‹ Dictionnaire des architectes français (volume 2)Chapitre 13 sur 125 · PHILIPPE DE CHARTRES. — V. CHARTRES · texte numérisé non relu

PHILIPPE DE CHARTRES. — V. CHARTRES

(Philippe de).

PHILIPPON (Pierrh-Nicolas-François), né à Paris le 8 septembre 1784, fit ses premières études sous la direction de l'architecte Ramée, avec qui il suivit de nombreux travaux à Hambourg et à Copenhague, de 1800 à 1810. De retour en France il travailla chez Brongniard , suivit les cours de T École des beaux -arts et entra dans le service des Bâtiments civils. En i832 il fut nommé architecte de Tinstitution des Sourds-Muets et de celle des Jeunes-Aveugles, et construisit, de 1839 à 1848, les bâtiments de ce dernier établissement sur le boulevard des Invalides. Plus tard il fut chargé de la construction de l'asile d'aliénés du canton de Neuchâtel (Suisse) -, de l'asile d'aliénés de Niort (Deux- Sèvres), et de l'agrandissement de celui de Rennes. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1843, il fut promu au grade d'officier du même ordre en i865, et mourut à Paris le i^'" juin 1866. [Rens. part.)

PICOT, maître des oeuvres de la ville de Noyon, fut chargé, en i55i, de visiter la « muraille » de cette ville. En i552 il dirigea les travaux'' entrepris aux remparts. Il était assisté d'un contrôleur nommé Antoine Poupart. (Mélicocq, Art. du Nord.)

Pi DO TJX. En i632 le Conseil du roi fit un traité avec lui

pour l'exécution de la clôture des faubourgs Montmartre et Saint-Honoré, à Paris. Il reconstruisit, à cette époque, les portes de la Conférence et Saint-Honoré, lesquelles furent démolies de lySo à 1734. {BonnsLrdot^ Anciennes Enceintes.)

PIEDOIE (Hugues), peintre de saint Louis et architecte. Un recueil d'inscriptions, formé par un érudit de la première moitié du XVH^ siècle, contient Tépitaphe suivante qui se lisait alors dans Téglise de Longjumeau : « hic jacet

HVGO PEZDOE PL... lA... PICT OR REG. QUI EDIFICAVIT ISTA ECCLÂM OBIIT V KL lANRlI AN... DMI M.CCLI. (B. FilloU, Le^-

ires à M. A. de Mont aiglon.)

PIERSON (frère Nicolas), religieux de Tordre de Prémontré, naquit à Apremont (Meuse), selon les uns le 28 janvier, selon d'autres le 27 septembre 1692. Il dirigea la construction du nouveau palais épiscopal de Toul, travailla pour plusieurs monastères, acheva l'église des Prémontrés de Pont-à-Mousson, et construisit l'église de Sainte-Marie de la même ville. Il a reconstruit une des ailes du monastère d'Étival et bâti les deux tours du portail de Téglise. On lui doit aussi les plans de rabba3^e de Jand'heurs, dont le frère Arnould,son élève, conduisit les travaux-, le portail et les deux tours de Salivai:, l'église de Bougival (Lorraine). Il fournit aussi les dessins d'une maison de plaisance que le duc de Lorraine Léopold se proposait de faire édifier près de Pont-à-Mousson, pour y loger ses fils lorsqu'ils suivraient les cours de T Université. (Calmet, Bibl. lorraine. — P. Morey, Not. sur Boffrand.)

PIEL (Louis-Alexandre) naquit à Lisieux le 20 août 1808. A rage de vingt-quatre ans, après avoir passé par l'ofiicine d'un droguiste et l'étude d'un notaire, il entra à l'atelier de

Debret ef y étudia quelque temps l'architecture, puis il partit, en i835, pour l'Allemagne, en passant par Strasbourg, Fribourg en Brisgau, Constance, etc. Au retour de cette excursion il publia (en i836), dans le journal l'Européen^ une relation de ce voyage qui appela sur lui Tattention du comte de Montalembert. Peu après il mit au jour un travail critique sur le Temple de la Madeleine^ une Déclamation contre Part païen , et enfin un compte-rendu du Salon de 1837. Après avoir dirigé quelques travaux de restauration à la cathédrale d'Auxerre, il fut appelé à Nantes par le curé de la paroisse Saint-Nicolas, qui désirait faire rebâtir son église sur un plan plus vaste et dans le style du moyen âge ^ Il donna aussi le plan d'une petite église gothique élevée dans les environs de Pontarlier, et releva Téglise de Lisieux. Mais sa carrière d'architecte fut tout à coup interrompue par sa vocation religieuse : il partit, au mois d'avril 1840, pour Rome, où il entra au couvent de Sainte-Sabine, et le 28 mai 1841 il reçut rhabit de dominicain. Epuisé bientôt par les austérités auxquelles il s'était condamné. Fiel mourut le ig décembre 1841. {Rens. part. — Dal}^, Rep. de l'Arch.)

PIERRE , moine, travailla comme architecte à la cathédrale et à réglise Saint-Sauveur, de Limoges, au XP siècle.

(L'abbé Arbellot.)

