EN 1Ô
COPIAC (Pierre) apparaît pour la première fois, en 1469, à Montpellier. En 1470 et 1473, il répara le pont Juvénal, de cette ville, éleva la flèche du clocher de l'église Saint-Firmin et la « vis » de Notre-Dame-des-Tables-, il travailla encore à cette église en 1478, et en 1480 aux escarpes et contrescarpes des fossés de la ville. Copiac est nommé dans les registres de la ville de Montpellier jusqu'en 1493. (Renouvier et Ricard.)
COQUEAU (Jacques). Il succéda en 1 538 à Pierre
1. Le nom de cet architecte rappelant par sa forme un titre nobiliaire, il a été supprimé à l'époque de la Révolution. 11 serait difficile de trouver un autre exemple aussi stupide de l'application des principes égalitaires. Chose curieuse, le mot Roy a été moins maltraité ! Il est encore lisible. C'est M. de Guilhermy qui a eu l'obligeance de me signaler cette inscription peu connue.
DES ARCHITECTES FRANÇAIS. 1 5g
Trinqueau, comme architecte du château de Chambord. En 1544, Anne Gedoyn « en présence de Jean Coqueau » passait un marché avec plusieurs maçons et tailleurs de pierre pour l'exécution de différents ouvrages à faire audit château, tels que la construction d'une cheminée et de son tuyau (souche), d'une lucarne et d'une petite « vis » (probablement l'escalier à cariatides de la cour de François Ier). Au mois de juillet 1 557, un autre marché était passé à Chenonceaux par devant Philibert Delorme , et encore en présence de Me Jacques Quoqueau « contrôlleur des ouvraiges et réparations de la court de Bloys » '. Jacques Coqueau était payé à raison de 27 sous 6 deniers par jour, mais à partir de 1 556 il reçut, dit Félibien, 400 livres par an, en qualité de « maistre maçon du roy pour avoir la conduitte, faire les desseins et les devis de la maçonnerie et de la charpenterie. Jacques Coqueau était probablement d'Amboise 2. (De la Saussaye, Chambord. — A. Berty, la Renaiss. monum. — L'abbé Chevalier, Archiv.)
1. Ce dernier document doit fixer enfin le nom de l'artiste blésois. Il est nommé Coqueau ou Coquereau dans les Mémoires encore inédits de Félibien; mais dans un document très-curieux publié sur le château de Chambord par A. Salmon {Bibl. de l'École des chartes, t. III, 4e série), Coqueau était devenu Cogneau. Berty, dans sa Renaissance monumentale, déclare que Cogneau lui paraît être la vraie forme du nom; mais M. de la Saussaye, dans la 8e édition de son Château de Chambord, publiée en 1859, n'est pas de cet avis : il donne raison à Félibien, c'est-à-dire qu'il tient pour Coqueau. Les choses en étaient là, lorsque M. l'abbé Chevalier, dans ses Archives royales de Chenonceaux, publiées en 1864, fit connaître un devis de Philibert Delorme où se trouve mentionné notre architecte, redevenu Coqueau, mais avec cette différence dans l'orthographe du nom que le C initial est remplacé par les deux lettres Qu, ce qui d'ailleurs ne change rien à la désinence. M. l'abbé Chevalier est ainsi venu former une majorité de trois contre deux devant laquelle il est sage de s'incliner.
2. Dans un registre des déclarations censuelles cité par M. l'abbé
lOo DICTIONNAIRE
COR BEL ( Jacques). Dans les premières années du XVIe siècle (entre 1507 et i5io), il fut appelé à Angers pour aviser à la reconstruction d'un pilier de la Basse-Chaîne; il était alors architecte du pont Notre-Dame, à Paris. (C. Port., Invent.)
CORBIE (Pierre de), contemporain et ami de Villard de Honnecourt. Ils travaillèrent tous deux à la cathédrale de Cambrai. Pierre de Corbie construisit plusieurs églises en Picardie, et il y a lieu de croire qu'il fut l'architecte des chapelles absidiales de la cathédrale de Reims. Il vivait dans les premières années du XIIIe siècle. (Viollet-le-Duc, Dict.)
CORBIN EAU (Pierre) éleva, de 1654 a i658, la tour de la cathédrale de Rennes. [Mél. d'hist. et d'arch. bretonnes. )
CORLAND (Guillaume) construisit, dans les premières années du XVe siècle, la basilique de Saint-Hilaire de Poitiers, qui fut consacrée en 140g. En 1672 d'importantes modifications furent apportées à la décoration intérieure de cette église, ainsi qu'on peut le reconnaître par un plan de l'état primitif de l'édifice qui existe dans les archives de la ville de Poitiers. (E.-V. Foucart, Poitiers et ses monuments.)
Chevalier, on voit figurer Estienne Coqueau, boulanger à Amboise en 1 523, etla veuve de Jean Coqueau, en 1 524. Il y avait d'ailleurs à Dierre, dans le voisinage d' Amboise, le fief de Coqueau^ qui dut son nom à un membre de la même famille. Au surplus, bien antérieurement à cette époque, le nom de Coqueau était connu dans le Blésois. La collection Joursauvault contenait une pièce datée de 1 36 1 où ce nom se trouvait mentionné. Cette pièce était un acte de foi et hommage rendu à messire Jean de-Courbeton par Lorain Quoqueau, prévôt de Chambon, petite ville voisine de Blois.
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CORDEMOY. Cet architecte est l'auteur d'un traité d'architecture théorique et pratique publié à Paris en 17 14. [Recueils mss.)
CORMON (Jean de), nommé aussi Jean de Paris, construisit, en 1472, à Montpellier, la sacristie de l'église Notre- Dame-des-Tables. En 1491 il fit les armes du roi, lesquelles devaient être « mises sur les murailles. » En 1492 il travailla au Consulat de la même ville ; l'année suivante il fut consulté relativement au percement d'une fenêtre dans la chapelle Sainte-Biaise, de la même église Notre-Dame. (Renouvier et Ricard.)
CORMONT (Renaud de). La cathédrale d'Amiens, commencée par Robert de Luzarches, fut continuée par Thomas de Cormont, auquel succéda Renaud, son fils. Ce dernier prit l'oeuvre à la naissance des grandes voûtes et passe pour l'avoir achevée en 1228, ce qui n'est guère admissible, si l'on observe les différences profondes de style qui existent entre le rez-dechaussée et les parties hautes du chœur1. Les noms de ces trois architectes avaient été conservés dans une inscription en vers français qui se trouvait incrustée en cuivre dans le laby-
1. Félix de Verneilh pensait que les vingt années écoulées entre la date de l'inscription du portail Saint-Honoré et celle de la verrière du fond de l'abside, laquelle représente deux évêques, Guillaume de Maçon et Bernard d'Abbeville ; que ces vingt années, dis-je, avaient dû être employées par Bernard à l'édification du clocher tout à jour qui fut abattu par la foudre en 1527. M. Dusevel, au contraire, attribue ce travail à l'évêque Arnoul, ce qui doit être une erreur, puisque, placé à l'intersection de la nef et du transsept, il ne put être entrepris qu'après l'achèvement du chœur. Au surplus, l'inscription suivante, qui se lit sur la verrière dont il vient d'être parlé, semble bien donner raison à F. de Verneilh : Bernard epg me dédit m.cclxix.
rinthe du pavage de la nef; au milieu d'un compartiment de marbre on voyait les ligures de l'évêque Evrard et de ses trois architectes. Voici le texte de cette inscription :
EN L'AN DE GRACE MIL IIe