‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 4 sur 134 · ABU · texte numérisé non relu

ABU

Il dît., entr' autres choses :

« Le genre humain est partagé en deux * classes s les uns ont de l'esprit , et n'ont » point de religion ; les autres ont de la » religion , et peu d'esprit ».

Aboulola , aveugle comme Milton , philosophe comme Lucrèce. Dict. des hon. gens.

ABUMULSLIMUS , général d'armée sous les califes , était de la secte des Ehleltahkik , ( Voyez ce mot ) ou hommes de vérité , n'ayant d'autre Dieu que les quatre élémens.

ACADÉMICIENS , (les) célèbres philosophes de l'antiquité, doutaientde l'existence de la divinité.

J.-J. Rousseau, Réponse au foi de Pologne.

ACADEMIE. Il y a en France une Académie justement célèbre , et d'une utilité générale et constante , dont les membres se sont fait, une loi expresse de ne jamais parler de Dieu ni en bien , ni en mal. Naigeon, Adresse, à L'assemblée nat. ijyo. Note , pag. 24.

ACOSTA , ( Uriel ) gentilhomme Portugais ? né à Porto , rejeta l'immortalité de l'ame ... Il mourut vers 164Q.

uitheismum publke professus est.

C'est-à-dire î II professa l'athéisme publiquement. On lui répondit d'abord à coups de pierres-, puis à coups de fouets. Pour s& soustraire aux persécutions, Acosta prit le parti de renoncer à la vie.

N. B. Il eut mieux fuit de suivre le conseil du. sage : cache ta vie.

D'après la conduite qu'on tient à leur égard , il est étonnant que la philosophie trouve encore des sectateurs.

ACROTHOÏTES. ( les ) Au rapport de Théophraste , ce peuple était sans Dieu. Les Acrothoites ont été de francs Athées.

Simplicius.

Je crois que c'étaient des peuples qui hnv liitaient sur la cime du mont Athos. Dacier*

N. B. Ils n'ont jamais fait mal parler d'eux dans' l'histoire.

ADRIEN, (l'empereur) Les vers latins qu'il adressa à son ame, en mourant, nous apprennent l'incertitude où il était sur l'autre vie.

AT. B. Cette incertitude s'évanouiroit , si Ton pouvait croire fermement en Dieu ; grAce qui n'est pas donnée à tout le monde , encore moins à l'em-

pereur qui avait divinisé Antinous. Maïs cet apothéose scandaleux, ordonné par Adrien, n'est peutêtre qu'une satyre que ce prince , qui avait de la philosophie , voulut faire de la religion et du peuple, crédule jusqu'à l'imbécillité.

A JAX. Un des caractères de ce capitaine grec était l'impiété.

Quand il partît pour l'armée . son père lui recommanda de "joindre toujours à la forcé de son courage , l'assistance du bon Dieu.

Ajax lui .répondit :

« Les poltrons eux-mêmes sont souvent >» victorieux avec une telle assistance ; pour a moi je m'en passerai. Je suis sûr de » vaincre , sans le secours divin. Je n'en ai » pas besoin ».

N.B. Nous sommes redevables de celte anecdote à Sophocle.

* £ ■ u) r/Rz:u/u «s

AILLY, ( Pierre d') chancelier de l'Université. Petrus de Alliacé dit que cette proposition : Dieu est , n'est point évidente.

Ce docteur de Sorbonne y soutint qu'il n'y avait point de démonstration de l'existence de Dieu.

ALBERT , dit le Grand. A proprement

parler , il n'y a point de science certaine de Dieu. Epttre Liminaire des secrets.

iV. B. Une démonstration de l'existence divine , est la quadrature du cercle,

ALCMÉON , le Crotoniate et l'élève de Pythagore. Ce Philosophe attribuai L la divinité à tous les astres. C'est un chapitre du Panthéisme des anciens. Vojtz ce mot.

ALÉ ANDRE , (Jérôme ) au xvie siècle.

Cet épicurien mourut de bon gré.

Vixit 3 dit Luther , per inde atque cum corpore sit totus periiurus.

