‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 35 sur 134 · H4 DUC · texte numérisé non relu

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peut-être pas qu'ils ne sont que les échos des prêtres Gaulois , leurs devanciers '} l'eucharistie semble être la fille perdue de la doctrine secrette des Druides. Ce pain consacré , qui est Dieu , et les miettes de ce pain rompu entre les doigts du célébrant , qui sont autant de Dieux , n' offrent-ils pas l'hyéroglyphe de la nature, divinité suprême des Druides, et des élémens, Dieux subalternes de la nation Gauloise , et fractions du grand Tout divinisé . . .

DUCHOSAL, poète et littérateur français.

DUDOYER. de Gatel, auteur dramatique 5 Athée avec ses amis , pyrrhonien eu public.

DUHAMEL , ( J.-B. ) de Vire , en Normandie , secrétaire de l'Académie des sciences en 1666. Ce savant , ( qu'on appellait le saint prêtre ) , professait le doute philosophique ; c'est une espèce d'athéisme. Le sage Duhamel posait toutes les questions sur l'ame humaine, sur les passions , et se faisait comme un devoir de rester flottant au milieu des opinions diverses ....

DUJON , ( Franc. ) professeur en théologie à Leyde , fut pleinement Athée.

D U M ni

Il comparait la religion à une p . . . . n.

Lui et son fils méritèrent l'estime uni- X'crselle pour la pureté de leurs mœurs , leur amour du travail , et leur érudition.

DUMARSAIS , philosophe français , l'un de ceux qui, depuis cinquante ans, travaillaient dans le silence à émanciper l'esprit humain.

Toutes les opinions religieuses et politiques des hommes , ne sont que des préjugés. Essai sur les préjugés.

La morale est fondée sur l'intérêt du genre humain ; fondez-la sur la religion , vous là rendez vague, incertaine et flottante. Idem.

En matière de religion , les hommes n'ont jamais raisonné. Idem.

DUMAS , ringénieur-hydraulîque.

DUMAS, (L. ) grammairien et philosophe de Nimes ; il était l'ami de Boindin.

DUMOULIN. (Pierre) .... Je n'estime que toutes les raisons que nous avons alléguées puissent prouver que cette ériorw dation :

Il y a un Dieu ,

soit du nombre de celles qui sont connues de leur nature ....

Le tout est plus grand que ses parties.

Il n'y a personne qui se puisse jamais persuader le contraire. Or , l'énonc iation ,

77 jf a un Dieu ,

n'est point de cette nature. Car il s'y en est trouvés qui, entendant la signifie atior* des mots , ont nié qu'il y eut un Dieu.

T raduit par Drelincourt.

DUPERRON. ( le cardinal ) Au dîner du roi j Duperron fit un brave discours contre les athéistes , et comme il y avait un Dieu , et le prouva par plusieurs belles raisons . • . Duperron, s'oubliant., va dire au roi:

• « Sire , j'ai prouvé aujourd'hui , pour » bonnes raisons , qu'il y avait un Dien ; » demain , s'il plaît à votre majesté , je » prouverai, par raisons meilleures , et vous y> montrerai qu'il n'y a point du tout de » Dieu ».

Le cardinal Duperron était le plus ardent et le plus incrédule des convertisseurs.

Agrippa , Théodore d* Aubignê.

N. B. Il était d'usage dans les écoles de souflBey

ainsi le froid et le chaud , pour exercer l'entendement. Il arrivait de-là qu'en quitîant les bancs, on était devenu ergoteur et pointilleux. Mais les tètes saines y trouvaient l'avantage de reconnaître la vanité des opinions religieuses , et la nécessité de s'en tenir aux seules vérités de fait. On n'a jamais argumenté pour ou coutre les quatre règles de l'arithmétique.

DUPLESSIS , (Lucile) l'épouse infortunée de l'infortuné Camille - Desmoulins , disait souvent : « Je ne conçois pas que mon » mari , homme d'esprit , ait la sottise de

» croire en Dieu ».

