‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 118 sur 134 · STO · texte numérisé non relu

STO

Demande-moi cela , quand nous serons seuls.

Stilpon avait corrigé par l'étude de ta philosophie ses mauvaises inclinations. La crainte des Dieux ne lui avait pas rendu ce bon office ; car on le compte parmi les Athées. Lajle.

STOÏCIENS. ( les ) Selon Plutarque , aa

livre des Opinions des philosophes , les SjtQiçiqns soutenaient qu'il n'y avait qu'un monde , auquel ils donnaient le nom de Tout; ils lui attribuaient une substance corporelle ; or comme par de-là tout , on ne saurait plus rien admettre ; on est forcé de convenir que cette secte toute épurée et sublime qu'elle était ^confondait Dieu et la matière ....

Poinsinet , note sur l'hist. nat. de Pline, liv. Il, ch. I.

Les stoïciens ( secte la plus féconde en vertus ) n'avaient à-peu-près d'autre Dieu que' celui de Spinosa.

Le Berganiasque ou l'homme bon ^ Lahaj-e , 1791 , in-jiZ, p. 8.

Commune ipsi ( epicuro J peccatum fuie

eu m philosophas cœteris .... Adeo ut . . Neque ullus futurus sit quem non accenseas

Atheis, quod suo quisque modo pecedrit

Sto ieos pree aliis citarem , propler posidoniuin , balbum , epictetum . . . .

C'est-à-dire : tous les philosophes , et nommément les stoïciens , doivent être impliqués dans l'accusation d'athéisme , ni plus ni moins que les épicuriens ....

Gassendi , Phjsica , secè. li. I. 6. IV. 2.

: Les stoïciens enseignaient que Dieu n'est rien autre chose que Pâme du monde , lequel ils considéraient comme son corps , et tous les Dieux ensemble comme un animal parfait.

Laniothe Leimyer, vertus des Payais, page 270 , //z-40.

Ce qui parait certain, c'est que les stoïciens regardaient ces questions ( sur Dieu et sur l'ame ) comme indifférentes pour la conduite des mœurs.

Mauperluis , Essais de philosophie morale.

J'embrasse la secte rigide ( celle des

stoïciens ) qui , en adoptant les cérémonies

religieuses , ne. les. regarde que comme des frivolités consolantes pour une ame malade. . . Séneque , Qu'œst. nat. 11 7 35.

STOIQUES ou SÏ67ci.ens. Le dogme de l'ame du monde qui a été &j commun parmi les anciens , et qui faisait la partie principale du système- des sto ïquès , est dans le fond celui de Spinosa.

STRATOTsT ( le péripatéticien.) représentait Bieu comme uii corps sans ame.

Sirfi'.o perijmlctïcus , fccit Dcutn sine animo. Seneca.

STRATON'j de Lampsamie, élève de Théophraste , surnommé le physicien.

II ne se sert point du secours des Dieux , pour la formation du monde.

Il niait , aussi bien que Démocrite, qug le monde eût été fait par une divinité. r II enseigne que tout ce qui est ou qui se fait , se fait ou a été fait par des poids et des mouvemens naturels. Cicèron.

Straton prétendait. .que le monde n'était point l'ouvragé des Dieux , mais celui de la Nature .... Diderot.

Cudworth l'appelle le chef de l'athëisinc Hylozoïch.

Slraton croyait crue la Nature par ellemême faisait tout.

Il ne reconnaissait d'autre Dieu que La Nature.

Selon ce fameux matérialiste , l'être (ou la substance unique ) a en lui - même le principe de la division de toutes les choses existantes , que produisent ses modifica«r tions. Barthez.

Ses opinions impies n'empêchèrent point qu'on ne lui confiât ^éducation de Ptolemée Philadelphe. Ce prince combla son maître de bienfaits.

STPtOZZI , ( Pierre ) seigneur italien , maréchal de France , tué au siège de Thionville , en i558, dans la cinquantième année , il confessait souvent (à ce que j'ai entendu de ceux qui lui ont- été familiers ) qu'il désirerait de croire en Dieu , mais qu'il ne pouvait. ' "

Henry JS s tienne , apologie pour Hérodote ? XIV , p. 177 ; loin. I.

Frappé à mort d'un coup de mousquetade , Strozzi répondit à M. de Guize qui le voulait administrer, : « Je regnie Dieu.

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