HUM
C'est-à-dire : il est peu de nations dont l'esprit n'ait quelque teinture de l'existence divine.
Je dis peu. Car ceux qui disent qu'il n'y en a aucune , se trompent.
Son traité de la Faiblesse de V entendement humain n'est pas l'œuvre d'un prêtre. Huets'y montre sceptique tout au moins,
HUME , ( David ) historien et philosophe
Ecossais.
Il est incontestable que l'empire que toute sorte de foi religieuse exerce sur l'entendement, est un empire chancelant et peu assuré .• il dépend beaucoup de l'humeur et des caprices de 4'imagination. Histoire naturelle de la Religion.
La religion primitive du genre humain doit sa principale origine aux craintes que l'avenir inspire. Idem.
Les théologiens ont trouvé la solution du fameux problême d'Archimède , un point dans le ciel d'où ils remuent le monde.
Idem.
HYLOBIENS. (les ) Sorte de sages près, du Gange , qui n'écrivent jamais , et ne
lisent point : ces hommes doutent de tout , excepté de ce qu'ils voient et de ce qu'ils palpent eux-mêmes. Ils dédaignent la renommée .... Etrangers aux révolutions politiques , ils ne s'occupent que d'eux et de leur famille , et se maintiennent neutres pour tout le reste. Ils vivent à l'écart, et ne travaillent que pour exister : enfin , ils ont des mœurs et point de culte.
HYLOZOISTE. ( 1' ) Philosophe professant l'espèce d'athéisme qui consiste â attribuer de la vie à la matière.
N. B. Dans cette hipothèse , on se passe d'un Dieu , et l'on abrège le9 difficultés. Ce n'est qu'eu «iiiiplifîant qu'on parviendra à s'entendre.
SOO J
JACOB, le patriarche.
Il lutta toute une nuit contre Dieu.
Fortis conira Deumfuisti. Genès. XXXII.
2V. B. Serait-ce pour nous apprendre , en stylo oriental , que le patriarche Jacob fut Athée , ou tout au moins se fit violence pour croire l
JACQUES* , roi d'Angleterre , était bigot et connaisseur en ce genre ; il ne croyait point à l'humanité des prêtres.
« Il est très - difficile , disait-il , d'être » à-la-fois bon théologien et bon sujet ».
Helvélius , de V Homme,
N. B. 11 est à ce sujet un problème à résoudre , qui ne fait point l'éloge de la judiciaire humaine. En France , pourquoi marquait-on beaucoup d'attachement et de respect au culte divin , et très-peu au ministre de ce même culte l L'aumonier d'une grande maison , tous les matins, voyait son maître à ses pieds. Hors de sa chapelle , tout le reste de la journée , il n'en était guère mieux traité que tout autre valet. Il faut dire aussi que ce pontif domestique ne professait pas des moeurs plus pures et des sentimens plus relevés que ceux d'un homme à gage. C'était d'ordinaire , ( pour nous servir de l'expression du roi Jacques), un assez mauvaissujet. Le mépris motivé pour la personne des prêtres, a conduit bien du monde à l'insouciance pour leur Dieu.