SON FILZ, MAISTRE RENAULT, QUI METTRE
F1ST A CHEST POINT CHI CHESTE LEITRE
QUE L'iNCARNACION VOLOIT -
XIIIe ANS, XII EN FALOIT2.
i. C'est une erreur: en 1220, Philippe-Auguste régnait encore; mais il ne faut pas oublier que cette inscription ne fut tracée qu'en
2. Cette inscription, qui a disparu, comme on le verra plus loin, a été publiée vers 1640, par La Morlière, dans les Antiquités d'Amiens, et en 1844, par MM. Jourdain et Duval, dans leur notice sur le Portail Saint-Honoré. La première de ces copies contient presque autant de fautes que de mots. Celle des auteurs du Portail Saint-Honoré est la reproduction d'une transcription faite au XIVe siècle et qui est conservée manuscrite aux archives du département de la Somme. Celle-ci est infiniment préférable à l'autre. Toutefois, l'orthographe de certains mots m'ayant paru douteuse, j'ai cru devoir en référer à un érudit des plus compétents, M. Anatole de Montaiglon. C'est donc d'accord avec le savant professeur que j'ai fait subir à ce texte quelques corrections de détail qui ne portent pas seulement sur la forme, mais sur le sens de certains mots.
Quant au labyrinthe, il n'existe plus; ilfut détruit, il y a une trentaine d'années, sans qu'une voix, dit M. Viollet-le-Duc, se soit élevée contre cet acte sauvage ' . Renaud avait aussi élevé, à Amiens, l'église collégiale de Saint-Firmin- le -Confesseur, dont Pierre Tarisel reconstruisit la nef, les bas-côtés et le chœur, vers le commencement du XVIe siècle. (Viollet-le-Duc, Dict., t. II. — A. Goze, Rues d'Amiens. Verneilh, Cath. de Cologne.)
CORMONT (Thomas de). Robert de Luzarches étant mort peu de temps après avoir jeté les fondements de la cathédrale d'Amiens, vers 1220, le second maître de l'œuvre, Thomas de Cormont, éleva les constructions de la nef jusqu'à la naissance des grandes voûtes -, il eut pour successeur son fils Renaud. (Viollet-le-Duc, Dict.)