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gS DICTIONNAIRE
MACLAURIN. Servandoni ayant échoué dans la composition des tours de l'église Saint-Sulpice, à Paris, ou du moins le curé et les marguilliers en ayant jugé ainsi, Maclaurin fut chargé de les reconstruire. Mais, en 1777, les tours de Maclaurin furent condamnées à leur tour ; Tune d'elles seulement, celle du midi, a échappé à la destruction. Celle du nord fut démolie et réédifiée par Chalgrin. Maclaurin a été aussi un des continuateurs de l'église Saint-Louis-en-1'Ile, commencée par Levau. (Lazare, Rues de Paris, — L'abbé Pascal, Ile Saint-Louis.)
MAGNIN (Jacques) fut l'architecte de la chapelle du château de Ghambéry, reconstruite en 1408, sous le règne d'Amédée VIII, duc de Savoie. Les travaux furent conduits par Jean Prindalla, « magister imaginator », et ensuite, à partir de 1470, par maître Vienetus Neyredi. [Rev. des Soc. 5az^.,4^ série, t. X.)
M AH ON. La tour de l'égHse Saint-Pierre, à Verberie, restée imparfaite , fut commencée par cet architecte, sous le règne de François P'". (GadieF, Hist. de Valois .^ t. IL)
MAIGNANT ou MAIGNAUD, chanoine de l'église Sainte-Geneviève de Paris, éleva le portail de son église, au XII^ siècle. (Millin, Antiq. nat. — Félibien, Recueil hist.)
MAILLET, chanoine de la cathédrale de Troyes, a con-
struit, dans les dernières années du XVII» siècle, le portail de réglisè Saint - Martin , de cette ville. (Grosley, Éphémérides.)
MALIN DE FINES. Cet architecte, qui habitait Airesur-la-Lys (Pas-de-Calais), fut appelé, en i493,à]Saint-Omer, avec d'autres architectes de Doullens et de Tournehem, pour donner son avis sur la construction du clocher de la cathédrale, alors en construction. Il lui fut payé, pour ses frais de voyage, 4 liv. 4 s. tournois, et à chacun de ces artistes 44 s., « pour leurs gestes et gouvernanche de leurs chevaux ». (Deschamps de Pas, Saint- Orner.)
MALPAYÉ. — V. GUÉRI MALPAYE.
MANCIAU. — V. MONSIAUX (Pierre de).
MANDAR (Charles-François), né à Marines ( Seineet-Oise), le 11 novembre lyôy. Ses principaux travaux sont : des fortifications à Tîle d'Aix et à Boulogne • quelques-uns des bâtiments de l'École militaire, devenue le Collège de Pontlevoy (Loir-et-Cher) ; les plans du Magasin général de Toulon. Il reconstruisit à Paris, en 1790, les seize maisons formant la rue qui porte son nom, et fut professeur d'architecture à l'Ecole des Ponts et Chaussées. On a de lui deux ouvrages : 1° « L'Architecture des forteresses ». In-8°, 1 801 . — 2° « Études d'architecture civile ». In-fol. , 1826. (Gabet, Dict. des art.)
MANGEOT, architecte des ducs Léopold et François de Lorraine, naquit à Nancy et alla étudier à Rome. Il a élevé dans sa ville natale une fontaine placée d'abord sur la place Carrière et transportée ensuite sur la place Saint -Epvre.
iOO DICTIONNAIRE
Il donna les dessins du catafalque que la ville de Nancy fit faire pour les obsèques du duc Léopold. (Lionnois.)
MANGIN travailla, en 1460, au clocher de l'église Saint-Antoine, à Pont-à-Mousson. (D. Calmet, Bibliot. lorf^aine.)
MANGIN (Charles) naquit à Mitry, près Meaux, en 1721. Il a construit, à Paris, une Halle au blé, qui précéda l'édifice définitif élevé par Camus de Mézières \ le séminaire du Saint-Esprit, le portail de l'église Saint-Barthélémy, Téglise du Gros-Caillou. {Rens. part.)