PIGAGE (Nicolas de), né en. Lorraine en 1721, élève de l'Académie d'architecture, fut nommé, en 1748, architecte de l'Electeur palatin. Il construisit, à Manheim, l'aile gauche de la résidence souveraine et le Manège, et donna les dessins du maître-autel du château. 11 fit, en outre, le tracé

I. Le plan de Piel ne fut pas exécuté. On sait que l'église Saint- Nicolas de Nantes a été reconstruite sur les dessins de Lassus.

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des jardins de Shwetzingen et construisit les bâtiments de la Fontaine, les temples et les pavillons élevés dans ces jardins, ainsi que le Théâtre et TOrangerie. En 1780 il bâtit les nouvelles écuries du château de Dusseldorf. Le château de Benrath, à trois lieues de cette ville, fut également élevé sur ses dessins. Pigage avait le titre de Premier architecte, directeur des bâtiments et jardins de S. A. TÉlecteur palatin; il était conseiller de la Cour, membre de P Académie de Saint-Luc, de Rome. On a de lui un ouvrage intitulé « la Galerie électorale de Dusseldorf » , qui renferme trois cent soixante-cinq petites estampes gravées par Michel, et publié à Bâle en 1778. G. Kuntz a gravé, d'après Pigage, six vues des jardins de Schwetzingen. Il mourut à Manheim en 1796. (Dussieux, Art.fr.)

PIGNY (Jacquet de) construisit^ vers 1487 , PHôtel de ville de Bourges. Dans un compte du receveur de cette ville, pour 148g, il est ainsi mentionné : « Il est compté Lxvii^ six deniers, baillés par le commandement des échevins, à Jacquet de Pigny, masson, pour avoir faict un devis de la maison de la ville, et xx sols aux massons pour leur vin. m [Ann. arch. , t. P'".)

PIHOURT (Thomas), P un des architectes delà cathédrale de Rennes, travaillait à cet édifice en 1627, et, sans doute, aux tours et au portail, dont les fondements furent jetés sous répiscopat d'Yves - Mayeuc. [Mél. d'hist. et d'arch. bretonnes.)

PINARD remporta le grand prix d'architecture en 1723, sur ce sujet de concours : v Hôtel pour un grand seigneur. »

PINGHON (Jean) était, en 1447, maître maçon du

duc de Bourgogne ' , « à son château de Hesdin », En 1469 il reçut, pour la façon de deux tours qui étaient « en la closture dudit chastel >', la somme de 12,024 livres H sols. Lorsqu'il s'agit, en 1472, de restaurer la vieille tour de Téglise Notre-Dame de Saint-Omer, les chanoines prirent l'avis de quatre architectes, sur « le faict de la perfection de Téglise Saint-Aumer où les cloques sont pour le présent » ; Pinchon était du nombre. Ces artistes rédigèrent à ce sujet un rapport collectif concluant à ce que l'ouvrage existant soit consolidé sur chacune de ses faces par un arc en pierre dure placé à chacun des angles de la tour. (De Laborde, Ducs de B. — A. Hermand, Époques. — Deschamps de Pas, Saint-Omer. — Mélicocq, A7^t. du Nord.)

PINEAU (Dominique), architecte et sculpteur, fils de Nicolas Pineau , sculpteur du roi et « premier sculpteur du czar Pierre de Russie », naquit à Saint-Pétersbourg le 2 avril 1718. Il décora les hôtels de Villeroy, de Douroy et de Mazarin, à Paris; le château du prince d'Isanguien, à Suresnes *, les salons de Thôtel de Trudaine. Il éleva, en outre, le portail de Téglise de la Charité, à Paris, et dirigea la décoration de la maison de campagne de Voyer d"Argenson, à Asnières, près Paris. Il travailla également à la chapelle de la Vierge des Pères de Notre-Dame-de-Nazareth, à Paris, et à l'église Saint-Louis, de Versailles, avec Mansart de Sagonne. On a de lui un « Livre de pi^ds de tables et piédestaux ». Paris., 1756; ainsi qu'un recueil pubHé chez Mariette, lequel contient des cheminées, des autels, des baldaquins, des portes, des lambris, etc. Il vivait encore en 1756. (Biais- Langoumois, Not. sur F.-N. Pineau.)

I. Ceci résulte d'une pièce manuscrite conservée aux Archives de Béthune.

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PINEAU (François-Nicolas), fils du précédent, né àParisle 6 février 1746, suivit les cours de P Académie d'architecture. En 1778 il fut nommé architecte du comte d'Artois, architecte de Bordeaux et architecte de la généralité de La Rochelle. La ville de Cognac lui doit une de ses fontaines et le monument commémoratif de la naissance de François P"". Il a élevé le monument du prince de Condé, à Triac. Pineau mourut juge de paix du canton de Jarnac le 14 mai 1823. (Biais-Langoumois, Not. sur F.-N. Pineau.)

PINTOVIN (Jean), maçon juré du roi, à Paris. Une quittance du 5 mai i34g, où se trouve mentionné cet artiste, est conservée aux Archives nationales. Le sceau appendu à cette pièce porte « un écu chargé d'un marteau, accosté d'une équerre et d'une truelle, sommé et flanqué de fleurs de lis dans un encadrement trilobé w. On y lit cette légende : seel lEHAN piToviN, [Reiis. part.)

PIQUOYS fut Pun des architectes de l'église de Poiley, canton de Ducey (Avranchin), ainsi que nous Tapprend Tinscription suivante gravée sur le pignon de cette église : « lan

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