JACQUEMIN DE LENONCOURT. - V. LE- NONCOURT
JACQUES, moine de Saint- Bénigne, de Dijon, figure au nécrologe de son monastère à la date du « ge des kalendes de juillet «. Il y est, de plus, mentionné comme ayant copié Y Ancien Testament , bâti la chapelle de Saint - Benoît et recouvert l'église. (Hist.litt., t. VII, p. 35.)
JACQUIN (Etienne) était maître des œuvres de la cathédrale de Sens, à la fin du XIVe siècle. (Quantin, Not. hist.)
JACQUOT DE VAUCOULEURS. - V. VAU- COULEURS (Jacquot de).
JADOT (Jean-Nicolas), né à Lunéville en 1710. Architecte ordinaire du duc de Lorraine François III, et directeur de ses bâtiments en Toscane, il éleva à Florence un arc de triomphe. En 1736 il fut l'architecte des fêtes données
à l'occasion du mariage de François III avec Marie-Thérèse -, il construisit pour ces fêtes, à Nancy, un temple de l'Hymen et de la Paix, dont la hauteur était de « 80 pieds ». Il passa ensuite au service de cette princesse, et éleva à Vienne plusieurs monuments. Il mourut à Commercy en 1761. [Biog. des h. marq. de la Lorr. — Lionnois.)
JAEGKER. - V. ZEITZ.
JAMES (Jean). En 143 1, à la date du i5 juillet, il était maître des œuvres de maçonnerie et de charpenterie, et garde des fontaines de la ville de Paris. (Leroux de L. , Hôt.
de v.)
JAMIN (François), né en i5g3, fils de Gracieux Jamin. Sa famille, originaire de Lorraine, alla se fixer à Fontainebleau sous François Ier. Il fut l'un des architectes du château de cette ville. Jamin vivait encore en 1642. (L'abbé Tisserand, Registres d'Avon.)
JAMIN (Gracieux), architecte du château de Fontainebleau sous Henri IV. Il â élevé dans cette résidence les bâtiments delà cour des cuisines, lesquels furent terminés en 1609. Il avait le titre de commis des bâtiments du roi. (L'abbé Tisserand, Registres d'Avon.)
JANIN (Joseph). L'église des Augustins, de Lyon, commencée en 1759 par Léonard Roux, fut terminée en 1789 par le Père Janin, religieux de cet Ordre. Le P. Janin, né à Lyon en 17 1 5 , mourut sur l'échafaud révolutionnaire le i5 mai 1794. (Leymarie, Lyon anc.)
JANSON construisit, en 1787, pour les princesses Adé-
laïde et Victoire, tantes de Louis XVI, la galerie septentrionale de l'ancien établissement thermal de Vichy. (Joanne, Auvergne et Dauphiné.)
JARDE (Robert) fut l'architecte des tours de l'église Saint-Remy, de Rennes, en 1540. [Mél. dhist. et darch. bretonnes.)
JARDIN (Louis-Henri), frère de Nicolas-Henri (V. le suivant), né à Saint-Germain-des-Noyers en 1730, mort à Copenhague en 1759, suivit son frère en Danemark et fut nommé, en 1755, professeur à l'Académie de Copenhague. (Dussieux.)
JARDIN (Ni col as -Henri), né à Saint-Germain-des- Noyers, le 24 mars 1720 ', remporta le grand prix d'architecture en 1 741 , sur « un Chœur d'église cathédrale ». Il n'obtint pas de suite sa pension à l'Académie de Rome, car il n'arriva dans cette ville que le 2 1 décembre 1 744 ; il la quitta au printemps de 1748. En 1754 ou 1755, il fut appelée Copenhague par le roi Frédéric V, qui le nomma professeur d'architecture à l'Académie royale et intendant des bâtiments royaux. 11 construisit à Copenhague l'église royale, fondée en l'honneur des trois siècles d'existence de la maison d'Oldenbourg; la salle des Chevaliers, au château de Christianbourg -, à Jœgensdorf,
1. Voici l'acte de baptême de cet architecte : « L'an de grâce 1720, le 24 mars, par moi, prêtre, curé de Saint-Germain-des-Noyers, soussigné, a été baptisé un enfant masle, Nicolas Jardin, né le 22 du courant, à minuit, du légitime mariage de Nicolas Jardin et de Blanche Pavin, sa femme, de cette paroisse, ses père et mère. Les parrain et marraine ont été Nicolas Jardin et Catherine Pavin. » ( Lemaire, Archiv.)
