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Trottoir ou chaussée élevée pour

les piétons, des deux côtés d'une route ou d'une rue romaine (Juv. v, 8 ; Petr. Sat. 9, 2). La gravure représente une rue de la ville de Pompéi, avec sa chaussée et son trottoir.

4. En architecture, membres saillants d'une corniche ou d'autres ornements dans un édifice.

CREPITACULUM. Petit hochet avec des sonnettes , pour produire un bruit vif à chaque mouvement ; en particulier, hochet d'enfant (Quint. IX, 4, 6G ; Capell. I, 4; cf. Lucret. V, 230, qui se sert du diminutif cre/7j7ac///Hm). Le spécimen ci-joint représente un original trouvé à Pompéi.

2. Martial ( Ep. xiv, 54 ) et Apulée (Met. XI, p. 240) donnent le même nom au sistrum égyptien qui n'était qu'un autre genre de hochet ou de crécelle.

Voy. le mot SiSTRCM et la gravure.

CREPITUS ( digitorum ou concrepare digitis). Claquement des doigts en pres-

sant fortement le bout du pouce ( de là pollex argutiis, Mart. VI, 89) contre le doigt du milieu ; geste employé par les anciens pour donner un signal qui attirât l'attention (Cic. Àgr. ii, 30), particulièrement pour appeler leurs esclaves (Petr. Sat. 27, 5; Mart. Ep. Xiv, 19; lli,

CREPDSDIA.

82) ; et, en général, comme marque d'indifférence méprisante. Cette dernière expression est celle de la figure que nous donnons et qui représente un Faune ivre, d'après une statue trouvée à Herculanum. Il semble qu'il s'écrie : « Manger, boire, prendre du bon temps, tout le reste ne vaut pas ce claquement de doigts ! »

CREPUNDIA ((jTtàpYava). Jouetsdenfants, consistant en plusieurs objets de petite dimension , comme des hochets, des poupées, de petites épées, de petites haches, etc., et autres jouets semblables à ceux qu'on donne aux enfants d'aujourd'hui. Les Grecs et les Romains comprenaient encore sous ce nom de petits objets du même genre, qu'ils étaient dans l'usage d'attacher au cou de leurs enfants (Plaut. Mil. V, 6) comme ornements ou amulettes , et aussi pour servir à reconnaître ceux qui étaient exposés ou mis en nourrice (Plaut. Cist. iv, 1, 13; Cic.

Brut. 91 ; Soph. OEd. T. 1035). Plaute

en énumère plusieurs {Rud. IV, 4, 111- 126 ; Epid. V, 1, 34), et on eu voit aussi un certain nombre au cou d'une statue d'enfant du musée Pio-Clémeutin, reproduite dans la gravure ci-jointe; ils sont du même genre que ceux que cite Plaute, à savoir : une demi-lune (luiiula) au haut de l'épaule droite ; puis une hache à deux tranchants (securicula ancipcs); puis un seau ( sltula argenteola ) ; luie sorte de fleur qu'il ne meutionne point ; une petite épée ( e/isiculits aureolus ) ; une petite main (manicula) • puis une autre demi-lune; un dauphin, au lieu de la petite truie i^sucula) , que donne

Plaute. Les mêmes objets reviennent ensuite.

CRETA. Même sens que Calx et LiNEA Ai,BA ( Plin. H. IV, VIII, 65).

CRIBELLUM (xoaîctvtov ). Diminutif de

CRIBRUM (jcoffxivov ). Crible ou tamis fait de parchemin percé de trous ou de crins de cheval, de fil, de papyrus ou de joncs entrelacés, de manière à laisser des interstices entre chaque repli. Les Romains passaient leur farine dans Jeux espèces de tamis, appelés respectivement excussoria et poUinaria , dont le dernier donnait la fleur de farine, nommée pollen.

Les tamis de crins de cheval furent faits la première fois par les Gaulois ; ceux de toile par les Espagnols ; ceux de papyrus et de jonc par les Egyptiens (Pliu. H. N. XVIII, 28 ; Cato, Jt.B. 16, Z; Pers. Sat. 3, 112). Notre spécimen est pris d'un bas-relief de la colonne Trajane.

CRINALE. Large peigne de forme convexe {curvum, Ovid. Met. v, 52), fait pour s'adapter au derrière de la tète, oîi on le plaçait pour tenir les cheveux tombants, comme on le voit par la gravure CI -jointe , prise d'une petite Ogure de bronze qui représente une des Sabines dans les bras d'un soldat romain ( Guasco ) , Délie Ornatrici, p. 69). On comprendra que les longues mèches de cheveux ont quitté leur place à cause de la violence de la lutte dans laquelle les personnages ont été engagés. On peut remarquer que les femmes de Rome et du voisinage portent encore un peigne du même genre qu'elles appellent spicciatojo.

