Même sens que Desultor (Cic
Mur. 27).
DEUNX. Onze unciae, ou onze douzièmes de quoi que ce soit : comme la onzième partie d'un as, somme purement nominale ou monnaie de compte, qui n'était pas représentée par une pièce de monnaie (Varro, L. L. v, 172; Rhemn.
Fann. de Pond, 45).
DEVERSORIUM. Nom général pour tout endroit où un voyageur descendait, et rece\ait pour un temps la table et le logement, que ce fut une auberge publique {taberna meritoria) ou une maison particulière (Cic. Plùl.n, 41 ; Pelr. Sat. Ih ; Cic. ad Fam. VII, 23).
DEXTANS. Dix uncix, ou dix douzièmes de quoi que ce soit, comme la dixième partie d'un as; ce n'était qu'une somme nominale qui n'était |)as représentée par une pièce de monnaie (Varro, L. L. V, 172; Suet. Nero, 32).
DEXTRALE. Bracelet porté sur la partie charnue du bras droit , comme
dans la gravure ci-jointe, prise d'une
peinture de Pompéi (Cyprian. de Habita yirgin.).
DEXTROCHERIUM. Bracelet porté au poignet du bras droit , comme dans la
figure ci-jointe, qui représente, àcequ'on suppose, une dame de Pompéi, d'après une peinture de cette ville (Capitolin.
Maxim. G; Maxim. Jun. 1).
DIABATHRARIUS. Qui fait des chaussures ap|)elées <//«/>«<// ra (Plant, y/tt/. III, 5, 39).
DIARATHRUM (5tà6a9pov). Espèce particulière de pantoufle ou de sandale (solea) d'origine grecque (Festus, s. v.) ; tout ce qu'on sait, c'est que c'était surtout une chaussure de femme (Eustath. ad Hom. Od. V, 9). Quand elle est attribuée à des hommes , comme le fait Naevius (ap. Varr. L. L. vii, 53), c'est seulement par moquerie et pour désigner une mise efféminée. On peut induire de là que PoUux se méprend quand il en fait une chaussure commune aux deux sexes (Onomast. VII, UO).
DIACHYTON. Espèce particulière de vin, produite en faisant sécher les grappes au soleil plusieurs jours avant de les presser (Plin. H. N. xxv, 11).
DIADEMA (SiàSr,iJ.a). Diadème; dans son sens primitif, ce mot signifie le bandeau blanc et bleu porté par les monarques d'Asie autour de la tiare (Xen. Cyr. viil, 3, 13), comme on le voit dans la figure au mot CiDARis ; mais dans la suite, le diadème fut un large bandeau blanc (Val. Max. vi, 2, 7 ), attaché autour
DIADKMATL-S.
DIATONI.
de la tète et noué par derrière ; il avait été adopté par plusieurs nations comme emblème de la souveraineté (Juv. xiii, 105) , ainsi que le montre la figure ci-jointe, qui représente , d'après une pierre gravée , Plolémée, frère de Cléopâtre. Ainsi, dans les œuvres d'art , le diadème indiquait la royauté, comme *Ia couronne de nos jours.
DIADEMATUS. Personnage portant le diadème, comme on le voit dans la gravure précédente (Plin.//. N. xxxiv, 19, §17).
DIjETA (S{aiTa). Nom donné à une division particulière des maisons anciennes, dont on ne connaît pas exactement la nature. Ce que l'on sait toutefois, c'est que cette partie de lamaison se composait de plusieurs chambres attenant l'une à l'autre et ([u'elle contenait la suite des salles à manger et des chambres à coucher (Plin. Epht. u, 17, 12 et 20; VI, 21; VU, 5, 1).
2. (ffxYivTJ). Cabine ou tente, élevée sin- le pont à l'arrière d'un vaisseau , comme dans la gravure ci-jointe , prise
elles n'avaient pas de parpaings {diatonï) pour consolider la masse et en lier les parties (Plin. H. N. xxxvi, 51). La
du Virgile du Vatican. Elle était destinée à celui qui commandait en chef , ou au maître du navire dans un bâtiment marchand (Petr. Sat. 115).
