CHYPRE
cuivre, orné de dessins gravés, avec les aiguilles du même goût. Ce travail, qui révèle un artiste, appartient
à M. André Hardouin du Parc, au Mans. Est-ce le même que Michel Briolay, sieur de la Fosse, qui, en 1712, répara et posa l'horloge de Domfront ? (1)
BROCARDS (ANToinxe et CLAUDE), et François Poisson, fondirent en 1723 la grosse cloche de Saint-Calais. Cette cloche, qui se trouve encore dans le beffroi de l’église (2), porte l'inscription suivante :
L'an 1723 tay esté nommée Marie-Nicole-Renée par maitre Nicolas de Vichy-Champron, abbé de l'abbaye royale de Saint-Callais représenté | par maitre Jacques de Mehabert, bailli de ladite abbaye, et par damoiselle Renée-Michele Cousin, ma marraine. Maitre René Guelon, curé, maitre Louis | Lotré, vicaire et prêtre, fabricier maitre lean Vilain, lieutenant général, maitre Georges Berthereau, procureur du Roy, maitre Louis de Mehabert, avocat du Roy, maitre Louis Froger, président au grenier a sel, et Anthoine Oger Svilly aussy prieurs fabriciers.
Antoine el Claude les Brocards et François Poisson, maitres fondeurs natifs de Lorraine m'ont fait. »
celle de quatre cent livres dont on avoit convenu avecledit sieur la Fosse, pour le prix de ladite horloge.
« Plus, la somme de trente et deux livres douze sols payé à M. Moulins, de Beaumont, pour avoir fourni le bois de la boîte de l'horloge, plus la somme de cent vingt livres pour le tableau. » Comptes de la fabrique d’Assé-le-Riboul, 1752-1758.
(1) Notes de la fabrique.
(2) « Par acquit du 7 septembre (1725) paié à messieurs les Brocards, fondeurs de cloches, cinq cent vingt-sept livres pour fasson de la grosse cloche, fourny quatre-vingt-six livres de métail et vingt-huit livres en paislette pour mettre sous les lourillons de la grosse cloche, le tout à vingt-huit sols la livre ». Comptes de fabrique de Saint-Calais. Cf. L'abbé Froger, la Paroisse et l'Église de Notre-Dame de Saint-Calais, dans la Revue hist. et arch. du Maine, t. XXX VII, p. 155