CRINIS ( 6pîS). Toute sorte de poil ; particulièrement chevelure, surtout chevelure dans'sa grandeur et son état naturels, c'est-à-dire ni coupée ni arrangée avec art. De là criiiis passas, cheveux épars, qu'on laisse pendre dans toute leur longueur, comme c'était l'habitude

CROBYLDS.

des femmes de l'antiquité, quand elles étaient frappées d'un grand malheur (Liv. 1, 13, et voir la gravure du mot Pr^FIC^ ) ; crinis sparsus, cheveux qui s'échappent de la tète d'une façon désordonnée, comme chez les personnes engagées dans un exercice violent ou poussées par une passion furieuse ( Ovid. Met. 1 , 542 et la gravure au mot Baccua).

CRINITUS. Qui a des cheveux longs et flottants qu'il laisse pendre dans leur longueur naturelle, comme les figures données aux mots âcersecohrs et Ca- MILLUS (Ennius, ap. Cic. Jcad. ii, 28 ; Mart. Ep. xii, 49).

CRISTA (X690;). aigrette d'un cas-

Ïue attachée à un cimier élevé (apex) au aut du casque (Virg. ^n. xil, 89 ) ; Liv. X, 39; Plin. H. N. vu, 57). L'apex et la crista sont quelquefois compris tous deux sous ce dernier terme ; mais la différence réelle des deux mots est celle que nous avons indiquée. La gravure ci-

jointe présente les spécimens de trois casques romains, avec leurs aigrettes en plumes, d'après un groupe appartenant dans l'origine à l'arc de Trajan, et placé

maintenant dans l'arc de Constantin près

du Colisée. Les aigrettes grecques étaient plus ordinairement en crins de cheval, toute la queue tombant par derrière comme un ahri pour la nuque et le dos, ainsi qu'on le voit par la figure à main gauche, d'après un vase d'argile : il y avait quelquefois trois aigrettes pour un seul casque , comme dans la figure à main droite, prise d'une statue de Minerve.

CRISTATUS. Ce mot, appli({ué aux casques, distingue ceux qui étaient munis d'une aigrette (crista) du casque simple (cudo), qui n'avaitni cimier ni aigrette (Liv. IX, 40; Ov. Met. viii, 25). Comparez les gravures précédentes avec celle du mot Cddo.

CROBYLUS (xpw6ûXoç et xpwêuXoç).

Ce mot indique une manière particulière d'arranger les cheveux, qui ap])artenait aux anciens habitants d'Athènes (Thucjd.

1,6) et à quelques nations barbares (crohylos barbarorum , Tertull. f'trg.

'veland. 10). Elle consistait à relever les cheveux tout autour de la tête depuis les racines et à les attacher en nœud ou avec un bandeau au sommet. La même mode était commune aux deux sexes chez les Grecs ; mais le mol crobjlus s'appliquait spécialement aux hommes, et corymbus aux femmes ( Schol. ad Thucyd. loc. cit.). Cependant Thucydide et Héraclide de Pont (ap. Athen. xii, 5) emploient les deux mots xpwêuXoç et x6pu(Aêoi; comme des termes synonymes en désignant tous les deux la coiffure des hommes. C'est une assertion sans fondement que d'avancer, comme l'ont fait quelques interprètes , que cette mode était particulière aux personnes âgées.

Thucydide , racontant les progrès du goût chez les Grecs en ce qui concernait les vêtements et les mœurs, remarque que certaines habitudes anciennes, et entre autres celle du crobjlus, n'avaient été abandonnées que depuis peu de temps par les vieillards. Comme la vieillesse est

toujours l'ennemie du cha ngement , elle est la dernière à adopter de nouvelles mûdes. Plusieurs se rappelleront dans notre Europe moderne un fait semblable à celui que cite Thucydide : quelques vieillards continuèrent à porter dès queues, longtemps après que les autres hommes y avaient renoncé. Les artistes grecs donnent souvent une coiffure de ce genre à Apollon , à Bacchus et aux jeunes gens ; elle ressemble à celle de notre spécimen, pris d'une figure d'enfant en bronze trouvée à Herculanum. La disposition des cheveux ne se montre pas ici d'une manière assez distincte ; mais dans le modèle on reconnaît clairement qu'ils sont relevés et attachés de la même façon qu'on le voit, avec plus de netteté dans la figure de femme au mot CoRTMBi;s.

CROCOTA ( jtpovtwTÔv). Robe riche couleur de safran, ou vêtement de gala porté par les femmes grecques aux Dionysiaques, et emprunté à la Grèce par les dames de jRome ( Nonius, s. v. ; Plaut. Fragm. ap. Non. v. Strophium), par les prêtres de Cybèle ( Apud. Met. VIII, p. 172), et aussi par quelques fats qui dans leurs vêtements affectaient de se rapprocher du costume des femmes (Cic. Harusp. Respons. 21 ).

CROCOTULA (xpoTCWTtov). Diminutif du mot précédeiil (Plaut. Épid. ii, 2,49; Virg. Catalect. v. 21).

CROTALIUM (jcpoTdXiov). Littéralement, petite crécelle ; nom de fantaisie par lequel les dames romaines désignaient un pendant de boucles d'oreille quand il était fait de deux perles ou plus, en forme de poires [elenclii), assez grosses pour produire un bruit et un craquement aigus (comme celui du ciotalum) quand elles étaient heurtées l'une contre l'autre par les mouvements de celle qui les portait (Petr. Sat. 67, 9; Plin. H.

