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« Attendu qu'ils n'ont aucune demeure ny habitation certaine et sont obligez pour l'exercice de leur art d’aller de lieu en autre pour y travailler selon les occurances, désirent et entendent que là par où ils décéderont, leurs corps soient enterrez dans l’église parrochialle où leurs dits décédz arriveront ». Ils demandent des messes et services et veulent qu'il soit pris, par le survivant, 200 # « sur leurs plus clairs deniers, pour estre employez en œuvres pies ». Ils se font donation mutuelle de tout ce qu'ils peuvent se donner et chargent le survivant de l'exécution dudit testament. Le 29 juin 1654, devant le même notaire, ils révoquent le testament précédent. Le 16 juin 1654, étant à Tennie, Bezot prête 100 # à Jacquine Hallu, veuve de Gervais de la Barre.
BIARDEAU (René), maître sculpteur, au Mans. Sa veuve, Avoye Berthe, dicta le 30 août 1635 son testament à Syméon Fréart, notaire au Mans.
« Du trentiesme jour d’aoust mil six cens trente et cinq après midy,
« En la cour royal du Mans, par devant nous, Syméon Fréart, notaire d'icelle, y résidant et demeurant parroysse de Gourdaine, fut présente personnellement establie et deuement submise Avoye Berthe, veusve René Biardeau, demeurante en la parroisse Sainct- Hillaire, laquelle estant detenue au lict mallade, et néantmoings saine d'esprit et d’entendement, recongnoissant qu'il n'est rien plus certain que la mort, ny incertain que l'heure d’icelle, ne voullant mourir sans faire son testament et ordonnance de dernière vollonté, Pa faict en la forme et manière qui ensuit. Premièrement, ladicte testatrice, après avoir recommandé son âme à Dieu, à la bienheureuse et glorieuse Vierge
Marie, à tous les saincts et sainctes du paradis, et È générallement à toutte la cour céleste, veult et entend 4 qu'après qu'il aura pleu à Dieu séparer son âme d’avecq son corps, son dict corps soit inhumé et enterré dans l'église de ladicte parroysse Sainct-Hillaire, en la fosse dudict Biardeau son mary, et porté dans ladicte esglize par quatre confrères de la confrayrie de monsieur sainct Jehan-Baptiste, et que le jour de son enterrement, soit dict et célébré une grande messe pour les deffunctz, avecq vigilles, et deux messes basses, l’une du Sainct- Esprit, et l’autre de la Vierge, et depuis le jour de son. dict enterrement jusques au jour de son sepme, il soit. pareillement dict six aultres messes basses, scavoir deux du Sainet-Esprit, deux de la Vierge, et deux pour les deffunctz, et le jour de son sepme, vigilles avecq une grande messe des morts, deux basses: aussy du Sainct-Esprit et de la Vierge. Et quand à son luminaire, qu'il y ait un cierge de cire blanche servant de seau, pezant une livre et demye, auquel y aura un crucifix au milieu, et huict cierges jaulnes, dont y en aura deux qui pèzeront un cartron et demy, et les six aultres chacun un cartron, deux desquels seront pozés sur l'autel estant au droict de sa fosse, et quatre autour du corps, qui seront portez par quatre pauvres à chacun desquels elle veult qu'il soit baïllé et donné douze deniers, et qu'il soit fourny de la bougie compétemment: et de moyenne grosseur, à la discrétion de ses enfans. litem veult et entend ladite testatrice que pendant et durant vingt et neuf ans, à commencer du jour de son dict déceds, il soit dict et célébré annuellement à pareil ÇA Jour de son dict déceds un service où y aura vigilles à neuf leçons et une grande messe pour les deffunctz qui sera chantée par deux porte-chappes, un diacre et un subdiacre, auxquels sera deslivré par sondict exécuteur