‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 91 sur 327 · Porta deciimana. Principale porte · texte numérisé non relu

Porta deciimana. Principale porte

d'entrée d'un camp romain et la plus éloignée du front de l'armée ennemie ; elle est marquée A sur le plan au mot Castra (Veg. Mil. i, 23).

DECURIO. Chef de dix hommes dans un corps de cavalerie; il y en avait trois pour chaque turma ou troupe de trente hommes. Celui qui était nommé le premier avait le rang d'ancienneté et le commandement de toute la troupe (Festus, s. V.; Varro, L. L. y,- 91 ; Veget. Mil. II, 14).

2. Sénateur dans une des villes municipales ou des colonies, qui , par le rang qu'il tenait et le» fonctions qu'il remplissait dans la ville, répondait aux sénateurs de Rome ( Cic. Sext. 4; Manut. ad Cic. Fam. VI, 18).

3. Sou5 l'empire , officier attaché au palais impérial, et qui ressemblait assez à un grand chambellan ; il était nommé deciirio cubiculariorum (Suet. Dom. 17).

DECURSIO et DECURSUS. Revue militaire, dans laquelle les soldats exécutaient toutes les manœuvres d'un combat simulé, pour s'exercer et se former à la discipline (Suet. iV^ero, 7 ; Liv. xxill, 35; XXVI, 61 ; XL, 6; Tac. Ann. ii, 65). On donnait encore ce nom à un spectacle étalé aux funérailles d'un général, quand un corps de troupes faisait des évolutions autour du bûcher (Virg.

y€«. XI, 188; Tac. Ann. il, 55). La gravure est prise du revers d'une mé-

daille de Néron, qui porte au-dessous Decursio. Sans doute il ne faut pas la prendre comme une image parfaite de ces scènes , mais seulement comme une manière convenue de représenter ce sujet dans un petit cadre. Une des tables qui couvraient primitivement la base de la colonne de Marc-Aurèle donne de

ce spectacle une représentation plus complète , mais les corps nombreux d'infanterie et de cavalerie qu'on y a introduits ne pourraient être resserrés dans les limites d'un dessin qui convînt à notre ouvrage.

DECUSSIS. Pièce de monnaie de la valeur de dix as, qui était marquée de la lettre X ( Yarro, L. L. V, 170; Stat. Sylv. IV, !», 9 ).

' DEDOTATUS. Voy. Dolatcs.

DEFRUTUM (ë-^/Tîtia, aîpatov). Vin nouveau réduit par la cuisson à la moitié de sa quantité première ( Plin. H. N.

XIV, 11), pour accroître sa force ; il était employé par les anciens vignerons pour donner du corps au vin faible (Columell. XII, 37).

DELATOR ([jievviTïi;. ). Espion ou délateur public, qui vivait de dénonciations et d'accusations intentées à ses concitoyens (Tac. Jnn, iv, 30; Suet. JVe/o, 10).

DELPHlCA,sous-entendu wp/Mrt.Taljle de marbre ou de bronze faite à l'imitation d'un trépied , dont on se servait comme de table à boire et qui était une pièce considérable du mobilier de luxe dans la maison des citoyens opulents ( Cic. P'err.

II, 4, 59; Mart. Ep.

XII, 66). Le spécimen ci-joint est pris d'un modèle en marbre blanc.

DELPHIN et DELPHINUS. Dauphin.

Delphinorumcolumnœ (Juv. VI, 589), les colonnes des dauphins. C'étaient des colonnes élevées dans le cirque sur la spina (V. CiRCDS) elles supportaient un certain nombre de dauphins de marbre dans une position assez élevée pour être vus facilement par le concours des spectateurs.

Us servaient à faire connaître le nombre des tours qui avaient été faits autour des bornes dans chaque course. Sept tours

autour de la spina constituaient une course ; en conséquence, un de ces dauphins était placé à une des extrémités du champ de course , après chaque tour, et un œuf (ofa curriculorum) à l'autre extrémité, pour qu'il ne pût y avoir ni méprise ni dispute. Le dauphin était choisi en l'honneur de Neptune, l'œuf en l'honneur de Castor et de Pollux. La gravure est prise d'un bas-relief de tombeau qui représente un champ de course.

DELUBRUM. Partie d'un temple {templum), dans laquelle était élevé l'autel ou la statue d'une divinité; et par extension tout temple qui contient l'autel ou l'image d'un dieu (Cic. N. D. m, 48; Arch. II ; Virg. Mn. iv, 56).

DEMARCHUS (S^ixap/oç)- Fonctionnaire grec ( Plaut. Cure, ii, 3, 7), qui avait beaucoup d'analogie avec les tribuns du peuple chez les Romains, particulièrement par le pouvoir dont il était investi de convoquer les assemblées du peuple (8r,[iOi:) et de recueillir les votes sur toutes les questions soumises à l'assemblée ; de là vient que ce mot est employé par les Grecs pour traduire le trihuniis plebis des Latins (Plut. Cor. 7).

DENARIUS. Principale monnaie d'«rgent des Romains, qui dans l'origine équivalait à dix as, portés ensuite à seize,

quand le poids de l'as fut réduit ; il valait à peu près 85 centimes de notre monnaie. Le denier portait différentes effigies • la tète de Jupiter, celles des frères jumeaux, Castor et Pollux , celle de la déesse Roma, avec un casque, et, sur le revers, un char à deux ou quatre chevaux, comme dans le spécimen ci-joiut, pris d'un original de cette grandeur.

2. Denarius aureus. Monnaie d'or du même nom, valant vingt -cinq denarii d'argent (Plin. H. N. XXXIII, 13). On

DBNS.

DBNS.

ne se servait pas beaucoup de cette pièce ;

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nous en avons donné une ici, dans son état actuel ; elle a été frappée sous Auguste.

DENS (ô5oû;). Dent ; par extension ce mot est appliqué à divers autres objets qui ressemblent aux dents , soit pour la forme, soit pour la manière dont on les emploie ; à savoir :

1. Patte d'une ancre (Virg. Mn. VI, 3 ), généralement représentée dans les œuvres de l'art antique com- ,^ me un crochet simple sans dents (voy. la gravure du mot Ancora ). Des pattes à dents, comme celles dont on se sert ordinairement aujourd'hui, furent aussi adoptées par les anciens, ainsi que le prouve le spécimen ci-joint , pris du type d'une monnaie impériale romaine.

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