JV. IX, 56). Le spécimen ci-joint représente un modèle de boucles d'oreille trouvé à Pompéi.

CROTALISTRIA. Femme qui joue des crotala (Prop, iv, 8, 39). Voy. la gravure suivante.

CROTALUM (xpÔTtxXov). Sorte d'instrument de musique employé spéciale-

ment dans le culte de Cybèle (Apud. Met. VIII, p. 170), et dont on se servait fréquemment aussi pour accompagner la danse (P. Scipio ap. Macrob. Sat. ii, 10 ; Virg. Copa, 2). Il consistait en deux cannes fendues, ou deux pièces creuses de bois ou de métal, réunies ensemble par une poignée droite, comme on le voit par la figure à main droite de la gravure ci-jointe, prise du pavé en mosaïque

d'une tombe trouvée dans les fouilles de la villa Corsini. Quand on en jouait, on tenait un de ces crotales dans chaque main, et on les faisait claquer avec les doigts, de manière à produire[un bruit vif et rapide comme celui des castagnettes, ainsi qu'on le voit par la figure de femme de la gravure, tirée d'un bas-relief de la villa Borghèse.

CRUCIARIUS. Criminel exécuté sur une croix (crux), où on l'a pendu (Petr. Sat. 112,5: cruciant parentes detraxerunt pendentem); par extension, coquin, comme nous disons gibier de potence (Apul. Met.X, p. 215).

CRUCIFIXUS. Ou, écrit en deux mots, cruci fixas, cloué à la croix, de la façon que nous entendons par le mot crucifie (Quint, vu, 1, 3; Plin. B. N. viii, 18).

CRUMENA (pa)àvTtov). Poche de cuir pour porter de l'argent ; on la suspendait au cou par une courroie (Plaut. ^sin. m, 3, 67 ; Trucul. m, 1, 7); elle tombait ainsi sur le devant de la personne ou derrière elle; delà vient que Ballio, dans Plante (Pseud. i, 2, 38), dit à l'esclave de marcher devant pour qu'il puisse avoir l'œil sur la crumena qui peudait derrière

CRUPPELLABIVS.

CaVPTA.

lui. C'est de l'usage de porter ainsi son argent que vient l'expressiou grecque pa-

XavTioTÔjAOç, équivalente à notre locution coupeur de bourse. La gravure ci-jointe est copiée sur une figure d'une lampe en bronze.

CRUPPELLARIUS. Mot celtique employé par les Gaulois pour désigner \ine classe particulière d'hommes qui com- "^ battaient comme gladiateurs, revêtus des pieds à la tète d'une armure complète (Tac. Jnn. 1, 43; Lamprid. Jlex. Sev.

66). Les hommes ainsi armés étaient appelés cataphracti ou clibanaru par les Perses, et cruppellarii par les Gaulois. Voy. la gravure du mot Cataphracti.

CRUSMATAou CRUMATA (xpoO|xa-ta ou xpoO(7(Ji.ai;a), castagnettes ; dans l'antiquité comme aujourd'hui, elles étaient attribuées spécialement à la nation espagnole (Mart. £p.\i, 71); cependant les femmes de Grèce et d'Italie jouaient aussi des castagnettes, comme le prouve la gravure ci-jointe, prise d'un vase d'argile,

ainsi qu'un bas-relief du musée du Capitole (ni, 36), où une femme est représentée avec le même instrument dans la main droite et le scabillum sous son pied gauche.

CRUST^E. Figures ou images en bas-

relief appliquées sur la vaisselle, par opposition aux emblemata, qui étaient en haut-relief (Cic. Ferr. ii. 4, 23 ; Paul. Dig. 34, 2, 33).

CRUSTARIUS. Artiste qui dessinait et modelait des crustse pour la vaisselle d'or et d'argent (Plin. N. N. xxxiil, 55). On les vendait à Rome dans des boutiques appropriées à cette branche de commerce et appelées cruslariae tabernas ^Festus s, 1?.).

CRUSTULARIUS. Qui fait et vend des crustula (Sen. Ep. 56).

CRUSTULUM. Diminutif de Crcstum. Petite pièce de pâtisserie, comme une tarte de pâtissier; on donnait surtout ces friandises aux enfants (Hor. Sat. i, 1, 2h; ixxy. Sat. ix, 5, et Schol. Vet.

adl.).

CRUSTUM. Fragment ou morceau rompu de pain, de gâteau ou de pâtisserie. De là le mot français croûte (Hor. Ep.l, 1, 78 ; Virg. Mn. vil, 114).

CRUX. Une des machines dont se servaient les anciens pour punir de la peine capitale les criminels et les esclaves. On la faisait et on s'en servait de deux manières différentes. Dans l'origine, c'était une perche droite, se terminant en une pointe aigijë ( en grec a-raupoç, (txôXo^"), sur laquelle la victime était empalée, comme on le pratique encore dans l'Orient, châtiment indiqué par l'expression incrucnn suffîgere (Justin. XVIlI, 7 ; Hirt. B. ^fr. (i6), ou in crucem sedere (Maecen. ap.

