NICOLAS-TOUSSAINT GABRIEL
Expert juré du roi en 1789,
présumé fils de ange-antoine,
GADIER (Pierre), l'un des constructeurs du château du bois de Boulogne, dit château de Madrid, eut pour collaborateur Jérôme délia Robbia-, disons mieux : Gadicr fut le véritable architecte de ce monument. Au surplus, dans les comptes de la construction du château de Madrid, le seul nom de Gadier est suivi de ces qualifications : « maître maçon, maître des œuvres », tandis que délia Robbia y est appelé : « tailleur d'ymaiges et esmailleur » ' . Gadier mourut en 1 53 1 ; il eut pour successeur un autre architecte français, Gratien François. (De Laborde, Château de M.)
GAIDE ou GUALDE (Jean), dit Grand - Jean. Il commença, en i5o8, le jubé de l'église Sainte-Madeleine, à Troyes, dont Tambon était achevé en 1 5 1 4. Trois années furent ensuite employées à construire les escaliers qui servent
1 . Le comte de Laborde, dans son Château du bois de Boulogne, fait ainsi qu'il suit la part des deux artistes : « Jérôme délia Robbia était l'artiste créateur, l'homme de génie et de goût; Pierre Gadier, le maître maçon, ouvrier soumis, mais en réalité le véritable constructeur, et si dans cette association entre deux hommes diversement doués l'art est d'un côté, le métier de l'autre, il est possible cependant d'entrevoir et de définir l'espèce de compromis qui s'établit entre eux... » Qu'il suffise à un émailleur, fût-il délia Robbia, d'être associé à vin « ouvrier soumis », pour devenir :< l'artiste créateur » de ce château de Madrid que Du Cerceau nous a fait connaître, c'est là une hérésie qu'on s'étonne de trouver sous la plume d'un homme d'esprit que ses études avaient dû initier dans une certaine mesure aux conditions d'existence et à la pratique des arts. Que François Ier s'y soit trompé, je le comprends; que de nos jours un richissime banquier ait eu successivement pour architectes un directeur de théâtre (Duponchel), un aquarelliste (Eugène Lamy) , un jardinier (Paxton), je me l'explique encore; mais que, dans une question comme celle-ci, un amateur des arts si instruit et si sagace ne se soit pas montré plus clairvoyant que le commun des bourgeois, couronnés ou non, c'est inexplicable.
de contrefort au jubé, et l'inauguration de ce travail eut lieu le jour de Noël i5 17 '. A la même époque Gaide travaillait au portail « par devers le cimetière ». Il reconstruisit ensuite le chœur et l'abside de cette église. En i5 1 2, il avait réparé les fortifications des murailles et des portes de la ville. Il prit aussi une certaine part aux travaux de la cathédrale. En i5o6, et bien que Martin Chambiges eut déjà présenté un projet pour le portail et les tours de cet édifice, Grand-Jean fut appelé à fournir des plans pour le même travail : il lui fut payé 7 livres « pour avoir fait une plate forme et pourtraict des dites tours par lui montrés et exibés ». Il assista, en i5oy, à une réunion d'artistes et de praticiens appelés à donner leur avis sur « ce qui était à faire touchant les fondements de la tour devers le pavey». (Assier, Comp. de Sainte-Mad. — Aufauvre, Troyes et ses env. — Pigeotte, Cath. de Troyes.)
GALANT, architecte du roi, fut nommé, en 1756, contrôleur des travaux des bâtiments de Saint-Germain, et, en 1758, de ceux de l'École Militaire. Il a achevé l'hôtel des Gardes du corps, à Versailles. (Rens. part.)
G A LE AN donna, en i6o3, le plan des fortifications de Nancy exécuté par Nicolas Maréchal. Il fut aussi l'architecte de la primatialede Nancy, commencée en i6o3 et non achevée. (D. Calmet, Bibl. lorraine.)
GALLET, inspecteur des bâtiments nationaux, à Versailles, construisit, en 1793, dans cette ville, une maison nommée le Pavillon des Pauvres, où le Mont-de-Piété fut placé jusqu'en 1 838. (Leroy, Rues de Versailles.)
1. Gaide a été enterré sous son jubé. Sur sa pierre tumulaire on lisait : « Pour y attendre la résurrection sans crainte d'être écrasé. »
GALLI ER (Robin) eut la direction des travaux de l'ancien Hôtel de ville d'Orléans, lequel fut commencé sur les dessins de Viart, vers 1450. (Buzonnière,///s/. d'Orl.)
GALOPIN construisit à Paris , dans la première moitié du XVIIe siècle, pour les Augustins Déchaussés, le couvent dit des Petits-Pères; mais l'église de ce couvent n'étant pas assez vaste pour contenir les fidèles qui s'y rendaient, elle fut reconstruite en i656 par P. Lemuet. (Piganiol.)
GALLOT remporta le grand prix d'architecture en 1727, sur « Un Hôtel pour un grand seigneur ».
GAMARE (Christophe) fut, de 1626 à 1643, maître des œuvres de la ville de Paris, conjointement avec Guillain fils. Il commença la construction de l'église Saint-Sulpice, à Paris, en 1646, mais il fut bientôt remplacé par Levau. Les principaux édifices élevés dans la même ville par cet architecte sont les suivants : l'église des Incurables et le portail de l'Hôtel- Dieu, dont les plans ont été gravés par Marot; l'église Saint- André-des-Arts \ le portail latéral de l'église Saint- Germain-des-Prés. (Dargenville. — Leroux de L., Hôt. de ville.)
GANDIER (Pierre). Un acte portant la date du 1 1 mars 1527 contient une procuration donnée par P. Gandier, « maezon, maistre de l'œuvre de l'église de Tours » , à Jeanne Meslier, sa femme. On attribue à cet artiste le couronnement de la tour méridionale de la cathédrale de Tours, lequel fut achevé en 1547 ».
1 . M. Grandmaison, dans ses Documents inédits sur V histoire des arts en Touraine, — un excellent livre, — se demande, à propos de P. Gan-
GANDULF. Lanfranc, abbé du Bec et depuis archevêque de Cantorbéry, ayant importé l'architecture française en Angleterre, fit venir de France Gandulf, moine de Caen, qui devint évêque de Rochester et fut lui-même l'architecte de sa cathédrale, dans la seconde moitié du XIe siècle. (Walpole, Anecd. of painting.)
GANIGART (Jean) était, en 1446, maître d'œuvres des châteaux et forteresses du sire de Montauban, cousin du duc François de Bretagne. [Mél. dliist. et d'arch. bretonnes.}
GARGAULT (A.) construisit, de 1622 à 1623, conjointement avec J. Lejuge, une galerie à l'Hôtel de ville de Bourges. En ib25, toujours associé à Lejuge, il suréleva de neuf pieds la tour du même Hôtel de ville. En i63o ou i63 1 il reçut 46 livres pour avoir sculpté « une Notre-Dame » et des armoiries au portail d'Auron. (Girardot, Art. de Bourges.)
dier, si l'on ne doit pas reconnaître en lui le Pierre Gadier qui fut, avec Jérôme délia Robbia, l'architecte du château de Madrid, élevé par François Ier au bois de Boulogne ; il lui semble que la ressemblance des noms et la coïncidence des dates autorisent à le croire. La chose n'est pas, en effet, impossible, car on ne voit apparaître pour la première fois le nom de Gadier dans les comptes du château de Madrid qu'en 1529, et, de plus, il faut considérer que le successeur de Gadier fut, comme Gandier, un architecte tourangeau: Gatien François. Mais, d'un autre côté, il est difficile d'admettre qu'absorbé par les travaux du château royal, le même personnage ait pu simultanément conduire à Tours le couronnement delà tour méridionale. P. Gadier, d'ailleurs, mourut en i53i, et le couronnement ne fut achevé qu'en 1547. Mais Gadier aurait pu, en quittant Tours, laisser des plans qui furent exécutés par un autre architecte.
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GARIN bâtit l'église de Verdun, terminée en 1140. (D'Achery Spicelège, Hist. litl., IX, -220.)
GARNACHE fut l'un des architectes de la cathédrale de Troyes. On le trouve à l'œuvre dès 1494. Il était payé 4 s. 2 d. par jour, et recevait, à titre de gratification annuelle, 60 sous pour « une robe ». En 1485 il travaillait aux piliers de la nef, aux fenêtres , dont il tailla « les vossois des ars esquels se mettent les formelles des verrières ». En 1488, il se rendit à Tonnerre pour choisir la pierre destinée aux deux premiers arcs, « près du gros clocher du costé de la rue », et il commença le pignon de la « ramée ». Ces travaux se continuèrent jusqu'à Tannée 1493, pendant laquelle il cf maçonne » aux piliers et arcs-boutants « du costé de Tostel de Monseigneur de Troyes », et fait les « mosles » pour la construction des arcs-boutants. L'année suivante il construisit les 2e et 3e arcs-boutants « enssuivant ». En 1495 il continua la construction des mêmes ouvrages du côté de la « grant rue ». En 1496 il visita, sur la demande du chapitre, la chapelle de « Madame Sainte Syre ». De 1496 à i5oo il fit les cinq travées des voûtes de la nef et les fenestrages des croisées. En 1499 le chapitre de la cathédrale payait pour lui 100 s. de loyer pour « une maison avec ses appartenances estant au faubourg Saint-Denis, aux portes de Troyes ». En i5o2, une visite extraordinaire des travaux ayant été demandée par les chanoines, il se rendit sur le chantier, accompagné de son confrère Jean Bailly, et ces deux artistes donnèrent leur avis sur la nature et la quantité des pierres à approvisionner pour la construction du « grospillier commancé par devers le pavé ». Au mois d'août de la même année, Martin Chambiges ayant été appelé à Troyes pour prendre la haute direction des travaux de la cathédrale, Garnache fut chargé d'assister le nouvel architecte pendant son séjour dans cette ville. On le trouve,
en 1507, faisant partie d'une nouvelle réunion d'artistes et de praticiens chargés de donner leur avis sur ce qui était à faire « touchant les fondements de la tour vers le pavey ». II paraît avoir été supplanté en i5 1 7 par Jean de Soissons, gendre de l'architecte en chef-, cependant il prit une part quelconque aux travaux jusqu'en i528 ou i53o. (Assier, Compt. de V œuvre. — Darbois, Doc. — Pigeotte, Cath. de Trqyes.)