C'est-à-dire : Il vécut comme un homme qui ne croit pas l'immortalité de l'ame.

N. B. C'était un théologien spéculatif, et un Athée pratique. Il a eu plus d'un imitateur.

ALEMBERT. ( d' ) Soyez sûr que votre religion est fausse , ... si la vérité n'en est pas plus claire que le jour.

N. B. On ne paie point les géomètres avec la monnaie des probabilités.

-^hw'i ' -' n ûlfsxtecK a \b r>h Inioq iirir, v'rt ... Il était même Athée à sa manière ,

puisqu'il ne croyait , comme il me l'avoua

un joui, ni que Dieu eut créé la matière >

trî que ce fut un être intelligent , immatériel et distinct de ses effets. . . . Naigeon.

D'Alembert était avec d'Olback dans la ^ société la plus intime. Note de Lalande.

Lisez sur-tout sa philosophique préface de VEn~ cy dopé die,

ALEXANDER, aphrodisiensis.

* Fuit Alexander epicurœus quidam philo- » sophus quiDeum dixit esse materiani , vel » non esse extra ipsam , et omnia essentialiter » esse Deum » Albertus magnus.

« Fecit librum , de materiâ , ubi probare » conatur omnia esse unum in materid».

Quelques-uns croyent que cet Alexandre a vécu au temps de Plutarque.

Ce philosophe épicurien soutenait queDieu est la matière , qu'il n'est point hors d'elle ; enfin, que tout est essentiellement Dieu. Il fît un livre là-dessus.

Pic de la Mirandole le réclame , dans son Traité de la Providence , comme Athée.

ALFONSE X., roi de Castille , répétait souvent ce blasphème :

« Si j'avais assisté au conseil de Dieu , » lors de la création de l'homme , il y aurait

» certaines choses qui seraient en meilleur » ordre qu'elles ne sont ».

N. B. La crainte de Dieu qu'on s'efforçait de nous faire contracter ah ovo , n'a jamais pleinement réussi. De tout temps les hommes ont cru pouvoir impunément s'égayer aux dépens de l'Être suprême. Un recueil des bons mots auxquels il a donné lieu, serait très-piquant. Il faut croire que la crainte de Dieu n'est point du tout dans la nature. Ce u'est qu'un produit de la civilisation , gauchement organisée.

ALLAIS . (a") Naturellement , les hommes n'ont pas plus de religion que les bêtes. . .

La religion doit sa naissance à la curiosité et à la contemplation.

Hist. des Sevarambes.

ALLEMAND. Un prince allemand, fondateur d'une académie , fut sur le point de la casser, ayant appris qu'on y agitait la question s'il y a un Dieu.

iV. B. Ce prince apparemment était peu d'humeur de fournir à l'entretien d'un cercle de romanciers métaphysiciens , nouveaux Ixions qui embrassent un nuage.

ALMARICUS. Omnia sunt Deus ; Deus

est

est omnia : creaîor et creatura idem, .

Jacob Thomasius.

Dixit omnia esse unum , et Deum.

Dixit Deum esse esseniiam omnium crealurarum.

C'est-à-dire : Amaulri a soutenu que Dieu est tout ; que tout e*t Dieu. Le créateur et la créature sont même chose. . . .

Selon quelques-uns , ce philosophe et ses adhérens furent brûlés vifs.

Selon quelques autres , le cadavre d'Amauiry fut exhumé et réduit en cendres , Tan 1208.

Pauvre espèce humaine !

AMAURI. {Addition.) Ce clerc philosophe brillait à Paris au commencement du xine siècle. Il soutenait que la matière > existant par elle - même , et agitée par un mouvement aussi nécessaire que son existence, est la cause et le principe de tout, et par conséquent ne diffère pas de, Dieu même. Diclionn. des Cultes.

AMÉRIQUE. L'Amérique fournit plus

io A M M

elle seule de nations Athées que le reste da monde ensemble.

Histoire de La Pliilosophie paj enne.

A. B. La raison en est simple. Cette quatrième partie du globe , découverte après les autres , était restée plus près de la nature.

AMMCmi'S . ( Hefmeas ) philosophe

péripatéticien.

