CORONA
pressément nommée provincialis (TertuU.
Coron. Mil. 13).
2. Corona ovalis . Guirlande de myrte portée par ud général qui avait obtenu l'honneur d'une ovation (Aul. Gell. v, 6; Festus,i. r.).
3. Corona oleagina. Couronne de /"ej/iVles (folmer, donnée aux soldats aussi bien qu'à leurs chefs, et récompense de ceux dontleconcoursou les conseils avaient fait obtenir un triomphe , quoiqu'ils ne fussent pas eux-mêmes présents à l'action (A.ul. Gell. V, 6).
3. Corona obsidionalis. Couronne de gazon et de fleurs sauvages, d'où son autre nom de graminea (Liv. VIII, 37).
Elle était faite sur le lieu où une armée romaine avait été assiégée, et offerte par cette armée au chef qui était venu à sou secours et l'avait délivrée. Quoiqueaucune n'eût moins de prix par elle-même, elle était regardée comme la plus honorable de toutes les récompenses militaires et la plus difficile à obtenir (Aul. Gell. V, 6 ; Festus, s. T. ; Plin. xxii, 4).
5. Corona civica. Couronne civique, guirlande de feuilles de chêne avec les glands , offerte au soldat romain qui , dans une bataille , avait sauvé la vie d'un camarade et tué son adversaire.
Dans l'origine , elle était offerte par le camarade délivré; plus tard, ell» le fut par Tempereur (Plin. H. N. XVI, 3; Aul. Gell. v, 6; Tac. ^««. xv, 12). La gravure ci-jointe est prise d'une peinture de Pompéi , et représente un jeune guerrier orné de la couronne civique.
6. Corona muralis. La couronne murale , décorée des tours et des tourelles d'un rempart , et donnée commi prix de la valeur au soldat qui escaladait le premier les murs d'une ville assiégée (Liv. XXVI, 48; Aul.
Gell. V, 6). On connaît le caractère de cette couronne par les re-
présentations de la déesse Gybèle, à qui elle est attribuée par les poètes et les artistes comme symbole de sa suprématie sur les cités de la terre (Lucret. ii, 607- 610; Ov. Fast. iv, 219). Le spécimen est pris d'un bas-relief trouvé dans un sépulcre près de Rome.
7 . Corona castreusis ou vallaris. Couronne d'or ornée de palissades (vallum) et donnée au soldat qui les avait escaladées le premier et qui avait frayé un chemin pour pénétrer daus le camp de l'ennemi (Aul. Gell. V, 6; Val. Max. i, 8, 6). Il n'en existe pas de spécimen authentique.
8. Corona classica, naval is ou rostrata. Couronne d'or faite pour imiter les éperons des vaisseaux (rostra) et offerte à l'amiral qui avait détruit une flotte ennemie, et peutêtre aussi au matelot qui avait été le premier à l'abordage d'un vaisseau ennemi (Paterc. Il, 81 ; Virg. ^«.Vlii, 684; Plin. H. i\'. XVI, 3 et 4; Aul. Gell. v,6).
Elle est représentée dans la gravure cijointe, sur la tête d'Agrippa, d'après une médaille de bronze.
9. Corona radiata. Couronne décorée tout autour de rayons en saillie, et attribuée proprement aux dieux ou aux héros déifiés; de la vint qu'elle fut généralement prise par les empereurs romains ou par quelques autres personnes qui se paraient des attributs de la divinité (Stat. Tlieb.
I, 28). On en voit le caractère dans la gravure ci-jointe, où elle est portée par Auguste , d'après une des pierres précieuses de Marlborough.
10. Corona pactilis, plcctilis o\\ plexilis. Guirlande de fête, portée simplement comme ornement sur la tète et composée de fleurs naturelles avec les feuilles attachées aux liges par lesquelles on les entrelaçait, comme on le voit dans la gra-