GARNAUD (Antoine -Martin), né à Paris le 3o novembre 1796, mort dans la même ville le 19 décembre 1861, remporta le grand prix d'architecture en 1817, à l'âge de 21 ans, sur « Un Conservatoire de musique ». Elève de Vaudoyer, il était entré à l'École des Beaux- Arts à l'âge de 14 ans. A son retour de Rome, en 1823, il fut nommé inspecteur des travaux de l'église Saint- Vincent-de-Paul, à Paris, dont Le Père était l'architecte en chef. En 1826 il obtint le premier prix dans un concours ouvert pour l'étude des plans d'un théâtre à Lyon. Ses principaux travaux sont les suivants : l'église de Decazeville (Aveyron)-, le tombeau du roi de Hollande Louis Bonaparte, à Saint- Leu (Seine-et-Oise) •, les quatre piédestaux en fonte du pont du Carrousel, à Paris ; à Thury (Seine-et-Marne), un tombeau pour la famille Héricart de Thury; au Père-Lachaise, le monument du statuaire Pradier et celui de la princesse Bibesco. Il obtint le troisième prix dans le concours ouvert à Paris, en 1860, pour la construction du nouvel Opéra. Il publia en 1857, chez l'éditeur Gide, un ouvrage ayant pour titre : « Études d'architecture chrétienne » l. (Daly, Rev. de l'arch., vol. XIX.)
1. J'ai conservé un trop bon souvenir de mes relations avec l'excellent Garnaud pour ne pas ajouter quelques mots à la notice qui le concerne. Pour ceux qui l'ont connu, ce post-scriptum est inutile; ils ont pu apprécier mieux que par mon témoignage tout ce qu'il y avait
GARNIER D'ISLE (Jean-Charles), contrôleur général des bâtiments du roi, naquit en 1697 et mourut en 1755. Il reçut, le 3 décembre i7'3o, son brevet de dessinateur des plants et parterres des jardins du roi, à la place de Charles Desgots, son beau-père, démissionnaire. Il fut aussi L'un des architectes de la marquise de Pompadour, et, à ce titre, chargé, en 1748, avec L'Assurance, de la création du château et des jardins de Bellevue. Il entra à l'Académie d'architecture en 1724. On doit aussi à Garnier d'Isle les
de bon et d'honnête dans cette généreuse nature. Garnaud, mort à soixante-cinq ans, avait conservé intact cet enthousiasme qui s'éteint trop souvent avec le feu des jeunes années. Après un demi-siècle d'étude et de labeurs opiniâtres, il avait encore la même foi en son art : l'architecture était restée pour lui un culte comme au premier jour. Bien que, dans tout le cours de sa longue carrière, il n'ait pu réaliser que bien peu de ses rêves d'architecte, Garnaud n'avait pas pour cela perdu l'espérance; il comptait encore sur l'avenir! Dieu veuille que cet honnête homme ait conservé jusqu'au moment suprême ces illusions qui furent la consolation de sa vie et le stimulant de ses longs travaux!
Dans les dernières années de sa vie, Garnaud s'était donné cette grande tâche de trouver pour nos monuments religieux une forme nouvelle. Les édifices chrétiens du moyen âge n'étant plus, disaitil, en rapport avec nos croyances, il cherchait une architecture qui, selon lui, répondît plus exactement aux besoins du XIXe siècle. Malheureusement cette recherche d'une sorte de pierre philosophale devait être et fut, on s'en doute, pour le consciencieux artiste une trompeuse illusion. Les architectures ne sortent pas ainsi, hélas! tout armées du cerveau d'un architecte quelconque : c'est le temps, ce sont les siècles qui les font bien plus que le génie de l'homme, mais lentement, insensiblement, par une sorte d'incubation qui échappe le plus souvent à nos sens, et dont nous ne saisissons que plus tard les résultats. Ce que la poursuite de cette chimère a causé de méditations et de travail à cet infatigable artiste, on ne saurait le dire; mais ce qu'on peut affirmer, c'est que la lutte incessante qu'il a si vaillamment soutenue dut abréger ses jours.
dessins des jardins du château de Crécy, près Dreux. Il mourut le 12 décembre 1755. (Leroy, Dêp. de Madame de Pompadour. — Piganiol. — Rens. part.)
GARNIER D'ISLE (Charles-Hippolyte^hïs du précédent, fut, le 3 juin 1756, nommé contrôleur général ancien des bâtiments du roi, en place de Jean-Charles, son père, mort en 1755. [Rens. part.)
GAROBUAU, architecte à Rodez en 1690, bâtit dans cette ville le grand séminaire et le portail de la Chartreuse, et à Vabres le palais épiscopal et le support d'orgues de l'église cathédrale. (Marlavagne, Art. du Rouergue.)
GARREZ (Pierre-Joseph), né en 1802 ou i8o3, remporta, en i83o, le grand prix d'architecture sur « Une maison de campagne pour un prince ». Au terme de ses études à l'école de Rome, il envoya à Paris une Restitution du port de Trajan, à Ostie. A part quelques restaurations de monuments historiques, il ne paraît avoir exécuté que des travaux d'agrandissement des bâtiments à l'École des Ponts et Chaussées. Il mourut à Paris en novembre i852. {Rens. part.)
GARRIC (Guillaume) éleva, en 1547, le clocher de Saint-Mémory, à Villefranche-de-Rouergue , et fit, à la même époque, dans cette église, trois autels avec « sa piscine chacun». (Advielle, Les Beaux-Arts.)
GASSE (Louis) remporta le grand prix d'architecture en 1799, sur « Un Elysée ou cimetière de 5oo mètres ». De 1809 à 181 5 il fit à Naples, avec la collaboration
OOO DICTIONNAIRE
de son frère Etienne, la promenade de Villa- Reale, la Bourse et les palais des ministères. (Dussieux, Arl.fr.)
GASSE (Etienne). Indépendamment des travaux qu'il rit avec son frère Louis (V. le précédent) , il éleva à Naples, sur ses dessins, l'observatoire de Gapo di Monte. (Dussieux, Art.fr.)
GAU (François-Christian), né a Cologne, le i5 juin 1790, naturalisé Français. Après avoir étudié à l'École des Beaux-Arts, il partit, en 181 7, pour Rome, où il releva et publia les plans du Vatican. Préparé par le célèbre Niebuhr à une exploration de l1 Egypte, il entreprit de compléter, par le recueil des monuments élevés entre la première et la seconde cataracte, le grand ouvrage de l'expédition française sur les bords du Nil. Plus tard, il acheva l'ouvrage de Mazois sur les ruines de Pompeï. Successivement architecte des hospices, de la Banque de France, de la ville de Paris, il eut l'occasion d'exécuter, pour ces administrations, d'assez nombreux travaux, tels que la restauration de l'église Saint- Julien -le- Pauvre, à Paris; le presbytère de l'église Saint-Séverin, dans la même ville; le nouveau Bicêtre. Mais la construction la plus importante qui l'occupa pendant les dix dernières années de sa vie fut l'église Sainte-Clotilde , à Paris; toutefois il n'en fit exécuter que le gros œuvre l : la mort ne lui permit point d'accomplir jusqu'au bout son œuvre. Il mourut à Paris dans le mois de janvier i85o. Voici le titre exact de sa publication sur les monuments égyptiens de la Nubie : « Antiquités de la Nubie, ou monuments inédits des bords du Nil situés entre la première et la seconde cataracte, dessinés et mesurés
1. On sait que cet édifice fut achevé par un artiste des plus distingués, M. Théodore Ballu.
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en 1819. » Paris, Didot, 1821, 1 vol. gr. in-fol. (Hittorf, Discours pron. sur la tombe de G au.)
GAUCHE (François-Tranquille), né à Choisy-le- Roi, en 1766, obtint le deuxième grand prix d'architecture en 1 789. Après avoir exposé au Salon de 1 802 un projet d'abattoir public, il fit partie, en 1808, d'une commission chargée de l'étude définitive des quatre grands abattoirs de Paris, et dirigea la construction de celui de Grenelle. En 181 1 il fut chargé de construire l'Entrepôt des vins, vaste établissement qui occupe une surface de 1 34,000 mètres. A la même époque il fit un projet de Palais de Justice pour la ville de Castelnaudary et étudia la restauration de l'église Notre -Dame de Tonnerre. Il fut, en 181 5, l'architecte de la maison de détention pour les délits politiques, située quai Saint- Bernard, à Paris, ainsi que de l'établissement des Jeunes-Aveugles, où il fit exécuter des travaux de réparations. On lui doit aussi les sépultures des familles de Lépine et Marescot , au cimetière du Père- Lachaise. Gauche fut membre du conseil des Bâtiments civils et suppléa Durand comme professeur d'architecture à l'École polytechnique. Il mourut à Paris en 18461.
GAUCHER (de Reims) fut l'un des architectes de la cathédrale de Reims -, pendant dix-huit ans il travailla aux voûtes et au portail. Son image en marbre noir figurait à l'un des angles du labyrinthe gravé au milieu de la nef, dans le dallage de la cathédrale. Ce labyrinthe fut détruit en 1779 par le chanoine Jacquemart. (Tarbé, N.-D. de Reims.)