Senec. Ep. 101); mais, dans la suite, on y ajouta une pièce transversale de bois, comme dans notre croix, sur laquelle le condamné était fixé avec des clous ou attaché avec des cordes, puis abandonné jusqu'à ce qu'il mourût : supplice exprimé par des expressions comme cruci figere ou affigere et autres semblables (Tac. Ann. xv, 44 ; Petr. Sat. 111,5). Il paraîtrait aussi, d'après d'autres passages (Plin. H. N. XIV, 3 ; pendere in cruce, Petr. Sat. 112, 5), que les criminels y étaient quelquefois pendus comme à un gibet ou à uue potence.

CRYPTA (xpÛTtTï) ou jcpy tt)). De là vient notre mot crypte, qui cependant ne donne qu'une idée fort inexacte de l'objet que le même terme présentait à l'es-

prit des Grecs et des Romains. L'ancienne crypta, se rapproche surtout de notre cloître avec lequel elle avait la plus grande ressemblance; c'était, en effet, une galerie longue et étroite, de niveau avec le sol ( et non souterraine comme on le suppose communément ), fermée des deux côtés par des murs et recevant le jour d'une série de fenêtres pratiquées dans un des murs latéraux qui l'entouraient ou dans tous les deux. Des constructions de cette espèce étaient souvent élevées comme édifices publics pour la commodité de la population ; dans les campagnes des personnes riches (Senec. de Ira, m, 18); comme dépendance de grandes maisons, ou promenades réunies à un théâtre (Suet.

Cal. 68); très-communément encore, comme nous l'apprenons par des inscriptions nombreuses (Muratori, Inscript.

p. 481, 4; Reines. Syntagm. Inscript.

II, 28), elles étaient réunies à un portique ou colonnade ouverte. Elles procuraient un asile agréable quand la chaleur ou le mauvais temps rendaient un abri souhaitable pour une population oisive et amol-

■ ■■■■■■■ B □ Eisa

lie par le luxe. Les prétoriens mêmes avaient une cr;)Y>?a adjacente à leur camp permanent de Rome. Elle fut démolie par les ordres d'Adrien, quand il essaya de réformer la discipline de ce corps (Spart. Hadr. 10). La gravure ci-jointe, avec celle qui suit, donnera une idée exacte de la nature de l'ancienne crypte. Elle représente le plan d'un édifice public construit par la prêtresse Emachia à Pompéi et consistant en une crypta, un porticus et un chalcidicum. Ces diverses parties de l'édifice sont énumérées dans une inscription fixée sur la muraille extérieure au-dessus de l'entrée principale. Les trois corridors, ou cloîtres marqués AAA, constituent la crypta. Ils sont entourés de trois côtés par un mur décoré de fresques ; à l'intérieur, on voit les fenêtres qui ouvraient sur une colonnade voisine ( porticus ), marquée BBBB, qui, à son tour, enferme une large area centrale c. Des restes considérables d'une construction semblable se voient encore sur l'emplacement de l'ancienne Capoue, près de l'amphithéâtre; et on trouvera un spécimen de ces cloîtres, annexés à un théâtre, dans le fragment qui contient le plan du théâtre de Pompéi, au mot Theatrcm. .

2. Les cloîtres fermés, semblables pour le dessin et l'emplacement à celui que nous venons de décrire, entouraient ordinairement, au lieu de colonnades ouvertes, les cours intérieures des villas et des fermes romaines, et servaient à conserver le grain, les fruits, les produits enfin qui demandaient à être préservés de l'humidité sans être entièrement privés d'air. Aussi Vitruve, eu donnant le plan d'une villa modèle, recommande fort sagement de construire des galeries couvertes (cryptas) dans l'intérieur des fermes pour de tels produits, et de placer les étables ainsiqueles magasins pour les denrées moins faciles à détériorer dans la cour découverte du vestibule, ojmtihulum (Vitruv. VI, 5, 2 ; comparez Varro, ^. R. I, 57). La figure ci-jointe donne une vue des débris delà villa de L. Arrius Diomedes dans le faubourg de Pompéi, et montre très-clairement le caractère et la nature des bâtiments qui en

CRVPTOPORTICUS.

CTESIBICA UACniNA.

dépendaient. Â main gauche, il ne reste qu'une partie des fondations ; mais l'aile droite et le centre subsistent presque en entier, et de plus on voit derrière une

portion du premier étage de la villa. De là part un escalier, encore complet, qui conduit dans la crypta, laquelle, comme on ne manquera pas de le remarquer,

n'est pas une cave souterraine, mais un bâtiment au niveau du sol, avec des fenêtres ouvrant sur une cour carrée, entourée dans l'origine par les autres étages bâtis au-dessus des cloîtres.

3. Quand les fenêtres étaient fermées avec leurs volets de bois, tout le corridor devait former une voûte longue, étroite et sombre ; de là vient que le mot crypta, dans un langage poétique et métaphorique, fut transporté, par une acception dérivée, à des passages souterrains de différentes sortes : ainsi le grand égout qui traversait le quartier de Suburra et continuait la Cloaca maxima de Rome, est appelé Crypta Suburrx (Juv. v, 106) ; le tunnel qui passe sous les rochers entre Naples et Pausilippe, maintenant la grotte de Pausilippe, est appelé Crypta NeapoiUana (Petr. Fragm.

