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XIII

2. Par extension, place dans laquelle une chose vivante est née ; ville natale (Prop. III, 1, 27); nid d'oiseau (PUn.

B. N. X, 61); ruche (Virg. Georg.

CUN^. Même sens que Cunabula.

Cic. Div. i, 36).

CUNARIA. Nourrice, qui berçait un enfant dans son berceau, le lavait à sa

naissance, l'enveloppait dans des langes, etc. (Inscript, ap. Grut. 311, 7; comparez Mart. Ep, xi, 39). La gravure est prise d'un bas-relief romain en marbre.

CUNEUS (TÇYiv). Coin; corps en bois, en fer ou en une autre substance, avec un tranchant mince qui va toujours en grossissant, et dont on se servait pour fendre (Virg. Georg. i, 144), resserrer et affermir (Cic. Tusc. ii, 10).

2. Quand on applique ce mot aux \aiv seaux (Ovid. Met. xi, 614), sa signification précise est douteuse. Quelques-uns supposent qu'il désigne des pièces saillantes de bois fixées aux côtés et au fond

d'un vaisseau pour le défendre contre les rochers ; d'autres, les bois de charpente assemblés en forme de coin, comme ce que nous appelons ferme diagonale, ou de minces coins de bois introduits avec de l'étoupe dont on se servait pour calfater les jointures (Schelfer, Mil. Nav.

3. y.zçy.i(^. Division de sièges (gradus, sedilia, suhsellia), dans un théâtre ou un amphithéâtre (Vitruv. V, 0, 20 ; Suet. ^ug. 44), comprenant les différentes rangées de sièges contenus dans chaque série de gradins (mseniannm) entre deux escaliers (scalœ). La gravure ci-jointe qui représente une partie de l'intérieur du plus vaste théâtre de Pompéi, montre six de ces cunei ou divisions de sièges, trois dans la série de gradins inférieure et trois dans celle qui est au-dessus, avec deux étages d'escaliers dans chacune, que descendait le spectateur, quand il entrait par une des portes (vomitoria) du haut, jusqu'à ce qu'il arrivât à la rangée particulière du ciineus où se trouvait son siège. Ces divisions de sièges étaient appelés coins à

cause de leur aspect cunéiforme ; car elles étaient très-étroites au bas et allaient en s'élargissant graduellement à mesure que s'étendait le théâtre ; voy . les parties marquées B sur le plan général au mot Theatrdm, 1, où on en voit plus distinctement la forme.

4. Casier pour le vin ou série de bancs ou de tablettes s'élevant l'une au-dessus de l'autre comme les sièges d'un théâtre, et sur lesquelles le vin était déposé pour vieillir, après qu'on l'avait mis dans les amp/iorie, ou, comme nous dirions, en

CCNICLXARII.

bouteilles (Cato, /f. R. 113; Pontedera , Curée post. ad L).

5. Corps de soldats disposé en forme de coin (Liv.xxii, 47 ; Veg. Mil. m, 19).

CUMCL'LARII. Sapeurs et mineurs ; ou soldats qui s'introduisaient dans une ville par une mine, cuniculus (Veg. Mil. II, 11; Ammian. xxiv, 4, 22).

CUNICULATORES. Même sens que le mot précédent (Luctat. in Stat. Tlieb. ii, 418).

CUNICULUS (07t6vo(j.oç). Tout passage souterrain, mais plus particulièrement mine, dans les travaux d'une campagne (Veg. I, G; Liv. v, 21 ; Ammian. xxiv. 4,21).

CUNUL^. Diminutif de CCN^ : espèce de berceau petite ou commune (Prudent. Catliem. vil, 164; XI, 98).

CUPA(')f«ûXo;). Barrique oa pipe, faite de douves de bois {tabulx, Pailad. i, 38, 1) et serrée avec des cercles de fer (circuli, Potr. Sat. 60, 3 ; Plin. H. N.

