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Les G des centaines manquent

yS ■ DICTIONNAIRE

à Chartres dans la seconde moitié du XV^ siècle. En i5o6 il demeurait à Vendôme , et le 1 1 novembre il traita avec le chapitre de la cathédrale de Chartres pour la reconstruction du clocher du nord de cette éghse, lequel venait d^être détruit par la foudre. Les travaux durèrent de iboj à i5i3. En i5i4 il commença la clôture du chœur; mais en 1629^ époque de sa mort, ce travail n'était pas achevé. Les groupes légendaires et la décoration ornementale ne furent terminés que deux siècles plus tard. En 1 5 19 il fit marché avec le même chapitre pour la construction d'un « pulpitre » ou chaire, dont il fit un « pourtraict sur ung parchemin ». Ce pupitre devait être établi entre les deux clochers, au-dessus de la porte royale. En i520 il fit, avec Josse Cornillot, maître fontainier de Rouen, un rapport sur la possibilité de faire monter dans le haut de la ville de Chartres les eaux des fontaines Saint-André, de la Porte-Drouaise ou du Vivier, près Luisant. En 162411 transporta à un certain François Martin un marché fait quatre ans auparavant pour la construction d'une tour déjà commencée de l'église de Marchenoir (Loir-et-Cher), « devers le grant chemin tendant dudit Marchesnor, à Bloys ». Il travailla aussi à l'église Saintf Aignan, de Chartres *, cette église étant devenue trop petite, -^ -^ Le Texier jeta sur la rivière une arche de quatorze mètres destinée à porter le chœur et le sanctuaire, et éleva une petite, chapelle dans le. bas-côté septentrional. On lui attribue le jubé en bois qui fermait l'entrée di* chœur de la même église, et qui n'existe plus '. {Archiv. de l'artfr. — L'abbé Bulteau,

I. Un Jean Texier, qui mourut en iSag, après avoir été l'architecte de l'église Notre-Dame, de La Ferté- Bernard, a été longtemps confondu avec celui-ci. Cette erreur n'est plus possible depuis la découverte faite par M. L. Merlet d'une procuration qui existe dans les registres des contrats du chapitre de Chartres. Voici cette pièce qui porte la date de i5io : a Jehan Le Texier, dit de Beaulze, maczon et gouverneur de la maczonnerie faicte à l'un des clochers de l'église de

Cath. de Chartres. — L. Charles, Les Vieilles Maisons. — Hucher, Mon. de la Sarthe. — L. Merlet, Invent, analyt.)

LE TUR (Etienne). On conserve, dans les Archives départementales des Côtes-du-Nord,une pièce sur parchemin qui a révélé le nom de cet architecte : c'est un acte en date du 3 novembre i382, par lequel le duc de Bretagne charge Patry de Châteaugiron de surveiller les travaux de construction du donjon de Dinan, lesquels devaient être exécutés sous la direction d'Etienne Le Tur, « maistre de l'œuvre ».

LE VAILLANT (Jacques). Dans un compte de dépenses de la prévôté de Paris pour les années 1429 à 1481 , il est ainsi mentionné : « M^ Jacques Le Vaillant, général maistre de maçonnerie du Roi )>. On conserve aux Archives nationales une pièce manuscrite relative à une expertise de maisons faite par cet artiste. Le sceau qui y est joint porte « un génie assis, tenant entre ses jambes un écu chargé d'une fasce accompagnée de trois quintefeuilles ». La légende est incomplète; elle se réduit à ceci : s. le vaillant. Ce document est daté du 8 octobre 1481 . Un autre acte, où se trouve mentionné le même architecte, date de 1434. (Sauvai, t. IIL — Rens. part.)

LEVASSEUR (Gérard). Colard-Noël ayant, en 1487, terminé la reconstruction du transept sud de Téglise collégiale de Saint-Quentin, il fut ordonné que ces travaux seraient

Chartres, et Marguerite, sa femme, constituent levir procureur Jehan Le Texier, maçon, demeurant à La Ferté-Bernard » Cette procuration était donnée à l'effet de poursuivre la vente d'une maison sise à La Ferté, près le marché au blé, aliénée par Jean Touzé, maçon, cousin-germain de Marguerite.

visités en présence des officiers du roi. Plusieurs architectes, au nombre desquels se trouvait Levasseur, déclarèrent que l'œuvre de Colard-Noël était bien exécutée et « qu'ils n'y reconnaissaient aucun défaut )>. (Gomart, Égl. de Saint- Qiientin.)

