‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 104 sur 134 · REL · texte numérisé non relu

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raisons et des motifs plus puissans que ceiîX qu'offrent toutes les religions , pour vivre en honnête homme. Idem , p. 204-

REEIGIOX RETABLIE, (l'auteur de la) Discours d'un cftréûen à ses frères , Paris , ( 1-92 jj . i/ï-8°. 52 pages.

On a dit à vos pères que Dieu était l'auteur de la Nature . et qu'il en était le créateur ; mais le temps est venu de vous dire , d'après le3 saintes écritures , que la Nature et la divinité sont une même chose....

On. a dit à vos pères que Dieu avait créé le ciel et la terre .... mais le temps est venu de vous dire , d'après les saintes écritures , que Dieu est lui-même la substance du ciel et de la terre .... C'est Dieu qui est la substance de tout. Page 5 et 6.

Il est temps de vous dire qu'il n'y a qu'un seul corps: c'estle corps du Seigneur, c'est le corps de la Nature toute entière.

Page 26.

R . . . . . l'ami de l'infortuné Lamanon.

RETIF DE LABRETONE. (NLchi-E.) .... La pratique venge la matière: et le plus aident spiritnaliste est souvent

i'Lommc

l'homme le plus terrestre , tandis que le matérialiste pur .... ne s'occupe qu'à perfectionner son intelligence , qu'il croit une propriété de la matière.

L'école des pères , toni. II.

Ce volume est plein de spinosisme.

La seule différence entre l'homme eV Dieu , est celle du fini à l'infini. Idem,

{ C'est-à-dire , de la partie au tout ).

"Voyez la philosophie de M* Nicolas y 3 vol. in-12..

RÉVOLUTIONS (journal des) de Paris, La religion n'est qu'un lien fraternel , imaginé pour resserrer les nœuds politiques : ça lien , avec le temps , est devenu une chaîne fort lourde , quoique tissue d'abstractions.

Page 507 , 7Y°. 75 , 1790.

Le nom du Près-haut n'a que faire dans les choses de ce bas monde. iV0. 78 , '1791.

La religion n'a jamais fait des hommes libres .... iV°. i3i , 1792.

La vraie religion , la seule digne de ce nom , c'est la morale. iY°. 144.

Il ne fa<Dt an peuple , tant grossier le snppose-t-on , que le culte de la loi ; il ne doit avoir pour prélies ente ses magistrat?.. La religion do citoyen est le patriotisme.

RICHEOME. Il est visible ope le pajen offense pins grièvement la divinité que ne

C'est le raisonnement du bon Piutarque , c e poligraphe de Cheronnee 9 disait avec sa bonbommie ordinaire :

J'aime mieux qu'on dise : Platarque n'existe point , que si l'on disait i il existe un Hutarqne qui lait le mal et le bien avec la même indifférence etc.

RISTV1K . ( Herman ) phi] H ?-

landais, brûlé à la Haye, en 1012 , pour

le monde n'a que faire , disait- iL Cet impie ne voulait recoBmûre que l'empire de la loi.

MSWICH. ( Heimânir) niait l'immortalité de Pâme. Il voulait que la matière des eîéin^ns fût éternelfe ..... etc.

RIVAROL. Dieu est toujours absent clans l'ordre moral.

De la Philosophie moderne, p. 23, in-8°.

Ceux qui parviennent à l'incrédulité par la méditation ou par de longues études 9 sont des esprits calmes et élevés.

Page 36 et 3j.

ROBINET. ( J.-B. ) Il est à croire que l'ignorance des causes physiques a fait naître la première pensée de recourir à une cause finale .... La volonté d'un premier être n'a rien de physique ; et le philosophe n'y a recours qu'à regret.

De la Nature, flQr. partie.

C'est une nécessité pour les s a va il s et pour les ignorans , de ne pouvoir discourir de Dieu , sans mettre des mots à la place des idées qui leur manquent ; et il semble que ce soit un malheur attaché à cettesubstitution , de n'avoir plus d'autre idée de la divinité , que celle que présentent las mots. De la Nature , V*. partie.

"ROCCUS , ( Ant. ) partisan de Crémonin et de Pomponace ; il soutenait la mer-

3c,6 ROC

•talité de l'ame. Selon lui . l'ame suit la proportion du corps cù elle loge ....

ROCHEFOUCAULD. ( Fr. la ) Dans le

nombre de ses pensées , on en pourrait citer plu ieurs que Bavle, Hobbes . Spinosay Léibnitz et tant d'autres incrédules noa moins célèbres y n'auraient pas désavouées.

Encycl. méth.

Celle-ci , par exemple :

a La force et la faiblesse de l'esprit sont * mal nommées : elles ne sont en effet » que la bonne ou la mauvaise disposition » des organes du ccrps ».

