‹ Dictionnaire des artistes & artisans manceauxChapitre 5 sur 65 · CURE · texte numérisé non relu

CURE

guerite Asselin, qui épousa Jean Le Blais. Le premier de ces enfants, Charles, épousa Catherine-Charlotte Martin, dont il eut une fille, Catherine, qui s’unit, par contrat du 24 octobre 1732 (1), à Jean-Baptiste-Étienne Lebrun, maître fondeur. |

Pierre Asselin fit, en 1728, la grosse cloche de Pruilléle-Chétif (2). Iltravailla, la même année, pour la paroisse de Sargé, comme nous l’apprend l'acte suivant :

« Aujourd'huy vingt-sept febvrier mil sept cent vingthuit, sur les deux heures de relevée,

« Devant nous, Pierre Renault et Jacques Chevallier, notaires royaux au Mans, y demeurant, soubsignez, est comparu en personne M° Jacques Rivault, bachelier en théologie, et curé de la parroisse de Sargé, lequel nous a déclaré que la grosse cloche du clocher de l’église de lad. parroisse de Sargé ayant esté cassée depuis environ un an, 1l avoit, conjointement avec le procureur de fabrice de lad. parroisse, traité pour faire la refonte de lad. cloche avec Pierre Asselin, fondeur ordinaire de cette ville, y demeurant, parroisse de Saint-Benoist, qui s’est obligé de rendre lad. cloche du mesme poids et bien conditionnée, pour le prix convenu entre eux, et comme led. Asselin a fait voiturer lad. antienne cloche de l’église dud. Sargé en sa maison, et qu'il est prest de faire la refonte d’icelle et que led. sieur curé craint que, dans la suite, il y eust quelques contestations avec les seigneurs de lad. paroisse de Sargé et qu'ils prétendissent quil y auroit eu, sur lad. antienne cloche, des armes qui n'auroient pas esté imprimées sur la nouvelle, il auroit requis nostre transfert en la maison dud. Asselin pour, en nostre présence, estre fait visite de

(1) Collection de M. Brière.

(2) Notes manuscrites de l’abbé Lochet,

lad. antienne cloche, ce que nous luy aurions octroyé, et, ‘en conséquence, nous nous sommes, en présence dud. Rivault, transporté en la maison dud. Asselin où estant, parlant à sa personne, led. sieur Rivault l’a requis de nous représenter lad. cloche, ce qu'il a présentement

fait; et pour faire la visite de lad. cloche et nous rapor-

ter quelles inscriptions et armes il peut y avoir sur icelle, led. sieur Rivault et led. Asselin s’en sont raportés à Charles Gosseet Louis Tricot, marchands, demeurants aud. Mans, susd. parroisse de Saint-Benoist, lesquels ayant à l'instant comparu, et d'eux pris le serment en tel cas requis, ils nous ont promis et juré faire lad. visite en leur âme et conscience, ce qu'ayant fait en nostre présence, ils nous ont dit et raporté que lad. cloche à refondre est fellée, et que sur icelle il n’y a aucunes armes ny écussons, et qu'il s’y trouve seulement une inscription en ces termes : « /n nomine Domini, Christiant festinent ad matris Ecclesiæ gremium, et crescat in eis devotio. Sancte Albine, ora pro nobts. Anno Domint 1677, » avec une croix accompagnée de plusieurs fleurs de lis ; qui est tout ce qui se trouve sur lad. cloche. De laquelle comparution des requisitions et raport cy dessus, ledit sieur Rivault nous a requis le présent acte pour servir et valoir ce que de raison. Fait et arresté aud. Mans, maison dud. Asselin, lesd. jour et an. »

RivAULT, p'°, c. de Sargé. Pierre ASSELIN.

Charles GossE. Louis Tricot.

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