DES ARCHITECTES FRANÇAIS. 3^g
le château de plaisance de Bernsdorf et le palais d'Amaliegade. Il a fait aussi des décorations d'arcs de triomphe et le dessin du catafalque de Frédéric V. Il revint en France en 1 771, et fut admis la même année, le 22 décembre, à l'Académie d'architecture, et peu après nommé architecte du roi et chevalier de Saint-Michel. En 1782 il fut appelé à Orléans, avec Guillaumot et Mique, pour donner son avis sur des désordres qui s'étaient manifestés dans certaines parties nouvellement construites de la cathédrale. Vers la même époque il construisit, à Ivry, près Paris, une maison de campagne pour le sieur Vieillard. En 1786, Antoine et lui reçurent de la municipalité de Cambrai la somme de 1,600 florins pour les plans de la nouvelle façade de l'Hôtel de ville. Il a publié : « Plans, coupes et élévations de l'église royale de Frédéric V, par N. -H. Jardin, premier architecte du roi (de Danemark). » Gr. in-fol., fig. Jardin mourut en 1802. (Thiéry. — De Buzonniére. — Dussieux. — Lefebvre, Mater, p. Vhist. des arts.)
JARNAC (Constantin de). Il existe à Périgueux , dans l'église de la Cité, un mausolée, celui de l'évêque Jean d'Assida-de-Surat, qui est son œuvre. C'est un travail de la fin du XIIe siècle, ayant la forme d'une arcade aveugle surmontée d'un fronton sans base. Deux colonnes, dont les fûts ont disparu, supportaient le cintre légèrement ogival de l'arcade. Constantin a signé son œuvre ainsi qu'il suit : Constantin : de : iarnac : fecit : hoc : op.
JARNAY, religieux de l'abbaye de la Trinité, à Vendôme, construisit, en 1492, le portail de l'église de ce monastère. (Guilbert, Hist. des vil. de Fr.)
JAY (Adolphe-Marie-François), élève de Percier , naquit à Lyon le i3 juillet 1789. Il suivit les cours de l'Ecole
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des Beaux- Arts, de 181 i à 1819, et partit ensuite pour l'Italie. Nommé en 1825 professeur de construction à l'École des Beaux-Arts, il occupa cette chaire jusqu'en 1 863. Attaché en 1 83 1 à l'agence des travaux des Greniers de réserve de Paris, lesquels avaient été commencés en 1807 et successivement dirigés par Delannoy, Caristie et Gourlier, c'est lui qui termina cet édifice, en 1848. En qualité d'architecte de la ville de Paris pour la section des Abattoirs, de l'Entrepôt des vins, des barrières et du cimetière du Père-Lachaise, il a fait exécuter pour ces établissements de nombreux travaux , notamment la restauration et l'achèvement des deux colonnes de la barrière du Trône. Il a publié, depuis i83i, divers mémoires sur des questions se rattachant à l'architecture : i° « Examen des différentes pierres provenant des vallées avoisinant le canal de l'Ourcq. » — 20 (en collaboration avec Alex. Miche) « L'Architecture pratique nouvelle •, ou Bullet rectifié et entièrement refondu. » Décoré de la Légion d'honneur en i85o, Jay mourut à Paris le 7 décembre 1871 l.
1. Si Jay n'a pas été un artiste brillant, on peut dire, sans crainte d'être démenti, qu'il a été un homme utile. Durant quarante ans qu'il a occupé sa chaire à l'Ecole des Beaux-Arts, que de générations d'architectes sont passées devant son tableau noir ! Etranger aux X et aux formules qui conviennent aux ingénieurs, mais auxquels mordent peu les artistes, hommes de sentiment, son enseignement était avant tout pratique, c'est-à-dire excellent. Jay avait pour ses élèves des sentiments pour ainsi dire paternels, aussi l'aimait-on plus qu'on ne le craignait. Il appartenait, comme Lavit, le professeur de mathématiques, son collègue d'il y a trente ans, à cette bonne pâte de professeurs, passés de mode, qui ne recherchaient pas des fonctions publiques seulement pour manger au budget, mais pour en accomplir les devoirs avec conscience, avec dévouement. Ceux d'aujourd'hui exposent de plus savantes théories sans doute, et font de plus belles phrases, mais leurs leçons en sont-elles meilleures ?
