‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 107 sur 134 · SU · texte numérisé non relu

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comrnendait pour eux les plus grands égards. lie du général Hoche , p. 160. , an II II , m- 12.

N. B. Le préjugé religieux est-il donc une puissance arec laquelle la raison doive traiter d'égal à égal ? Tons les hcmmes d'Etat semblent être d'accord sur ce point ; ils prodiguent les marques de déférence an mensonge bien reconnu pour tel. Et l'on parle d'instruction publique , d'un nouvel ordre de choses ! ne voit-on pas que c'est mettre le feu d'une main , et vouloir l'éteindre de l'autre main l

ïtUGGIEBJ , ( C6me ) de Florence.

Voici ses dernières paroles $ il les adressa à des prêtres :

Insensés que vous êtes ! y a-t-il d'autres démons que les fanatiques qui tourmentent notre existence . et d'autre Dieu que les rois qui la rendent heureuse ....

J'ai vécu en cette créance et en cette créance je veux mourrir.

Garasse , doctr. cur.

Cosmus 2xu£gerius obiit i6i5 . cum antea professus esset se non alios diabolos quam inimicos qucs quisque habeat , nec alium

deum quam principes qui bénéficia in alios conferre possint credere.

Il y eut beaucoup d'Athées du temps de ?R.uiggieri.

Il mourut à Paris , en i6i5; et comme il avait déclaré hautement qu'il mourait Athée , son corps fut traîné à la voirie.

N, B, Heureux d'en être quitte pour une persécution posthume !

Sacrificateurs (les) étaient Athées.

.... Les mystères dont les sacrificateurs égyptiens couvraient tout , n'étaient que pour tromper le peuple , et je soupçonne beaucoup que le secret de tout cela ne fût qu'un pur athéisme.

Leclerc , Blbl. ch. p. 123 , torn. VIL

S AD EUR, ( J. ) auteur d'un voyage imaginaire à la Terre australe , dit que fa grande religion de ce pays est de ne point parler de religion.

N. B. Dieu n'existe encore parmi neus que par ce que nous en parlons encore.

SADOC > docteur hébreu , fondateur de l'école des Saducéens : il cro}rait et enseignait qu'il fallait pratiquer la vertu pour elle-même , pour elle seule , sans attendre un loyer du ciel.

Beni soit le docteur Sadoc !

SADUCÉENS. ( les ) Arnobe nous apprend qu'on attribuait à cette secte de donner à Dieu un corps organique. Donc > ils étaient spinosistes. Ils disaient encore que pour faire des actions de justice , on n'a pas besoin du concours de Dieu. Condillaç.

N. B. Et c'est ce qu'on ne saurait trop repérer.

A qui Jésus donna - t-il lé nom do rare de vipères ? fut-ce aux payens , aux Esseniens , à ces Saducéens qui niaient l'immortalité de l'ame et même l'existence de Dieu ? non: ce fut aux prêtres juifs.

Helvédiis . de V Homme.

Les Saducéens qui niaient l'immortalité de l'ame , recevaient chez les juifs le titre de justes par excellence, de l'Esprit , II.

Leurs moeurs étaient fort sévères.

Joseph, l'Hist.

Pour prouver que nous ne devons pas agir dans la vue des récompenses , ils assurèrent qu'il n'y en a pas après cette vie.

Condillac.

Leur secte subsiste encore en Afrique et en divers autres lieux.

Examen des relig. p, 80.

SAGÇS de la Grèce. { les ) Ils ne s'exprimaient que d'une manière énigmatique, jamais d'une manière .directe et naturelle,. Pausanias , voj-age en Arcadic.

N. B. Comme les autres , les sages de la Grèce avaient peux des prêtres ■ et des magistrats. , Cette

SATVT-Î5PKIT. (La plupart des rfciétiens , adorateurs dn )5 «paraît prohablement qu'ils sont redevables de leur divinité à dm «a«de de Platon. Clément*

tes religions modernes ne sont que re-

nomxeDées des Grecs.

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ai\ àîis , mourut a Londres , et y reçut les honneurs de la sépulture à Westminster.

Bien des gens l'ont représenté comme Un esprit fort. Mais il garda soigneusement ce qu'on appelait le décorum*

Sa prose respire en certains endroits la profondeur d'un philosophe , dit Deleyre.

On lui attribue un livre peu religieux , intitulé : E lé mens de La religion ....

SAI1STT-FLOSCEL, philosophe français, mort à Londres , avant la révolution. Il y composait un journal des Princes , ouvrage politique.