Note communiquée par P...d.

jV. B. On a prétendu qu'il fallait de bonne heure parler d'nn Dieu aux enfans y que les idées religieuses sont la pierre angulaire d'une bonne éducation, comme de toute autre institution humaine. L' intéressante femme dont le nom se trouve ici , fut élévée loin de tout culte ; elle assistait quelquefois au service divin , comme à un spectacle populaire y sans y prendre d'autre part que celle de la curiosité. Tous les devoirs \ toutes les vertus domestiques étnient pratiqués par elle , sans contrainte , sans efforts ; c'était l'ouvrage de sa mère. Dieu n'y fut pour rien.

DUPONT, ( Jacob ) des Jumeaux } mathématicien.

L~ 14 Décembre 1-92 . à la tribune d? là C uvent"on nationale de France . il s'est dé ioré Ati ée. Voici l'extrait de son discours . d'autant plus remarquable, que depuis Cé>a'- et Cnéron, tous deux matérialistes en plein sénat , personne n'avait osé en faire une profession de foi plus solennelle.

Copie tirée du Moniteur , 1-92 . n°. 35 x.

.... Le grand livre de la nature , ouvert à tous les yeux , et où tous les yeux peuvent et doivent lire leur religion .... Quoi ! les trônes sont renversés , et les autels restent debout encore ! (murmure subit de quelques membres. L'abbé Ichon demande que V opinant soit rappelé à V ordre ). Des tyrans outragent la nature , brûlent sur les autels des Dieux un encens impie ! ( Mêmes rumeurs ; la grande majorité de l'assemblée les couvre par des applaudissemens ) . . . . Croyez vous donc , citoyens législateurs , fonder et consolider la république avec des autels autres que ceux de la patrie ? ( De nombreux applaudis semens s'élèvent dans toute l'assemblée et dans les tribunes. Quelques membres s'agitent avec violence. On demande que les évéques qui interrompent soient rap~

pelés à 1. ordre. — Fous nous prêchez la guerre civile , s'écrie l'abbé Audrein. J, Dupont veut continuer. Mêmes interruptions d* la part d'un petit nombre de membres. Ducos : je demande que la liberté des opinions soit prohibée, attendu qu'elle pourrait être extrêmement funeste à certaines personnes ). J. Dupont : la nature et la raison , voilà les Dieux de l'homme ; voilà mes Dieux.

L'abbé Audrein : — on n'y tient plus — // sort brusquement de la salle. On rit. Admirez îa nature , cultivez la raison ; et vous , législateurs ! si vous voulez que le peuple Français soit heureux , hâtez-vous de faire enseigner ces principes dans vos écoles primaires .... Il est plaisant de voir préconiser une religion dans laquelle on enseigne qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes .... Les prêtres sont d'autres tyrans qui étendent leur domination à une autre vie , dont ils n'out pas plus d'idée que des peines éternelles auxquelles des hommes ont la trop grande bonté d'ajouter quelque ci^ance. ( Applaudis semens). Envain Danton nous disait-il piteusement , il y a quelque jours , à ce sujet, que le peuple avait besoin d'un prêtre pour rendre le

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dernier soup;r. Eh bien ! pour détromper le peuple , je lui dir lis : Danton veut vous laisser asservi à la v.Jonté de ce prêtre qui vous trompe et qui ne trempe pas Danton Et pour vous prouver que ce prêtre n'est pas toujours nécessaire à la dernière heure , contre l'avis de Danton , je lui montrerai Condorcet fermant les yeux àd'Alem-

bert. ( Mêmes applaudis s emens ) Je

l'avourai de bonne foi à la Convention, je suis Athée. ( // se fait une rumeur subite; les exclamations de plusieurs membres prolongent le tumulte. — Peu nous importe , s'écrie un grand nombre d'autres. Fous êtes honnête homme ) — J. Dupont : mais je défie un seul individu parmi les vingt-cinq millions qni couvrit la surface de la France, de me faire un reproche fondé. Je ne sais si les chrétiens pourraient se présenter à la face de la nation avec la même confiance, etoseraieut faire lemême défi. {On applaudit). .... Avec quel plaisir je me représente nos philosophes, qui ont tant rendu de services à l'humanité , à la révolution , et qu^ en rendront tant encore à la république ? malgré la calomnie ! avec quel plaisir je me représente , dis-je , nos philosophes, dont

le.

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