GAUDARS (Jean), l'un des architectes du château de
1. Cette notice est le résumé d'une autobiographie de Gauche, dont je possède l'original.
Gaillon, travailla, en i5oy, à la construction de la grande galerie de ce monument, aux portes du « Pavillon » et aux cabinets du jardin. (Deville, Compt. de Gaillon.)
GAUDIN (Etienne), maître des œuvres de maçonnerie du duché d'Orléans, succéda, en 1418, dans ces fonctions à Arnoult de Lully, et travailla particulièrement aux fortifications de la ville. (Buzonnière.)
GAUDIN (Jean). On trouve dans un compte de 1462 la mention suivante : « Item à Jehan Papin et Jehan Gaudin, maistres des œuvres, pour leur vin d'estre allez pour la dicte ville (de Tours), veoir comme on receperoit le portai d'emprès l'arche Saint-Ciquault, à Vençay, à Saint-Sauveur et en autres endroiz des murailles et tours de la dicte ville quil falloit reparer, et à plusieurs foiz ont eu xxvms un d. t.... » (Grandmaison.)
GAUDINET ou GODINET, l'un des architectes de la cathédrale de Sens, succéda en 1 532, comme maître de l'oeuvre, à Cardin Guérard, qui venait de mourir, et cette même année il fit tailler des liais pour la tour de l'horloge. Il construisit, en i53y, les basses-voûtes vers la chapelle Sainte-Croix, du côté gauche de la nef. Il acheva la Tour de pierre et fit la lanterne qui la termine. Il vivait encore en 1 565. On attribue aussi à Gaudinet le bâtiment principal du palais archiépiscopal de Sens. (Quantin, Not. hist. — Sauvageot, Palais et Châteaux.)
GAUSSEL (Jean) construisit, en 1431, le porche de Saint-Germain -l'Auxerrois, à Paris, lequel consiste en trois arcades reliant les pavillons des extrémités du portail. Ce travail ne fut achevé qu'en 1439, et Gaussel reçut, pour la main-
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d'ceuvre, neuf cent soixante livres parisis. (Troche, Mêm. sur le porche de S.-G.-l'Aux.)
GAUTHIER (Jean), de Nantes, fut ingénieur et architecte des bâtiments de la ville de Nancy, dans la première moitié du XVIIPsiècle; sanomination date du 14 février 1733. (P. Morey, Vie de Bqffrand.)
GAUTHIER (Martin-Pierre), élève de Percier , naquit à Troyes, le 9 janvier 1790. A l'âge de 21 ans il remporta le grand prix d'architecture, sur « Une Bourse pour une ville maritime ». Il fit à Rome, comme pensionnaire de l'Académie, des projets de restauration des temples de Mars Vengeur et de la Paix, qui furent remarqués. Au Salon de 18 19, il obtint une médaille d'or pour un projet de basilique chrétienne. Nommé plus tard architecte de l'administration des hospices, fonctions qu'il conserva pendant plus de trente ans, il fit en cette qualité d'importants travaux à l'hospice de Bicêtre, notamment le quartier neuf des Aliénés. Ses autres œuvres sont, à Paris : l'hospice des Orphelins, l'Ecole municipale de la rue de Fleurus, la chaire à prêcher de l'église Saint-Gervais (qui avait été mise au concours, en 1824, par le préfet de la Seine), le nouveau bureau des Nourrices, rue Saint- Denis, l'hôpital de Lariboisière ; à Garches, près Saint-Cloud (Seine), l'hospice de la Reconnaissance; à Cambrai, le monument de Fénelon ; à Mende, celui de Duguesclin ; à Vincennes, la restauration de la Sainte-Chapelle du château \ à Bonneval (Aube), l'église de Saint-Jean-, à Troyes, plusieurs édifices, entre autres l'hospice Saint-Nicolas I. Il a publié :
1. Cet édifice, élevé par Gauthier dans sa ville natale, causa sa mort. Soit incurie de la part de l'inspecteur chargé de la surveillance des travaux, soit malfaçons du fait des entrepreneurs, quelques an-
« Les plus beaux édifices de la ville de Gènes et de ses environs ». Paris, [8l8-i83i, 2 vol. in-fol., fig. Gauthier avait été élu membre de Tlnstitut en 1842-, il mourut en iX33. (Halévy, Disc. pron. sur la tombe de Gauthier. — Gabet, Die t. des art.)
GAUTIER construisit, de 1170 à 1 1 85, la cathédrale de Palerme. (Dussieux, Art. fr.)
GAUTIER, architecte de Stanislas, duc de Lorraine, reçut, en 1 746, des honoraires pour les plans et devis faits par lui des bâtiments de la nouvelle Intendance, à Nancy, de la construction des deux grandes écuries pour le service des troupes, et de la restauration de Phôtel Lunati. (Lepage, A rch. de Nancf.)
GAUTIER (Germain), architecte du roi Louis XIII, était l'oncle de François Mansart et fut son premier maître. (Dargenville.)
GAUTIER LE MÉNÉTRIER. En 1448 il fut envoyé à Bruges par le duc de Bourgogne Philippe le Bon, pour 3^ conduire certains travaux. On attribue à cet architecte le couvent des Cordeliers, à Dijon, lequel était construit
nées s'étaient à peine écoulées que des défectuosités graves se manifestèrent dans les bâtiments. Une action judiciaire s'en suivit, et Gauthier, déclaré responsable en sa qualité d'architecte en chef, dut payer, à titre de dédommagement, une somme considérable. Ce fut sa ruine, et, qui plus est, sa modeste fortune n'ayant pu suffire, il s'endetta, ne put remplir les engagements qu'il avait contractés, et d'impitoyables créanciers l'envoyèrent à la prison de Clichy, où il mourut de chasrin.
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tout en bois. Ce monument curieux a été détruit par le génie militaire. Gautier était encore en exercice en 1455 r. (Ganat, Maît. des œuvres. — Inv. Sothm. Côte-cTOr.)
GAUTIER DE SAINT- HILAI RE, l'un des architectes de la cathédrale de Rouen, exerçait ces fonctions au mois d'août i25i. Il habitait Rouen, sur la paroisse Saint-Michel, où il avait pris à fief , moyennant une rente annuelle de 8 livres tournois , une maison appartenant au chapitre de la cathédrale. (Deville, Rev. des arch.)
GAUZON ou GOUZON fut le premier architecte de l'église du monastère de Cluny, c'était un ci-devant abbé de Baume, alors retiré de Cluny et sur le point de mourir. Selon la légende, les dimensions et l'ornementation de l'édifice lui furent montrées d'une façon surnaturelle, confirmée par sa guérison subite. Ordre lui fut donné de les bien fixer dans sa mémoire et d'aller les communiquer à saint Hugues, abbé de Cluny. Ceci se passait en 1089. (F. Cucherat, Cluny au XIQ siècle.)
GAY (Joseph-Jean-Pascal), né à Lyon le 14 avril 1775, éleva dans sa ville natale plusieurs édifices publics, notamment la Condition des soies , la Halle au blé et la Caserne de la gendarmerie. Il mourut le 16 mai i832. (Biogr. lyonnaise.)
GENTIL. On attribue aux architectes Gentil et Domi-
1. En 1404, un architecte des mêmes nom et surnom et de la même ville fut condamné à une amende « arbitraire » pour s'être marié à une femme qui n'était pas de sa condition, « mais étant femme de condition du doyen de Vandoauvre ». Je ne sais s'il s'agit du même personnage, ou s'il faut voir là le père et le fils
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nique les portails des églises Saint-Nicolas, Saint-Nizier, Saint-Frobert et Saint- André, de Troyes. Ces artistes étaient à la fois architectes et sculpteurs. Grosley, Éphémêrides.)
GENTILLATRE (Léonard), né à Reims en 1674, architecte et graveur, restaura les deux tours de la cathédrale de cette ville. Il eut la direction de tous les travaux de décoration exécutés à l'occasion du sacre de Louis XV , dressa les alignements des promenades, etc. Il dirigea, pendant toute sa vie, les travaux de la ville de Reims, n'ayant jamais voulu accepter d'autres honoraires que le salaire d'un ouvrier. Gomme graveur, on lui doit quatre grandes vues de la cathédrale Ae portail, l'abside et les deux façades latérales), ainsi qu'un plan de la ville orné des vues de ses environs. Il mourut en 1732. [Rens.part.)
GENTILLATRE (Timothée). Son brevet d'architecte du duc de Lorraine fut enregistré le 23 décembre 17 19. Il a bâti, vers 1730, à Nancy, sur l'Esplanade, les nouvelles Halles, avec les logements et écuries qui en dépendent. Gentillâtre mourut le 5 avril 1737, âgé de quarante-huit ans, et fut inhumé dans l'église des Orphelines. CH. Lepage,^4?T/z. de Nancy.)
GEOFFROY, abbé de Saint-Serge, jeta, en io56, les fondements de la cathédrale du Mans, et travailla jusqu'en io65 à la construction de cet édifice. (Marchegay, Archiv. de Maine-et-Loire.)
GEOFFROY DE NOYERS. Saint Hugues de Bourgogne, devenu évêque de Lincoln (Angleterre; , fit construire sa cathédrale par un architecte de ce nom, Français comme lui sans doute et probablement originaire de -Noyers (Yonne).
Toutefois, la cathédrale actuelle n'est pas l'œuvre de Geoffroy: F église élevée par saint Hugues se serait, croit-on, écroulée par suite de la chute de sa tour centrale, qui s'abattit subitement en 1237 I .
GERALD, vingt-deuxième abbé de Saint-Augustin-lez- Limoges, décora son église et fit bâtir le dortoir, la cuisine et le grand réfectoire de son monastère. Sa tombe, conservée au musée de Limoges, porte cette inscription : xm kl maii obiit dom gerald abbas ano MccLxiin. (L'abbé Texier, Man. cPépigraphie.)
GERARD est considéré comme l'ordonnateur et l'architecte des bâtiments de l'abbaye de Grandmont. (Martenne, Ampliss. collect.)
