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CUSTODES

CTUNDRCS.

ble d'après laquelle Bacchus et ses compagnons, dans certaines circonstances, convertissaient leurs ihyrses en armes offensives en cachant une tète de lance dans les feuilles (Maciob. Sat. i, 19).

4. Pointe d'une broche pour rôtir de la viande; par extension, la broche ellemême, veru (Mart. F.p. xiv, 221 ).

5. Extrémité pointue du trident de Neptune, et, par extension , l'arme ellemême, fuscina, tridens (Ovid. Met. xii, 580).

0. Tube en poterie employé dans la cultnre des vignes et appelé ainsi parce qu'il était tranchant et pointu à une de ses extrémités, pour pouvoir être enfoncé dans le sol (Varro, R. R. I, 8, 4).

CUSTODES. Nom général donné à ceux auxquels était confié le soin ou la garde de certaines personnes ou de certaines choses. H était employé dans un sens plus spécial pour désigner les agents qui faisaient l'office de scrutateurs dans les comices. Leurs attributions consistaient à recevoir les votes (tabellae) quand ils étaient tirés du l'urne de scrutin (cista) par les dirihitores, et à pointer le résultat sur une tablette; de là l'expression d'Horace, omne tulit punctum, etc. (Cic. in Sénat. 7; Jgr. il, 9; Varro, R. R. III, 5, 18).

CYATHUS (jcvaeoç.). Coupe munie d'une anse, qui servait aux 'Grecs de grande cuiller pour puiser dans un cratère ( crater) et remplir les verres (pocula, calices ) de chaque convive; adoptée dans la suite par les Romains également à cet effet. Dans l'origine, le simpultim était le seul vase dont on se servait pour cet usage , tant à table que dans un sacrifice; mais, quand le luxe et la recherche se développèrent, ce dernier vase fut spécialement destiné à faire des libations aux dieux, et le éyatlius ne parut plus que dans les banquets (Varro,/,. L. v, 124). Notre spécimen est pris d'un original en poterie.

2. Petite mesure pour les liquides et les matières sèches, contenant le douzième d'un sextarius ( Rhemn. Fann. de Pond, et Muns. 80; cf. Plin. XXI, 34).

CYBjÎ^A. Sorte de vaisseau pour les transports, ou navire marchand de grandeur considérable ( Cic. Verr. Il, 4,8; II, 6, 17); on eu ignore le caractère distinctif.

CYBIARIUS. Marchand de poisson salé (Arnob. Il, 70).

CYBIOSACTES (xugioaàxTvi;.) Marchand de poisson salé; sobriquet donné à l'empereur Vespasien (Suet. Vesp. 19) et à Ptolémée XllI (Strabon. xvii, 1, 11).

CYCLADATUS. Portant la cyclas\ partie du vêtement des femmes. C'était une marque de mœurs fort efféminées (|uand elle était adoptée par des hommes, comme ce fut le cas quelquefois pour l'empei-eur Caligula (Suet. Cal.

CYCLAS (xuy->àç). Partie du vêtement des femmes, consistant en une draperie longue et ample, d'un tissu très-fin, qu'on jetait autour du corps comme le pallium, et qui était assez large pour envelopper, s'il le fallait, la figure entière.

Il y avait tout autour des bords de ce vêlement une bande de couleur pourpre ou une broderie d'or. C'est de ce trait particulier que vient, à ce que l'on croit, le nom de cyclas (Serv. ad Virg. jEneid. I, 182; Juv. vi, 259; Prop.

IV, 7, 40; Lamprid. Alex. Sev. 41).

Tous ces détails sont parfaitement visibles dans la gravure ci-jointe, qui représente Léda dans sa cyclas, d'après une peinture de Pompéi.

CYLINDRUS (xûXwSpo;). Rouleau pour égaliser et condenser le sol dans les travaux de l'agriculture et autres ( Virg. Georg. I, 178; Vitruv. x, 6). La gravure donnée ici, d'après Fellow (Fojage de r.^sie Mineure, p. 70), représente un rouleau fait du tronc d'un arbre et destiné à être tiré par un animal. Quand on l'emploie, il ne tourne pas sur luimême; il est simplement traîné sur le sol et pressé quelquefois par le poids

du conducteur qui s'y tient debout.

