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était homme de bonnes mœurs , et de merveilleux jugement. Thuana*
On le regardait comme un liomme du caractère de ces anciens Romains , pleins de droiture et incapables de la moindre lâcheté. Il eut beaucoup de part à l'estime du chancelier l'Hospital.
CORDILIO, philosophe stoïcien , qui préféra l'estime de Caton d'Utique, aux faveurs de la cour. Alman. des Rép. p. 60.
CORNIADE , l'un des amis d'Épicure ; épicurien voluptueux,
COSMO-THÉISTES. (les).. . Appelions Pline .... un Cosmo-Théiste; c'est-àdire : qui croit que l'univers est Dieu. De ce sentiment ont été presque tous les grands physiciens.
Poinsinet , note sur le 2e. liv. cl, de V Hist. nat. de Pline.
COTTA , (C -A.) de la secte des académiciens , et ami de Cicéron.
Cicéron met dans la bouche de Cotta , cet argument contre l'existence de Dieu :
Comment pouvons-nous le concevoir, ne
lui
lui pouvant attribuer aucune vertu ? Car , dirons-nous qu'il a de la prudence ? mais Ja prudence consistant dans le choix des biens et des maux ,' quel besoin peut avoir Dieu de ce choix , n'étant capable d'aucun mal ? Dirons-nous qu'il a de l'intelligence et d-e la raison? mais la raison et l'intelligence nous servent à découvrir ce qui nous est inconnu par c e qui nous est connu ; or, il ne peut y avoir rien d'inconnu à Dieu. La justice ne peut aussi être en Dieu,, puisqu'elle ne regarde que la société des hommes ; ni la tempérance , parce qu'il n'a point de voluptés à modérer; ni la force, parce qu'il n'est susceptible ni de douleur, ni de travail , et qu'il n'est exposé à aucun péril. Comment donc pourrait être Dieu , ce qui n'aurait ni vertu , ni intelligence ?
De la nature des Dieux , liv. III,
Equidem arbitror multas esse gentes . . . apud eas nulLa suspicio deorum sil.
Cicero , de Nat. Deor.
C'est-à-elire : .Te pense bien qu'il existe beaucoup de nations qui ne soupçonnent pas m«me l'existence des Dieux.
CRABUS. Une affreuse sécheresse déso-
iait la Lydie. Moxus , roi des Lydiens , pour apaiser les Dieux , résolut de détruire la ville de Cmbus , dont les habitaas faisaient profession ouverte de l'atkéisme. Ils soutinrent le siège avec beaucoup décourage; la place néanmoins fut prise d'assaut ; et on noya dans le lac voisin ceux qui la défendaient.
Va. Se vin, t. V ,p. 2^2, //z— 40. des Mém. de ÏAcad. des Inscript.
CRÉMONIN. ( César ) Crémonin a passé pour un esprit fort , qui ne croiait point l'immortalité de l'ame. Bayle , Dictionn.
Il était éloigné de toute religion.
Idem, cod. loco»
Voici l'épitaphe qu'il se choisit lui-même :
C^ESAR Cremonius hic totus jacet.
C'est-à-dire :
César Crémonin gît ici tout entier.
CRITIAS. Il y a un père de l'église ( Théophilus ) qui a mis Critias , disciple de Socrate , au rang des Athées. Il n'en avait pas les mœurs pures.
Critias prétend que les anciens législateurs Vuulant empêcher que personne ne fit du