13 ; Seneca, Ep. 57) ; et la crypta devant laquelle Quartilla offre son sacrifice (Petr. Sat. 16, 3) peut se rapporter à cette grotte ou à un cloître contigu à sa maison et à ses jardins, comme ceux que nous avons décrits.

4, Écurie pour les chevaux et Us chars dans un cirque (Sidon. Carm. xxili, 319). Voy. la gravure et l'article au mot Gabcer, 2.

CRYPTOPCRTICUS. Terme toujours employé par Pline le Jeune (|uandil parle d'une construction seml)lable à celle que nous avons décrite au dernier mot. Il

semble que c'était seulement un synonyme de crypta, mais d'un sens plus étendu; ou, s'il y avait une différence réelle entre les deux mots, c'est peut-être que, lorsque la galerie avait des fenêtres des deux côtés, comme c'était le cas dans celles des villas de Pline, elle ressemblait beaucoup à la colonnade (porticus) et était en conséquence distinguée par le nom de cryptoporticus ; quand, au contraire, les fenêtres n'étaient que d'un côté et qu'un mur nu s'élevait de l'autre, comme dans les galeries que représentent les deux gravures précédentes, il était plus exact de la désigner simplement par le nom de crypta (Plin. Ep. il, 17, 16, seqq.; V, 6, 27-28; vil, 21, 2; ix, 36, 3).

CTESIBICA MACHINA. Pompe foulatite à double action, inventée par Ctésibius d'Alexandrie, qui vivait du temps de Ptolémée Evergète (Vilruv. ix, 8, 2; Plin. Hist. Nat. vil, 38), et construite sur le même principe que les pompes à incendie de nos jours. La machine est décrite au long par Vitruve(x,7) d'après les écrits de son inventeur qui sont perdus maintenant ; une pompe du même genre, mais perfectionnée, probablement d'après un modèle de Héron, élève de Ctésibius, fut découverte près de Civita- Vecchia au dernier siècle; mais, comme elle ne contient pas toutes les parties ci- I tées par Vitruve, nous en avons donné

CTKSIBICA MACHINA.

une représentation sous son nom grec SiPHO, où les parties qui la composent sont expliquées d'après la description de Héron (voy. SiPHo). Ici nous ne donnons qu'une figure conjecturale de la machina Ctesibica, tracée par Perrault , d'après la

description de Vitruve; mais le lecteur eu comparant l'une et l'autre de ces machines se formera une idée exacte de leur nature et des différences qui les séparent. Les parties citées par Vitruve sont : catinus, le bassin A, dont Héron ne se servait pas : il employait à la place un tube droit ((TwXyiv 6p6toç) ; modioli gemelli, B B, les deux barillets dans lesquels jouent les pistons {regulœ) correspondant avec les ôûo ituÇîSeç de Héron ; emholi masculi, deux pistons (c c), les mêmes que les è(J.6o)i£lç de Héron ; ^i/w/a? /« furcillœ figura, deux tuyaux qui se joignent en forme de fourche et qui, dans la pompe de Héron, sont remplacés par un simple tube horizontal (Xwai^iv) ; et pxnida, la chappe (d) placée au-dessus du bassin pour presser l'eau au pied du tuyau élastique : Héron ne s'en est pas servi. On comprendra facilement comment fonctionnait cette machine. Elle était placée sur le réservoir, et on faisait jouerles deux pistons ensemble, l'un descendant pendantquel'autremontait :ens'élevant, le piston (c) tire une certaine quantité d'eau par l'ouverture du bas du cylindre (b), qui est munie d'un couvercle mobile (marqué par des lignes pointées dans la gravure), lequel s'ouvre dès que l'eau arrive, mais se ferme de lui-même dès que le piston s'abaisse de nouveau ; et cette pression chasse l'eau par le tuya\i en forme de fourche dans le catinus (a) dont le fond est muni, de la même ma'

nière, de couvercles mobiles au-dessus de chaque tuyau qui s'ouvrent et se ferment tour à tour à chaque coup des pistons. Ceux-ci, en se mouvant alternativement en haut et en bas, chassent l'eau avec un courant continu par la pœnula (d), dans un conduit ou tuyau élastique qui est fixé en haut et d'une longueur déterminée.

CUBICULARIUS. Esclave dont le service était restreint aux différentes pièces d'une maison romaine (cubicula); il se tenait dans l'antichambre et annonçait les personnes qui venaient visiter son maître, etc. (Cic. Ferr. ii, Z, k ', ad AU. VI, 2).

CUBICULUM. Littéralement, chambre munie d'un sofa ou d'un lit ; par extension, terme général qui désignait toutes les chambres ainsi meublées dans une maison particulière, qu'on s'en servît comme chambres de repos ou comme chambres à coucher (Plin. £/>. I, 3, 1, cubicula nocturna et diurna. Id. Il, 17, 21 ; Plaut. Most. m, 2, 7). Les Romains avaient en effet l'habitude de s'étendre sur des sophas pendant le jour, pour étudier, prendre leurs repas , faire la sieste et recevoir leurs amis.

