RED
B.EDI , ( Francesco ) médecin d'Italie.
Le célèbre Francesco Redi , un des plus grands hommes de ce siècle , dit un jour, dans un de ses discours , à sa patrie : ( Arezzo , en Toscane ) , l'athéisme est un article de foi.
Et il le prouve par les paroles mêmes de la sainte Eible a ou du psalmiste : non est Deus. Note communiquée par Pio.
RÉFLEXIONSw/e Bonheur, L'auteur de cet ouvrage, ( Mëdilazioni sulla félicita. ) gentilhomme Milanais , loin de faire entrer Dieu dans la composition du bonheur , la félicité , selon lui , consiste à se couduire conformément à l'honneur , opinion universelle , dit-il , qui fait faire quelquefois de si grandes choses , et qui se trouve aussi trop souvent en opposition avec les lois religieuses.
Ces réflexions méritèrent à leur auteur la qualification d'Athée et d'épicurien.
REGIS, (Pierre-Sylvain) de l'Académie des sciences de Paris.
Hardouin place ce savant au rang des Athées , avec Descartes , son maître.
REGLEMENT d'un culte sans prêtres -9 ( l'auteur du ) 1-90 , in-8\
L'exercice des devoirs de famille est véritablement un culte.
Jamais on n'imagina de système reli-« gieux qui valût la piété- filiale. Page 6.
L'idée de l'unité de Dieu n'est due 9 peut-être , qu'à l'unité du soleil. Page 17.
E.EGXARD , ( J.-Fr. ) poëte parisien , le premier de nos comiques , après Molière; mort à Dourdan, au sein de la philosophie d'Epicure.
REGNIER , ( Mathur. ) poë'te satvriquer français . le digne précurseur de Boileau y et qui , peut-être plus que celui-ci , appro~ cha de Juvénal et de Perse, quant à la vigueur du coloris. Il passa un peu les bornes de Pépicuréisme •; et s'est peint lui-niêmQ dans cette épitaphe :
J'ai vécu sans nul pensement y
Me laissant aller doucement
A la bonne loi naturelle .... etc.
REIMMANNTJS. ( Jac.-Frid. ) Historia universalis Atheismi et atheorufn* Hildcsiœ* 1726, 1V1-80. 56o page? ....
On désire un peu de philosophie dans cet ouvrage d'érudition, utile par fois à eon> suJter.
REINESIUS et GROTIUS. ( Th. )
Reinesius , ainsi que Grotius , étaient de la religion des Prudens. Ils s'étaient fait une religion particulière , composée de ce qu'ils avaient trouvé de meilleur dans toutes les autres. On l'appelle aussi religion politique. Religion philosophique lui était donnée , à cause qu'elle dégage de l'obligation de croire ; et l'on sait qu'un philosophe ne s'assujettit à l'autorité de personne. On la nommait encore éclogistiquc.
Il j a bien plus de gens qu'on ne pense qui se fabriqnent ainsi une confession de foi et qui ne s'en vantent pas. On pourrait les appeler en latin -.Miscelliones. Bayle.
REISERUS. ( Antonius ) .Ce savant a rédigé les diverses nuances de l'athéisme.
De origine et processu atheismi. Disserta lio.
ATHEISMUS. Directus — indirectus.
Formalis — - virtualis*
Theoretîcus — consummatus.
Subtilis — Crassus.
Privativas — negativuSé Proprius — participants.
In Jieri — in facto.
Activus — passivus.
Allotheismus — polytheis* mus:
Pseudotheismus , Libertinismus.
In diffe rends mu s»
Gallionismus .
Sjyncretismus.
K. B. Il y aurait quelque chose de mieux à faire que toutes ces distinctions subtiles ; ce serait de classer tous les hommes en deux castes , celle des bons et celle des méchans , abstraction faite de toute opinion religieuse et politique.
RELIGION. Th. Brown , médecin , composa un livre philosophique sous le titre : Religio medici : ( la religion du médecin J. Bayle traduisait plaisamment ce titre , par le médecin de la religion ; jugeant que la lecture de cet ouvrage pourrait contribuer à la guérison des préjugés religieux-
Il E L 3g i
Le V. Sainte-Marthe,, général de l'Oratoire, bonhomme, qui ne manquait pas de sens , disait :
On fera tant de livres pour prouver la religion , qu'il n'y en aura plus du tout.
Longueruana , tom. II.
N. B. Le mot du bonhomme qui ne manquait pas de sens , s'est accompli.
Point de religion sans hérésies.
L'a. Arnaud , gazette Littér. 1764 7 iV. 25.
N. B. Cela est de toute nécessité. Qui dit religion dit une science de mots , si non absurdes du moins inintelligibles. Est-il rien qui prête davantage aux commentaires ? Plus on en disserte , moins on s'entend. Ces paroles ne peuvent désigner que la religion. . . Deus tradidit mundum disputationibiis. Débats misérables et stériles ! choc d'opinions , qui ne donnnpas même d'étincelles !
Si l'on m'indiquait une religion purement physique, je croirais une telle religion être la première de toutes.
Examen impartial des pfincip. religions . . « . cii. I,
Il suffit de réfléchir sur soi - même pour trouver dans notre propre nature de bonnes