Comme la plupart des instruments d'agriculture employés aujourd'hui dans l'Orient conservent exactement' le caractère de leurs modèles anciens, il est pro-

bable que des rouleaux de ce genre étaient quelquefois employés par les Grecs et les Romains : cependant les cylindres tournant sur eu.c -mêmes comme les nôtres ne leur étaient certainement pas inconnus (Columell. xi, 3, 34).

CYMATIUM (x\j(jiàTiov). Moulure d'architecture employée dans les corniches , les frises et les architraves (Vitruv. m, 5, 10-12) ; le contour en est plein et ;— — s'enfle au haut, puis s'affaisse au- ^ — dessous en un creux, sans faire d'angle, comme l'ondulation d'une vague ( xù(i.a, crma) : c'est de cette ressemblance que lui vient son nom. Ou l'appelle en général cymaise, mais les architectes la nomment cyma reversa pour la distinguer de la cyma recta dont le contour est en creux audessus et plein au-dessous. Voy. SiMA.

CYMBA (xÛ(x,6ti). Petit bateau employé sur les rivières et par les pêcheurs ; il s'élevait aux deux extrémités de manière à former un creux au centre : de la vient qu'il est distingué par l'épithète adunca

(Ovid. Met. 1, 293) ou concava (Ovid.

Am. III, 6, 4). Il était ordinairement dirigé par un sevil rameur, comme dans notre spécimen , tiré d'une ancienne peinture romaine, ou par deux au plus : c'est le nom qui est donné particulièrement à

la barque de Caron (Hor. Od. ii, 3, 28 ; Virg. Mn. vi, 303).

CYMBALISTA (xufiêaXiCTTT^;). Homme qui joue des cyml)ales ( cymhala ) de la manière qui est repiésentée dans la gravure suivante (Apul. de Deo Socrat. p.

CYMBALISTRIA ( 5cu{i6a),{(jTpia ).

Femme qui joue des cymbales, comme oq

le voit par la gravure, prise d'une peinture de Pompéi (Petr. Sat. 22 ; Inscript. ap. Grut. 318, 12).

CYMBALUM (xûjxgaXov). Cymbale :

instrument de musique , composé de deux demi-globes creux ( Serv. ad Vii^. Georg. IV, 64 ; Lucret. il, 619), en métal de cloche, avec un anneau au sommet qui permettait de les tenir entre les doigts et de les frapper l'un contre l'autre avec les deux mains, ainsi que le montre la figure ci-jointe. Les cymbales servaient particulièrement aux adorateurs de Cybèle (Virg. /. c. ) et à ceux de Bacchus (Liv. XXXIX, S et 10) ; et, comme on ne les emploie que par paire, ainsi qu'on le voit dans notre spécimen , pris d'une peinture de Pompéi , le mot se met en général au pluriel.

CYMBIUM (xv(x6tov). Vase à boire muni de deux anses (Apul. Met. xi, p. 239) ; il était appelé ainsi d'une certaine ressemblance qu'avaient ses contours avec la barque nommée cymba (Festus, s. v,\ Macrob. Saturn. V, 21), comme le montre le spécimen ci-joint, tiré d'un original

CYMOCEPHALDS.

CARDANARIUS.

en bronze trouvé à Pompéi . On s'en ser-

vait quelquefois pour mettre du lait (Virg. Mn. 111, 60), et on le faisait de métaux précieux ( Virg. Mn, v, 267 ) aussi bien que de poterie (Mart. /». Vill, 0).

CYNOCEPHALUS ( xuvoxéçaXoç).

Espèce de singe dont la tête ressemblait à celle d'un chien (Simia Inuus, L.). Il était gardé comme animal consacré dans les temples d'isis, et on le trouve fréquemment représenté sur les sculptures et les peintures égyptiennes (Cic. ad Alt. vi, 1; Plin. ^. iV.Vlll, 80).

2, y4 tête de chien; épithète donnée au dieu égyptien Ânubis, qui est représenté avec une tête de chien (TertuU. Apol. 6; Minucius Félix, Octav. 22).

DACTYLIOTHECA(8axTuXio9^)4r,). En général, collection de pierres précieuses, que les anciens, comme nous, avaient l'habitude de recueillir et de garder dans des armoires, à cause de leur prix et de leur beauté (Plin. H. N. xxxvil, 6).

