‹ Dictionnaire des artistes & artisans manceauxChapitre 4 sur 65 · L ALI A RER · texte numérisé non relu

L ALI A RER

pagne, était signée de « Pierre Asselin » (1). Sur une cloche de l’église de Teloché nous avons lu l'inscription suivante : « Ora pro nobis, Sancte Petre : L'an 1707 j'ai etté faicte. P. ASSELIN, M. F. » L'année 1702, il travailla avec son fils pour l’église de Saint-Cyr de Sargé. Le procureur de fabrique de cette église réclama « cinquante-cinq livres payées aux Asselins, fondeurs, demeurant au Mans, pour avoir refondu la grosse cloche qui avoit été manquée deux fois par un autre fondeur » nommé Maillard (2). Charles Asselin, fils de Pierre et de Charlotte Le Masson, contracta mariage, le 9 février 1702 (3), avec Marguerite Rochette, fille de défunts Charles Rochette, marchand poislier, et Michelle Compain. Il fondit, en 1714, la cloche du dortoir de l’abbaye de Beaulieu (4), en 1715, la grosse cloche de l’église de Dollon, en 1716, celles de l’église de Thorigné (5), en 1717, celle de l’église de Souillé (6). Il travailla, en 1718, pour la fabrique de Spay (7). C’est encore le même ouvrier ou peut-être son fils Pierre qui, le 9 juin 1722, fondit à Sablé, dans la maison du Régiment, faubourg Saint- Nicolas, trois cloches pour la paroisse (8) et qui, en 1723, fournit une clochette à l’église de Domfront-en-Champagne (9). Du mariage de Charles Asselin et de Marguerite Rochette naquirent : Charles Asselin, marchand poislier au Mans ; Pierre Asselin, maitre fondeur ; Louis Asselin, prêtre, vicaire de Fay (1742) ; et Mar- ) Note de M. J. Chappée.

) L'abbé Blanchard, Canton de Mondoubleau.

) Devant Me Louis Hodebourg, notaire au Mans.

) Arch. de la Sarthe, H 420.

) « Plus payé a Asselin, fondeur de cloches, demeurant au Mans, ingt-deux livres, dont est quittance pour reste de compte en datte du avril 1717 ». Comptes de fabrique de Thorigné, 1717-1718.

(6) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(7) Idem.

(8) Idem.

(9) Comptes de fabrique de Domfront-en-Champagne, 1719-1726.

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