MANSART (François) naquit à Paris le 23 janvier 15981. Son père était charpentier du roi. Il fut sans doute élève de Germain Gaultier, architecte du roi, qui avait épousé sa sœur. Ses premiers essais paraissent avoir été l'église de la Visitation des Filles de Sainte-Marie, rue Saint- Antoine , à Paris, bâtie sur le modèle de Notre-Dame de la Rotonde, à Rome. Cet édifice, commencé en i632 et achevé en 1634, fut dédié à Notre-Dame-des-Anges 2. En cette même année 1634, il restaura et augmenta les bâtiments de l'hôtel Car-
1. Voici l'acte de baptême de cet artiste : « Françoys, fils d'honorable homme Absalon Mansard {sic) et de Michelle Le Roy; les parrains, honorables hommes, IV^^ Françoys de Bourges, greffier au siège de Conestablerie {sic) et mareschaussée de France à la table de marbre à Paris, et Barthélémy Bernard, M*' teincturier laines {sic) et soyes, bourgeois de Paris, la marine {sic) Catherine Motte, fem. de Jacques Le Roy, M= masson juré à Paris. » Dans l'acte de baptême de
'son septième enfant, Absalon Mansard est dit « maistre charpentier ». (Jal, Dict. crit.)
2. Cette église existe encore et sert de temple au culte réformé.
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navalet. Peu après, en i635, il fut chargé de construire, pour Phélypeaux , Thôtel de la Vrillière i, devenu de nos jours celui de la Banque de France (cet hôtel fut acheté, en 171 3, par le comte de Toulouse, et prit alors le nom de son nouveau propriétaire). G^est aussi en i635 que Gaston, duc d^Orléans, chargea Mansart des constructions qu'il fit ajouter à son château de Blois-, on doit au célèbre architecte le corps de bâtiment qui ferme la cour à Fouest. En 1642 et non en lôôy, comme on Ta dit, il construisit, pour
I. On s'est trompé jusqu'ici sur l'âge de l'hôtel de la Vrillière. Antonini avait d'abord assigné à la fondation de cette riche demeure la date de i520, ce qui, par parenthèse, n'indique pas de sa part une connaissance très-précise des styles de l'architecture. — Piganiol, dans sa Description de Paris^ a relevé cette grosse erreur en donnant la date de 1620. Mais Piganiol s'est trompé à son tour, quoique moins grossièrement. Il aurait dû réfléchir que F. Mansart, né en i5g8, était encore trop jeune en 1620 pour qu'une construction de cette importance pût être confiée à l'inexpérience de ses vingt-deux ans. La vérité est que l'hôtel de la Vrillière ne fut commencé qu'en i635, et je puis l'affirmer, car je possède les devis et marchés des travaux de maçonnerie, de charpente et de serrurerie exécutés pour la construction de cet hôtel. Les deux premiers de ces devis sont datés du 8 mars i635, «après midy », et le dernier du 20 mars i638. Ils portent tous trois la signature de Phélypeaux et des notaires Lecat et Lesemelier. Ils sont en outre signés, le premier, de Jehan Pastel, maître maçon; le deuxième de Claude Dublet, juré du roy es œuvres de charpenterie; le dernier de Jehan Despots, maître serrurier et bourgeois de Paris. Mansart est nommé dans les devis de maçonnerie et de charpente; il ne l'est pas dans celui de serrurerie. Le nom du célèbre artiste n'est suivi d'autre qualification que celle d'architecte. Quant au noble maître du logis, il est ainsi dénommé et qualifié : ■ Louis Phélipeaux, chevalier, seigneur de la Vrillière, Conseiller du Roy en son Conseil d'État, et secrétaire de ses commandements. » Dans Piganiol, le prénom de ce personnage est Raymond ; c'est une erreur, à moins que ces deux prénoms aient appartenu à Phélypeaux.