2. Écrin pour des bagues ; on les y déposait quand on ne s'en servait pas ou quand on les ôtait de ses doigts pour la nuit (Mart. Ep. xi, 69; xiv, 123). La gravure représente une boîte en ivoire de cette espèce, d'après un modèle trouvé à Pompéi, avec un petit bâton droit au haut du couvercle pour y enfiler les bagues , de la même façon qu'on le voit faire aujourd'hui sur la table de toilette d'une dame.

DADUCHUS (ôaôoûxoç). Proprement, terme grec qui signifie un porteflambeau ; on s'en sert spécialement pour désigner celui qui, au cinquième jour des mystères d'Eleusis, conduisait les initiés, avec une torche à la main, au temple de Cérès à Eleusis , en mémoire des jours où elle erra avec une torche allumée pour

chercher sa OUe Proserpine (Front, ad Verum Imp. ep. I ; Inscript, ap. Fabretti, p. 676, n° 29).

DiEMON (Sa(u.wv ). Mot grec, signifiant un bon génie, qui, à ce qu'on supposait, veillait sur chaque individu |)endant sa vie ; il était traduit par les mots latins Lar et Genius; voy. ces mots (Apul. de Deo Socrat. p. 674 ; Cic. Univers. 11 ).

2. Chez les écrivains ecclésiastiques de l'ère chrétienne ce mot désigne toujours un malin esprit ou diable (Lactant. il, 14;Tertull. Apol. 22).

D.EMONIUM (6ai[x6viov). Diminutif de DjEMON ; comme ce mot, il est employé par les écrivains païens pour signifier un bon génie, et par les écrivains chrétiens pour désigner un malin esprit (Cic. Div. I, 24 ; Tertull. Apol. 21).

DALMATICATUS. Portant la robe dalmate, qui était une longue blouse faite de la laine blanche de Dalmatie. Elle allait jusqu'aux pieds, était décorée de bandes de pourpre qui descendaient sur le devant, et avait deux manches fort longues et fort amples qui couvraient tout le bras jusqu'aux poignets. Elle n'était pas portée par les Romains des premiers temps , et jamais l'usage n'en fut général ; elle fut toujours regardée comme la marque de mœurs singulières ou efféminées, même assez tard sous l'empire , jusqu'au moment où elle fut adoptée par le clergé catholique romain sous les premiers papes (Isidor. Orig. xix, 22, 9 ; Lamprid. Commod. 8; Heliog. 26; et Alcuin, de Divinis officiis). La gravure, qui correspond exactement à la description ci-dessus , donnée d'après Origène , est prise d'une des miniatures du Virgile du Vatican , qui furent exécutées , à ce qu'on suppose, sous Septime Sévère.

DARDANARIUS. Revendeur ou accapareur qui achète et amasse toute espèce

DECEHREHIS.

de denrées brutes et travaillées, à l'effet d'élever le prix sur le marché en rendant ces produits rares (Ulp. Dig. 47, II, 6 ; Paul. Dig. 48, 19, 37).

DARIUS ou DARICUS (5ape«t60.

Monnaie d'or de Perse (Auson. Epist. v, 23 ) qui portait l'image d'un homme à genoux, avec un arc et des flèches.

Elle contenait 123,7grains d'or pur, et par conséquent équivalait à 27 fr.

25 c. de notre monnaie (Hussey, J noient fFeights, elc, Vli,'3). Notre spécimen est tiré d'un original du musée britannique , de cette grandeur ; mais le revers est tout à fait inintelligible. Les monnaies d'argent , qui portent la même ligure d'un archer âgenouille, et auxquelles les numismates modernes donnent le même nom , n'étaient pas cependant appelées doriques dans l'antiquité.

DATATIM LUDERE. Phrase qui exprime le jeu de balle de l'espèce la plus simple : les joueurs se tenaient respectivement à certaine distance , et se renvoyaient la balle (Plaut. Cure, ii, 3, 16).

DATOR. Au jeu de balle, la personne ou l'esclave qui fournissait les balles, ramassait celles qui tombaient par terre et les rapportait aux joueurs (Plaut. Cure. 11, 3, 18; cf. Petr. Sat. 27).

DEALBATUS (xoviaTÔ;). Couvert d'un revêtement de ciment blanc ou de stuc {opus alharium), dont les anciens se servaient beaucoup, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de leurs édifices, comme d'un ornement utile qui cachait la pierre brute

ou le briquelage ( Cic. P^err. ii, 1, 55 ;

ad Fam. VIT, 29). La gravure représente une partie d'une des portes de la ville à Pompéi, en partie couverte de ciment et montrant le briquetage là où le revêtement est tombé. Toute la ville était enduite de cette manière d'un ciment grossier, peint souvent de couleurs brillantes, comme le rouge, le bleu et le jaune.