Il supporta les douleurs de la goutte avec la constance d'un philosophe. Ce qui est plus cirncile :-t remarquable que de mourir en bon chrétien.

ROCHESTER . ( J. Wflmot ) poëta anglais. Après avoir vécu en Athée épicurien , il mourut jeune et converti par les soins de l'évêque Burnet qui en fit trophées.

N. JS. Les prêtres se sont toujours montrés habiles à s*emparer de la dernière heure de tout incrédule célèbre , certains de leurs succès , en s* exerçant sur un cadavre. Mais ils devraient du moins être plus modestes , et ne pas tirer vanité de ce»

rétractations, de ces professions de foi , extorquées in articulo mortis.

Les satyres de Rochester renferment les pensées les plus hardies.

RŒD . . B , de l'Institut national de France.

Voyez , entr'autres choses, son mémoire sur les cérémonies funèbres.

Extrait d'une lettre de Jérôme Lalande , l'astronome , au citojen Rœderer.

Je vous remercie , au nom des philosophes , de la manière dont vous avez relevé les inepties de M. de la Harpe , et ses sottes déclamations contre la philosophie. J'ai vécu avec les plus célèbres Athées , Buffon, Diderot , Voltaire, d'Olback, d'A~

lembert , Condorcet , Helvétius ils

étaient persuadés qu'il fallait être imbécille pour croire en Dieu.

Collège de France , 5 germinal , 1797.

ROMAINS. ( les ) Pendant l'espace de 170 années , les premiers Romains ont vécu , sans aucune religion , selon le rapport de quelques auteurs.

Berain , Mœurs et cout. des anc. peuples , p. 3.

Tota Romanorum religlo quanta eràl , atheismus erat.

Strjvius in docto Atheo , page 10.

C'est-à-dire : toute la religion des Romains notait que de l'athéisme.

ROME et toute l'Italie , conservent encore aujourd'hui une foule de monumens du culte décerné à la Nature et à ses agens principaux.

RONSARD , ( P. ) dans une mercùrialle en vers français , intitulée : la Métamorphose de Ronsard en prêtre , ce poëte est taxé d'avoir enseigné l'athéisme ; on lui dit :

Je t'ay vu discourir , tout ainsi qu'Épicure.

Et il en était quelque chose. Çes quatre

vers j par exemple :

De Tempé la vallée un jour sera montagne , Et la cime d'Athos une large campagne : Neptune , quelque jour , de bled sera couvert : La matière demeure , et la forme se perd.

EU^'ie , sur la couve d une fcrct*

ROQ 399

N. B. Lucrèce n'a rien dit de plus philosophique.

PlOQUELAURE , ( Ant. ) (le duc ) non

pas le diseur de plats bons - mots , mais l'un des favoris de Henri IV. Ce courtisan, à l'instar de son maître, n'avait d'autre religion mie la politique.

JS. B. C'est à cause de cela , dira-t-on , que les peuples sont mal gouvernés. La religion serait un frein pour les premiers magistrats.

Pour répondre à cette objection , nous nous contenterons de citer l'exemple de Louis XIV. Ce grand monarque assurément était religieux , s'il en fut jamais. Qu'en advint - il l des dragonades ! fies massacres dans les Céyènnes ! des spoliations ! la révocation de l'étlit de Nantes ! . . . Un code de lionnes lois, ponctuellement exécutées, voilà le seul frein salutaire aux gouvernés et aux gouvernans.

ROSE - CROIX. ( les frères ) Dans quelques endroits de l'Allemagne , plusieurs Athées se-réunissent sous ce nom ; et pour jouir de la paix philosophique, consentent à passer pour de misérables alchyinistes.

Le savant Géorg Paschius , traite quelques écrits des Rose-Croix d'ouvrages pro*

4oo R O S

duits par l'enthousiasme et l'impiété. En~ thusiastico—atheistica verha.

De novis inventis, cap. VI, in-40. 1700.

ROSCHD. ( Ebn ) Vovez A> erre i s.

ROUSSEAU . (J.-B.) parisien , s'exprime en pieux rhéteur dans sa paraphrase du Cœli enarrant .... Mais il s'est montré philosophe dans cette strophe :

Ce grand et spperbe ouvrage

iTest point pour l'homme nn langage

Obscur et mystérieux ,

Son admirable structure

Est la voix de la Nattre

Qui se fait entendre aux yeux.

JJ auteur du poème de ÏEtker.

0 fui l'ami de Saint-Evremond . espèce d'esprit fort.

Quelques personnes l'ont représenté comme impie.

ROUSSEAU , ( J. - J. ) philosophe de Genève.

Les lois de la géographie règlent toutes les religions du monde.

La Reine fantasque . conte.

Ce

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