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COLARD DE

COLAS (Antoine). — V. ANTOINE COLAS.

COLBERT (Jean), peut-être de la famille du ministre de Louis XIV, bâtit en i5o5, à Reims, la prison qu'on appelait la Belle-Tour et le tour du chœur de l'église Saint-Jacques, dans la même ville. Cette partie de l'édifice porte la date de 1 548 ; c'est probablement celle de la fin des travaux. (Rens. part.)

COLIGNON construisit sous le règne de Louis XVI, à Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré, l'hôtel de la Vaubalière, acquis plus tard et habité par M. Mole. (Thiéry.)

COLIN (de Nantes). En 1460 Colin, qualifié de maître maçon juré des ouvrages et fabrique de l'église collégiale de Saint-Quentin , visita comme expert la partie méridionale du transsept de cette église, construite par Jean d'Ervilliers, et déclara que les vices de construction qui existaient dans cet ouvrage pouvaient causer la ruine, au moins partielle, de l'édifice. (Gomart, Egl. de Saint-Quentin.)

COLLET fut nommé, le 23 mars 1748, architecte du roi, contrôleur du département de Chambord et de Blois. Il avait été précédemment inspecteur des bâtiments du roi à Versailles. [Rens. part.)

COLLET (Pierre) figure dans un compte de dé-

penses de la fabrique de l'église Saint-Jean, à Troyes, pour 1564, en qualité de maître maçon de cette église. (Assier, Compt. de lafabr.)

COLLIN (Henri) était en 1601 architecte des bâtiments du roi Henri IV, à Fontainebleau. C'est ainsi qu'il est qualifié dans un acte de baptême où il figure comme parrain. En 1606, il prenait le titre d'architecte « maître juré du roi en son château de Fontainebleau ». (L'abbé Tissandier, Registres d1 Avon.)

COLOMBAN (André), né à Dijon en 1474, paraît avoir été le premier et le principal architecte de l'église de Brou, dont il fut chargé à la suite d'un concours ouvert par Marguerite d'Autriche, duchesse de Bourgogne. Le concours eut lieu en i5o6, et l'édifice fut commencé en fin; Colomban le termina en 1 536. Devenu aveugle, il mourut le 22 mars 1549. (Rousselet. — Dupéry, Biogr.)

COMBES, élève de Mique, remporta, en 1 781, le grand prix d'architecture sur « une Cathédrale », et reçut son brevet d'élève de l'école de Rome le 2 septembre de la même année. Il a construit, à Bordeaux, le Dépôt de mendicité, occupé aujourd'hui par le petit séminaire. (Leroy, Rues de Versailles.)

COMBLANCHIEN (Belin de) était, en i385, maître des œuvres de maçonnerie et charpenterie du duc de Bourgogne, à Dijon. (Delaborde, Ducs de Bourg.)

COMME AU (Louis). En 171 1 il construisit, à Angers, les bas-côtés de la chapelle de la Vierge, la voûte et les grandes croisées du chœur de l'église. (Célestin Port, Inv. analyt.)

COMMERCY (Jacquemin de] éleva au XV" siècle le portail de la cathédrale de Toul, qui fut commencé en 1447, sous Tépiscopat d'Antoine de Neufchatel. On doit aussi à cet architecte l'église Saint-Martin, de Pont-à-Mousson. Il y a en effet beaucoup d'analogie entre ces deux monuments. Jacquemin fut aussi l'un des architectes de la cathédrale de Metz (voir le suivant). (L'abbé Balthazar, Not. hist. et descriptive sur la cath. de Toul. — Bégin, Cath. de Met\.)

COMMERCY (Jean de) fut chargé d'achever la chapelle des évêques de la cathédrale de Metz. 11 restait alors à faire la voûte, les verrières et le pavement. Cette chapelle était « parfaicte et eschevée » en 1443 '. (Bégin, Cath. de Met\.)

CONFOLANS (Pierre de). L'église de Saint-Pierre, de Saintes, autrefois cathédrale, incendiée en 977, fut entièrement réparée, dans le XIIe siècle, par l'évêque Pierre de Confolans, à qui on devrait certaines parties du chœur et le bras méridional du transsept. {Bull, mon., t. Ier.)

CONSTANT-DUFEUX (Simon-Claude), élève de Debret, naquit à Paris le 5 janvier 1801. Entré à l'école des Beaux- Arts en 1 821, il obtint, en 1829, le grand prix d'architecture sur un « Lazaret pour uneville méridionale » . A son retour de Rome, en 1 836, il ouvrit un atelier d'élèves et érigea plu-

1. Ce Jean de Commercy, mentionné par M. Bégin dans son Hist. de la cath. de Met^, ne serait-il pas le même que le précédent? Il est permis de le supposer; d'autant mieux que M. Bégin donne quelque part le nom de Jaicomin à l'architecte de la cathédrale de Metz. Il est vrai qu'on peut admettre qu'à la même époque deux architectes de Commercy, Jean et Jacquemin, se soient fait remarquer par leurs œuvres. Peut-être aussi s'agit-il du père et du fils. Je n'ose pas conclure. Néanmoins, j'incline à croire que Jean et Jacquemin ne font qu'un.

sieurs tombeaux dans les cimetières de Paris, notamment celui de Dumont d'Urville au cimetière de l'Est. En 1845 il fut nommé professeur de perspective à l'école des Beaux- Arts, et occupa cette chaire jusqu'à la fin de sa vie. Il fut chargé, en i852, par le ministère des travaux publics, d'étudier les plans d'un hôtel pour les invalides civils , établissement qu devait être élevé dans l'ancien parc de Montrouge; mais ce projet ne fut pas réalisé. Nommé architecte du Panthéon en i85o, il a exécuté, dans ce monument rendu au culte, divers travaux d'installation et de décoration. On doit encore à cet artiste la façade de l'Ecole nationale de dessin de Paris ; la sépulture du comte Brueys, à Uzès (1861)-, un grand hôtel situé rue de Vendôme, à Paris \ la restauration de l'église Saint-Laurent, à Paris, exécutée de 1861 à 1866. Il succéda, en 1866, à de Gisors , en qualité d'architecte du palais du Luxembourg. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en i852, il fut promu, en 1860, au grade d'officier du même ordre. Constant-Dufeux mourut à Paris le 29 juillet 1871 r. {Rens. part.)

1. Qu'a-t-il manqué à Constant-Dufeux pour laisser après lui une trace plus brillante? Peut-être, ce qui manque si souvent aux architectes, une occasion sérieuse de dépenser son talent d'une façon effective, c'est-à-dire de réaliser en toute liberté une œuvre de quelque importance. Mais n'est-ce vraiment que l'occasion qui lui a manqué ? A parler franchement, j'en doute un peu. Constant-Dufeux possédait des qualités essentielles pour un artiste : homme d'intelligence et de goût, il aimait son art avec passion et dessinait habilement. Par malheur, ces dons précieux étaient contrariés en lui par la nature de son esprit, lequel était moins d'un artiste que d'un rhéteur, — soit dit dans la bonne acception du mot. — Ainsi que Danjoy, avec qui il eut plus d'une affinité, son idée fixe était de subordonner le sens et l'expérience à la raison et aux idées. Or, cette doctrine, acceptable peut-être en philosophie, mais certainement inadmissible en fait d'art, le mit

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