DIAMICTON (5tà(AixTMv). Terme employé par les constructeurs romains pour désigner une manière particulière d'élever des murailles ; elle ressemblait sous beaucoup de rapports à Vemplecton, mais elle était d'un genre inférieur. En effet, quoique les surfaces extérieures fussent formées de maçonnerie régulière ou de briquetage, et le centre rempli de moellons,
gravure ci-jointe représente une muraille construite en diamicton, d'après une ruine romaine.
DIAPASMA (5ià7taff|xa). Poudre fine, faite de fleurs séchées, d'herbes odorifé rantes ou de baies ; on en frottait le corps comme d'un parfum (Plin. H- N. xiii, 2; XXI, 19;Mart. Ep. i, 88).
DIARIUM. Provisions pour un jour qui étaient pesées aux esclaves (Hor. Ep. I, 16, 40; Petr. Sat. 75). Par extension, ce mot désignait ce qu'on donnait tous les jours au soldat ou sa paie (Cic. ad Âtt. Vlll, 14).
DIASTYLOS (StàffTuXoî). Espace de trois diamètres entre colonne et coloune, c'est-à-dire l'entre-colonnement le plus vaste qui fût en même temps capable de porter une architrave de pierre ou de marbre; car l'ordre toscan, qui admettait quatre diamètres , voulait une architrave de bois (Vitruv.
III, 2 ). La figure ci-jointe montre la largeur relative
des cinq espèces d'eiitrerolonnements ; lediastyleet l'avant-dernier.
DIATONI (SidcTovoi)- Parpaings, employés dans la construction des murs du
genre appelé emplecton. C'étaient d'é-
DIATRETA.
DIOGMIT^.
normes pierres qui avaient la même largeur que la muraille ; elles ressemblaient à celles qu'on voit marquées F dans la gravure ci-jointe, et par conséquent s'étendaient d'une des faces à l'autre, étant placées en assises à intervalles réguliers, pour consolider la construction et en lier les parties.
DIATRETA (Siàrprira), Vases ou coupes à boire de cristal taillé ou de pierre» précieuss, travaillées au tour de telle sorte que les dessins qu'elles portaient non-seulement étaiente en relief, mais complètement détacliés du corps, et formaient une broderieà jour, comme un réseau ( Mart. Epigram. xii, 70; Ulp. Dlg- 9, 2, 27 ). Ces détails sont très-visibles dans la figure ci-jointe, tirée d'une coupe à boire eu cristal trouvée à Novare, en 1726. Les lettres du haut qui forment l'inscription Bibe,vivas multos annos, et la broderie entière qui est au-dessous, sont taillées dans le cristal et font partie de la même substance que la coupe, quoique tout à (ait à jour ; on a laissé en effet, aux intervalles convenables, de petites chevilles qui unissent les lettres et la broderie au corps de la coupe.
DIATRIBA (5taTpi67i). Endroit où ont lieu les discussions savantes, comme une école ou une salle de cours (Aul. Gell. XTii, 20, 21 ; XVIII, 13, 2).
DIAZOMA(StâÇw|jLa). Mot grec latinisé (Vitruv. V, 6, 7) : le vrai terme latin est Pr^cinctio; voy. ce mot.
DICHALCON (fiîxaXxov). Petite monnaie de cuivre de la Grèce, qui valait le quart ou le cinquième d'une obole (Vitruv. III, 1 ; Plin, H. N. XXi, 109).
DICROTUS (ôîxpoTo;). Mot grec désignant un navire qui a deux rangs de rames d'un côté ; les Romains se servaient deBiREMiS : voy. ce mot.
DIDRACHMA et DIDRACHMUM (Sî- Spaxi^ov). Double drachme, monnaie d'argent des Grecs (Tertull. Priescr. 1 1). Comme la drachma, il y en avait deux : l'attique, dont les spécimens sont fort ra-
res , valant à peu près 2 francs de notre monnaie : et l'éginète, la pièce la plus large des deux et assez commune, elle valait environ 2 fr. 60 c. : nous en représentons une dans sa grandeur actuelle.
d'après un modèle du musée britanni(|ue.