le président René de Longueil, le château de Maisons, près de Saint-Germain-en-Laye. En 1645 il commença la construction du monastère et de l'église du Val-de-Grâce, dont il avait donné les dessins; mais il n'éleva ces bâtiments que dans la hauteur du rez-de-chaussée •, la direction des travaux fut ensuite confiée à Lemercier. Consulté par Colbert à propos de la continuation du Louvre, et chargé de faire un projet à cet effet, il présenta des esquisses, mais sans vouloir se lier par des plans trop arrêtés; aussi ce grand travail lui échappa-t-il. Les autres œuvres exécutées à Paris par Mansart sont les suivantes : le portail du monastère des Feuillants \ le maître-autel de l'église des Filles-Dieu , de l'hôpital de la Trinité -, celui du monastère de Saint-Martin-des-Ghamps -, l'église du monastère des Dames de Sainte-Marie, à Chaillot; le portail de l'église des Minimes, dans le quartier Saint- Antoine ; l'hôtel Mazarin, rue de Richelieu ( 1 633- 1649), dont une partie des bâtiments a été occupée par la Bibhothèque nationale, avant la reconstruction entreprise par M. H. Labrouste; l'hôtel de Conti, gravé par Marot, bâti sur l'emplacement de l'hôtel de Nevers ; les hôtels de Bouillon et d'Albret ; l'hôtel de Jars ou de Sénozan, rue de Richelieu ; la porte de l'hôtel Guénégaud ; l'hôtel d'Aumont, rue de Jouy ; l'hôtel de CoisHn, rue de Richelieu ; l'hôtel de Fieubert, sur le quai Saint-Paul ; l'hôtel de Ghâteauneuf , rue- Goquillière, devenu en 1765 l'hôtel de Laval I. Parmi les travaux exécutés* en province, on cite : le château de Fresnes , entre Glaye et Meaux ; les châteaux de Berny et de Bercy -, le château^ de Balleroy, dans le Calvados (1626-1636)-, le château de La Ferté-Reuilly (Indre), reconstruit en 1659, et qui appartient aujourd'hui à M"^^ de Montijo, mère de l'ex-impératrice Eugénie; une partie du
I . C'est dans les fondations de cet hôtel que fut trouvée la tête de faune en bronze du cabinet des antiques.
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château de Choisy-sur-Seine ; quelques-uns des bâtiments du château de La Ferté-Saint- Aubin (Loiret), lequel appartient aujourd'hui au prince d'Essling -, une partie du château de Petit- Bourg, sur le bord de la Seine, entre Paris et Corbeil; quelques-uns des bâtiments des châteaux de Coulommiers, de Richelieu et de Gêvres en Brie. On attribue également à Mansart l'Hôtel de ville de Troyes. Mansart mourut à Paris , rue Payenne, le 23 septembre 1666. (L'abbé Lambert. — Dargenville. — Piganiol. — Joanne, Loire et Centre.)
MANSART (Jules-Hardouin, dit), fils de Raphaël Hardouin, peintre ordinaire du roi, et de Marie Gaultier, nièce de François Mansart, naquit à Paris le 16 avril 1646 ■.
