‹ Dictionnaire des artistes & artisans manceauxChapitre 36 sur 65 · SE · texte numérisé non relu

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ténor. Le 8 octobre 1614, les chanoines de Saint-Julien le reçoivent comme vicaire (chantre) (1).

BRAR (...). « Voiei pourtant maître Brar, peintre et doreur de Bazouges, qui après avoir fait les ouvrages de Josselin, m'est venu trouver pour l'ouvrage de notre église de Rimoux (Ille-et-Vilaine). Je vous l'adresse afin que vous puissiez faire marché. Il demande 800# ». Extrait d'une lettre écrite, en 1784, par un religieux de Sant-Florent à un prieur de Bretagne (2).

BRESLAY (Nicoras), peintre et sculpteur au Mans, paroisse Sainte-Croix, époux de Julienne Préhoux, décé- | dée en 1699. Elle était veuve en premières noces de Mathurin Gillette.

| Le 30 mai 1699, maître Louis Hodebourg, notaire au Mans, dressa l'inventaire des meubles et effets de ladite Préhoux, dans sa maison, paroisse Sainte-Croix, à la requête de : 1° Sébastien Minier, conseiller au siège de la prévôté royale, mari de dame Marie Planchais, tant pour lui que pour Marie Chevreul, veuve de maïtre Jean Auffray, secrétaire de maître Dreux, conseiller au parlement de Paris, y demeurant rue d'Enfer, paroisse Saint- Sulpice ; Marie Perroche, veuve de Jean Le Feuvre, bourgeois de Paris, y demeurant paroisse Saint-Gervais, rue de Bauces ; et Françoise Chevreul, fille majeure, demeurant avec ladite Marie Chevreul, veuve, sa sœur, toutes les trois petites - nièces de ladite Préhoux ; 2° Thibault Bruneau ; 3 Élisabeth Dieuxivois, fille majeure ; 4° et maitre René Perroche, tous parents au côté paternel de ladite Préhoux ; 5° Olivier Tourteau, maitre apothicaire ; 6° et Louis Macé, maître boucher au Mans, parents au côté maternel. Dans cet inventaire,

(1) Arch. du Chap., B. 9, p. 53.

(2) C. Port, les Artistes angevins, p. 53.

fait en présence dudit Breslay, on voit : « Un tableau ; avec une carie de sapin représentant la Cène du fils de

Dieu ; un portrait inconnu ; un petit tableau représen-. tant une Vierge ; deux autres petits tableaux ; une figure de saint Laurent, de terre à potier, avec six petits bustes de même terre ; un tableau représentant la sainte Vierge, avec un cadre doré ; un autre petit tableau sans carie ; un autre tableau représentant la Nativité du Sauveur ; un autre petit tableau où sont représentés des formes de livre ; une teste de marbre blanc, dont le haut a esté cassé et recolé ; une figure de saint Laurent, dont la grille est cassée ; un cabinet sur lequel il y a une figure de la sainte Vierge et quatre petits angelots ; un autre petit cabinet dans lequel il y

a plusieurs instrumens propres à la sculture ; un marbre à broyer des couleurs ; une corbeille de bois peint à mettre du dessert ; un pulpitre peint, etc, etc. » Nicolas Breslay était procureur syndic de la paroisse de Sainte- Croix ; il assista en cette qualité à une assemblée des habitants, le dimanche 3 janvier 1700.

BRUYEÈRE (RENÉ), ouvrier sous les ordres de « Hiérosme Gouin, maître maçon, conducteur de l’œuvre de l’église » de la Ferté-Bernard, était payé 3 sols parjour en 1526 (1). Sous les ordres de Mathurin Grignon, archi-

tecte de la même église, il gagnait 3 sols en 1531, 4 sols en 1532 (2).

BUGLEAU (Girrarp), brodeur. Il fait en 1609, une chape de velours noir et des ornements pour l’église de Doucelles (3).

(1) Léopold Charles, Histoire de la Ferté-Bernard, 1877, Mamers, Fleury et Dangin, page 145.

(2) Ibidem, p. 147.