DIGITALE (SaxTuXViexpa ). Partie du vêtement qui couvrait la main et les doigts, comme notre ^a«r(Varro, R. R.
l, 55, 1 ; Xen. Cyr. vill, 8, 17). Le spécimen ci-joint est tiré de la colonne Trajane, où il est portée par un Sarmate. Toutefois la leçon du passage de Varron H^^W est regardée comme peu sûre, et quelques éditions donnent digitabulum, dont on fait un instrument à fourchons comme la main humaine, fixé à un long manche et employé pour ramasser'le fruit.
DILORIS. Mot hybride, signifiant littéralement muni de deux courroies, mais par lequel on désigne les deux bandes de pourpre ou de pourpre et d'or, appelées paragaudx, dont on se servait à une époque postérieure pour parer un vêtement, comme du clavus, ainsi qu'on l'explique et qu'on le fait voir au mot Paragacda (Vopisc. Aurel. 46).
DlMACHiE {l\\}.6:/j3.\). Espèce de troupes chez les Macédoniens , qui faisaient l'office de cavaliers et de fantassins, comme nos dragons : on les exerçait en effet à descendre de cheval et à combattre avec l'infanterie, quand l'occasion l'exigeait (Curt. v, 13).
DIMACHiERI ( (5i(Ji(xxatpoi ). Classe de gladiateurs qui , à ce qu'on suppose , combattaient chacun avec deux épées; mais ce n'est là qu'une induction tirée de leur nom (Inscript, ap. Murât. 613, 3; Orelli, Inscr. Lat. 2584).
DIOGMIT^. Corps de troupes armées à la légère, employé sous l'empire et
DIOPTRA.
DIPTTCHA.
placé sur les frontières, pour empêcher les incursions, poursuivre les voleurs, etc. (Ammian. xxvil, 9, C; Capitol, ytiiton.
DIOPTRA (SiÔTTTpa). Instrument de géométrie employé pour mesurer la hauteur d'objets éloignés, pour prendre les niveaux d'une source d'eau qu'on voulait amener à une certaine distance par le moyen d'un aqueduc, et pour autres objets semblables (Vitruv. vili, 6, 1).
DIOTA ( SiwTTi). Mot grec, signifiant littéralement à deux oreilles; par extension, ce mot est employé eu grec et en latin comme terme général pour tout vase qui &'<i&\\.cleux anses, comme Yamphora, la lagena, etc.; surtout pour ceux qui étaient destinés à garder le vin mis en réserve ( Hor.
Od. I, 9, 8 ). C'est à cet usage que servait le modèle figuré ici ; car il est porté par un faune qui se tient aux ordres de Bacchus, sur un vase d'argile du musée de N'aples.
DIPLIISTHIUS. De l'épaisseur de deux briques (Vitruv. ii, 8).
DIPLOIS (SiTrXotç, S'TtXaÇ). Mantejiu mis en, deux, c'est-à-dire paUium ou autre vêtement de dessus ( amictiis ) , qu'on mettait en deux quand on voulait s'en servir, comme font les femmes de leurs châles ; car il était trop large pour qu'on pût bien le porter simple.
11 faisait partie du costume des Grecs ( Isidor. Orig. XIX, 24, 11). Les philosophes cyniques affectaient de s'en revêtir (Hor.
£p. 1, 17, 26; Acron. ad l.), et il est très-clairement représenté dans la figure ci-jointe de Junon, d'après un vase d'argile, ainsi que dans la statue de Minerve au Vatican (Mus. Pio-Clem. m, 37).
DIPLOMA (ôtTtXwjjia). Sorte de passeport, composé de deux feuilles (de là vint son nom) qu'on remettait à un messager
ou à une autre personne voyageant pour des affaires de l'État, afin qu'elle pût obtenir facilement sur son chemin tout ce qui lui était nécessaire, sans retard et sansobstacle (Cic. ad Fam. VI, 12 ; Plin. Ep.x, 31 ; Capitolin. Pertin. 1).
2. Diplôme ou pièce rédigée par un des premiers magistrats, qui conférait quelque privilège particulier à la personne qui la recevait (Suet. Nero, 12).