XIV, 27), dans laquelle du vin, du vinaigre et autres liquides étaient gardés et transportés de place en place; de là, vinuni de cupa (Cic. Pis. 27) équivaut à noire expression, sortant du tonneau, hdi figure ci-jointe est tirée de la colonne Trajane,

2. (xwmi). Bloc de bois oblong, formant une des parties composantes d'un trapelum ou mncbine à écraser des olives. 11 était fait d'orme ou de hêtre et percé au centre pour glisser sur un large pivot de

fer (columella ferrea), qui faisait saillie au haut du cylindre de pierre ( miliarium) de cette machine. Il servait à un double usage : il formait un billot pour recevoir les extrémités des essieux, qui y sont introduites dans la gravure, et sur lesquelles les roues (orbes) étaient suspendues : en même temps il leur permettait de se mouvoir circulairement autour de la cuve à

écraser (mortarium), en tournant autour du pivot qui passait par son centre du haut du cylindre droit en pierre sur lequel il était placé. En conséquence, il était revêtu de plaques de métal qui le défendaient contre le frottement (Cato, /t. B. 21). Le spécimen ci-joint est restauré d'après les débris d'uu trapetum découvert à l'ancienne Stabia ; le bois eu a péri, mais les plaques de fer étaient encore entières, ainsi que les portions des deux essieux qui y étaient introduites.

La figure toutefois explique suffisamment le sens du nom et pourquoi on l'appelait ainsi ; car le mot, dans son sens littéral, signifie la poignée d'une rame (Diodor.

Sic. m, 3, et Agath. cité par Wesseling ad /.), à laquelle la cupa d'un trapetum, comme on le voit par la gravure, répond assez bien. La place qu'elle occupait dans la machine et la manière dont elle fonctionnait, se comprendront mieux, si on se reporte à la gravure du mot Trapetum, où elle est marquée 5.

CUPEDIA ou CUPEDI^. Friandises pour la table (Festus, 5. -v.; Plant. Sticti. V, 4, 32.)

CUPEDINARIUS et CUPEDIARIUS.

Terme général comprenant tous les marchands de comestibles choisis, comme la volaille, le gibier, le poisson, etc. (Terent. Eun. il, 2, 25 ; Lamprid. Elag.

30). Le marché où ils avaient leui-s boutiques s'ap[)elait Fçrum cupedinis (Varro, L. L. V, 146).

CUPELLA.DiminulifdeCuPA, 1 (Pallad. III, 25, 12; Apic. i, 2).

CUPULA. Diminutif de Cupa, 1 (Ulp.

Dig. 33, 6, 3) ; de Cupa, 2 (Cato, R. R. 21).

CURCUMA. Sorte de licou (Veg. m, 33, 1 ; voy. Ducang. Gloss. greec. et lat. s. V.).

CURIA. Salle commune ou place dans laquelle les corps, par exemple les curix des citoyens romains, se réuuissaient pour terminer leurs affaires ou accomplir des devoirs religieux ; dans la suite, ce mot s'appliqua plus particulièrement à l'édifice dans Kquel le séuat romain se réunissait pour délibérer. 11 y en avait plusieurs de la sorte dans la ville, distingués par les noms de ceux qui les avaient dé-

diés, aÏDsi la curia Hostilia, Jul'ia, Pompeia ; mais le sénat se rassemblait surtout dans la curia Hostilia (Varro, L. L. V, 155; VI, 46;Benecke a</Cic. Cat. iv, 1,2).

CURIO. Prêtre d'un corps (curia), nommé pour accomplir les cérémonies religieuses de sa corporation (Varro, L. L. V, 83). Chacune des trente curix romaines avait un curio qui agissait comme chef de sa corporation ; mais de ces curions, un était nommé entre tous, qui avait la direction suprême avec le litre de Curio tnaximus (VAvAvLi ap. Fest. v. Maximus; Liv. xxvii, 8).

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