‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 132 sur 134 · VAN · texte numérisé non relu

VAN

tance cle l'araignée : tout est soumis à l'ordre universel: la Nature entière n'est qu'un seul et vaste système que tous les êtres composent.

Diclionn. d'hist. nat. Nat.

N. B. L'ouvrage porte approbation et privilège du roi.

Le savant auteur , alors , était comblé de places utiles et honorifiques.

Presque tous les livres d'histoire naturelle , de médecine et de chirurgie , sont des traités physiques d'athéisme , où les corolaires sont sous- entendus.

VANINI. ( Lucilio )

Vanini était parti de Naples avec douze de ses apôtres , pour aller convertir toutes les nations à l'athéisme. Mersennc.

Voyez aussi Bayle , dans ses Pensées .... Le livre de Vanini , qui lui valut un bûcher , a pour titre :

De admirandis Naturce reginœ dece que mortalium arcanis.

C'est-à-dire: des merveilleux secrefs ( arcanes ) de la Nature , reine et divinité des mortels.

Garasse appelé ce livre l'apprentissage de l'athéisme.

L'auteur le dédia au maréchal de Bassompierre.

Cet homme se prit d'une façon bien singulière à prouver qu'il n'y a point de Dieu 'y ce fut d'en donner l'idée : il crut que le définir , c'était le réfuter.

J. Saurin , sermons.

Après avoir roulé d'incertitudes en incertitudes, il finit par conclure qu'il n'y avait point de Dieu.

Pendant qu'on le suppliciait , il s'écria : ah ! Deus ! ( ah ! Dieu ! )

Ergo Deus est ( donc il y a un Dieu ) lui dit le prêtre , qui l'exhortait à la mort.

Modus est loquendi ( c'est une façon de parler ) répliqua Vanini.

Ou bien, selon d'autres, nego conséquent tiam ( je nie la conséquence ).

Garasse caractérise Vanini de grand patriarche des Athées. Il ajoute :

« Il fut brûlé à Tholoze pour ses athéismes ».

VARENNE. (l'abbé de) Chez la plupart

îles peuples, les fables se tournent en religion.

N. B. Les premiers poètes furent les premiers théologiens.

VARRO. ( M.-T. ) Civitates Diis quos ipsœ instituerunt , ut picior tabella , priores

C'est-à-dire : de même que le peintre existe avant son tableau , les cités sont antérieures aux Dieux qu'elles ont imaginés.

Outre cela , Varron pensait que Dieu est Pâme du monde , et que le monde est Dieu , comme nous l'apprend Saint- Augustin, dans sa Cité, FIL 6.

On sait que Varron rapporte tous les Dieux à la Nature et à ses parties.

Du puis.

VASSE , ( Guillaume ) poète épicurien français , ami de Mangenot.

Il se composa cette épitapbe :

Ici gît l'égal d'Alexandre :

Moi ! c'est-à-dire , un peu de cendre.

VATTEBOIS , homme de lettres et naturaliste , a laissé un commentaire sur Pline. Il mourut à Orléans , vers 1770 ,

5oo V É D

après avoir passé quelques années à Meunsur-Loire.

C'était un Athée épicurien , et ami de Denars , de Cavantous.

Vojez ce nom.

VÉDÀM. (l'auteur du) Plusieurs passages de ce livre sacré , dans l'Inde , ne permettent pas de douter que le panthéisme soit le principal dogme de la philosophie et de la religion indienne ; on y lit :

L'univers est Vichnou (Dieu) ; tout n'est que Vichnou. Vichnou et l'univers ne sont essentiellement qu'un.

Varram Vichnou , maiam gegatou.

C'est-à-dire : l'univers est tout plein de Vichnou.

VKDELIUS. Les arméniens plaident la cause du libre - arbitre , qui est précisément le contraire de la prédestination ; Vedelius , théologien célèbre parmi les reformés > dit que le but de ce dogme est d'introduire dans l'église un athéisme subtil.

B. Mandeville , Pensées libres sur la religion, page 283.

VEL Soi

VELLÉIUS , ( C. ) sénateur Romain ; chaud partisant d'Épicure.

VERGIER , ( Jâcq. ) Lyonnois ; poète anacreontique , ou épicurien.

C'était un philosophe , homme de société. jm±

VERTU. Suivre la Verlu pour l'amour d'elle-même j c'est la suivre pour l'amour de Dieu.

Lamolhe Levajer , Vertu des payens , page 7 , i7î-4°.

K. B. Cette maxime devrait réconcilier beaucoup de gens avec l'athéisme , qui n'est autre chose qu'aimer la Vertu pour elle seule.

VIASSEN , fils de Bramma , et auteur du Bagavadam ; ouvrage dans lequel on apperçoit sans cesse le matérialisme.

Encycl. méth. Philos, des indiens .

VICHNOU. Nom que les orientaux donnent à leur être suprême ^ et ce mot signifie ce qui remplit l'espace , ce qui remplit l'univers.

C'est le matérialisme personnifié ; c'est le spinosisme déifié ; c'est la religion universelle. '

5o2 VIE

VIE - A - VENIR. La doctrine de la vie-à-venir n'est point véritable. Telle est ma croyance ; et tout homme savant doit croire la même chose , quoiqu'en dise le vulgaire.

Il faut que nous parlons comme le peuple mais il ne faut pas que nous croyons comme lui.

Boni face VIII , enquêtes juridiques par Dupuy , in-f°. i655.

VIEIR A , prédicateur portugais.

Si le tout- puissant était dans le cas d'apparaître sous une forme géométrique , ce serait sûrement sous la circulaire , préférablement à la triangulaire , à la quarrée, à la pentagonale . ; . . etc.

Voyez ses sermons.

N. B. Nous rapportons ce trait , d'abord à cause de son originalité • et ensuite , pour montrer que les théologiens, quand ils veulent se faire entendre, en parlant de leur divinité , sont contraints d'avoir recours aux matérialistes eux-mêmes. N'avons-nouspas vu que les gymnosophistes de l'Inde tracent un cercle pour exprimer la Nature , qu'ils appelcnt Dieu , afin de condescendre au vieux préjugé populaire l

VIE 5o3

VIENNE. Dans un concile, tenu à Vienne , sous Clément V , l'autorité de l'église déclara hérétiques tous ceux qui n'admettaient pas la matérialité de l'ame.

Goudin } professeur de théologie , à Paris.

Voyez Philosophiez . . . . Lud. i6j3.

N. B. Or , comme nous l'avons déjà observé y la matérialité de l'ame suppose nécessairement- celle de Dieu.

VIGNE, ( Pierre de ) secrétaire et chancelier de l'empereur Frédéric II.

On lui a attribué le traité des Trois Imposteurs.

VILLEBRUNE , ( Lefévre ) médecin et savant littérateur.

La législation 'théocratique n'était pas faite pour l'homme .... etc.

Manuel d'Epictete , préface»

N. B. Des lois qui ont besoin de la sanction d'un Dieu , ne sont pas encore de bonnes lois.

VILLIERS, médecin de Paris, et coopérateur de l'Encyclopédie.

Mort à Paris vers 1790 , à soixante ans.

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