 178).

CORONA (axéipavo;, xopwvtç). Couronne ou guirlande faite de fleurs , de feuilles, etc., réelles ou artificielles, portée comme ornement sur la tète, mais non pas comme une couronne, dans le sens que nous attachons à ce mot ; c'est-àdire comme emblème de la royauté; car, chez les anciens, un i3iiààeme {diadema)

tenait la place de la couronne moderne. 11 y avait une grande variété de ces couronnes : on les distinguaitparladifférence de la matière ou par le dessin sur lequel elles étaient faites, et on les employait principalement comme récompense de la vertu publique ou comme ornement dans les fêtes. C'est sous ces deux divisions que les principales coronœ sont énumérées dans les paragraphes qui suivent.

1. Corona triumplialis. Couronne triomphale; il y en avait trois espèces différentes : (1) Guirlande de feuilles de laurier sans les baies (Aul. Gell. v, C, 1 ; Plin. H. N.x\, 39), portée par le général pendant son triomphe, ainsi qu'on le voit dans le buste ci-joint d'Antonin , d'après une pierre gravée. Comme on estimait que c'était la plus honorable des trois, on l'appelait expressément laurea insignis (Liv. vil, 13).

(2) Couronne d'or, imitant les feuilles du laurier, et tenue au-dessus de la têle du général pendant le triomphe par un officier public (^ervus publicus , Juv. X, 41), nommé à cet effet, et de la manière qu'on voit dans la gravure ci-jointe, prise d'un bas-relief

de l'arc de Titus, qui représente cet empereur sur son char de triomphe, dans le triomphe que lui mérita la conquête de Jérusalem, et une figure ailée de la Victoire, faisant poétiquement l'office de l'agent public. (3) Couronue d'or, de valeur considérable, mais simplement envoyée au général auquel avait été décerné un triomphe (Plut. Paul. JEmil. 34), par les différentes provinces; aussi est-elle ex-

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