DIPLOMARIUS. Courrier public ou messager d' État /c'est-à-dire, qui est muni d'un pàsse-port public, diploma (Inscript, ap. Orelli, 2917).
DIPTEROS (SÎTtTepo;). Littéralement, qui a deux ailes. Par extension, ce mot
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était employé par les architectes pour désigner un temple ou un autre 'édifice entouré d'un double rang de colonnes (VilTUv. III, 2).
DIPTYCHA (6{uTuxa). Tablettes qui se ferment , consistant en deux feuilles réunies par un cordon ou par des charnières'se fermant comme les couvertures d'un livre ou comme un trictrac moderne (Schol. Vet. ad Juv. ix, 3G). L'extérieur présentait une surface unie en bois; l'intérieur avait tout autour des bords élevés entre lesquels une couche de cire était étendue ; on s'en servait pour écrire avec une pointe d'acier (j/'t//«), tandis que les bords empêchaient la cire et les lettres de se détériorer par le contact.
2. Diptjcha consularia, prsetoria, sedilltia. Tablettes de formes semblables, mais contenant les noms et les portraits de consuls, de préteurs, d'édiles et d'autres magistrats , qu'ils offraient à leurs amis et qu'ils distribuaient parmi le peu- ))le, le jour où ils prenaient possession de leurs charges respectives (Symmach.
Ep. II, 80; V, 54 ; Cod. Theodos. 15, 9, 1). Plusieurs diptyques de ce genre, en
DIRIBITORES.
DISCOBOLCS.
bois et en ivoire sont conservés dans les cabinets d'antiquités ; ils ont été gravés par Maffei, Mus. Veronens., et par Doaati, Dlttici antichi ; mais les détails en sont trop compliqués et trop délicats pour trouver place ici.
DIRIBITORES. Agents auxquels étaient confiées les urnes du scrutin dans les comices de Rome. Leur fonction consistait à séparer les votes des différentes tribus à la clôture du scrutin et à les passer alors aux scrutateurs {custodes ; voy. ce mot), qui marquaient les différents nombres et proclamaient le résultat (Cic. in Sénat. 11 ',Ph:\b).
DIRIBITORIUM. Pièce ou édifice construit dans l'origine, à ce qu'on suppose, pour que les dir'ibitores y fissent le départ des votes aux comices; mais dans la suite, la même place ou une place semblable.fut assignée pour l'usage des agents qui devaient examiner l'état des troupes, distribuer la solde et assigiier^aux conscrits leurs corps respectifs (Suet. Claud. 18 ; Plin. H.N. xvi, 7 6, 2).
DISCERNICULUM. Épingle employée par les femmes pour séparer également leur chevelure sur le devant de la tête (LuciK ap. Non. s. ij. ; Varro -, L. L. V, 129).
DISCINCTUS (ôc^oxjToç). Qui n'est pas ceint; c'est-à-dire, qui porte sa tunique sans ceinture autour des reins, comme le montre la figure ci-jointe, prise d'une peinture de Pompéi. Comme ce n'était pas l'usage , chez les anciens, excepté quand on se voulait mettre à jl'jise dans sa maison ( Hor, Sat. II, 1, 73), le mot implique une halte , un déshabillé forcé |(ld. Sat. 1, 2, 132), ou une négligence naturelle, que l'on considérait comme une marque de mœurs relâchées (Pedoj Albin. Ed. II, 21, 25, où il est question de Mécène, qui avait cette habitude de porter ainsi une tunique sans ceinture).
2. Pour les femmes, le sens est le même; la figure ci-jointe, tirée d'une pierre gravée, représente une femme sans ceinture
( recincta, soluta) . Ce mot emportait en-
core plus l'idée d'inconvenance lorsqu'il s'appliquait à un sexe chez lequel en Grèce et en Italie, une telle liberté de costume indiquait des mœurs relâchées ; les danseuses et les chanteuses sont en général ainsi représentées dans les peintures de Pompéi,
3. Discinctus miles. Pour les soldats, ce mot signifie qui n'a pas le ceinturon ( balteus, cinctorium ) : les généraux romains l'otaient quelquefois aux soldats qui s'étaient mal conduits, comme on retire aujourd'hui son drapeau à un régiment pour la même cause. Cen'étail pas seulement une marque d'infamie,maisune peine réelle pour le soldat, qui était ainsi forcé de porter son épée nue, étant privé du ceinturon et du fourreau qui y était attaché (Liv. xxvil, 13).
