Faix denticulata (Coiumell. 11, 21, 3 ). Voy. Falx
DENTICULUS. Denticule en architecture (Vitruv. IV, 2, 5; m, 5, 11). Les denticules sont un certain nombre de petits blocs carrés, séparés par des intervalles, qu'on emploie dans l'entablement de l'architecture à colonnes. Ils appartiennent proprement aux ordres ionique et corinthien ; et leur place véritable est sous le filet de la corniche, comme dans la gravure ci-jointe , prise du temple de
Bacchus, à Téos ; car ils sont destinés à représenter extérieurement les têtes des chevrons (asseres) dans la charpente d'un toit. Dans quelques édifices des Romains et dans plusieurs des modernes, ils sont placés iou* les modillons (mutuli); mais cela était contraire à l'habitude des Grecs : car leur sens et leur destination
DEIfTIDCCCH.
DESULTOR.
sont par là détruits ; pour la même raison les architectes grecs ne les plaçaient jamais sur les côtés en biais d'un fronton, comme le firent les Romains, parce que les extrémités des chevrons ne font pas saillie au-devant d'un édifice, mais seulement de côté. De plus, les Romains les iutroduisirent dans leur ordre dorique (Vitruv. I, 2, 6) ; on peut voir de quelle manière, dans la gravure du mot Trigly- PHUS, qui représente un entablement appartenant au théâtre de Marcellus , à Rome.
DENTIDUCUM. Instrument de dentiste pour extraire les dents (Cael. Aur. Tard, il, 5).
BENTIFRICUM (ôôovT6(T(JiïiYtJLa,è5ov- T6Tpi(A.(i.a). Poudre à dents , pour nettoyer et blanchir les dents (Plin. //. TV. XXIX, 11 ; XXXII, 21 ; xxviii, 49).
DEMISCALPIUM (ôôovtôyXuçiç).
Cure-dent. Les ciire-dents de première qualité étaient faits des tiges des feuilles du lentisque (lentiscus) ; ceux de qualité inférieure , de plumes ( Mart. xiv, 22 ; m, 82; vi, 74; vu, 53).
DEPONTANI. Citoyens romains qui avaient passé l'âge de soixante ans, et qui dès lors n'avaient plus le droit de voter aux élections et dans les asseml>lées publiques; ils étaient ainsi appelés parce qu'en réalité ils étaient exclus du pont (pons suffragiorum ) que le votant traversait en entrant dans l'enceinte ( septuin) pourjeler son vote dans l'urne (Festus, s, 'V.).
DERUNCINATUS. Poli avec la runcina, c'est-à-dire aplani.
DESCOBINATUS. Râpé avec la scobina.
DESIGNATOR. Personne employée au théâtre à peu près au même titi-e que nos ouvreuses pour montrer aux spectateurs leurs places et les y conduire (Plaut. Pœn. Prol. 19). Chaque siège était numéroté; l'espace assigné à chacun était marqué par une ligne (linea) tirée de chaque côté, et le billet d'entrée ( tessera theatralis ) spécifiait le numéro du siège que le porteur devait occuper. Ce siège lui était montré par le designator. au moment où il entrait dans le théâtre.
2. Entrepreneur, qui faisait toutes les dispositions pour les funérailles et qui dirigeait le cortège , accompagné de licteurs vêtus en noir (Hor. Ep. I, 7, 6 ; Donat. ad Ter. y4delph. 1,2,7; Seuec.
de Benef. vi, 38).
3. Sorte de président aux jeux du Cirque, qui faisait les dispositions pour chaque course et distribuait les prix (Ulp. Dig. 3, 2, 4). Le designator Décimus dont parle Cicéron {ad Att. iv, 3, 2 ) , comme d'un acolyte de Clodius, était peut-être un homme de cette classe.
DESULTOR ( [xeToêâTT.ç, «(AçiTiTtoi;)- Qui faisait des tours d'équitation dans le
cirque sur des chevaux dressés à cet effet, comme on le voit dans nos hippodromes et comme l'indique la figure ci-jointe, prise d'un bas-relief du musée de Vérone. II dirigeait quelquefois quatre chevaux (Agostiui , Gemme, 193 ) ;
mais le chiffre le plus ordinaire était de deux (Liv. xxiii, 29), qu'il montait sans freins ni selle, comme on le voit dans la gravure ci-jointe , prise d'une lampe en terre cuite; il tirait le nom de desultor de l'habitude qu'il avait de sauter d'un
DESDLTORICS.
cheval à l'autre , au moment où ils étaient lancés à toute vitesse (Isidor.
Orig. XVIII, 39; cf. Prop. iv, 2, 35). Il portait sur la tète le bonnet appelé pileus (Hygin. Fah. 81 ), que l'on voit dans les deux gravures, et il courait fréquemment dans le cirque à côté des chars (voy. la gravure au mot Spina). Quelquefois les desullores seuls donnaient une représentation (Liv. XLiv, 9).
DESULTOHIUS. Sous-entendu equtis.
Cheval dressé pour le tours du desultor (Suet. Cxs. 39), comme le montrent les deux gravures précédentes.