GÉRARD fut l'un des architectes de l'église Sainte-Croix de la Charité- sur-Loire, en io56. {Bull, arch., t. IL)
GERARD. En 1495 les chanoines de l'église Notre- Dame de Saint-Omer, voulant prendre l'avis des gens de l'art sur la restauration du vieux clocher de leur église (laquelle restauration était projetée depuis 1472), firent appeler en consultation avec Jean Hermel , architecte de la ville, les maîtres maçons ou architectes Gérard et Gérard Ledrut, de Lille-, Malin, d'Ayre, et Pierre Tarisel, maître maçon de la cathédrale d'Amiens. ^Hermand, Époques.)
GERARD LEDRUT. — V. LEDRUT (Gérard).
GERMAIN (Laurent) fut, de i5oi à i5o3, chargé de
1. Pour plus ample information, lire un très-bon article du regretté F. de Verneilh, inséré dans les Annales archéologiques, t. XXV.
DICTIONNAIRK
diriger certains travaux de construction exécutés à l'église abbatiale de Saint-Michel, à Tonnerre. [Bull, arch., t. II.)
GERMAIN LE MAÇON, de Corbeil, juré maçon de la ville de Paris, vérifia des travaux de maçonnerie exécutés au château de Conflans par Thomas de Christeul. Cette opération eut lieu le 18 septembre i3i6. (Rens. part.)
GERMAIN (Saint), évêque de Paris, fut l'architecte de l'église que Ghildebert fit construire en l'honneur de saint Vincent. Cette église , devenue depuis la chapelle de l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, fut bâtie en 55o. On croit que ce prélat fut envoyé à Angers par Childebert pour y bâtir une église qu'il consacra à saint Germain, évêque d'Auxerre, et qu'après avoir achevé cet édifice il alla construire un monastère au Mans. (Grégoire de Tours, liv. V. — J. Hiret, Antiq. d'Anjou.)
GERMAIN (Thomas), architecte, sculpteur et orfèvre, né à Paris en 1673, partit de bonne heure pour l'Italie, où il passa plusieurs années à étudier. Il exécuta, pour le grand-duc de Toscane, des ouvrages d'orfèvrerie, et il bâtit une église à Livourne. De retour à Paris, en 1 704, il fut employé par la cour de France et par plusieurs princes étrangers. En 1738 il donna les dessins de l'église Saint-Thomas-du-Louvre, qui fut consacrée le 24 août 17441. Il mourut au Louvre, le 14 août 1748. (Biogr. univ.)
GERUNG. Un plan de l'abbaye de Saint-Gall (Suisse),
1. Cette église, supprimée pendant la Révolution et affectée, en 1801, au culte protestant, fut démolie en 181 1, à l'exception d'un fragment d'abside qui resta debout jusqu'en i85o.
DES ARCHITECTES FRANÇAIS. 3og
exécuté vers Tannée 820, et que possèdent encore les archives de ce monastère supprimé, est attribué à Gerung, architecte de la cour de Charlemagne. Ce plan a été publié par M. Albert Lenoir, dans son Architecture monastique.
GERVAIS, architecte de l'église Saint- Nazaire de Béziers, est signalé dans un vers du récit de la croisade albigeoise : « E arz totz lo mestiers que fetz maestre Gervais. » (Fauriel , Hist. des Croisades.^
GERVAIS (Raimond). En 1562,, à la suite des dévastations commises dans la cathédrale de Poitiers par les protestants, une « visite » de l'église ayant été ordonnée pour estimer la valeur des dommages et indiquer les travaux à faire pour les réparer, Raimond Gervais, « maître de maçonnerie de la maison commune», fut appelé, avec d'autres architectes, pour procéder à cette enquête. [Bull, arch., t. II.)
GEYLER DE KAI S ERB ERG fut l'un des architectes de la cathédrale de Strasbourg ^ en i486 il était en exercice. [Rens. part.)
GI ADOD, architecte lorrain, était, en 1739, à Florence, où il a construit la porte San-Gallo. (Dussieux, Art.fr.)
GIBERGES (Antoine). En 1628-1629, la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, près Villefranche-de-Rouergue, fut agrandie -, Giberges fut chargé d'en « faire et parfaire » le grand portail. Les consuls de Villefranche le chargèrent, en i63i, de faire paver à neuf, en pierres de taille de Mauriac, la même chapelle de Notre-Dame-de-Pitié. (Advielle, Les Beaux- Arts. )
3lO DICTIONNAIRE
G1LBKRT construisait, en 177'», un des grands bâtiments de l'hospice général de Rouen. (Alm. hist.)
G I LE , architecte du XIIIe siècle. La matrice du sceau de cet artiste existe encore-, elle fit l'objet d'une communication de M. L. Delisle à la Société des Antiquaires de France, en i85c). Le sceau porte cette légende : s. (séel) mètre gile le mason de conci. Concy est situé dans le département de Seine-et-Oise, près de Villeneuve-Saint-Georges. {Bull, de la Soc.desAnt.,t. XXVI.)
GILI (Jean) construisait, en 1 3 5 7 , à Montpellier, un grand portail pour les ouvriers de la « commune clôture». En 1 366 il éleva une chapelle ajoutée à l'église de l'hôpital de Saint-Guillem et répara la maison claustrale qui en dépendait. En 1 385 il fut chargé de revêtir toute la nef et les voûtes hautes de Notre-Dame-des-Tables (de la même ville). Il prit part, en 1097, à une expertise d'architectes relative à la reconstruction de la tour du Palais, à Montpellier. (Renouvier et Ricard.)
GILLES et HUE reçurent 2 livres tournois pour le plan de la porte Saint-Sépulcre, de Cambrai, « quand on prit l'avis des ouvriers », le 6 juillet 1390, jour de la pose de la première pierre de cette porte. (Lefebvre, Mater, p. l'hist. des arts.)
GIRALDUS. A Bourges, dans un mur d'enclos de la préfecture, a été encastrée une curieuse porte du XIIe siècle provenant de l'église démolie de Saint-Ursin. Le tympan représente des fables, une chasse à cheval et les signes du Zodiaque. Sur le linteau se lit cette inscription : giraldus fecit istas portas. (Joanne, Itin. Loire et Centre.)
GIRARD. En 1782, lorsque Marie-Antoinette eut fait l'acquisition du château de Saint-Gloud, il fut chargé de restaurer la principale façade de ce palais, ainsi que les pavillons. Il suréleva d'un étage le pavillon de droite, et déplaça la chapelle et rescalier d'honneur. ( Dulaure, Env. de Paris.)
GIRARD CHAPEAU, maçon juré du roi. Le nom de cet artiste est mentionné dans un devis conservé aux Archives nationales, lequel devis est relatif à des travaux de réparations à exécuter dans un hôtel situé à Paris, rue de Paradis. Cette pièce est datée du i5 février 1474. Le sceau de Girard Chapeau est appendu au devis; il montre un écu chargé d'un G dans une couronne de pin et accompagné de trois étoiles, deux en chef, une en pointe, avec cette légende : gerart chapeau. (Rens. pari.)
GIRARD (Jean) , architecte de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, construisit, pour ce prince, le corps de logis du fond du château de Saint-Cloud l. (P. de la Grave, Maisons royales.)
GIRARD (Pierre) fut architecte de la ville de Montpellier, de 1399 à 1412. Il assista, en 1410, avec quelques autres artistes, à une opération faite pour s'assurer si l'eau de la fontaine Saint-Clément pourrait être amenée à Montpellier. (Renouvier et Ricard.)
GIRARD (Pierre). Le 16 mai i557, « maître Pierre Girard, maître maçon du roi, à Fontainebleau », fut parrain
1. Une quittance autographe de Jean Girard, que je possède, nous apprend qu'il recevait du duc d'Orléans, pour ses émoluments, 600 livres par an. Cette quittance est datée du 28 mars i6g5.
d'un fils de Louis Berger on. Girard s'était marié à Catherine De l'Orme, fille du célèbre architecte. [Bull, du Comité, t. II.)
GIRARD IN construisit, en 1780, à Paris, pour le receveur général des finances Nicolas Beaujon, une grande serre dans le parc de l'hôtel d'Évreux (aujourd'hui l'Elysée); le pavillon dit « la Chartreuse », dans le parc situé entre le faubourg du Roule et les Champs- Elysées, et qui a porté longtemps le nom de ce financier • la chapelle Saint-Nicolas-du- Roule, à Paris, et, en 1 784, les bâtiments de l'hospice Beaujon. {Rens. part. — Tbiér)0
GIRAUD (Pierre). De 1768 à 1775 il fut chargé, par Turgot, alors intendant de la généralité de Limoges, d'augmenter les bâtiments de l'Intendance, du Collège, de l'Hôpital général et du Dépôt de mendicité. Il fit réparer les voûtes de l'église collégiale de la même ville, et construisit, dans cette généralité, un certain nombre d'églises et de presbytères. De retour à Paris, il fut nommé, en 1 791, architecte du Palais de Justice et des prisons de Paris, en remplacement de Desmaisons, et peu après architecte en chef du département de la Seine l. Il publia, en 1786, un ouvrage sur la désinfection des
1 . S'il faut en croire Giraud , il aurait rendu d'assez grands services à l'administration municipale de Paris. On en jugera par l'extrait suivant d'une lettre adressée par lui, en date du 3 pluviôse anXI,« au citoyen Mejan, secrétaire général du département de la Seine». « .... Diteslui, je vous prie (au préfet), que c'est moi qui ai refondu et détruit le système barbare des anciens cachots des prisons; que ce sont mes plans qu'on exécute dans tous ces édifices, au moins en ce qui concerne l'isolement, ce qui a diminué les dépenses de construction de près de moitié et assuré pour toujours leur salubrité ; qu'au mois de pluviôse
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fosses d'aisance qui lui valut un prix de 3 ,000 francs. En 1 793 il fit exécuter d'importants travaux déménagement intérieur à l'Hôtel des Invalides. Il a publié les ouvrages suivants : Œuvres diverses. — « Ponts de bateaux mouvants et suspendus en l'air. — Moyen prompt, économique et sûr de réparer les piliers et colonnes engagées du Panthéon français. — Projet d'une Morgue et d'un Marché. — D'une coupole pour la Halle au blé de Paris. — Bourse. — Maisons d'arrêt, etc. » (Plans gravés et coloriés.) — « Les Tombeaux, ou Essai sur les sépultures », ouvrage dans lequel l'auteur rappelle les coutumes des anciens peuples, cite sommairement celles observées chez les modernes , donne les procédés pour dissoudre les chairs, calciner les ossements humains, les convertir en une
an II j'ai exposé ma tête pour rompre (et j'y ai réussi) les mesures atroces combinées depuis longtemps de faire massacrer une seconde fois les prisonniers, alors au nombre de plus de 12,000 dans Paris seulement; qu'immédiatement après la cruelle journée du 2 septembre j'ay porté le premier coup de marteau destructeur à la prison du Châtelet, sous le rapport de son insalubrité et du masque hideux qu'elle offrait à tout le quartier; que la voirie de Montfaucon, ne rapportant autrefois que 3, 000 francs, a été louée, d'après les renseignements que j'ai fournis, 64,100 francs, charges déduites, et que, si l'on saisit bien le moment et mes idées, il n'y aurait rien d'étonnant que le bail fût porté par la suite à plus de 200,000 francs. Or, je n'ai encore rien reçu pour tous ces projets, qui m'ont coûté fort cher, ef dont d'autres se sont emparés.