I. Saint-Simon, mal renseigné sur la naissance de Mansart ou mal prévenu contre lui, fait, dans ses Mémoires^ le portrait suivant du célèbre architecte : « G'étoit un grand homme bien fait, d'un visage agréable et de la lie du peuple, mais de beaucoup d'esprit naturel, tout tourné à l'adresse de plaire, sans toutefois qu'il se fût épuré de la grossièreté contractée dans sa première condition. D'abord tambour, puis tailleur de pierres, apprenti maçon, enfin piqueur, il se fourra auprès du grand Mansart, qui a laissé une si grande réputation parmi les architectes, qui le poussa dans les bâtimens du roi et qui tâcha de l'instruire et d'en faire quelque chose. On le soupçonna d'être son bâtard. Il se dit son neveu, et quelque temps après sa mort, arrivée en 1666, il prit son nom pour se faire connaître et se donner du relief, ce qui lui réussit... » Malgré le talent du grand peintre Saint-Simon, il est permis de douter de la ressemblance de ce portrait. Dire qu'Hardouin était le neveu du grand Mansart, et ajouter qu'il sortait de la lie du peuple, n'est-ce pas se donner à soi-même le plus formel démenti? Il est vrai que, pour Saint-Simon, la lie du peuple ce n'était pas seulement la canaille ou la roture, mais tout ce qui n'était pas assez noble pour faire preuve d'un nombre déterminé de quartiers, insinuer avec cela qu'Hardouin était le bâtard de François Mansart, quand il devait être alors de notoriété qu'il était le petit-fils de
Après avoir travaillé sous les ordres de Libéral Bruant, à rtîôtel de Vendôme, où il fut remarqué par Louis XIV, le roi lui demanda, en 1672, le projet d'un château à bâtir pour jyjme (^Q Montespan, mais ce projet ne fut exécuté que plus tard. En 1674 il entreprit, au château de Saint-Germain, des travaux considérables pour l'agrandissement de cette résidence souveraine '. Louis XIV lui fit expédier, le 22 octobre
la sœur de ce dernier, c'est là une calomnie qui n'est pas permise, même à un duc et pair. Comment donc après cela croire que le neveu et le futur héritier d'un des plus illustres architectes des règnes de Louis XIII et de Louis XIV ait, du vivant de son oncle, commencé par battre le tambour? Ce n'est certes pas l'impartiale histoire qui a écrit ces lignes, c'est le courtisan jaloux de la faveur extraordinaire accordée par le souverain à son architecte, tandis que lui, le courtisan, était oublié ou dédaigné. Que Jules Hardouin ait manqué de naissance, ce n'est pas la postérité qui s'en est plainte et qui s'en plaindra jamais; né grand seigneur, il n'eût fait ni le château de Versailles ni le dôme des Invalides. Au surplus, pour nous, plébéiens du XIX^ siècle, Jules Hardouin était d'aussi bonne maison que possible, puisqu'il était fils, petit-fils et arrière-petit-fils d'artistes. Son bisaïeul, « Scipion Hardouyn », habitait Beauvais, qui paraît avoir été le berceau de cette famille; son grand-père, Bertin Hardouin, était venu s'établira Paris et demeurait, en lôSy, rue d'Angoulême-du-Temple. Voir d'ailleurs, ci-après, sous quelle forme se présente la généalogie
des Hardouin et des Hardouin-Mansart à partir de N , la soeur de
François Mansart.
I. Il s'agissait d'agrandir ce châteaU(^ et je reconnais que le problème n'était pas facile à résoudre. Mais fallait-il pour cela déshonorer les vieilles constructions de Charles V et de François I^''? C'est ce que fit Jules Hardouin en étouffant sans pitié sous de lourdes annexes et d'affreux placages ce beau spécimen de l'architecture de la Renaissance. Sans doute Louis XIV tenait moins aux monuments de l'art ancien qu'à l'obéissance aveugle à laquelle on l'avait habitué, cependant il devait, tout grand roi qu'il était, savoir écouter les bonnes raisons quand on en avait à lui donner. Je crois
1675, le brevet d'architecte des bâtiments du roi. A ce titre fut joint plus tard celui d'intendant, puis celui d'inspecteur général des bâtiments. Il fut chargé, en 1675, de la construction de l'Hôtel de ville d'Arles. Il venait d'élever cet édifice lorsqu'il reçut, en 1676, l'ordre de commencer les travaux du château de Clagny, dont le principal corps de bâtiment fut achevé en 1679. C'est vers la même époque qu'il bâtit, à Versailles, la maison de la Quintinie, architecte des jardins potagers du roi. Il a construit, à Paris, rue des Tournelles, une maison dont il fit sa résidence ; l'hôtel de Lorges, depuis hôtel de Gonti, rue Neuve-Saint-Augustin. On cite aussi au nombre de ses œuvres l'hôtel de Noailles^ à Saint -Germainen-Laye -, le château du Val, près de la même ville-, les deux galeries et la façade du château de Dampierre. Il conserva dans ce château l'ancienne habitation bâtie par le cardinal de Lorraine. Il avait déjà bâti le petit château de la Ménagerie, à Versailles, lorsqu'en 167g il commença les écuries, qui furent terminées en i685. La grande façade du château de Versailles, qui est également son œuvre, date à peu près du même temps % ainsi que le Grand-Gommun , dont le rez-de-chaussée était affecté aux cuisines, et dans les étages supérieurs duquel on logea divers officiers et des serviteurs. La même année fut
bien que son architecte eût pu le satisfaire au moyen de bâtiments élevés en dehors de l'ancien périmètre du château, et qu'on eût reliés d'une façon ou d'une autre au corps principal de l'édifice. Heureusement pour la mémoire de Mansart, les vilaines choses commises par lui à Saint-Germain seront bientôt oubliées. Grâce à la sagacité et au talent de M. Eugène Millet, le beau château de François I", restauré par mon confrère et ami, renaît tous les jours des moellons et des plâtras de l'architecte de Louis XIV. Encore quelques années, et ce charmant édifice sera rendu complètement à l'admiration des hommes.
