SAN
Voyez le traité latin de Sanchez , intitulé : Quod nihil scitur , et imprimé plusieurs fois.
Sanchez était philosophe , et avait beaucoup d'esprit. Patin.
SANCHONIATON. Il est aisé de voir que sa cosmogonie , qui est celle des Phéni^ ciens , mène à l'athéisme.
Eusebe , sur le fragment de Sancho~ niaton»
La cosmogonie de Sanchoniaton cache sous le voile de l'allégorie les grands secrets de la Nature , que l'on enseignait aux initiés. Dupuis , Or. des cultes.
SANS- DIEU. ( l'auteur du livre : Culte et lois d'une société d'hommes ) L'an Ier* de la raison.
Voici le préliminaire de ce code :
Un grand scandale a lieu depuis un temps immémorial.
Un mensonge politique, vieux de quelques mille années , rend illusoire la perfectibilité de l'espèce humaine.
Il n'existe encore aucune institution , spécialement destinée à combattre et détruire
la croyance en Dieu ; de tous les préjugée celui qui fait le plus de mal.
L'urgence d'une telle institution est reconnue tacitement par les bons esprits..., etc.
SAOTJNDÊRSON. ( l'aveugle ) Si vous voulez crue je croie en Dieu , il faut que vous me le fassiez toucher.
Diderot; lettre sur les aveugles.
N. JB. Il ne faut point être aveugle, pour avoir le droit d'exiger pareille clause avant de croire. Est-ce pour répondre à ce défi , que les prêtiez distribuent leur Dieu a table d'hôtes ?
Certes ! Dieu existe ! car on le mange.
Nous manquons de termes pour expimer l'impudence sacerdotale d'une part , la crédule stupidité humaine de l'autre.
Il ne s'agit plus de cela ( nous diront les déistes , ou théistes ) '} il y a long-temps déjà que la philosophie en a fait justice.
Nous le savons • mais nous sommes autorisés à dire, avec Saounderson, aux théistes ainsi qu'aux" catholiqûes : si vous voulez qu'on croie en Dieu , faites qu'on puisse le toucher. Le philosophe aime à voir , à palper , et. ne se contente pas d'abstractions , sublimes 'si l'on veut , mais sans corps et saris base. Les catholiques ont pris au mot le philosophe , en lui proposant d'être théophage ....
SAURIN , ( Jos. ) mathématicien , ministre du saint évangile , et membre de l'académie des sciences. C'est lui que regarde ce couplet , l'un de ceux qui firent tant de bruit , et sur l'auteur desquels la critique est encore incertaine entre Saurin lui-même et J. - B. Rousseau. Se traiter soi-même de cette manière , dit Ghauffepié , serait un des plus étranges phénomènes de la Nature.
. • . . Je le vois ce perfide cœur , Qu'aucuue religion ne touche , Rire au dedans , d'un ris moqueur , D'un Dieu qu'il confesse de bouche.
C'est par lui que s'est égaré L'impie , au visage effaré , Condamné par nous à la roue , Boindin , Athée déclaré , Que l'hypocrite désavoue ....
Saurin se joua de Bossuet , qui crut avoir converti un ministre , et qui ne fit que servir à la petite fortune d'un philosophe.
Voltaire, , hist. gen.
SAURIN" > ( B.-Jos ) fils du géomètre } poëte français , membre de l'académie française , et l'ami de Montesquieu , Hel^ vétius J Voltaire.
» Sachant allier à l'énergie la circons- » pection et la mesure , il n'a jamais rien » outré , rien exagéré , même dans la cul- « ture de la philosophie ».
Le d. de Nivernois.
C'est-à-dire , pour parler sans détour , Saurin fut de la secte des prudens. Il s'éleva au-dessus des préjugés , mais jamais contr'eux.