Qu'est-ce que Dieu ?

« C'est une opération de notre esprit.... » répondait ce savant dont les travaux littéraires sont restés pour la plupart manuscrits.

Il était l'ami de Frê ville , philosophe économiste.

SAINT-GLAIN. (N. de) Ce philosophe de Limoges , en lisant Spinosa , de zélé protestant , devint Athée opiniâtre , et fut le traducteur de son maître.

N. B. Ces sortes de conversions n'étaient pai rares. Le théologien se trouvait fort embarrassé ,

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dans ses censures. Il n'osait multiplier les citation^ de ses adversaires , dans la crainte de fournir luimême des armes contre lui. Comme on ne pouvait se procurer que difficilement les ouvrages philosophiques , on allait en copier les passages les plus hardis , les plus forts , dans les censures de la Sorbonne.

SAINT - KILDA ( les insulaires de ) croient à la fatalité.; c'est-à-dire , à une destinée inévitable; en y regardant de bien près , on trouvera que c'est le dogme le plus universellement reçu chez tous les peuples et dans tous les temps. Des nations entières le professent encore aujourd'hui ....

Bien ne prouve mieux combien les opinions spéculatives , en général , ont peu d'influence sur la conduite des hommes.

L'abbé Arnaud , gazette Littéraire , tom. VIII , Jj66,

N. B. Rien ne prouve mieux aussi combien le peuple est inconséquent. Il se rapproche à chaque instant de l'Athée , et ne cesse de le voir de mauvais œil.

' SAINT-LIGNIARE , (Guillaume) curé de Fréne-sur-Berny , frère d'un laboureur du pays ; dragon dans sa jeunesse , puis

professeur au collège de Montaigu ; il avait obtenu une pension de 25o liv. sur l'abbaye dont ou lui donna le nom pour le distinguer. Il fut enfermé dans un monastère , pour faire pénitence , comme auteur d'un traité manuscrit sur les Trois Imposteurs. On lui rendit la liberté en 1733.

SAINT-PAVIN y le digne compagnon de Desbarreaux et Bardouville 5 tous trois élèves de Théophile,

C'était un épicurien de doctrine et* de mœurs, fil poussait la liberté de l'esprit jusque sur les matières les plus respectables. Boileau mettait sa conversion au nom-* bre des choses impossibles. Ce fameux satyrique , dans une épigrame de six vers y représenta

Saint-Pavin assis clans sa chaise . Médisant du ciel à son aise.

...... etc.

Il persévéra dans sa philosophie jusqu'à sa mort; et il vécut longues années.

Il est mort ici depuis peu de jours un grand serviteur de Dieu , nommé M. de Saint-Pavin , grand camarade- de Desbar*

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reaux ? qui est un autre fort illustre Israélite, « credere Jus est-

Gui Patin ? lettres . il arri/ , 16-O.

S AI XT-PI F.RRE . ( Cn.-Ir. Castel de)

Les ouvragée, de cet homm? de bien , qu un très - mauvais homme ( le C. Dubois ) a qualiSés de rêves , sont parsemés , dit-on > de réflexions trop hardies ; c'eût été bien pis, si le bon abbé de Saint- Pierre n'eût constamment préieré le maintien de la paix au triomphe de la vérité.

L'abbé de Saint— Pierre disait : la dévotion est la ■ eiite vérole de Tame ; tous les esprits faibles en restent marqués.

S A I S. L'une des principales villes dô l'ancienne et sage Egypte.

.... Dieu est la force vive que renferme en lui l'univers ....

Cette force étant celle du monde luimême , le monde fut regardé comme Dieu , ou comme cause suprême et universelle de tous les effets qu'il produit. Voilà le grand Dieu , le premier ou plutôt l'unique Dieu , qui s'est nianisfesté à l'homme à travers le veile de h mr.tière qu'il ar^nie . et qu

forme l'immense corps de la divinité. Tel est le sens de La sublime inscription du temple de Sais :

Je suis tout ce qui a été tout ce qui est tout ce qui sera.

Dnpu is , Origine des cultes.

N. B. On s'aperçoit bien que Moïse fut un élève de l'école égyptienne , quand il fuit dire à son Dieu :

Sum qui sum.

S AL AD 1^ , sultan.

Lessing , poète allemand, dans son drame Nathan le sage, joué à Berlin, 1783, fait dire à Saladin :

« . . . . Moi , pauvre ? quand ai - je eu' » davantage ? Quand ai-je eu moins ? Un * habit, un glaive , un cheval , et un Dieu » !

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