,1. Une médaille de r68o représente cette façade.
commencée par lui la construction des bâtiments du palais de Marly. En i683, Louis XIV donna à Jules Hardouin des lettres de noblesse '. En 168411 fut chargé de bâtir Téglise Notre- Dame de Versailles, laquelle fut terminée en deux ans, ainsi que le bâtiment destiné à loger les missionnaires. Cest à lui qu'étaient dus les bâtiments du couvent des Récollets, démolis pendant la Révolution. La place des Victoires, à Paris, fut commencée et terminée par lui pendant les deux mêmes années. En i685, le 25 octobre, il jeta, avec Jacques Gabriel, les fondements du Pont- Royal. De i685 à 1686, il éleva les bâtiments de l'Institution de Saint-Cyr^ près Versailles, et obtint de rebâtir la place Louis -le-Grand, ouverte sur les terrains qu'occupait auparavant Thôtel de Vendôme, et dont elle a conservé le nom. La charge de premier architecte du roi lui fut donnée la même année. Il construisit en 1686, pour le duc de Bouillon, le château de Navarre, près Evreux 2. En 1688 il commença les bâtiments de Trianon. En 1692, le duc d'Orléans ayant fait démolir le Palais Brion pour augmenter le Palais- Royal, Hardouin fut chargé de cette opération ; il bâtit cette galerie devenue célèbre par l'histoire d'Énée, que Coypel peignit dans la voûte, et qui a été abattue pour faire place au Théâtre-Français. Il fit, de 1690 à 1 707, le jubé et la
1. Voici quels furent les titres et qualités d'Hardouin Mansart : « conseiller du roi, chevalier de Saint-Micfeel, comte de Sagonne, baron de Jouy, seigneur de Neuilly, Augy-sur-Bois, Château-sur-Allier, Vende, etc., surintendant et ordonnateur général des bâtiments du Roi. » Ses armes étaient d'azur à Ya. colonne d'argent, la base et le chapiteau d'or, surmonté d'un soleil de même et accosté de deux aigles affrontés regardant un soleil aussi d'or.
2. Au moment où ce château a été détruit, en i836, il renfermait encore une nombreuse suite de portraits de famille de la maison de Bouillon, entre autres celui de Turenne.
flèche centrale de la cathédrale d'Orléans '. En lôgS, après avoir achevé le dôme des Invalides , il fut nommé chevalier de Saint-Michel. Le Nôtre et lui furent les premiers artistes décorés de cet ordre. Au mois de janvier 1700 il fut appelé à Nancy par le duc de Lorraine, pour conseiller ce prince sur les embellissements qu'il projetait alors de faire à son palais et à ses jardins. En 1698 il bâtit, pour M. de Montargis, le château de Vanvres, qui fut acheté en 17 18 par le duc de Bourbon. Cest vers la même époque qu'il donna les dessins du château de Boufflers (Aisne) ^ et ceux du maître-autel du noviciat des Jésuites, à Paris, qui fut bâti par de Cotte. On lui doit aussi le vœu de Louis XIII, à Notre-Dame de Paris, dont les travaux, interrompus du vivant de Mansart, furent repris après sa mort sur de nouveaux dessins. Il fit, dans le même temps, les deux derniers bosquets de Versailles, celui de la Colonnade et celui des Dômes, dits alors les Bains d'Apollon ; les maisons sises rue de la Pompe^ n°^ 35 et 87, dans la même ville, et qui formaient autrefois son hôtel. En 1699 il refit la partie inférieure de la cascade du parc de Saint-Gloud et la décoration de l'escalier du palais de ce nom. En 1699, le 7 janvier, LouisXIV, voulant placer Mansart au premier rang, lui donna la charge de surintendant des bâtiments , charge qui avait été remplie par Colbert et Louvois , et qui , sous François P"", avait appartenu à Pierre Lescot ^. En 1702, à la suite d'un
1 . Cette flèche en charpente, dont la charge mal répartie avait déterminé des désordres dans les voûtes du transept, a été, il y a une quinzaine d'années, reconstruite par M. Bœswilwald.