Zacharie , l'evêque de Mvtilène , a réfuté ses monstrueux axiomes d'athéisme : prodigiosa axioniala.

S .B. C'est ainsi que Ton qualifiait en ce sièclelà une opinion qui ne tend qu'à humaniser le* hommes , en les bornant aux seuls rapports établis cntr'eux par la nature.

AMURAT. Le sultan Amurat favorisait fort l'opinion de l'athéisme dans sa cour et dans son armée. Ricaut. Hist. ottom.

y. B. L histoire ne dit pas que ce prince fut un politique inepte.

AXACRÉOX. Athée du meilleur ton .

ce pcëte ne reconnaissait d'autres divinités que les Grâces , et ne rendait un culte qu'à l'Amour.

AN A u

AN AXAGORE . « Anaxagoras, l'Athée , » inspirait une religion raisonnable r en expli- » quant , par des causes naturelles , ce qui » paraissait extraordinaire ».

Il ne passait pas pour avoir beaucoup de piété envers les Dieux. Est-ce pour le caractériser, qu'on éleva sur sa tombe un autel au bon sens ?

ANAXIMANDRE. Il y a eu quelques théogonistes qui étaient Athées , comme Anaximandre ; celui-ci donnait le nom c!q Dieu à la matière insensible.

Dans le système d' Anaximandre , on entrevoit les principes fondamentaux dn spinosisme.

Anaximandre a pensé que toutes les substances intelligentes ont commencé , et qu'ét ternellement , il n'y avait que de la matière. Cudworth prouve l'athéisme d' Anaximandre , qui disait que l'infinité de la nature est le principe de toutes choses.

ANAXIMÈNE de Milet, faitDieu de l'air.

Diogène Apolioniate , Criiolaus et Diodore , le définissaient: siElheris purimentum.

Les senlimens d'Anaximène ne différaient guère de ceux de son maître Anaximandre.

i2 ANC

Le système d'Anaximène a beaucoup de ressemblance avec celui de Spinosa.

D'Argens , Philos, du bon sens , tom. ii„

ANCIENS. Tous les Anciens crojaient l'éternité de la matière.

D' Ol'wet , Théologie des philos, grecs,

iV. B. On pourrait composer un très-gros volume , si l'on avait le temps et le courage de rassembler et si l'on était certain de trouver des gens qui eussent la patience de lire toutes les preuves du matérialisme professé unanimement par la docte et sage antiquité.

ANCRE. *( d') La providence était en quelque façon sur la sellette, et in reatu, pendant la prospérité du maréchal d'Ancre...

Si tons ceux qui ont dit que la longue prospérité des médians est une raison de douter de la providence, étaient Athées , il y aurait bien des Athées parmi les auteurs.

Bar le , dictionn.

ANGLETERRE. En Angleterre , comme par-tout ailleurs , il y a eu et il y a en< ore beaucoup d'Athées p^r principes. Foliaire.

Il existe une vieille moralité anglaise , qui n'est pas tout-à-fait insignifiante : Dieu ( dit-elle ) est un bon-homme»

Hélas ! cela n'est que trop vrai, (s'écrieront les bonnes ames en soupirant ) et voilà pourquoi nous sommes dupes.

Dieu est un bon-homme (diront les niéchantes gens , en secouant la tête ). Nous ne risquons rien 5 faisons le mal tout à notre aise.

En tous cas , si Dieu est un bon-homme , ses ministres ne scjnt rien moins que de bonnes gens.

ANONYME. Les rois et les législateurs ont toujours eu soin de mettre Dieu de moitié dans leurs affaires , afin que le peuple n'impute pas leurs sottises à eux seuls.

Vojez Etre suprême. Un Athée anonyme.

ANTISTHÈNE. Il ne reconnaissait qu'une seule divinité , la Nature.

Dupuis. Abr. del'orig. des Cultes , p. 48, 8°.

iV. B. Ce philosophe , maître de Diogène , prêcha d'exemple. Ses mœurs étaient austères , comme ses principes ; et ( si l'on peut s'exprimer ainsi ) , la nature était sa divinité spéculative , ia vertu sa divinité pratique.