« Dites enfin au préfet que je n'ai dû la place d'architecte du département (que j'ai occupée jusqu'à la fin de l'an IV) qu'à la mémoire de Turgot et de Franklin, morts avant la Révolution, avec lesquels j'avais eu des relations intimes, et à la recommandation spéciale de Mirabeau et du malheureux La Rochefoucauld; que je serais probablement encore chargé des mêmes fonctions, si des hommes justement méprisés aujourd'hui et autrefois aussi puissants que dangereux ne m'eussent fait connaître qu'il était prudent de m'éloigner d'eux en donnant ma démission de cette place .... »
substance indestructible et « en composer le médaillon de chaque individu ». Paris, an IX (in-40 avec 2 pi.) Il vivait encore en 1802. (Giraud, Not. autobiogr. mss.)
GIRAULT, architecte et ingénieur-machiniste des spectacles du roi, fut chargé, en 1760, par le duc d'Aumont, de la restauration et de l'embellissement du théâtre des Comédiens italiens, à l'hôtel de Bourgogne , rue Mauconseil , à Paris. ^Hurtault et Magny.)
GISORS (Alexandre- Jean-Baptiste-Guy de)1, élève de Boullée, remporta le grand prix d'architecture en 1779, sur « un Muséum des arts ». Il construisit la salle delà Convention nationale, aux Tuileries, puis, avec Lecomte,pour les Cinq-Cents, qui siégeaient au Manège, une salle d'assemblée dans le ci-devant Palais-Bourbon, devenu, par décret de l'Assemblée nationale, « la Maison delà Révolution ». Il fut l'architecte de l'abattoir de Grenelle, commencé en 181 1 et terminé en 18 18. Il a publié les ouvrages suivants : « Essai sur les moyens d'opérer la restauration des supports de la tour du dôme du Panthéon. » Paris, an VII. — « Projet d'embellissement de la Bibliothèque nationale dans l'édifice ci -devant destiné à la paroisse de la Madeleine. » Paris, an VII, in-8°. — « Concours d'architecture pour le projet demandé sur les constructions de la Madeleine. » In-40. — « Thermes de Napoléon, projetés sur le terre-plein du Pont-Neuf, à Paris.» In-8°. (Roquefort. — Rens. part.)
1 . Le brevet d'élève de l'école de Rome décerné à un Gisors, le 4 septembre 1779, porte les prénoms de « Jacques-Pierre ». Est-ce une erreur, ou bien s'agit-il de l'autre Gisors, qui fut le père d'Alphonse ? Toujours est-il que le nom n'est pas précédé de la particule de.
GISORS (Henri-Alphonse-Guy de), neveu du précédent, né à Paris en 1797, élève de son oncle et de Percier, obtint le deuxième grand prix d'architecture au concours de 1823. De cette dernière année à 1840, il construisit ou acheva de construire : à Ajaccio, l'hôtel de la Préfecture-, à Paris, l'hôpital des Cliniques, l'amphithéâtre de l'Observatoire, l'École normale supérieure. Nommé architecte du Luxembourg en 1834, en remplacement de Louis Prévost, qui avait refusé de construire les additions dont le résultat devait être de défigurer l'œuvre de De Brosse, il y éleva la salle provisoire des séances judiciaires, puis la nouvelle salle des séances de la Chambre des Pairs. Il modifia le dessin des parterres, restaura le cloître et la chapelle, et fit un nouvel escalier d'honneur. En 1 854 il entra à l'Académie des Beaux- Arts et fut nommé membre du Conseil général des bâtiments civils. On a de lui une monographie du palais du Luxembourg. Il mourut à Paris le 17 août 1866. [Rev. de Varch.)
GITTARD (Daniel), né à Blandy, bourg de la Brie, le 14 mars 1625 *. Il devint architecte et ingénieur du roi, et travailla en cette qualité à Belle-Ile en-Mer. Gittard fut le quatrième des huit architectes qui composèrent l'Académie d'architecture lors de sa création. Il continua, en 1670, les travaux de l'église Saint-Sulpice, à Paris, commencés par Levau. Les parties de cet édifice qui lui sont attribuées sont
1. Voici l'acte de baptême de Gittard : « Le 14e jour du dit mois de mars 1625 a esté baptisé Daniel, filz de Jehan Gittard et Claude Béchard, ses père et mère, et tenu sur les saints fonts par honorable homme Daniel Viart, laboureur, demeurant au Chatelet en Brie, et par honeste femme Jacqueline Masson, laquelle a déclaré ne sçavoir écrire ny signer, de ce requise par moi curé soubzsigné, qui ay avec le dit Viart signé ces présentes. Signé : Daniel Viart, Turner (curé).»
DICTIONNAl RE
la chapelle de la Vierge, qu'il acheva seulement -, le chœur, les bas-côtés tournants, le bras gauche du transept et le portail du même côté. Les travaux de cette église furent une seconde fois suspendus, en 1675, pour n'être repris qu'en 1718 par Oppenord. Il continua également l'église Saint- Jacques-du- Haut-Pas, à Paris, commencée en i63o, et dont le chœur seulement avait été élevé; c'est à lui qu'on doit le portail et la nef de cette église. Parmi les autres travaux exécutés à Paris par Gittard, on cite les suivants : l'hôtel de Saint- Simon, depuis hôtel de la Force, situé rue Taranne ; l'hôtel de la Meilleraie, rue des Saints-Pères ; la maison de Lulli, rue Neuve-des- Petits- Champs, à l'angle de la rue Sainte- Anne. Il termina le château de Saint-Maur, pour le cardinal du Bellay, lequel avait été commencé par Philibert De l'Orme. Gittard mourut à Paris, le i5 décembre 1686. [Rec. mss. — Piganiol. — Lemaire, Archiv. nobil. univ. — Arch. de Vartfr.)
GITTARD (Pierre), fils de Daniel, fut reçu membre de l'Académie d'architecture le 5 mai 1699. En 171 2 il était ingénieur en chef pour le service du roi à Philippeville, et à Lille en 171 3. Il mourut dans cette dernière ville en 1746. {Arch. de Vartfr.)
GOBELLN (Jean). En 161 1, le 1 3 juillet, lors de la reconstruction de la chapelle des Saints-Martyrs, dépendant de l'abbaye de Montmartre, on fit, en fouillant, la découverte d'une ancienne crypte qui donna lieu à de longues dissertations. Un secrétaire de la Chambre du roi , Pierre Pochât , visita cette crypte en compagnie de plusieurs personnes notables, parmi lesquelles se trouvait « maistre Jean Gobelin », architecte, et Adam Boisset, peintre et sculpteur. (Du Breul.)
GOBERT, architecte du roi, construisit à Paris, pour les Carmes déchaussés (les Petits-Pères), une galerie dépendant de la bibliothèque, et fut reçu, en 1699, membre de l'Académie d'architecture. (Piganiol.)
GABREAU (Jean), un des architectes du château de Chambord, recevait 20 sous par jour pour ses honoraires, et la journée des ouvriers travaillant sous sa direction était de 4, 5 et 6 sous. (De la Saussaye, Chambord.)
GODARD (Claude), architecte et sculpteur Orléanais, fit, vers 161 5, l'autel de la chapelle des Minimes, à Orléans, lequel fut orné de sculptures exécutées par le même artiste. (Buzonnière, Hist. d'Orl.)
GODARD (Pierre) exécuta, à la fin du XVIIe siècle, à Angers, les travaux de la Poissonnerie. (Port, Arch. d'Angers.)
GODDE (Etienne Hippolyte), né à Breteuil (Oise) le 26 décembre 1781, élève de Lagardette, fut architecte de la ville de Paris de 181 3 à i83o. Ses principales œuvres sont: l'église de Boves (Somme)*, des travaux de restauration à la cathédrale d'Amiens et à l'église de Corbie; à Paris, le séminaire Saint-Sulpice, les presbytères de Saint-Pierre de Chaillot et de Notre-Dame de Bonne- Nouvelle-, des travaux d'agrandissement à l'église Sainte- Elisabeth; la chapelle et la porte d'entrée du cimetière du Père-Lachaise -, les monuments funéraires du maréchal Pérignon et de la famille Frochot ; la porte d'entrée du cimetière du Sud et les bâtiments qui en dépendent \ un atlas de 3oo dessins, plans, coupes et élévations des églises de Paris , lequel atlas était conservé dans les ar-
chives municipales de cette ville. Godde mourut à Paris le 7 décembre 1870. {Rais, part.)