2. Quatre plans de ce château, signés de Mansart, existent au dépôt des cartes et plans de la Bibliothèque nationale.
3. Deux mois plus tard, le 8 mars 1699, H. Mansart signait la vente qu'il fit à François Blondel, « cons' du Roi, secrétaire de M. de
Torcy, ministre et secrétaire d'État, de l'état et office de cons"" du
incendie qui avait gravement endommagé la façade de l'Hôtel de ville de Lyon (celle côté de la place des Terreaux), il reconstruisit cette façade, qui avait été élevée en 1646 par Simon Maupin. De Cotte fut chargé par lui de la direction des travaux. Quelques autres œuvres exécutées à Paris doivent être ici mentionnées. Ce sont : Thôtel Fieubet, quai des Célestins; le maître-autel de l'église du couvent des Filles-Dieu -, un hôtel situé à Tangle des rues du Grand-Chantier et des Quatre- Fils, bâti pour Reick de Penautier, trésorier des États de Languedoc ; la chapelle de la Vierge de l'église Saint-Roch (1707). Les principaux travaux exécutés en province par Mansart sont les suivants : le château de Lunéville, pour le duc de Lorraine; la maison de campagne d''un secrétaire du roi, Poan, à Châtillon, près Paris ; le château de Chamarande (Seine-et-Oise), l'évêché de Castres, devenu l'Hôtel de ville; le château de Sagonne, qui était la propriété de Mansart et où il reçut la visite de Louis XIV; le château de Villouet^ situé sur la lisière de la forêt de Russy (Loir-et-Cher) ; le château de Blérancourt, aux environs de Blois ; le château de Pinon (Aisne), et Tachèvement du château de Monfrin, situé sur la rive gauche du Gard. Il exécuta aussi, à Chambord, divers travaux qui ne furent pas achevés, notamment la principale porte du château et deux grandes ailes qui devaient être élevées en avant-corps de la façade de la place d'Armes ; les fondations de ces bâtiments servirent plus tard à asseoir les casernes du maréchal de Saxe. C'est H. Mansart qui fit ccmvrir une partie des terrasses de Chambord par des combles en charpente. Il fut aussi
Roy, Intend, de ses bastiments, jardins, arts et manufactures de Sa Maj. » Cette charge, Mansart l'avait acquise du sieur Gobert par contrat du 26 décembre 1684. Il la céda à Blondel pour i3o,ooo 1., que le vendeur confessa « avoir receus dud. s"" acquéreur en louis d'or et monnoye ». (Jal, Dict. crit.)
Tarchitecte de l'archevêque de Rouen, Colbert : la porte en pierre de la cour du palais archiépiscopal et le grand escalier conduisant à la salle des Etats ont été construits par lui. — J. H. Mansart n'avait pas encore terminé la chapelle du château de Versailles, lorsqu'il mourut presque subitement à Marly,le 1 1 mai 1708, âgé de soixante-trois ans ^ Son corps fut transporté à Paris et inhumé à Saint-Paul, où on lui éleva un monument en marbre sculpté par Coizevox , qui, précédemment, avait fait son buste. Ce monument, placé près de l'autel de la communion, portait l'inscription suivante, qu'on trouve dans Piganiol :