2. Loge de l'empereur au cirque ou à l'amphithéâtre; il s'y installait avec pompe pourvoir les jeux (Suet. Nero, 12; PI in. Paneg. 51), au lieu de s'asseoir sur le podium découvert ; ce qui était l'usage dans des temps où les mœurs étaient plus simples.

CUBILE (;4otTV)). Toute place où l'on se couche, lit ou chambre où est le lit ; de là, dans un sens plus particulier, lit de mariage (Virg. jEn. VIII, 412; Eur, Med. 161); chambre à coucher (Cic.

Cat. IV, 8 ; Suet. Nero, 25) ; et, comme cubitorium, l'une ou l'autre des petites |)ièces dans une maisqn particulière occupées d'habitude par le maître ou par la famille (Plin. H. N. XV, 10, salutatorium; Plin. Paneg. 63, 3).

CUBITAL (ûnaYxtiviov). Oreiller ou coussin sur lequel le coude repose quand la figure est inclinée sur un lit comme ceux dont se servaient les malades (Hor. Sat. II, 3, 255), ou les personnes qui prenaient leur repas sur une couche (voy.

CVBITORU.

AccuBo). La gravure] représente une li-

gure placée au haut d'un tombeau étrusque.

CUBITORIA. Sous-entendu 'veslimenta (Petr. Sat. 30, 1 1). Même sens que CoE- NATORliB testes.

CUCULLIO. Diminutif de CuccLtrs (voy. ce mot), exprimant une qualité inférieure plutotque desdimensions moindres (Lamprid. Elag. 32, cucullione 7w«//'o«/co; Capitol. Ver. 4, vulgari viatorio; cf. Cato, R. R. 2).

CUCIILLUS. Feuille de papier roulée en forme d'entonnoir dont se servaient les apothicaires et autres marchands deRome pour envelopper les poudres et les drogues achetées par leurs pratiques (Mart.

Ep. III, 2), précisément comme font les épiciers de nos jours.

2. A cause de l'analogie de sa forme, capuchon attaché à quelques vêtements, tels que la lacerna, le sagum, la pxniila, etc. ; on pouvait le tirer sur la tète, qu'il couvrait alors comme un chapeau.

Il était porté communément par les es-

claves, les paysans, les pêcheurs et les personnes que leurs occupations expo-

saient à l'intempérie des saisons ; il ressemblait au capuchon des capucins et à celui des pécheurs de Naples moderne (Columell. XI, 1,21; Mart, Ep. xi. 98, 10; Juv. VI, 118; Pallad. 1, 43,4). La première gravure est tirée d'une peinture de Pom|)ci représentant un groupe d'hommes du peuple qui boivent dans une taverne (caupona). Quand on voulait

découvrir la tête, on repoussait le capuchon eu arrière; il retombait alors sur la partie supérieure du dos, comme on le voit dans la seconde gravure, représentant une autre des figures du même groupe. La première de nos gravures explique ce que Cicéron dit de M. Antoine (Phil. H, 31), domum venit capiteinvoluto, et la dernière, le caput aperuic du même passage.

3. Cucullus Rardaicus (Jul. Cap. Pertinax, 8); même sens que Bardocucdl- LDS.

4. Cucullus Lihurnicus (Mart. in Lemmate, XIV, 139); même sensqueBARDO-

CUCOLLUS.

5. Cucullus Santonicus(iuv. VIII. 145); même sens que Bardocuccllcs. Le cucullus Santonicus tirait son nom de la ville de Saintes, où s'introduisit l'art de fabriquer ces objets, empruntés à l'illyrie.

CUCUMA. Vaisseau dont on se servait pour faire chauffer de l'eau et faire des décoctions; il servait encore à d'autres usages analogues : on n'en peut déterminer d'une manière précise ui la forme ni la nature (Petr. Sat. 135, 5 ; 136, 2). Ce mot cependant s'est conservé dans le langage usuel des Romains modernes, où la

CDCCRBITA.

cucuma signifie un vaisseau pour faire chauffer de l'eau.

CUCURBITA ou CUCURBITULÂ (xo- Xoxùvflr), ffixûa). Potiron ow gourde; de là, 'ventouse^ que les anciens faisaient avec ces fruits (Juv. Sat. XIV, 58 ) aussi bien qu'avec la corne ou le bronze (Celsus , n, 11 ). Notre spécimen représente un modèle ancien de ventouse conservé maintenant à la bibliothèque du Vatican, et publié par Rbodius.

CUDO ou CUDON (xaratTU^, Xtxoç, itepixeçàXaioi;). La forme la plus simple du casque , consistant purement en une coiffe sans cimier [apex) ou aigrette (crista) : de là, âçaÀôi; Te xai ôXoço; (Hom. //. x, 258); il était fait de cuir, ou de peau de bêtes féroces (Silius Italicus, viii, 493 ) , et attaché sous le menton avec une courroie (ox^eûz). Ce genre de casque était porté par un certain nombre de soldats romains armés à la légère (Polvb. VI, 22) ; il est attribué à Diomède par Homère, et on le voit fréquemment dans des représentations grecques de ce héros; c'est d'une de ces figures en bron/e que nous avons pris le spécimen ci-joint.

