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ABOT (Jean), peintre, fit, en 1605, trois tableaux pour l’église de Bérus (1). Un nommé Abot peignit, l’année 1630, le grand autel de l’église de Saint-Paterne, pour la somme de soixante-quatre livres (2). Un artiste de même nom, reçut, en 1650, de Mathieu Paris, procureur de la fabrique de Bérus, une allocation de dix livres, « pour avoir peint les gradins de l'autel et le lieu où l’on met le Sainct Sacrement » (3).

ALIS (M° Jacques), « haulte contre », musicien, passant au Mans, y chanta « à la musique de la Cathédrale », le 11 mars 1650 (4).

(4) « Lteim, payé à Me Jehan Abot, paintre, pour troys tableaux à mettre et faire tenir soubz le crucifix, au revers d’icelluy, la somme de X I. Vs.» Compte rendu aux paroissiens de la fabrique de Bérus, par Julien Collet, curé, procureur de la fabrique, le 11 décembre 1605 (Archives paroissiales de Bérus).

(2) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(3) Arch. paroissiales de Bérus.

(4) Arch. du Chapitre, B 10, p. 509.

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RD IS ANDOUARD (Louis), sieur du Puits, de la paroisse

de Gesvres, fondit la grosse cloche de l'église de Mont- Saint-Jean, bénite le 15 juin 1714 (1).

ANGOLV ANT ou ANGOULVANT (GERMAIN), imagier et graveur, originaire de Saint-Vincent près le Mans, passe un marché à Tours, le 10 juillet 1516, par devant M° Jacques Foussedouaire, avec Jehan Collas, maître fondeur, pour « graver et remplir de couleurs, le plus richement que faire se pourra, une tombe de cuivre et fonte de huit pieds et demi de largeur, laquelle il a promis rendre prête de son métier quinze jours devant la fête de la Toussaint prochainement. Le présent marché fait pour le prix et somme de trente-cinq livres tournois » (2).

ANJUBAULT (M° Jean), maître d'écriture et de pension au Mans, paraît dans trois actes notariés des 29 mai 1718, 21 décembre 1722 et 28 janvier 1724.

ARMAND (ÉTIENNE), organiste, demeurant paroisse de la Couture, fils de Jacques Armand, bourgeois, et de Anne-Marie Chauvin. Par contrat de mariage du 11 juin 1748, passé devant Charles Cabaret, notaire au Mans, 1l épousa Marie-Anne Lefaucheux, fille de défunt François Lefaucheux et de Marie Barbier, femme en secondes noces de René Huet. Le 16 décembre 1758, Guy Martigné, notaire au Mans, dressa l'inventaire des meubles et papiers de la communauté d’entre Étienne Armand et défunte Marie-Anne Lefaucheux, en leur maison, où celle-ci était décédée, « proche la place l'Éperon, paroisse de la Couture. »

ARNOULT (Jean), « chantre-musicien en l’église

(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(2) Dr Giraudet, les Artistes T ourangeaux.

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royalle de Saint-Pierre » (1663), époux de Françoise Morel (1664), décédée en 1681.

ARNOULT (MaRTIN-ANTOINE), baptisé à Saint- Nicolas d'Houillis, diocèse de Paris, le 28 octobre 1765, basse-contre en l'Église du Mans, jusqu'à la suppression du Chapitre. Il épousa, à l’autel du Crucifix, le 16 juin 1782, Anne-Suzanne-Louise Garion, dite Bourgneuf. Deux filles naquirent de leur union en 1790 et 1791 (1). Après la Révolution, il devint chantre en l'église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, avec son parent Gaillourdet. |

__ ASSELIN. Ce nom a été porté par une famille de

fondeurs, qui fournit aux xvri° et xvirr° siècles les cloches de bon nombre d'églises du Maine. Le premier que nous connaissons est Sébastien Asselin, maître fondeur, époux de Jehanne Moreau ; il demeurait, en 1667, au Mans, paroisse Saint-Benoit.

Son fils, Pierre Asselin, épousa, par contrat passé devant François Bouvier, notaire au Mans, Charlotte Le Masson, fille de défunts Charles Le Masson et Marguerite Jousse. Le 26 août 1669, les deux époux, qui habitaient paroisse de Saint-Jean-de-la-Cheverie, prirent à bail de Marguerite Le Batteux une chambre haute et une cave, situées paroisse Saint-Benoît, à la charge « qu'ils ne pourraient faire fondre de leur mestier dans la cave ny chambre, comme aussy ne pourraient vendre aucune boiture au pot ou pinte, sinon du consentement de Marie Trahan ». Marguerite Le Batteux leur loua, le 27 août 1670, une petite boutique en la rue Dorée, pour trois ans, à raison de six livres par an. En 1683, Pierre Asselin coula les deux cloches

(1) Registres paroissiaux du Crucifix.

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de l’église de Souillé (1). Le 22 mai 1685, il reçut du procureur de fabrique de Chevaigné-sur-Sarthe la somme de cent vingt livres pour la façon et le métal d’une cloche neuve (2). Par acte du 24 juillet 1688, passé par devant Jacques Butet, notaire au Mans, il fait traité avec Pascal Le Roy, curé de Trangé, et s’oblige «a refondre bien et deuement les deux cloches de ladite paroisse, qui sont cassées, refere icelles, fournir de hunes et bastans, les rendant sonnantes et concordantes, poids pour poids, les replacer dans le clocher, a

ses despens, risques, périls et fortunes, dedans un | mois, moyennant la somme de trente livres, que le sieur Le Roy promet de payer audit Asselin huit jours après qu'elles auront esté placées dans le clocher de ladite église, et de payer aussy le charroy pour les aporter au Mans et les raporter a Trangé ». Pierre Asselin s’oblige à graver sur le bronze l’inscription qui lui sera fournie par le curé. Le même artisan fondit, en 1689, les cloches de l’église de Brains (3) ; en 1691, il remit au moule celles de Chevaigné(4). De 1694 à 1698, il fit, en compagnie de son fils Charles et de frère Jean Thibault, deux cloches pour l’église de Thorigné (Sarthe) (5). Une cloche, qui fut descendue du beffroi de Saint-Julien-en-Cham-

(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(2) Minutes Pineau, notaire à Saint-Jean-d’Assé.

(3) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(4) L'abbé Froger, Réfection de l'église de Chevaigné, dans la Province du Maine, t. V, p. 151. ;

(5) € Plus j'ai payé vingt-trois livres au frère Jehan et à Asselin, scavoir dix-huit livres d’argent au frère Jean, trois livres dix sols pour du trillis, et trente sols baillés audit Asselin, cy.... 93#. »

€ Plus j'ay payé dix livres à Heuzeard et Jehan Forgeard, Papillon, Gilbert, pour estre allé faire six voyages à cheval au Mans chercher Asselin et frère Jehan Thibault, ey..…. 10#. »

€ Plus demande led. curé pour la nourriture du frère Jehan et de Asselin et son fils qui ont esté tous trois plus d’un mois. » Comptes de fabrique de Thorigné pour les années 1694-1698.

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