GODE (Denis) reconstruisit, à la fin du XIVe siècle, Téglise Saint-Laurent, à Rouen, qui avait été détruite par un incendie. (Rev. des soc. sav., 4e sér., t. VII.)
GO DE AU reconstruisit, de 1727 à 1 73 1 , les bâtiments de l'ancien monastère de la Mercy, à Lyon. [Biogr. lyonnaise.)
GODEFROY, natif de Nointôt (Seine-Inférieure), religieux de l'abbaye de Saint- Wandrille, succéda en 1 25 5 à Pierre Mauriel comme architecte de Téglise de son monastère-, il acheva le chœur de cette église. (L'abbé Cochet, Les Eglises.)
GO DOT, architecte du roi, contrôleur des bâtiments du château de Compiègne, reçu membre de l1 Académie d'architecture en 1739, mourut vers 1760. [Rens. part.)
GOFREDUS. Sur le quatrième chapiteau du sanctuaire de Téglise de Chauvigny (Vienne), on lit ces mots : « gofredvs me fecit ». Si ce nom n'est pas celui d'un sculpteur, il est probable qu'il appartient à l'architecte de l'édifice. (Mérimée, Vqy. dans l'Ouest. )
GOHIER (Michel). Il était, en 1488, maître de l'œuvre de Téglise Saint-Ouen, de Pont-Audemer, et fut appelé, avec Jacques Leroux, pour visiter des travaux exécutés aux fortifications de la ville. (Arch. de l'art fr.)
GOMBERT (Thomas-François-Joseph), né à Lille le 5 janvier 1725, eut pour maître, à Paris, de Vigny. Devenu architecte de sa ville natale, Gombert fut chargé, en 1772, de
DES ARCHITECTES FRANÇAIS. 3 ig
reconstruire Thôtel des Monnaies de Lille. En 1781 il transforma le collège des Jésuites de la même ville en hôpital militaire. Après avoir fait exécuter des travaux considérables pour atténuer les débordements de la Lys, il construisit sur cette rivière le pont de Nieppe. Il mourut à Rault, commune de Lestrem (Pas-de-Calais), le 9 octobre 180 1. (Leroy, Arch. hist.)
GOMELLI (André). Au mois de septembre 1400, Pierre de Soye, échevin d'Orléans, fut envoyé à Bonneval pour traiter avec lui de la construction des tours de la porte de Bourgogne. ( De la Borde, Ducs de Bourg. )
GONDOUIN (Florent), sieur de la Perrière, fut chargé, en i655, de la construction de l'église Notre-Dame des Ardillers, à Saumur. Il avait pour collaborateur un sculpteur nommé P. Biardeau. A la même époque, il fut appelé à Angers pour donner son avis sur la reconstruction des grands ponts de cette ville. Il habitait alors Saumur. (Port, Arch. d'Angers. — Rev. des soc. sav., 3e série, t. III.)
GONDOUIN (Jacques) naquit le 7 juin 1737, à Saint- Ouen-sur-Seine. Élève de Blondel, il remporta, en 1758, le second prix d'architecture et obtint une place de pensionnaire à Rome. Après quatre années de séjour en Italie, il revint en France, et, grâce à la protection de La Martinière, chirurgien de Louis XV, il fut chargé de la construction de F École de Médecine , à Paris , édifice qui , commencé en 1 769 , fut achevé en 1786. En 1806 il éleva la fontaine dite d^sculape, qui fait face à l'École de Médecine. La même année Gondouin commença la construction de la colonne érigée sur la place Vendôme en mémoire de la grande armée; on lui adjoignit pour ce travail Denon et Lepère. Ce monument fut inauguré
le i5 août 1 8 1 o. Gondouin, qui était membre de l'Académie d'architecture depuis 1774, fut, en i7<)5, admis à l'Institut et appelé au Conseil des bâtiments civils. Il mourut à Paris le 29 décembre 18 18. Il a laissé un ouvrage intitulé : « Description des Ecoles de chirurgie. » Paris, 1780, in-fol. (Quatre mère, Not. hist.)
GONIDER fut, au Xe siècle, l'architecte de la cathédrale de Tréguier (Côtes-du-Nord). (Mélanges dliist. et d'arch. bretonnes.)
GONTRAN, abbé de Saint -Trudon, qui vivait au XIe siècle, est cité comme ayant pris part à de grands travaux d'architecture, mais on ignore à quels édifices il a travaillé. (Ghampollion, Doc. )
GOSSE (Michel). On lui attribue la construction de l1 église d'Étretat. Le nom de cet architecte était gravé sur une pierre de l'église. (Bull, arch., t. II.)
GOSSE (Pierre) et Robert Jumel dirigeaient depuis plusieurs années, au commencement du XVIe siècle, les travaux de reconstruction de l'église de Gisors. Gosse mourut en i5o4, le 4 mai, laissant par testament à la fabrique de cette église la modeste somme de 65 sous. (Ami. arch., t: XL)
GOSSET. En 1 5 14, le 6 octobre, il fut appelé, avec d'autres architectes, pour « visiter » le grand portail de l'église Notre-Dame de Saint-Omer, dont la construction avait été commencée en 1 5 1 1 par un architecte brugeois nommé Van der Poêle.
GOUDEVAL (Jean de), maçon juré du roi, à Paris.
Le sceau de cet artiste, appendu à un acte de i5oo, conservé aux Archives nationales, montre un écu à la fasce chargée de trois objets indistincts et accompagné en chef d'une étoile. En voici la légende : iehan de goudeval. (Rens. part.)
GOUET ou GOY (Auguste), en collaboration avec Duclos, a élevé à Versailles, en 1822, sur remplacement de l'ancienne maison Ripaille, une Maison d'arrêt. Il naquit à Melun (Seine-et-Marne) en 1793. Ses autres travaux sont : en 1825 et 1826, les Marchés aux bestiaux de la ville de Poissy et la chapelle de la prison de la même ville- en 1827, à Versailles, la restauration de l'Évêché et la construction du Tribunal de commerce. Il est mort architecte du département de Seine-et Oise. (Gabet. - Leroy, JRu es de Versailles.)
GOUIN (Jérôme) fut l'un des architectes de l'église Notre-Dame-des-Marais, à La Ferté- Bernard. Il mourut en 1 5 26 ou 1527. (Charles, Les Vieilles Maisons.)
GOULET (Nicolas) , né à Paris en 1745, mourut dans a même ville en 1820. Il a publié : « Moyens d'éviter les incendies et d'économiser le bois dans les constructions. » — « Inconvénients des fosses d'aisance et moyen de les supprimer. » Paris, 1785. — « Dissertation sur les murs des quais, les trottoirs et fontaines de Paris, etc. » Paris, 1818. — «Recueil d'architecture civile, ou description des châteaux et maisons de campagne des environs de Paris, etc. » Paris, 1806-1807. — « Description des fêtes du mariage de Napoléon. » Paris, 1 8 1 o. Il a fait le texte du troisième volume de la « Description de Paris », par Landon. Goulet est mort architecte du cadastre de Paris et chevalier de la Légion d'honneur. (Gabet. )
GOURY (Jules), élève d'Achille Leclère, mourut à
Grenade en i83..j., pendant qu'il était occupé à préparer les dessins de l'ouvrage sur l'Alhambra, publié par son collaborateur Owen Jones, sous ce titre : « Plans , élévations et coupes de l'Alhambra, avec les détails de ce magnifique exemple d'architecture mauresque, d'après les dessins faits sur les lieux par Jules Goury et Owen Jones, architectes. » Paris, 1842. Gr. in-fol., 5i pi. col. ( Rens. part.)
GOUSSET 'Jean). Au nombre des gouverneurs de la confrérie du Saint-Sacrement, fondée en l'église Saint- Nicolas-des-Champs, à Paris, se trouvait, en 1490, « Jehan Gousset, maistre masson et bourgois de Paris ». (L'abbé Pascal, St-Nicolas-des-Champs.)
GOUST obtint le deuxième prix d'architecture en 1788. Il était, au mois de janvier 181 1, lors de la mort de Chalgrin, inspecteur des travaux de l'Arc de triomphe de l'Étoile, à Paris-, il succéda à ce dernier comme architecte en chef du monument et suivit fidèlement le projet de son prédécesseur. Interrompus en 181 3, les travaux furent repris en i823', mais à cette époque on adjoignit à Goust Huyot qui, naturellement, occupa le premier rang dans la direction des travaux. Goust se retira en 182g. (Thierry, Arc de triomphe de l'Étoile.)
GOY (Auguste). — V. GOUET.
GRAFFAUT (Jean). En 1 5 16, le 3 décembre, François d'Etaing chargea Graffaut, « masson de Coussergues », de reconstruire le chœur de Téglise de son château de Palmas. L'artiste devait faire aussi, pour cet édifice, deux verrières « les plus larges qui se pourront faire » ; la démolition et la reconstruction de la chapelle, « avec un crosier tailhé, garny
de formeretz, et y faire une verrière bien honeste avec molure et claire voye ». (Maria vagne, Art. du Rouergue.)
GRAMAIN (Pierre). Des travaux de quelque importance étant à faire à la cathédrale de Sens en 1457, une demande de secours fut adressée à Charles VII, et Pierre Gramain, maître des œuvres du roi, ainsi que d'autres jurés « a ce cognoissans » firent la « Visitation de l'église ». Ces experts commencèrent leurs opérations le 17 octobre et les continuèrent pendant quatre jours. Il s'agissait principalement de continuer la tour neuve, qui était restée inachevée et sans couverture. (Quantin , Not. hist.)