APELLES , disciple de Marcion , disputant avec Rhodon, disciple deTatien :

Rem omnium obscurcissimam esse stalucbat qmestior.cni de deo... qud ratione, unicuni esse principium , se quidem nescire profilebalur.... nec se onuiino scire qud ratifie unus esset ingcnitus Deus . . . Euseb us , Hist. eccl.

C'est-à-dire : De toutes les questions , la plus obscure est celle d*un Dieu. II ne savait trop que croire sur un principe unique... etc.

APONE , ( Pierre d' ) philosophe et médecin de Padoue , au xuie siècle , niait qu'il y eut des esprits. Il ne croiait qu'à l'existence des corps.

Presque tous les médecins professent ce symbole.

APPOLLOXIUS deThyane... La philosophie pythagoricienne d'Appollonius aboutit au spinosisme ; il ne reconnaît d'autre Dieu que le monde.

Olearius. Pldlostr. pag. 402. in-f*.

APULEE. Forez sa sublime Invocation à la Nature : JWtiam. JLiv. xi.

APUSCQRUS , philosophe babylonien , entiché d'athéisme , ainsi que Dlogèae , IWarniaridius .... etc.

ARA i5

ARABES. ( les ) Cette nation spirituelle compte beaucoup dAthées, et répond parfaitement à ces demi-philosophes qui prétendent que l'athéisme éteint toute imagination.

ARC. ( le chevalier d' ) Il est peut-être plus facile à la philosophie de répHmêr les penchans vicieux qu'à la religion même.

Mes loisirs , pag. 3y,

N. B. A quoi donc celle-ci peut-elle servir ? Pourquoi multiplier les êtres sans nécessité ?

AïtCESHAÛS , philosophe Grec ; pyrrhonien aimable et généreux. Pour n'avoir querelle avec personne , sur-tout avec l'ordre sacerdotal , tout puissant alors sur l'esprit du peuple , il professa un doute universel. Le doute est le manteau des Athées qui aiment la paix. Arcesilaiis eut une école nombreuse qui lui était fort attachée.

ARCHELAÙS , élève d'Anaxagore. Ce philosophe de la Grèce fut l'un des premiers qui introduisit la physique dans le sanctuaire de la philosophie. On lui fait un crime d'avoir avancé que le juste et l'injuste sont choses indifférentes. On ne dit

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pas qu'Archelaiis parlait ainsi pour montrer la monstruosité des < on séquences ou mènent: les théologiens et les politiques , en donnant pour base à la morale publique et particulière, un Dieu, véritable mannequin que les prêtres et les magistrats posent et font mouvoir dans le sens qu'ils veulent.

ARÉTIN , ( P. ) dit le Fléau des princes , n'avait épargné Dieu dans sa publique médisance , que pour ce qu'il n'en connaissait point. Lamothe Levayer.

L'Arétin ne composait des œuvres de piété que pour.... appaiser les dévots irrités contre lui. Lia monnaie.

iV. Ji. Nous citons Arétin, comme l'un des cent mille exemples qui prouvent, la nécessité d'une doctrine double , tant qie les lois feront la guerre à la pensée.

ARGENS. ( d' ) Le consentement général de tous les peuples à reconnaître la Divinité , qu'on cite non-seulement comme une preuve de l'idée innée de Dieu , mais même comme une démonstration évidente de son existence, est une preuve non-seulement faible et peu solide, mais même fausse. : . .

Philos, du bon sens , tom. 2.

De

Dès qu'il y a eu des gens qui ont su faire des statues , il y a eu chez les peuples des divinités. Lettres cliin, XXXII,

Convenons que c'est à la seule révélation que nous devons les connaissances de tout ce qui regarde l'éternité , la nature divine .... etc. JSole sur Ocellus.

ARGENSON ( d' ) disait : La religion est la philosophie du peuple.

Article fourni par Lalande.

Quelle philosophie !

ARISTAGORAS , philosophe Athée , de Pile de Mélos , et maître de Socrate.

Des critiques le confondent avec Diagoras, Mélien aussi , et qui donna des leçons au sag£ d'Athènes.