CULCITA {tûXyi, aTpwnvri). Matelas pour un sopha, une couche ou un lit.

rempli de bourre, de laine ou de plume (Varro, L. L. v, 167; Petr. Sat. 38; Cic. Titsc. m, 19 ; Seueca , Ep. 87) ; il était, par conséquent, quelquefois fort doux, comme nos lits de plume, et d'autrefois comme nos matelas de laine et de crin , assez dur pour ne pas prendre l'empreinte du corps qu'il portait (Seneca,

Ep. 108 ) La gravure ci-jointe est tirée d'une peinture de Pompéi.

CULEUS ou CULLEUS. Sac fort large, fait d'une peau de porc ou de cuir, et employé par les Romains pour le transport du vin ou de l'huile (Nepos, Eunt. 8; Plin. H. N. VII, 19; Cato, R. R. xi, 1), comme on le voit dans la gravure ci-

jointe, prise d'une peinture de Pompéi, qui montre la manière de transporter le culeus sur un chariot, de vider son contenu dans des vaisseaux plus petits [amphorœ), et qui indique pareillement comment il était rempli ; c'est-à-dire par la partie supérieure du col, qu'on liait ensuite avec une corde. Un sac du même genre est encore employé en Italie pour le transport et la vente de l'huile. La grandeur de ce sac expliquera aussi un autre usage auquel il servait chez les anciens Romains : on y cousait les parricides (Cic. ad. Q. Fr. i, 2, 2).

2. Mesure de liquides ; la plus vaste dont se servaient les Romains. Elle contenait vingtaw/j/joT-M, ou536'',12710, et était particulièrement employée pour estimer le produit d'une vigne ou d'un plant d'oliviers (Rhemn. Fann. de Pond, et Mens. 80; Varro, R. R. 1, 2, 7).:

CULIGNA (xuXtj^vri). Vaisseau pour le vin dont on n'a pu déterminer la nature (Cato, R. R. 134).

CULINA. Cuisine (Cic. Fam. xv, 18; Petr.5ar. 2, 1 ; Seneca, Ep. 14). La gravure représente un fourneau de cuisine de la maison de Pansa à Pompéi, avec quelques ustensiles de cuisine qu'on y découvrit quand on le trouva dans les fouilles, c'est-à-dire un couloir (colum), un couteau de cuisine (culter coquinaris) et

CCLTELLUS.

un ustensile pour préparer les œufs (un apalare, à ce qu'on suppose). Au-des-

sous est le plan d'une cuisine de la même ville, dans la maison du questeur, qui se compose des parties suivantes : immédiatement à main gauche de l'entrée il y a un évier demi-circulaire (1), et à droite im escalier (2) qui menait probablement aux magasins des provisions ; en face de l'entrée sont les restes du briquetage qui formait le fourneau (3), construit de la même manière que celui que nous avons donné ci-dessus ; attenant à cette pièce est une autre petite chambre (4) qu'on pourrait appeler arrière cuisine, avec des lieux d'aisance (5) tout à fait à l'extrémité; chose assez singulière, les commodités se trouvent en général à côté des cuisines des maisons de Pompéi.

CULTELLUS ((Aaj^aipîç (Aa^aiptoV).

Diminutif de Cclter, employé presque dans les mêmes sens. Ce mot désigne seulement des dimensions moindres dans chacune des espèces de couteau ; mais le cultellus n'est jamais si petit que notre couteaude poche etnotre canii {scalprum.

Juvénal désigne même par le nom de cultellus un couteau à découper (Sat. \, 122; Ulpien, Di^. 9, 2, 11), un rasoir de barbier; et le cultellus d'Horace (Ep. I, 5, 51) dont on se servait pour tenir les ongles en bon état était le même que l'instrument du barbier qui servait à cet effet, comme le dit expressément Valère Maxime (m, 2, 15) : Cultellum tonsoriuin quasi unguium resecandorum causa poposcit.

2. Cultellus ligneus. Coin de bois dont le tranchant est plus affdé que le dos, comme la lame d'un culter (Vitruv. vu, 3, 2).

CULTER ((xàxaipa). Nom donné par les anciens à différents instruments employés pour couper, qui étaient faits d'un seul tranchant, le dos un peu large, et la pointe aiguë ; tous servaient pour les besoins du ménage et de l'agriculture, mais non de la guerre, excepté quand on parle des temps barbares et d'un assassin plutôt que d'un soldat. Notre mot couteau est peut-être la traduction la plus exacte, mais le culter ancien ne désigne en général dans les instruments que nous appelons couteaux que ceux de la plus grande espèce. Nous énumérons ci-dessous les principaux, avec les épithètes qui les distinguent.

1 . Culter coquinaris. Couteau de cuisinier ou couteau de cuisine (Varro, ap.