JEAN, chanoine, construisit au XIe siècle l'église Saint- Jean, de La Chaise-le- Vicomte. {Bull, mon., t. VIL)
JEAN ANTOINE, architecte et arpenteur général du département de Metz , est l'auteur d'un « Traité d'architecture » publié à Trêves en 1758. (Destailleur, Notices.)
JEAN DE BOLOGNE.— V.BOLOGNE (Jean de).
JEAN DE CHELLES. — V. CH ELLES (Jean de).
JEAN DE COMMERCY.— V. COMMERCY (Jean
de).
JEAN DE DIJON.— V. DIJON (Jean de).
JEAN (Frère), religieux dominicain, reconstruisit en 1701 F église Notre-Dame de Bordeaux, qui datait du XIIIe siècle. Il fut aussi, dit-on, le sculpteur et le peintre de cet édifice. ( Joanne, Loire et Centre.)
JEAN DE FORGE. — V. DE FORGE (Jean).
JEAN DE HESDIN.— V. HESDIN (Jean de).
JEAN, dit le Maçon. Dans un passage du testament d'Olivier de Clisson, on trouve un legs de trente livres fait à « maistre Jehan, le maczon, maistre de l'œuvre du chasteau de Jocelin ». On sait, comme le dit d'Argentrée,que le connétable « avoit esté grand bâtisseur en son temps ». Il estprésumable que le tombeau d'Olivier et de Marguerite de Rohan, sa femme, qu'on voit encore dans cette église, est également l'œuvre de Jean. On peut lui attribuer aussi le chœur de l'é-
glise Notre-Dame de Josselin, qui fut bâti à la même époque (vers 1400). [ Bull, mon., t. IX.— Note de M. Biseul.)
JEAN, dit MAITRE-JEAN, bourgeois de Saint- Quentin, fut un des architectes du chœur de l'église collégiale de cette ville, lequel chœur fut achevé en 1257 et consacré en présence de saint Louis. (Guibert, Hist. des Villes de France.^
JEAN DE PARIS. — V. PERRÉAL (Jean).
JEAN DE ROUEN.— V. ROUEN (Jean de).
JEAN DE SAINT PIERRE. — V. SAINT- PIERRE (Jean de).
JEAN DE SOISSONS.— V. SOISSONS (Jean de).
JEAN DE VENDOME.— V, VENDOME (Jean de).
JEANSON ou JHANSON (Pierre). En i5o9 il construisit , avec Pierre Honnet, le cloître du monastère de Montier-la-Celle, à Troyes. Le 12 mai 1 5 1 1 il visita les quatre piliers du chœur de l'église Saint-Jean, de la même ville, en présence de plusieurs paroissiens, « pour veoir ce qui estoit bon à faire touchant la réédification des dits piliers ». (Grosley, Éphém. — Assier, Compt. de lafabr.)
JEAN DE VERDUN. — V. VERDUN (Jean de).
JENNESSON (Jean-Nicolas), né à Nancy, architecte du duc François III de Lorraine, travaillait en 172g au palais ducal de Nancy. Il fit, à cette époque, démolir une
galerie de pierre à entrelacs qui régnait au devant du corps de bâtiment voisin des Cordeliers, et reconstruisit ensuite cette galerie sur un nouveau plan -, il fit aussi exécuter des travaux dans un autre corps de bâtiment du palais appelé le Louvre. Il existe parmi les pièces justificatives des comptes de l'ancien trésorier général de la Lorraine un « Toisé des ouvrages fait par le sieur Jennesson, architecte des bâtiments de S. A., tant à la galerie du Palais Royal que dans l'intérieur du dit Louvre ». Jennesson a donné les plans et dirigé l'exécution de l'église Saint-Sébastien, à Nancy, achevée en 173 1. Il a aussi construit à ses frais la chapelle Saint-Pierre, qu'il céda à la ville de Nancy. On lui doit en outre un certain nombre de maisons particulières construites dans la même ville et dans ses faubourgs. ( Calmet, Bibl. lorraine. — Lepage, Palais ducal.)
JENSUYN (Jean). Son nom figure dans les comptes de la ville de Tours, de i55o, à 1570. En 1 55g il reçut « onze livres dix-neufs sols quatre deniers tournois », pour des travaux de réparations exécutés au pont Saint-Éloy. (Grandmaison.)
JÉRÔME DE ROUEN. — V. ROUEN (Jérôme de).