ARISTARQTJE, astronome S amien, qui vivait avant Archimède .• il fut poursuivi par les prêtres comme Athée.

N. B. Beaucoup de savans astronomes ont cherché Dieu dans le ciel , et ne l'y ont pas trouvé.

ARISTIPPE. ( le Jeune ) Ce philosophe Grec n'admettait pour ses Dieux que la douleuï et le plaisir , soutenant qu'il n'y

avait point d'autre divinité cpie ce double mouvement d'impulsion et de répulsion physique et morale.

Cette sorte d'athéisme, déguisé tantôt sous les noms de Dieu et du diable , tantôt sous ceux du génie du bien , du génie du mal, tantôt sous ceux d'Oromase et d'Arhiman , ou des deux principes de Manès , se retrouve par-tout.

AKISTOX, philosophe, insulaire de Co.

Divinanim remm parum studiosus videtur fuisse. . . . etc. Lescalopier.

Il disait que la nature de Dieu n'est pas intelligible. Cela porte à croire qu'il négligeait absolument les choses divines. Car , puisqu'il abandonna la physique à cause qu'il n'y pouvait rien comprendre , il est vraisemblable que par la même raison , il abandonna la théologie.

Il était dans l'habitude de dire : Quœ supra nos nilrii ad nos.

« Ce qui est au-dessus de nous , ne nous » regarde pas ».

On attribue aussi ce mot sage à Socrate.

Excepté la vertu . tout était indifférent au sage Ariston. Il abandonnait Dieu aux

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disputes des hommes, sans s'en mêler. Que m'importe ! disait— il.

ARISTOPHANES. Le savant J. Leclerc et Ant. Muret , ont écrit le nom de ce poëte avec un charbon noir, sur la liste des Athées,

ARISTOTE. Les idées qu'il se forme de la divinité tendent indirectement à la renverser et à La détruire.

L'incrédulité est Là source de la sagesse , disait-il.

Aristote fut Athée , selon toutes les apparences , et enseigna clairement La mortalité de l'âme.

D' Argens. Mcm. secrets de la Rcp. des Lelt.

Il a soutenu l'éternité de l'univers. . .

Aristote, pour assurer la liberté de l'homme , croiait ne pouvoir mieux taire que de nier la providence. En fallait-il davantage |>Our armer contre lui les prêtres intéresses du paganisme ?

Encyclopédie , au mot Aristotélismc»

Aristote lut accusé, de son vivant, d'impie Le , et oblige pour ce sujet de s'enfuir d'Athènes. Diog. Laert. F.

Dans la préface de Y Anti-Spinosa , de

5o ARN

Vitticnîtis , 1690, et' dans celle de Vln~ vestigatio Epis t. ad Jlchr. 1691 , Hnssel a soutenu , en Hollande , que fa doctrine; d'Aristote ne diffère pas beaucoup du spinosismo.

Si nous pénétrions bien dans Aristote , peut-être que nous trouverions qu'il adonné dans cette pensée, (la grande ame du monde.) Bander, Méni. sur le Mogot.

Aristote dit que tous les premiers habitans du monde ont cru la matière existante par elle-même , et indépendante d'aucune cause extérieure. Physic. I.

Aristote a tellement attaché son Dieu aux nécessités naturelles dans la direction et le gouvernement de l'univers , que la plupart a estimé qu'il ne reconnaissait point d'autre Dieu que la nature même.

Lamothe Lcvaycr.

Pomponace soutint qu'on ne pouvait accorder l'immortalité de l'ame avec les principes d'Aristote.

Vaîérîen Maghi publia , en 1647 , un ouvrage sur l'athéisme d'Aristote.

ARNAUD , élève d'Abailard , moine ita— talien, fut brûlé vif à Rome pour avoir prêché

flans les montagnes de la Suisse , que si Dieu existait, son règne et celui de ses ministres n'étaient point de ce monde ; par conséquent que le Clergé ne devait posséder aucuns biens fonds.

S. Bernard est obligé de convenir, en parlant de l'éloquence d^Arnaud , que c'était un homme à tête de colombe ....

ARNAUD ; ( Antoine ) dit le grand Arnaud.