DISCOBOLUS (ôiff/.oêô).©;). Qui jette le discus; la manière dont on le lançait se voit dans la gravure ci-jointe prise de
la célèbre statue de Myron (Quint. Il, 13, 10; Plin. H. N. xxxiv, 19, § 3), dont
DISCCBITCS.
PODRA.
on possède une copie au musée britannique. L'attitude tout à fait remarqual)Ie de cette figure est caractérisée parQuintilien comme « pénible et contournée », distortum et elaboratum : mais il faut entendre ces mots par rapport à la pratique ordinaire des artistes grecs , qui ne représentaient guère leurs figures faisant une action violente, comme cela arrive à chaque instant dans la réalité ; Quintilien n'a pas voulu dire que la figure en question ne représente pas la posture réelle prise par chaque discobole au moment de lancer son disque. Un passage de Stace {Theb. vi, 646-721), où est décrite une lutte entre deux discoboles, ènumère un à un tous les mouvements et toutes les poses particulières qu'on remarque dans cette statue. Le discobole examine d'abord son discus pour reconnaître quel côté offrira à ses doigts la prise la plus sûre, quel, autre posera le mieux sur son bras : Quod latus in digitos, médise quod certius uliiœ Conveiiiat;^uh\{ lève le bras droit chargé du disque : Erigit assuetum dextrœ gestamen et alte Sustentât; il abaisse et plie ses deux genoux, et brandit le disque audessus du niveau général de son corps : Humique Pressas utroque genu, collecto sanguine discum Ipse super sese rotat; il lance la masse en brandissant son bras qu'il abaisse, et lui donne une double force pour la résistance en sens contraire qui vient de ,ce que le corps courbé se relève au moment ou le bras descend : Jhense lubrica massée Pondéra vix, toto curvalus corpore , juxta Dejicit. Ce passage, en mettant en lumière le sens et l'intention des différentes attitudes de la figure ci-dessus, explique aussi clairement la manière dont on lançait \e discus.
DISCUBITUS, DISCUMBO. Ces mots indiquent l'action de prendre place et de s'incliner sur un lit à un repas, comme elle est décrite au mot AccuBO ; mais, qiiand on emploie ce mot dans son sens exact, on fait allusion à la compagnie entière, c'est-à-dire à un certain nombre de personnes inclinées ensemble sur des lits différents (Val. Max. Il, 1 , 9 ; Cic. ad Mt.\-, 1 ;cf. Virg. y£rt.l, 708), ainsi que
le montre la gravure au mot TriclimcM, 1.
DISCUS (Stffxoc). Plaque circulaire de pierre ou de métal, d'environ un pied de diamètre , qu'on lançait à une certaine distance, comme notre palet, pour exercer la force et l'adresse (Hor. Od, 1, 8, Il;Prop. m 14, 10). Le disque luimême et la manière de le lancer sont montrés et expliqués parla gravure précédente et par le texte qui l'accompagne.
2. Tout vase circulaire et peu profond pour contenir des mets ; c'est de là que vient le mot anglais disk, plat ( Apul. Met. II, p. 36).
3. Cadran solaire, plat et circulaire, placé horizontalement sur son support
(Vitruv. IX, 8). La gravure est tirée d'un modèle publié par Martini, Von denSonnenuhren der Alten (des Cadrans solaires des anciens).
DISPENSATOR. Un des esclaves d'une maison romaine, à la ville et à la campagne : il avait dans la première de ces résidences les fonctions de secrétaire et de comptable ; dans la dernière, celles d'intendant (Cic. adÂtt.xl,\; Snel.Galb.
1 2 ; Macrob. Sat. il , 4 ; Pompon. Dig. 50, 16, 160).
DISPLUVIATUS. Voy. Atruîm, 4.
DIVERSORIUM. Voy. Deversoricm.