GRANDHOMME a construit à Paris, faubourg Saint- Honoré, l'hôtel du comte d'Estignac et celui de Mme Levieux. {Rens. part.)
GRANDJEAN DE MONTIGNY ( Auguste - H enri- Victor) , élève de Percier, naquit à Paris le i5 juillet 1776. Il remporta le grand prix d'architecture en 1799, sur « un Elysée ou cimetière de 5oo mètres ». Parti en 1802 pour Rome, il y passa plusieurs années. Il fut appelé en 1 810 à Cassel et y éleva la salle des Etats , ce qui lui valut d'être nommé, en 181 2, architecte du roi de Westphalie. D'autres édifices furent construits par lui à Cassel, notamment une porte triomphale, des fontaines publiques , un théâtre, et la reconstruction presque complète du palais du roi. Après les événements de 18 14 il se rendit à Rio-de-Janeiro, où il fut chargé de la construction du palais des Beaux-Arts, de la Bourse, de villas, etc. En 1829, à l'occasion du mariage de Don Pedro, il éleva sur la place du Palais une décoration se composant d'un temple à î'hyménée encadré dans une colonnade. En 1847 l'empereur du Brésil lui décerna le titre d'offi-
cier de Tordre de la Rose. Il a public les ouvrages suivants : « Recueil des plus beaux tombeaux exécutes en Italie dans les XVe et XVIe siècles. » Paris, i8l3, 24 pi. in-fol. — « Architecture de la Toscane, ou palais, maisons et autres édilîces de Toscane, mesurés et dessinés par A. Famin et A. Grandjean de Montigny, architectes. » Paris, Didot, 1 8 1 5, in-fol. , 109 pi. (Taunay, Not. sur Grandjean. — Brunet, Alan, du libr.)
GRAND-RÉMY (Etienne). Le maréchal de Cossé ayant acquis de la sœur de Philibert de l'Orme une maison sise à Paris, rue Saint-Antoine, connue sous le nom d'hôtel ou de « logis d'Etampes », plusieurs architectes, au nombre desquels se trouvait Grand- Rémy, furent chargés de constater l'état de cette maison et d'indiquer les réparations que cet état pouvait exiger. Dans le rapport des experts, daté du 8 juin 1572, Grand-Rémy est qualifié de « maistre général des œuvres de maçonnerye du roy ». (Arch. de l'art fr. , 2e série, t. IL)
GRAPPIN (Jean), architecte de l'église de Saint- Gervais et de Saint-Protais, de Gisors, est mentionné dans les comptes conservés aux archives de cette église à partir de 1 53g. En cette année il exécuta pour le grand portail « une Notre-Dame et ung saint Michel, et plusieurs petits ymages ». En 1 542 il fit d'autres sculptures pour la voussure du même portail -, en 1 558 il acheva la nef et jeta les fondements de la grosse tour. Il se rendit à Vernon en 1 569 pour choisir de la pierre, laquelle était destinée au « pupitre ou jubé », et reçut l'année suivante des honoraires pour ce travail. D'autres honoraires lui furent payés en 1 572- 1 5y3 pour une chapelle que « le déffunct Nicollas de Gamachère » avait « ordonné estre faicte en la dicte église ». En 1574-1575 il fit les « fonts » et l'escalier delà tour. Au mois de mai i58o Boguet fut appelé à succéder à Jean Grappin. ( Delaborde, Doc. inédits.)
GRAPPIN (Robert), père du précédent, fit en 1 52 1 les sept grandes figures qui remplissent une série de niches placées au haut portail de l'église Saint - Gervais et Saint- Protais, deGisors. Il figure dans les comptes des années i523 et suivantes pour divers travaux exécutés ou dirigés par lui en sa qualité de « maistre masson de ladite église ». En 1543, la nef de l'église ayant été renversée par le vent, il fut chargé de la réédifier. Cet événement est ainsi mentionné : « Vray est que après l'infortune du ventz advenue en la nef, le jour de Nostre-Dame Conception dernier, fut donné et aulmosné par aulcuns des dits paroissiens quelques deniers pour aider à reffaire les démolicions advenues en la présente nef. » Il vivait encore en 1547. (Delaborde,Z)oc. inéd.)
GRATTA (Antoine). C'est à lui qu'on doit le grand pont jeté sur la Moselle pour relier les deux villes de Pont-à- Mousson. Ce travail fut entrepris en i58o, sous le duc de Lorraine Charles III. (Calmet, Bibl. lorraine.)
GRAVETON (Balthasard) alla s'établir à Cordoue, vers le milieu du XVIIIe siècle, avec son compatriote, le sculpteur Verdiguier. Ils exécutèrent dans cette ville le trophée colossal en marbre appelé « El Triunfo », érigé en l'honneur de l'archevêque S. Raphaël. (Dussieux, Art. fr.)
GREFFIER (Simon) et François Auger relevèrent, à leurs frais, le pignon du bas de la nef de l'église Saint-Hilaire, à Tours. Ces travaux étaient terminés en 1696. (Grand maison.)
GRÉGOIRE (H.) naquit près de Maubeuge (Nord) en 1791. Après avoir étudié à l'école des Beaux-Arts de Paris, de 1806 à 181 1, il alla s'établir à Rouen, où il devint archi-
tcctc de la Seine -Inférieure. On lui doit l'hospice des Aliénés de cette ville, commencé par Jouannin; mais son œuvre principale est le nouveau portail de l'église Saint-Ouen. En 1840 il restaura le plafond de la nef et les fausses voûtes de l'église Saint- Etienne, à Fécamp. (Guyot de Fère. — E. Frère, Mail, du bibl. normand. — L'abbé Cochet, Égl. de l'arr. du Havre.)
GRENEUSE (Thomas). En i5y5 deux maîtres maçons de Paris, Mathieu le Divin et Thomas Greneuse, prenaient la qualité de « bacheliers en Part de maçonnerie ». C'étaient évidemment des architectes. (Mélicocq, Art. du
Nord.)
GRETERIN construisit à Paris, avec la collaboration de Grillon, l'Entrepôt des Douanes. Il mourut en 1846, à lage de quarante-cinq ans.
GRIGNON (Mathurin) succéda en 1529 à Jean Texier comme architecte de l'église Notre-Dame, de la Ferté- Bernard. Il mourut vers la fin de Tannée 1 532. (L. Charles, Notes biogr. sur la F .-Bernard.)
GRILLON (Edme- Je an-Louis) , né à Paris en 1 786, remporta le deuxième grand prix d'architecture en 1 809. Il fut chargé de la construction du monument qui devait être élevé à Louis XVI sur la place de ce nom (aujourd'hui « de la Concorde »), à Paris • mais la Révolution de i83o fit suspendre l'exécution de ce travail. Les fondations jetées par Grillon reçurent, en 1 836, le piédestal de l'obélisque. Il dirigea vers 1840, en collaboration avec Gréterin, les travaux de l'Entrepôt des Douanes, et devint inspecteur générai des Bâtiments
civils. Grillon fut un des collaborateurs de l'ouvrage intitule : « Choix d'édifices publics en France, etc. » (Rens. part.)
GRILLOT (Nicolas), né en 1759, mourut à Nancy en 1824, architecte du département de la Meurthe. Ses principaux travaux sont les suivants : à Nancy , le Collège, la restauration du palais ducal, la décoration des salles de spectacle et de bal; à Epinal, le Tribunal et la Salle de spectacle; on lui doit aussi le bain royal de Plombières. {Biogr. des h. marq. de Vanc. Lorraine.)