LEVASSEUR (Guillaume). De 1618 à 1622, Salomon de Caus étant en pourparlers avec l'échevinage de Rouen au sujet du pont à jeter sur la Seine, il eut pour intermédiaire auprès de Tadministration municipale G. Levasseur, qualifié d' (c architecte, professeur de mathématiques, ingénieur et pilote en la mer Océane ». Cet artiste, qui était originaire de Dieppe, est auteur de plusieurs cartes nautiques, dont la plus connue est celle de 1 60 1 , citée par Lelewel dans sa « Géographie du moyen âge ». En 161 7 il avait été consulté, en même temps que Pierre Hardouin, architecte et sculpteur, sur ce qu'il convenait de faire pour l'entrée du roi Louis XIIL Il devint plus tard contrôleur des travaux du pont de bateaux établi à Rouen, et il lui fut payé en cette qualité, pour honoraires, 4,100 livres. En 1620, au mois de mai, il était premier échevin de la ville de Rouen. [Rev.des Soc.sav.^ b^ série, t. IL)

LEVAU (François), fils du suivant et frère cadet de Louis II, fut fort employé par Çolbert. En 1662 il répara le pont de rile-Adam. François secondait son frère dans ses grandes opérations-, on le trouve, au mois d'avril i663,à Versailles et à Saint-Germâin, où il s'était rendu pour accélérer les travaux de ces châteaux. En 1662, tandis que son frère bâtissait le château de Seignelay, il s'occupait de faire achever les voies de communication qui devaient y aboutir. En 1664, au mois de juin, il était à Nevers, d'où il rendit compte au ministre des travaux qu'il faisait exécuter dans les généralités de Cosne et de Moulins. Au mois d'août

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suivant, il s'occupait du pont de Montargis et du pavé d'Orléans. Il fit, sur la demande de Colbert , un projet pour la grande galerie du Louvre. D'autres travaux furent exécutés par lui à Fontainebleau, à Tours, à Romorantin, à Châteaudun, à Nogent-le-Roi, etc. Une lettre de Colbert, à lui adressée à la date du 21 août 1671, contient des instructions relatives à des travaux en cours d'exécution à Rochefort. On lui doit en outre l'église des Carmélites de Troyes et l'hôtel bâti à Paris pour l'abbé de la Rivière, évêque de Langres. F. Levau avait le titre de conseiller, architecte ordinaire du roi. Il fut nommé membre de l'Académie d'architecture en 1 771, et mourut à Paris « en sa maison de Tlsle Notre-Dame ». (Sauvai. — Grosley, Éphém. — Jal.)

LEVAU (Louis), père du précédent et fils du suivant, fut « conseiller du roi, grand-voyer et inspecteur général des œuvres des bastiments de Sa Majesté à Fontainebleau «. Il mourut à Paris le 14 février 1661. (Jal.)

LEVAU (Louis), né en 1612, père du précédent, paraît avoir débuté, en 1643, par le château de Vaux-le- Vicomte, qu'il construisit pour le surintendant des finances Fouquet, et qui, après avoir appartenu au maréchal de Villars, devint la propriété de la famille Praslin. Il fut ensuite chargé de la transformation du château de Vincennes en une habitation royale de plaisance ^ En 1564 il succéda à Lemercier, comme

I. Il ne reste presque plus rien aujourd'hui des travaux exécutés par Levau à Vincennes. La galerie sur l'entrée a été élevée de manière à cacher les ailes; les tours carrées ont été abattues, la clôture vers le donjon est supprimée ; les deux grands bâtiments de Levau, transformés depuis longtemps en caserne, ont souifert toutes les injures auxquelles sont exposées les casernes. Heureusement qu'il faut à une forteresse des soldats et à des soldats un commandant, que

architecte des bâtiments du Louvre et des Tuileries, On lui doit la moitié, à peu près, des façades de la grande cour, c'està-dire qu'il prolongea l'aile méridionale de Lescot , éleva celle du levant dans toute sa longueur (à l'exception de la façade externe de Perrault) ', et celle en retour, au nord, jusqu'au milieu du pavillon centrai. Aux Tuileries, Louis XIV, choqué des disparates qui existaient entre les différents corps de bâtiments, chargea malheureusement Levau de mettre un peu d'unité dans l'ensemble; celui-ci supprima l'escalier primitif du pavillon de Philibert de l'Orme, qui occupait l'emplacement du vestibule actuel. Il ne conserva de l'ancienne décoration que l'ordre du rez-de-chaussée. A l'extérieur il ajouta, au-dessus de l'étage corinthien, un étage d'ordre composite surmonté d'un attique, et remplaça le dôme circulaire de De l'Orme par le comble quadrangulaire qu'on voyait encore avant l'incendie allumé par la Commune. On lui attribue les deux corps de bâtiments des extrémités qu'on désigne sous les noms de Pavillon de Flore et Pavillon de Marsan. Il modifia aussi les façades des galeries qui s'élevaient en retraite sur les terrasses. Levau donna, en 1661, les plans du collège des Quatre-Nations, devenu le Palais de l'Institut. Dorbay, son gendre, et Lambert furent chargés, sous sa direction, de la conduite des travaux. Ses honoraires furent fixés à 3, 000 livres, qui devaient lui être payés « par chacun an, tant et sy longtemps qu'il seroit employé pour conduire et contrôUer les

celui-ci a besoin d'un appartement, et les chambres du roi et de la reine, décorées de peintures de Philippe de Champagne, ne lui ont pas paru trop belles. Elles sont situées à l'extrémité de l'aile droite, qui regarde la Sainte-Chapelle. Il reste encore des anciennes décorations deux plafonds bien conservés ; l'un représente les saisons et l'autre une Apothéose de Louis XIV jeune.... (De Laborde, Palais Ma^arin.)

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