DIVIDICULUM. Tour dans un aqueduc, contenant un large réservoir, d'où l'eau était distribuée par des conduits différents à travers la ville. C'était une ancienne expression, qui fut abondonnée dans la suite pour le nom plus imposant de ca5/c//Mm (Festus.j. ■v.Voy. Casteli.UM, 3, où nous donnons une gravure.)
DODRA. Potage ou boisson composée
DODRANS
de neuf ingrédients différents : eau, vin, bouillon, huile, sel, pain, herbes, miel et poivre (Auson. Epigr. 86 et 87).
DODRANS. Les neuf douzièmes de quoi que ce soit ; puis , monnaie de cuivre, contenant neuf unc'iœ ou les trois quarts d'un «j (Varro, L. L. V, 17 2). Cette monnaie est excessivement rare , quoiqu'il en existe, dit-on, un spécimen dans une monnaie de la famille Cassia, qui porte la lettre S et trois balles, pour représenter sa valeur.
DOLABELLA. Petite dolabra ou instrument fait sur le même modèle, dont
on se servait pour la culture, surtout pour débarrasser la vigne du bois mort et dégager la terre autour des racines (Columell. IV, 24, 4 et 5). La gravure est prise d'un marbre de tombeau (Mazzocchi, de yiscia, p. 179). La forme de l'instrument montre clairement que cet outil appartenait à la classe des dolabrœ, comme on le verra en la comparant avec les gravures suivantes; tandis que la lame droite et tranchante au-dessus, pareille à celle d'une haclie ou d'un ciseau, et la lame courbe au-dessous, pareille à celle d'une serpette, la rendaient propre aux emplois différents que lui attribue Columelle dans les passages cités ci-dessus.
DOLABRA (àSivri). Instrument employé pour couper, tailler, casser et creu-
ser. Lesbùcherons (Quint. Curt. viii, 4), les cultivateurs (Columell. Arb. 10, 2; Pallad. III, 21, 2), s'en servaient, et on l'employait fort souvent à l'armée pour faire des palissades (Juv. vill, 248), ou forcer les murs d'une fortification (Liv. XXI, 11); les soldats de la colonne Trajane et de celle de Marc-Aurèle s'en servent pour ces deux usages. Il appartenait à la classe des instruments auxquels
nousdonnons lenom de fiache (secur!s),et il est souvent confondu par les écrivains d'une époque postérieure avec l'herminette (ascia) ; il a par rapport à ces deux outils des ressemblances et des différences. En effet, il avait un long manche et une double tête dont un côté était muni d'une lame effilée avec le tranchant parallèle, au lieu d'être oblique , à la poignée, comme l'herminette, et l'autre armé d'un pic recourbé, à peu près comme une faucille ; de là le nom de faix que lui donne Properce (iv, 2, 59). Notre spécimen est pris d'un tombeau trouvé à Aquilée, et il est porté sur les épaules d'une figure au-dessous de laquelle est l'inscription : DoLABRARius CoLLEGii Fabrum, qui ne permet de douter ni du nom ni de la nature de l'instrument. Comparez aussi la gravure an mot Dolatds, où on le voit aux mains d'un homme qui l'emploie.
2. Dolabra fossoria. Instrument employé par les terrassiers et les mineurs ; il avait un long manche comme le précédent et une tête du même genre, munie
d'un côté d'une lame tranchante, parallèle à la poignée, et de l'autre, d'un pic régulier, comme le montre le spécimen ci-joint, pris d'une peinture des catacombesde Rome, oùil est entre les mains d'un terrassier (Isidor. Orig.xwiil,%, 1 1), et comparez la gravure du mot Fossor, 1, où on le voit employé.
3. Dolabra pontificalis. Hache employée pour immoler le bétail dans un sacrifice (Festus, V. Scena) et aussi par les bouchers (Paul. Dlg. 33,7, 18) ; elle était munie de deux lames, l'une large comme
celle d'une hache, l'autre de dimensions plus petites et ressemblant au tranchant à' nne dolabra ordinaire, comme le montre le spécimen ci-joint, pris d'un bas-re-
DOLABRATUS.