(3) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

Mon

BUSAIE (PaiLiPrr) fondit, en 1506, les cloches d’Assé-le-Riboul (1).

BRESTEAU (PreRRE), entrepreneur de bâtiments et expert ordinaire au Mans, paroisse Saint-Benoît, signe un acte le 28 septembre 1754.

BRESSEU (ANpRÉ), musicien passant à la cathédrale du Mans, 14 février 1605 (2).

BRETEAU (CurisroPaLe), maitre maçon à Nogentle-Bernard, le 31 août 1721, se fait adjuger au rabais, pour 850#, par l'assemblée des habitants de Contres, la restauration de l’église de Contres, « reparation dont le retardement pouroit causer la ruine de la chapelle ou alle de ladite église, qui est en danger de tomber. »

BREUSSON (F.), maitre fondeur. Nous avons lu cette inscription sur une cloche de Saint-Jean-de-la- Motte, envoyée à la fonte en 1878 : « L’an 1755 j'ai été bénite par maitre René Clottereau, prestre et curé de cette paroisse, nommée Françoise par hautet puissant seroneur Mgr Pierre-Gaspard de Clermont, marquis de Gallerande, baron de Brouassin, lieutenant général des armées du Rot, chevallier de tous ses ordres, gouverneur de Neuvebrisak, commandant du pays d'Aunis et Saintonge, seigneur parrain, haute et puissante dame Françoise de Clermont, duchesse de Brancare, dame d'honneur de la Dauphine, marraine. F. Breusson Tichaut nous ont faite.»

BRIAND (MarauriN), « chantre, demeurant au Mans », signe, comme témoin, avec Jean Arnoul, un

(4) « Le XIIIe jour de octobre lan mil cinq cens et six, ont esté fondues les cloches de léglise d’Assé-le-Riboulle par maistre Phelippe Busaie, lequel a baiïllé du métal pour mectre ès dites cloches. » Comptes de la fabrique d’Assé-le-Riboul.

(2) Arch. du chap., B. 7, p. 80.

acte notarié passé le 20 novembre 1669, en la mais de Pierre Caillau, marchand, bourgeois du Mans, paroisse du grand Saint-Pierre. «#4 de >

BRIART (Jacques), musicien passant à la cathédrale, : . y reçoit 48 sols, le 30 juin 1606 (1). |

BRIOLAY (François), « orlogeur », demeurant au

bourg de Conlie. Le 11 août 1701, étant au Mans, devant Nicolas Basneville, notaire, 1l fait marché avec les religieux de l’abbaye Saint-Vincent, et s’oblige « de bien et deuement faire une horloge neupve de toutes pièces, à pandulle et pois, sonnans les heures et les. carts et carillon, conformément à la vieille, avec les proportions de longueur et haulteur suivant la place où elle sera pozée, qu'il promet garantir et entretenir pendant deux ans, laquelle il s’oblige de rendre faite, parfaite et posée, d’huy en six mois, pour et moyennant la somme de 300# ». En 1748, il fournit à l’église de Javron une nouvelle horloge du prix de 303#, avec boîte et poids de 17# » (2).

BRIOLAY DE LA FOSSE (MicneL), « orlogeur », demeurant à Conlie, mari de demoiselle Moulins. Le 24 avril 1736, étant au Mans, devant René-François Fay, il achète, pour 400#, des héritiers Denis, la moitié d’une maison sise à Tennie. Il fit, en 1758, l'horloge de l'église d’'Assé-le-Riboul (3).

J'ai vu la signature /a Fosse à Conlie, avec la date intérieure, 1693, sur le cadran argenté d’une horloge en

(4) Arch. du Chap, B.7, p.452:

(2) Montagu, Notes sur Jaur on, dans le Courrier de Hoi numéro du 15 mars 1891.

(3) « Plus..., la somme de deux cent cinq livres douze sols six deniers, payée au sieur Briollay de la Fosse pour l’horloge, laquelle somme réunie avec celle de cent quatre-vingt-quatre livres sept sols six deniers à quoy monte le produit de la queste qui a esté faitte dans cette paroisse, fait

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