‹ Dictionnaire des architectes français (volume 2)Chapitre 18 sur 125 · RAYMOND DU TEMPLE. — V. DU TEMPLE · texte numérisé non relu

RAYMOND DU TEMPLE. — V. DU TEMPLE

(Raymond).

REBOLLI, prêtre et operarius de Saint- Trophime d'Arles, mourut en 11 83, ainsi que nous l'apprend l'inscription tumulaire qui existe dans le cloître de cette église et dont voici la copie : « vu kl januari anno dni m. cl xxxiii obiit poncius

REBOLLI SACERDOS ET CAN0NICUS REGULARIS ET OPERARIUS ECCLE-

si^ SANCTi TROPHiMi. ORATE PRO EO ». Si Ic mot opei^aHus peut être considéré comme synonyme d'architecte , cette épitaphe nous ferait connaître le nom de celui qui a travaillé au cloître dont il s'agit. [Bull, mon.., t. XI. y

RECOURT (Jean de). En 1448 et 1449, des travaux ayant été exécutés au château de Lucheu (Somme), pour la réparation des murs et des tours, ainsi que des armes et engins

DES ARCHITECTES FRANÇAIS. sSq

de défense, « Jehan Recourt, maistre des œuvres de la conté de Saint Pol », fut chargé de recevoir ces travaux. [Bull, du Com., t. I, note de M. Dusevel.)

RECULÉ (Jean), l'un des maîtres d'œuvres de la ville de Béthune,est mentionné, en i5i5,dans un compte conservé aux archives de cette ville, à propos d'une somme de six livres payée à son fils Louis « pour achever son estude parisienne, prétendant à la saincte théologie y>. Il fut plus tard envoyé à Arras, par le maire de Noyon, pour visiter les ouvrages de la porte de Hagerue. (Méhcocq, Art. du Nord.)

REAULME (Mathieu) était maître des œuvres à Compiègne, en 1492. (Mélicocq, Art. du Nord.)

REAULME (Gilles), fils du précédent, maître des œuvres à Compiègne, succéda à son père en i526. (Mélicocq, Aî^t. du Nord.)

REGNARD (Jean). Mentionné dans un document de 1474, et qualifié de maître des œuvres de maçonnerie pour le roi en Touraine, il procéda, avec un maître des œuvres de charpenterie nommé René Chouain, au partage d'une maison située à Tours, près la porte de « Phopitau )). Il figure également dans un compte finissant en 1490^ et reçoit des honoraires « pour avoir esté visiter les grans ponts de Loire et les ponts de Saincte-Anne, par dessoubz, avec un basteau, pour ce qu'on disoit qu'ils estoient en danger pour la creue des eaues qui estoit survenue, et pour savoir quelles réparacions il y convenoit faire. » (Grandmaison.)

REGNAULT (Mathieu). C'était spécialement un

constructeur de ponts. 11 acheva, en 1440, celui nommé Sire Jean Du Cange, à Amiens, qui subsiste encore, et ses tours, qui ont été rasées il y a quelques années. Il fît, au mois de mars 1446, une « moulte belle croix de pierre de Croissy », et tailla sous ladite croix, en quatre sens, « les armes du roy nostre sire, les armes de Mgr le Dolphin de France et les armes d'' Amiens «. (Dusevel, Rech. hist.)

Page 1