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sa fille, femme dudit sieur Mocquereau, de faire dire et célébrer pour le repos de son âme telles prières et service et fournir tel luminaire que bon leur semblera et selon sa
condition... » Elle nomme ledit Mocqueréau son exécu-
teur testamentaire, «et déclare ne pouvoir signer à
cause de la privation de sa veue ». Passé en la maison
dudit Mocquereau, qui signe, avec maître Charles Les-
pinay, avocat, Noël Goupil, maïtre cordonnier, et André
Beaucler, maître menuisier.
BESNARD (Pierre), maître peintre à Malicorne. L'hôpital de Baugé possède de lui un tableau votif de la Présentation de la Vierge. Auprès du portrait de la
donatrice est écrit : Damoiselle Anne Louet, âgée de
23 ans, décédée le 26 novembre 1657. La toile est signée : P. Besnard pinxit, Malicorn., 1658. Il épousa, Je 3 février 1664, à Durtal, Anne Pelpoir, veuve de Jacques Pérard. Il résidait encore à cette date à Malicorne. Il faut le distinguer de deux autres peintres, artistes de talent comme lui, qui habitaient Angers (1). Il est auteur d’une Sainte-Famille, qui se voit en l’église de Villaines-
sous-Malicorne ; ce tableau est chargé d'un écusson aux
armes des Beaumanoir de Lavardin.
BESNIER, serrurier, né à Sablé, « dont le talent en mécanique fit de lui un nouvel Icare » (2).
BESNIER (Nozr et François), sculpteurs au Mans (1637), fils de Noël Besnier, notaire royalau Mans, et de Perrine Roullin.
BESSE (JEan), voir BAIZE (JEAN).
BETOURNÉ, orfèvre à Paris. En 1680, il exécuta le chef de saint Sulpice, en argent, pour l’église de Saint-
Benoît, du Mans :
(1) C. Port, les Artistes angevins, p. 22 et 322. (2) Pesche, Dict., t. IV, 778.
« Aujourd’'huy dritiache sédond ] quatre-vingts, à issue de messe parrochia de Saint-Benoist, de la ville du Mans,
« Devant nous, Guillaume Fouin, notai Mans, y demeurant, les habitants de ladit de Saint-Benoist se sont assemblés en la chamb naire, après billet publié au prosne de la mess
des Planches, procureur fabriqual, ès personnes vénérable et discret maitre Pierre Gilles des Pil ie nières, docteur de Sorbonne, prêtre, curé ; maître Fran-
çois Le Brodeur, prêtre, vicaire ; maitre Tes Boutailler, baïlly de Touvoye ; riaitres Pierre Serizay, Lots” Vasse, Robert de la Maygnée et Ambroise De LU ; RS Jacques Marchais et Marguerit Garreau, bourgeois ; maitre Estienne Pommier, notaire royal ; Nicolas Le Gendre, marchand HO Pierre Gos=;* set, aussy marchand bourgeois ; Philippe Langlois et. Jacques Bouvet, ab maitres appoticaires ;
Nicolas Pommier, marchand cirier ; maître Pierre Roze, bourgeois ; maitre Marin Jardin, marchand ; Louis Chassevent, aussy marchand ; Guy Morel, coutelier; Nicolas Coullon, peintre ; ... Chanteau, sacriste, à tous habitans de ladite parroisse de Saint-Benoist et faisant la plus saine partie du général d'icelle, auxquels ledit sieur Mahot a remonstré qu’en conséquence. du don faict à ladite parroisse par le sieur Pousset, prêtre, chanoine, d’une somme de six cens livres pour employer à faire faire un chef d'argent pour despozer les reliques de saint Sulpice, il a touché ladite somme en la ville d'Angers, et que pour faire ledit chef on à
traitté avec le sieur Betourné, orfeuvre de Paris, qui
a envoyé le mémoire dudit traitté escryt en ces termes:
MD
« M° Betourné, orfeuvre de Paris, au bout du quay des Augustins, fera un chef de saint Sulpice, évesque, grand comme nature, pour l’église de Saint-Benoist du
Mans, où il employera 15 marcs d'argent, à 40 livres le marc, argent et façon ; sans y comprendre le pied d’estal, et avant quil commence ledit ouvrage, il
demande qu'on luy deslivre 100 franes d’arrhe qui viendront en déduction de la somme totalle de 600 livres, et sy le buste pezoit plus que le poids de 15 mares, le surplus ne sera payé qu'au prix courant de l'argent ; il rendra l'ouvrage prest dans trois mois, requérant ledit sieur procureur qu'il luy soit donné advis s'il exécuttera ledit traitté. Lesquels habitans, après avoir délibéré entre eux, ont, d'une commune voix, donné pouvoir audit sieur Mahot d'exécuter ledit traitté et, à cette fin, d'envoyer au plus tost les 100 # d’arrhe demandées, et employer le surplus des 600 # au payement
dudit chef, et du tout, passer tel acte qu'il jugera
nécessaire avec ledit sieur Betourné, sauf, au cas que ladite somme ne suffise, à parfournir par lesdits habitans au surplus. Et à l’esgard de la despense faicte par ledit sieur Mahot, procureur, dans deux viages qu'il a faicts en ladite ville d'Angers, par l'ordre desdits habitans, pour toucher ledit argent et intervenir aux frais qui estoit pendant audit lieu, à quoy 1l a employé vingt-huit journées, en a esté présentement composé avec luy par lesdits habitans à 60 sols par Jour, revenant en tout à 84#, sur laquelle somme :l retiendra 20# quil a touchées dudit sieur Pousset, et sur le surplus en a faict remise de 4 livres, ensemble des frais de palais qu'il a esté obligé de faire, en sorte qu'il luy reste seulement deub 60# qu'il retiendra sur les premiers deniers oyseux de ladite fabrique de Saint-Benoist, auquel sieur Mahot les quittances dudit
à ce PER D
BEZOT (Antoine), fondeur de cloches de d'Harcourt en Lorraine. En 1643, avec ses deux frères, Tobie de la Paix et Nicolas Menu, il f douze cloches de l’abbaye de Saint-Vincent du M Le 14 octobre 1648, les chanoines de Saint-Julien & ap Tr ventlemarché conclu entreleurs commissaires et M° 3e «fondeur, pour refondre la cloche dite Riotte » (2). "1 Ho bre 1648, ils lui font remettre 108# 13 s LA « pour la fonte et avoir refaict la cloche ditte Riotte » (3). Le 21 décembre 1648, ils ordonnent de « bailler par &i 4 | prest à Bezot et Tobie de la Paix, fondeurs, pour le reste et entier payement de la fonte de leurs dus cloches, la somme de 143 # 14 sols » (4). IL était à Tours en août 1657, lorsque les chanoines de Saint-Julien Ji” font Te la même cloche, dite Riotte, récemment cassée (5). Cette cloche fut bénite le 30 août de la même année (6). Antoine Bezot était mort avant 1659 (7). Le TT avril 1652, Antoine Bezot et Anne de la Paix, son épouse, « natifs du pays de Lorraine », étant au Mans, «logez dans la maison où pend pour enseigne Re | des Frais Roys, paroisse Saint-Vincent », HE leur testament collectif à Claude Bainville, note royal.
(1) Arch. de la Sarthe, H. 18/5.
(2) Arch. du Chap., B. 10, p. 295.
(3) Tbidem, p. 309.
(4) Tbidem, p. 31.
(5) Ibidem, B51%04109;
(6) Zbidem, p. 106.
(7) Ibidem, p. 362.
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