JOFFROY, maître des œuvres de la comtesse de Flandre et de Bourgogne, fit exécuter en 1 377 des travaux au château de Bracon. (Rossignol, Invent.)
JOLIS (Simon). En 1438, Charles d'Orléans et de Valois fit donner à Simon Jolis, maître des œuvres du comté de Blois, un arpent de bois à prendre dans la forêt de Blois, « pour iceluy arpent de bois estre, par ledit Simon Jolis, mis et employé en certaines réparations qu'il convient faire es
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ponts-leve)rs, herse et clôture de la porte des champs du chastel de Blois ». Il était mort en 1 4'3tj. De La borde, Ducs de Bourg:)
JONCH ERY (Michelin de). En 1372 cet artiste,qualifié de maçon, s'engageait envers le chapitre de la cathédrale de Troyes à travailler à ce monument, au prix de trois sous tournois par jour. En i382 , associé à son confrère Jean Thierry, il fit un projet de jubé pour cette église. Dessiné d'abord sur parchemin, ce plan fut, selon le désir exprimé par les chanoines, exécuté en grand sur une aire préparée à cet effet. Mais tandis qu'on songeait à édifier, la foudre se préparait à détruire; elle tomba sur l'église le 9 juillet, et mit le feu à la charpente du comble*, de sorte que les sommes destinées au jubé furent employées à la réparation du dommage causé par l'incendie. Les deux artistes reprirent leur travail, mais il fut de nouveau interrompu par l'arrivée d'un certain Henri de Bruxelles, venu de Paris, lequel critiqua le projet en cours d'exécution, se posa en concurrent, présenta un nouveau plan, et réussit à le faire accepter. (J. Quicherat, Mém. de la Soc. des Antiq. de France. — Not. sur pi. registres de V œuvre de la cath. de Troyes.)
JOSSENAY (Denis), reçu membre de l'Académie d'architecture en 171 7, fut nommé, le 4 mars 1739, professeur à la même Académie, en remplacement de Courtonne, et mourut vers le mois d'avril 1748. (Rens. part.)
JOU BERT (Charles) , né à Paris en 1640, a construit dans cette ville l'École gratuite de dessin, rue de l'Ecole-de- Médecine; en 1707, l'amphithéâtre de Saint-Côme, rue des Cordeliers, et, en 1729, le portail de l'église des Mathurins. (Piganiol. — Rens. part.)
JOUBERT (Louis), fils du précédent, né à Paris en 1676, continua les travaux de l'Ecole royale de dessin, ainsi que les bâtiments dépendant de l'amphithéâtre Saint-Côme, lesquels avaient été commencés par son père. (Rens. part.)
JOUIN. Entre les années 1707 et 17 ri, l'administration municipale d'Angers traita avec lui pour la restauration des murs d'enceinte de cette ville. (Port, Arch. d'Angers.)
JOUSSE (Mathurin), né en 1607 dans l'Orléanais, selon les uns, selon d'autres dans l'Anjou, paraît avoir séjourné longtemps à La Flèche. Il a publié les ouvrages suivants : « La fidèlle ouverture de l'art de serrurier, où l'on void les principaux préceptes, desseings et figures touchant les expériences et opérations manuelles du dict art \ ensemble un petit traicté de diverses trempes, le tout faict et composé par Mathurin Jousse, de La Flèche», 1627. In-fol., 1 35 fig. sur cuivre. — «Le Théâtre de l'art du charpentier, enrichi de diverses figures avec interprétation d'icelles », 1627. Petit in-fol., fig. — On a aussi de lui deux autres publications : « La Perspective positive de Viator, latine et françoise , revue, augmentée et réduite de grand en petit », i635. 1 vol. in-8°, 42 fig. — « Le secret d'architecture découvrant fidèlement les traits géométriques, couppes et dérobements nécessaires dans les bastiments, enrichi d'un grand nombre de figures ajoustées sur chaque discours pour l'explication d'iceux », 1642. In-fol. (Bodin, Rech. sur Angers. — Brunet, Man. du libr.)
JOUVELIN (Pierre) et Nicolle Viole furent,de i486 à 1489, les architectes du bâtiment de la Chambre des comptes au Palais de Justice de Paris, lequel bâtiment fut détruit en 1737 par un incendie et reconstruit par J.-J. Gabriel. Une
pierre provenant de l'ancien édifice portait l'inscription suivante :