DEASCIATUS. Coupé ou taillé avec une herminette, ascia (Prudent. Péri Steph. 10, 381 ; Inscript, ap. Murât.

1203, 9). Voy. Ascia, Ascio.

DECANUS. Oflicier subalterne dans l'armée romaine, qui commandait à dix soldats logés avec lui dans la même tente (contubernium) ; de là vient qu'il est appelé caput contubernii. ( Veg. Mil. Il, 8 et 13).

DECASTYLOS ( SexàaTuXo;). Monument qui a un portique supporté par une rangée de dix colonnes (Vitruv, m, 1).

DECEMJUGIS , sous-entendu currus.

Char tiré par dix chevaux, attelés tous de front et non pas attachés , ainsi que nous le pratiquons, comme chevaux de volée et chevaux de brancard. On dit que Néron conduisit un char à dix chevaux aux jeux olympiques (Suet. Nero, 24). Trajan avait le même nombre de chevaux attachés à son char de triomphe , comme on le voit dans la gravure prise d'une médaille de cet empereur.

DECEMPEDA. Baguette de dix pieds employée par les architectes et les arpenteurs pour prendre leurs mesures (Cic.

Mil. 27; Hor. Od. ii, 15, 14).

DECEMPEDATOR. Arpenteur qui prend ses mesures avec la decempeda (Cic. Phil.xm, 18).

DECEMREMIS (8exTipY)ç). Vaisseau qui a dix rangs de rames (ordines) d'un côté (Plin. //^. JV. VII, 57). La manière de disposer les rames ou de compter les rangs dans des vaisseaux si considérables est encore enveloppée de beaucoup d'obscurité. Voy. l'article Hexiremis; nous y exposons une méthode possible; si on l'admet, il suffira d'ajouter quatre ouvertures à rames à chaque rangée entre l'a-

DECEMVIRI.

DECCnSIO.

Vant et l'arrière pour avoir une decemremis.

DECEMVIRI. Membres d'une commis- AJon composée de dix personnes et nominée pour un objet particulier, comme ceux qui suivent.

1. Legibus scrihendis. Dix commissaires nommés, peu après l'expulsion des rois, à la place des consuls, à l'effet de préparer pour la république un code de lois (Liv. m, 32 sqq.).

2. Sacrorum ou sacris facutndls. Corps de commissaires, dans l'origine au nombre de dix, porté dans la suite à quinze par Sylla; ils étaient nommés à vie pour prendre soin des livres sibyllins et les examiner quand il était nécessaire (Liv. x, 8 ; XXV, 12).

S. Litibus judicandis. Dix commissaires, dont cinq étaient sénateurs et cinq chevaliers , qui faisaient l'office de juges dans les différends entre particuliers, à la place du prœtor urbanus , quand ses attributions militaires le forçaient à quitter la ville (Cic. Or. 46 ; Sue't. Aug. 3G).

4. Jgris divideiidis. Dix commissaires nommés pour diriger le partage des terres et leur distribution au peuple (Cic.

Jgrar. 1 passim; Liv. XXXI, 4).

DECERIS ( SexripiQç). Même sens que Deckhbemis (Suet. Cal. 37); mais la leçon n'est pas certaine.

DECIMANUS ou DECUMÂNUS. Entrepreneur qui achetait du gouvernement la ferme et la perception des dîmes publiques , sorte de taxe territoriale , consistant dans la dixième partie du produit, qu'on levait sur les sujets de tous les pays qui étaient devenus propriété de l'Etat, soit par soumission volontaire, soit par conquête (Ascon. in Verr. i, 2, 6; Cic. ib. H, 3, 8 et 33).

2. j^ger decumanus. Terre soumise à l'impôt de la dîme, comme nous venons de l'expliquer (Cic. Ferr. il, 3, 6).

3. Frumentum decttmanum. Dîme du blé ; c'est-à-dire dixième du produit donné comme la taxe ci-dessus (Cic.

Ferr. Il, 3, 5 et 81).

4. Miles decumanus. Soldat de la dixième légion (Hirt. B. j4fr. 16; Tac. Hist. V, 20).

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