‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 113 sur 134 · SIM · texte numérisé non relu

SIM

In cœlum , patrem , creatorem omnium ; in ierram , rerum omnium matrem , at que autricem :

In cœli Jbrmam , omnia sentienlem , et intelligentem .... Jam Deus Jigmentum est. Ex libro , cui titulus : Simonis religio , Cracovire, i588.

C'est-à-dire : je crois en trois articles i au ciel , à la terre , et à la forme du ciel. Je crois le ciel créateur et père de toutes choses ; la terre mère et nourrice de toutes choses ; la forme du ciel , ou l'intelligence réciproque de toutes choses .... Quant à Dieu, je le regarde comme le produit de l'imagination.

SIMON ,( maître ) de Tournay, traituit d'imposteurs Moise , Jésus et Mahomet.

Mathieu Paris raconte de lui une autre impiété qui consistait à dire que l'homme n'a besoin d'aucune religion.

N. B. Au lieu de perdre le temps à discuter la préséance de la religion naturelle sur les révélées, il vaudrait bien mieux , ce semble , s'occuper à démontrer la parfaite inutilité et des unes et des autres.

SIMON, ( Edouard - Thomas ) né à

Troyes , en 1740 , homme de lettres,

Épilaphe.

J'ai récn -, j'ai passé les beaux joars de ma rie Sans croire à l'existence au-delà du trépas. Malgré moi , je finis et ne sais on je ras. Je perds font sonrenir : fais de même et m'oublie. Adieu , Postérité ! je ne te connais pas.

SIMONTDE , poète et philosophe Grec.

Après avoir demandé trois jours pour répondre à la question :

Ce que c'est que Dieu ? Il répendît enfin :

« Plus j'examine cette matière , plus elle » me semble obscure ».

C::t:;z , s: :s la perse nue eu pontife Cotta , déclare qu'en pareil cas , il ferait la même réponse.

Tertullien , à la place de Simonide , eut défini Dieu :

Une 5 ni -tance corporelle , sujette aux p assi uns .

Simonide n'osa dire que Dieu fût un pur esprit ; car il ne concevait rien que sous l'idée de l'étendue.

SIIMPLICITJS, philosophe Péripatetieien.

Dieu , le donnèrent aux astres , à cause de la rapidité de leurs mouvemens. Carie mot dont le nom de Dieu est dérivé 5 signifie courir et se mouvoir avec rapidité.'

A". B. Le mot Teos vient de Tein courir.

Dacicr.

SINA. (Ebn)

Voyez A vice n ne.

SIRS A. (Schemnel) Ce Rabbin soutint en public l'éternité de la matière.

Il cessa de vivre sur un bûcher.

SIUDOSU , philosophes Japonais , sans religion aucune , disant crue la plus grande perfection et le souverain bien consistent dans le plaisir que l'esprit trouve à mener une vie sage. Ces gens-là ne reconnaissent de récompenses et de châtimens que les temporels et ceux seulement qui sont la suite nécessaire de la pratique de la vertu ou de celle du vice .... Ils croient une ame du monde , réceptacle commun, semblable à la mer qui reçoit toutes les rivières. Ils confondent cet esprit universel avec l'être suprême, sous le nom de Ten , ciel , ou Nature.

Ils croient le monde éternel. Kaempfer.

N. B. Sans faire le voyage du Japon , nous connaissons en France et il se trouve en Europe beaac : :.- it bons esrrirs qui t rûfe-ent ce fvmbole.

SLEID ALV ( J.) Les théologiens ont toujours été en possession de faire la guerre aux gens doctes ; et la raison en est qu'ils voient leurs âueries découvertes et méprisées. Liv. V.

Il n'y eut jamais hommes de hien et de savoir crui n'ait été tourmenté d'eux.

Idem.

K. B. Je me défie d'nne opinion qui porte ceux 1s 7rcffîfe-û - -e fàcli-.-r c:::îre celui qui n'est pas de leur avis. L*arithméti<jue n'a point allumé de bnrhers , comme la théologie : tenons-nous an

à rarithmétioTue.

SOCIÉTÉS littéraires.

On a vu des Athées prononcés , dans cruelcrues sociétés littéraires ? moins faites pour en recéler crue l'assemblée de la Convention.

Mercier . Xouyeau Paris , CC XXXIX , vol. 6 .

S O C I ( Fauite ) Hcmini naturaliter

ejitsque onimo insitain esse divinitalis allai jus opinionem .... Hœc sententia, nos jalsam arbitramiu\

Prœlect. theol. tom. I , c. II, p. 53j , Col. IL

C'est-à-dire : on a dit que l'homme naissait avec une notion de la divinité , empreinte dans son ame .... Nous regardons cette opinion comme fausse ....

Un Athée peut plaire à Dieu 3 en vivant justement.

Dissert. hist. de la Croze , tom. I , p. i5o.

SOCINIENS. H y a eu des Sociniens qui sont devenus spinosistes , à cause des difficultés qu'ils ont trouvé dans l'irypothèse d'un principe matériel , existant par lui-même et distinct de Dieu.

Tous les philosophes anciens s'accordent en ce point que la matière du monde était improduite. L'éternité de la matière entraîne après soi la destruction de la providence divine. Bayle , dictionn.

Ên refusant de croire ce qui leur parait opposé aux lumières philosophiques , les Sociniens frayent le chemin au pyrrhonis~ me, à l'athéisme ....

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