Ce n'est pas sans quelque raison que ce théologien célèbre est rangé par Hardouin au nombre des Athées ; l'auteur de ces paroles : eus synonime convenu deo et créatures.

C'est-à-dire : « L'être est un terme , une « expression convenable à Dieu et à la « créature ».

Ne peut échapper au spinosisme.

ARNAUD ; ( François ) de l' Académie française , mort à Paris , en 1784 , et Tiin du très-petit nombre de ceux auxquels on peut appliquer l'épigraphe de ce dictionnaire : Ecce FI

ARNOBE. N'est - il pas beaucoup plus juste de ne croire aucuns Dieux, que de leur imputer des actions infâmes ?

il ART

Arnobe n'est ici que l'écho de Plutarque et de plusieurs autres écrivains de bon sens.

ARTHUR , ( Jean ) anglais, des monlagnes de Galles , près Birmingham , mé< anicien , qui remporta , à la Société d'émulation de Paris , le prix pour une voiture inversable. Il profess'a aussi l'horlogerie , et fut très-connu par sa belle manufacture de papiers peints»

Athée par principes et très - prononcé , pour en propager la doctrine , il fit réimprimer la belle Invocation à la Nature , qui occupe les dernières pages du Système de la A'ature.

Il survit à son fils, Athée aussi, guillotiné dans l'affaire de Robespierre.

ASCLEPI ADE. Grand médecin , de Pruse , en Eithynie , et contemporain de Mithridate. L'.tprès l'inspection raisonnée du corps humain , il ne croyait point que l'anie fut distincte de la matière.

A. B. L'anatomie a fuit bien des Athées.

ASPASIE Fut aussi Aspasia ,

accusée de ne point croire aux Dieux.

Tout le crédit de Périclès put à peine la sauver. Plu turque- An àot.

Elle mérita d'avoir S ocra te pour disciple.

N. B. Intenter lui procès criminel à une femme pour cause d'athéisme ! . . . . On ne reconnaît pas dans ce procédé le peuple aimable d'Athènes. C'est que le fanatisme religieux dénature tout.

ATHANASE (S.) nous enseigne, ad serapion , que la divinité ne se persuade point par des raisonnemens.

Haet , évêque d* Avranches.

N. 2>. En ce cas , il ne reste qu'un parti à l'homme raisonnable , ne point croire à ce dont il n'est pas convaincu.

ATHEE. L'athéisme est fort ancien. Aristote , dans sa métaphysique , assure que plusieurs de ceux qui ont les premiers philosophé, n'ont reconnu que la matière pour la première cause de l'univers , sans aucune cause efficiente et intelligente ....

Formey.

Le Xe. livre des lois de Platon, Sextus Empiricus,et les lettres du rhéteur Alciphron, nous apprennent que le nombre des Athées était considérable.

Peut-être que tout ce qu'on a écrit sur ce sujet ( Dieu ), pour ou contre , n'est d'aucune utilité. Je crains bien qu'en parlant

de l'existence de Dieu , nciu ne ressemblions à ceux qui combattent la chimère . . .

Croyez au reste que s'il était des preuves claires de l'existence de la divinité, ceux qu'on nomme Alliées deviendraient les plus zélés partisans de cette opinion , qui ne peut que flatter l'amour-propre et la paresse; ils n'attendent que la démonstration. Et par quelle fatalité s'obstine-t-on à la leur refuser, si elle est possible; ou à les persécuter , si le fait n'est pas vrai ?

Dialogues sur V Ame , par les interlocuteurs de ce temps-là , 1771. Dial. VIL p. 170. Ad Jinem,

K. /?. Si les femmes entendaient leurs intérêts , elles préféreraient pour ami ou pour époux , un Atl.te à tout autre homme.

ATOMISTES (les) De la philosophie ou du système des atomes , comme des flancs du cheval de Troye , sont sortis tous les genres d'Athéisme connus.

IN"ous nous servons de la métaphore d'un savant allemand, historien des Athées.

ATTICUS (Titus Pomponius), était de la secte d'Epicure: on peut défier les plus

ardens

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