Non. s. V.), servant à couper la viande. La gravure est prise d'un modèle décou-

vert dans une cuisine de Pompéi. Les bouchers se servaient aussi d'un instrument semblable pour le même usage (Liv. m, ■48;Herod. ii, 61).

2. Couteau employé par le cultrarius dans un sacrifice pour couper la gorge de la victime (Plant. Rud. i, 2, 45), et par les bouchers à l'abattoir (Varro, B. R. ii, 5, 11); il était fréquemment réprésenté sur les l)as-reliefs des sépulcres. C'est d'un de ces bas-reliefs que nous avons pris le spécimen ci-joint où l'inscription Cdltrari OssAnous garantit que nous avons le véritable instrument. Comparez la gravure du mot Cultrarius, où l'on voit le couteau employé.

3. Culter venatorius, Couteaude chasseur, qu'il portait à une ceinture et avec

lequel il dépéchait sa proie quand il était

face à face avec elle (Petr. 5a/. 40,5 ;Suet. ^ug. 19). 11 était pareil à celui dont se servaient ceux qui combattaient avec les bêtes féroces de l'amphitéàtre. Voy. la première figure au mot Bestiarius. Le spécimen ci-joint est pris d'une pierre gravée.'

4. Tranchant affilé ou partie plate de la lame dans une serpette de vigneron

(faix iHititorla) qui, dans la gravure cijointe, tirée d'un vieux manuscrit de Columelle, est placée entre le manche et le croc du bout (Golumell. IV, 36, 3), et dont on se servait particulièrement pour émonder et retrancher.

5. Culter tonsorius. Sorte de couteau ou de rasoir dont les barbiers se servaient pour raser (Cic. de Off. il, 7 ; Petr. Sat. 108, 1 1 ; Plin. H. N. vu, 59). 11 est aussi désigné par le diminutif cultellus, et il avait probablement une lame avec une pointe faite comme celle du couteau de chasse (n° 3); car on s'en servait pour tenir les ongles en bon état (Hor, Ep. 1, 7, 51 ; cf. Val. Max, m, 2, 15).

6. Couteau fait d'os ou d'ivoire pour manger du fruit (Columell. Xii, 45, 4) ; il est appelé aussi cultellus (Plin. H. N. xu, 54).

7. Contre d'une charrue; fait comme la lame d'un large couteau et placé verlicalemeni au devant du soc {vomer, Plin. H. N. XVIII, 48), comme le montre clai-

rement la figure ci-jointe, prise d'une pierre gravée.

8. Jn cultrum collocalus. Expression technique dont se servaient les architectes et les mécaniciens romains, quand ils parlaient d'objets placés sur leurs côtés les plus petits ou sur leurs bords les plus étroits. Ce mot s'applique à des briques

ou à des pierres placées de côté dans un édifice, au lieu d'être placées de la façon habituelle et de montrer leurs surfaces les plus larges (Vitruv. X, 5). Les Italiens d'aujourd'hui emploient une métaphore semblable, per col tel lo, quand ils veulent exprimer la même disposition.

CULTRARIUS. Assistant d'un prêtre qui officie : il immolait la victime dans un sacrifice, en lui coupant la gorge avec II a couteau, culter, par opposition au papa qui l'abattait d'un coup de hache, securis, ou de marteau, malleus (Suet.

Cal. 32; Inscript, ap. Grut. 640, 11).

La gravure ci-jointe, prise d'un très-beau bas-relief en marbre découvert à Pompéi, représente une vieille femme et un faune

occupés à offrir un porc en sacrifice : la première fait l'office de prêtre, et le second du cultrarius, qui coupe la gorge de la victime.

CULULLUS. Suivant les scoliastes d'Horace, vase en poterie dont se servaient les pontifes et les vestales dans les rites de leurs sacrifices ; ce mot s'employait dans un sens général pour toute sorte de vase à boire (Acron et Porphyr. ad Hor. 0^. I, 31, 11; Hor. A. P. 434).

CUMERA. Sorte de cuvier, de terrine ou de panier avec un couvercle convexe dont se servaient les gens de la campagne pour y conserver leur grain (Festus, v. Cumerum; Hor. Sat. i, \, bZ; Epist.

I, 7, 30, Acron ad. IL).

CUMERUM. Vase couvert ou peut-être corbeille portée par le camillus dans un cortège de mariage (Varro, L. L. vil, 34),

CCN.VBCLLA

CDNECS.

et contenant les objets nécv ssaires (utensilla) à la fiancée (Fesfus, s. d.).

CUNABULA. /ierceau d'enfant (Cic.

Div. 1, 36 ; Piaut. ^mpli. v, 1 , hb; Serv. ad Virg. Ed. IV, 23 ; Arnob. adv. Cent. iv). Notre spécimen est pris d'un manuscrit fort ancien de la Genèse, publié par Lambecius {Comment. Bibl. Cees. m, 29 ). On donnait communément aux berceaux anciens la forme d'une auge ou d'un bateau, comme dans la gravure suivante; de là vient qu'en grec on emploie le mot axocç/i pour désigner le même objet (Athen.

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