GUÉNEPIN (Auguste-Jean-Marie), élève dePeyre ( Antoine- François), naquitàParisle 17 juin 1790. Il remporta le premier grand prix d'architecture en i8o5, et partit pour Rome. Après avoir quitté l'Académie de France dans les premiers mois de 1 8 1 o, il parcourut le centre et le nord de l'Italie l
1. Je possède une lettre de Guénepin, datée de Bologne, le i5 juin 1810. Cette lettre, pleine de jeunesse et d'entrain, est adressée à Huyot, qui était alors pensionnaire à l'Académie de France. Guénepin y rend compte à son camarade d'une tournée qu'il fait en Italie en passant par Ancône, Sinigaglia, Fano, Pesaro, Rimini, Ravenne, etc. Chacun des monuments qu'a rencontrés le jeune artiste est décrit là au courant de la plume, en quelques mots, et dans un langage élégant et précis où l'on reconnaît le lauréat qui avait, à l'âge de treize ans, remporté un second prix au grand concours des collèges nationaux. Bien que cette lettre soit assez longue, elle est trop intéressante pour que je ne la donne pas in extenso. La voici : « Mon cher ami, je suis à Bologne depuis trois jours et j'y resterai quelque temps. Il fait une chaleur excessive depuis quelques jours et il m'est impossible de travailler beaucoup. Cette ville est vraiment très-intéressante et gagne beaucoup à être connue. Je viens d'y louer une petite chambre et je
dîne chez le traiteur; j'y dépense à peu près comme chez N (nom
illisible). Jeté remercie infiniment de ta lettre, que j'ai reçue à Ancône; elle est remplie de détails qui m'ont fait grand plaisir; j'espère
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et rentra en France. Après avoir été attaché aux travaux de l'abattoir Montmartre en qualité d'inspecteur, il fut, en 1X20, choisi pour remplir les mêmes fonctions au séminaire Saint-
que celle-ci sera au moins aussi longue que la tienne. Tu pourras vérifier si le papier est rogné. J'ai eu à Ancône et à Fano quelques légers soupçons de fièvre, mais imperceptibles, huit jours après avoir renoncé au quinquina, que j'avois eu la bonhomie de prendre quarante-six jours de suite. Tu peux faire part de cette expérience à ceux qui ont la bonté d'y croire et qui savent si bien expliquer a chaque reprise pourquoi on a eu la fièvre. Je vais te continuer, en gros, la relation de mon voyage. J'en suis resté à Ancône dans ma lettre à Achille |LeclèreJ. J'ai vu dans cette ville une chose qui m'a fait grand plaisir, c'est la comédie jouée à peu près comme chez les Anciens, c'est-à-dire avec des masques et en plein jour. On jouoit une jolie comédie de Goldoni, et le Pantalon, l'Arlequin, le Brighella, avoient des masques sur la figure. A Bologne on vient de terminer un théâtre découvert où l'on joue aussi en plein jour; il est d'un architecte qui n'est pas sans talent. On pourroit faire beaucoup mieux, mais enfin c'est un théâtre à l'antique, au moins en partie; il y a des gradins et des vomitoires. Je retournerai à Ancône. L'arc de Trajan est trèsbeau, mais, à mon avis, bien au-dessous de ceux de Rome J'ai cru reconnaître dans ce que j'ai vu d'antique hors de Rome un certain air d'architecture de province, uni cependant au grand caractère que les Anciens ont toujours su donner à leurs monuments. — Sinigaglia. La disposition de la ville, à l'endroit du canal où se tient la foire, est très-belle. Ce canal est bordé de longs portiques où se mettent les marchands. On en construit encore en ce moment une grande partie qui servira je ne sais quand, car cette année, vu les circonstances, la foire sera presque nulle. — Fano. La charmante église de S. Paterniano, dont le Bramante a fait l'intérieur et les cloîtres; la partie supérieure de l'arc antique est du temps d'Auguste, la partie au-dessus a été ajoutée du temps de Constantin. Attenant à l'arc est une petite église dont la façade, faite dans le XVe siècle, est bien jolie. Sur cette façade est sculpté en bas-relief l'arc antique, avec une inscription qui dit que l'arc ayant beaucoup souffert dans un siège pendant lequel il avoit été battu par des machines de guerre, on l'avoit gravé tel qu'il étoit auparavant, pour en conserver la mémoire. A mon avis, ce
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Sulpice, alors en construction. La même année il fut chargé de faire un projet de restauration de la fontaine de Grenelle; il s'agissait surtout d'ajouter à ce monument l'eau qui y man-
monument est fort curieux, en ce qu'il fait voir en quelque sorte ce que l'on pensoit de l'antique à l'époque de la Renaissance; il paroit qu'on n'avoit pas alors pour l'antique le même respect qu'à présent. D'abord il n'est pas même exécuté sur l'échelle; le caractère des corniches est entièrement changé dans quelques-unes et ils ont ajouté à l'arc toutes les gentillesses de la Renaissance, comme les moulures des chambranles d'arcades qui retournent par le bas, etc., etc. — Pesavo. Quelques jolis plans. — Rimini. L'arc antique est fort beau, mais le fronton est très-désagréable; il est plaqué sur le mur et s'arrête aux colonnes engagées sur lesquelles l'entablement profile, de manière que le fronton est en retraite sur ces colonnes. Tu le trouveras gravé partout. Ce qu'il y a d'admirable est S. François, par Léon Baptiste Alberti. La façade n'est pas terminée, et peut-être perdroitelle de son grand caractère à être finie. Dans cet ouvrage, l'architecte est bien au-dessus de Bramante, en ce qu'il a su joindre à la finesse des profils le grand caractère de l'antique; c'est un des monuments de l'Italie qui m'a fait le plus de plaisir. L'intérieur est dans un autre genre, mais délicieux. Je suis allé à Urbin, à vingt-deux milles de la route. Le palais des ducs est une très-belle chose; la façade n'est pas terminée, mais, telle qu'elle est, c'est ce que j'ai vu de plus coquet en architecture de la Renaissance. La cour quarrée est parfaitement belle : figure-toi le troisième ordre de la cour de la Chancellerie posé sur le premier, dans une superbe proportion. Tout autour du portique du rez-de-chaussée sont rangées des antiquités. Au premier étage, la galerie fait aussi le tour de la cour; elle est de même garnie d'antiquités très-bien disposées. Il y a surtout une magnifique collection de machines de guerre antiques et modernes, en bas-relief. Ensuite toutes les salles sont remplies de charmants détails de la Renaissance ; les portes en marbre ont jusqu'à trois et quatre largeurs d'ornemens. L'exécution est au moins aussi belle que dans la chapelle Sixtine, mais il y en a cent fois plus. — Ravenne. Je m'attendois à tout autre chose : je croyais trouver une ville sombre, remplie de fabriques presque barbares, dans le genre des villes antiques que nous avons parcourues ensemble ; tout au contraire les rues sont tres-
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quait et qui y manque encore, mais ce projet ne reçut pas son exécution. Vers la même époque, il érigea dans le parc de M. de Sommariva une des deux reproductions du monument chorégique de Lysicrate, dont la première existe dans le parc de Saint-Cloud. En 1822 il construisit l'église de Noisy-lc-Scc, et plus tard une chapelle dans l'Ile Saint-Denis. En 182G il fit exécuter, sur ses dessins, le maître autel de l'église Saint- Thomas-d'Aquin, à Paris. En 1 833 il fut élu membre de
larges, les maisons les plus hautes ont deux étages et toutes sont trèsmodernes. Mais entrez dans les églises, vous vous croyez à Rome; presque toutes ont la forme de basiliques portées par des colonnes de marbre et garnies de mosaïques. Il faut remarquer dans l'église S. Apollinare Nuove les grandes mosaïques des colonnes. Au commencement elles représentent un vaste monument sur lequel est écrit Palais : on croit que c'est celui de Théodoric. Il est très-curieux. Les colonnes portent des arcades et ces arcades sont fermées par des rideaux retroussés de différentes manières. Cela ressemble juste au palais de Rome [reproduit] en perspective dans l'ouvrage du Suisse que tu connais. Le baptistère est une chose charmante. L'église du Spirito Santo est aussi fort jolie, mais tout cela porte un caractère barbare. — = Forli, Faen^a, Imola n'ont guère d'intéressant que les places publiques. Le reste au prochain numéro. — Le palais de Vignole, sur la place de Bologne, est une des plus belles choses qu'il ait faites, si l'on tient compte des difficultés : il a dû conserver deux rues existantes et une grande partie des petites fenêtres dont la façade était criblée. L'ensemble est d'un très-beau caractère. Le palais en face de Saint-Pétrone est aussi fort joli, mais il est bien antérieur à Vignole. Voilà, mon cher ami, où j'en suis; j'ai fait deux cents lieues pour venir à Bologne, qui n'est qu'à soixante-et-dix de Rome. Fais-mo.i le plaisir de me répondre sur le champ. Informe-toi chez M. d'Agincourt où est M. Paris. Une fois pour toutes, il y a toujours dans mes lettres des respects pour M. d'Agincourt,
M. Suvée, M. et Mme Lethiere Adieu, je t'embrasse et suis pour
la vie ton ami,
« GuÉNEPIN. »
T Académie des Beaux- Arts. Guénepin mourut à Paris, le 5 mars 1842. (Lequeux, Not. sur Guénepin.)
GUÉRARD (Cardin). — V. CARDIN GUÉRARD.
GUERARD (Jean). Dans le compte des exécuteurs testamentaires du duc Jean de Berry, année 14.16, Jean Guérard est qualifié de « maître de la massonnerie » du duc. (Girardot, Les Art. de Bourges. — Arch. de l'art fr.)
GUÉRARD HANET, maître des œuvres de la ville de Béthune, se rendit en i5oy à Arras, avec le maçon Jean Grosset, pour y « visiter les ouvraiges du bolewert de la porte de Hagerue ». (Mélicocq, Art. du Nord.)
GUÉRARD ISERMAN \ maître des œuvres de la ville de Béthune. En 1 5 10 il « restouppait et remaçonnait » les canonnières des remparts de cette ville. (Mélicocq, Art. du Nord.)
GUÉRI MAL PAYE. L'église de l'abbaye de Boulancourt (Haute-Marne) ayant été endommagée pendant l'invasion anglaise, l'abbé de ce monastère traita, le 7 décembre 1428, avec « maître Guéri Malpayé, masçon, demourant à Bar-le-Duc », pour la restauration de son église. Ces travaux coûtèrent « 400 écus d'or, un muid de froment, une émine de pois, une émine de fèves, un cent de lard et six queues de vin ». (L'abbé Ch. Lalorc.)
1 . Ce Guérard est probablement fils ou frère du précédent, malgré la différence qui existe entre ces deux noms composés. Dans île nord de la France il est d'usage d'ajouter à son nom celui de sa femme, d'où il est permis de conclure que le premier Guérard avait sans doute épousé une Hanet et le second une Iserman.
DICTION'NAl RH
G U K R I N ( C i. a u de ) . L'hôpital du Saint - Esprit avait, au rez-de-chaussée, sa chapelle adossée au bâtiment principal de l'Hôtel de ville de Paris. Le prévôt et les échevins ayant obtenu des gouverneurs de l'hôpital l'autorisation de faire construire une chapelle qui devait être superposée à la leur, et se trouver ainsi au niveau de la grande salle de l'Hôtel de ville, des architectes furent désignés par les parties pour dresser le devis de cette construction , stipuler les conditions imposées à son érection et limiter la servitude consentie par les gouverneurs de l'hôpital. Un procès-verbal, qui existait aux archives de l'Hôtel de ville de Paris et qui portait la date du 21 mars 1608, faisait connaître les noms de ces architectes, parmi lesquels se trouvait Claude Guérin. (Leroux de L., Hôtel de ville.)
GUÉR IN, architecte du XIIIe siècle, fut enterré à Saint- Denis, près Paris. Sa tombe, retrouvée dans cette ville, porte cette inscription gravée en grandes capitales sur les bords de la pierre : « ave maria, mètre guerin et marguerite sa famé