JANSÉNISTES
JANSÉNISTES, (les) La théorie des jansénistes mène à l'athéisme \ m'a dit un évêque du midi de la France.
'JANSÉ1SUUS i (Corn. ) évêque dTPres.
In Jansenii scriptis qui Alheismuni non yidet , cœcum hune et hcbeîem esse nuiit veremur ajfirtnare.
Agnoseet esse Janseniam plane
Atheum.
C'est - à - dire : Il faut être aveugle , et même hébété , pour ne pas lire l'athéisme dans les écrits de Jansénius .... qui n'est . «qu'un franc Athée.
Et le P. Hardouin cite en preuve ces paroles du théologien :
Deus non alias est qitam lex jusliiue....
C'est-à-dire : Dieu n'est autre chose que la loi de la justice.
Hardouin a raison.
Jansénius ne voyait en Dieu , ne faisait de Dieu , qu'une abstraction.
JAPON. Ce pays renferme une secte qui n'espère d'autre vie que celle-ci,, et ne connaît point d'autre Substance que celle qui frappe l<?a sens .... Elle en-
seigne des choses qui ont beaucoup çîer rapport à l'opinion de Spinosa.
JAQUELOT. Jaquelot avoue qu'il y a dans le cœur de l'homme un penchant secret à recevoir avec applaudissement les moindres objections qu'on peut former contre les principes de la religion ....
Le monde est plein de gens qui nient et combattent l'existence de Dieu ....
Le lecteur est naturellement incrédule sur cette grande question ....
Tel qui parie de Dieu , n'a pas d'autre idée de sa divinité , que celle de la matière de l'univers.
Dissertations sur l'existence de Dieu > préface.
Rien n'aide la raison à se pénétrer de l'idée de cet objet. Idem,
Les plus sages des payens se servaient de cette pensée , qu'il y a des Dieux , autant qu'ils la croyaient propre A retenir le peuple dans la crainte et dans le respect.
Exist. de Dieu , m-40.
Ainsi donc 5 Dieu n'est que l'enfant adultère d'une politique déréglée.
JAITCÔURT , ( L. ) philosophe laborieux et paisible, médecin et littérateur ; il coopéra pour beaucoup d'articles à l'Encyclopédie , à cette première Encyclopédie dans laquelle , à travers une infinité d'erreurs et de préjugés , on trouve cependant tant de choses utiles et tant de vérités hardies.
JELLIS , ( Jarig ) Flamand , disciple et intime ami de Spinosa ; accusé des mêmes impiétés , il publia >pour se mettre àPabri , une confession de foi 3 qu'approuva même 6 on maître.
IDÉALISTE, secte de philosophie.
S'il veut être conséquent , il doit faire un pas de plus, et dire nettement : « non-seulement * les corps extérieurs et la matière en gé- « ral n'existent point, mais Dieu lui-même » n'est qu'un phénomène , une illusion d© » mes sens ». Naigeon.
JEAN. (St.) Nous ne pouvons guère refuser ici une place à cet évangéliste apocalyptique. Le début de son livre sera son titre: Dieu est la parole. Deus est verbum*
Plus loin , Jean se dit venu pour rendre témoignage à Dieu , qu'il appèle la lumière'
Chap. I.
Zoronstrc et les Gnèbres ne s'expriment pas autrement.
Ainsi donc , -selon l'un des quatre évangiles les plus authentiques , Dieu n'est qu'un mot , vevba et voces. Dieu n'est que la lumière. Lux.
Les hommes-de-Dieu demanderont grâce, à cause du style oriental , lequel ne- dit jamais les choses par leur nom ; mais où en sommes-nous s'il faut nous livrer aux conjectures des commentateurs ? les ELémens d'Euclide n'en ont pas besoin. .
. JÉSUS-CHRIST * r enfant illégitime , -né à Bethléem , dans la Judée , d'un père ;cmi h'était pas le mari de sa mère. -
Ceci est mon corps, ceci est mon sang 9 dit Jésus-Christ , en présentant à ses apôtres' du "pain et* du vin.
Et nous dirons : ceci est du matérialisme Tout plir. Un I Dieu pain, du pain Dieu. "Certes ! Spinosa n'a jamais pousse si loin les vertus'- de îa matière.
• Jésus préférait dans ses paraboles lin-
crédule 'Samaritain au dévot Pharisien.
•«««'/tint A r\ . UOÎŒ /* Ojtfti^Cïii-tt
Heîvëtiàs 9 d& V Homme.
Jésus semble regarder la divinité comme l'auteur du mal.
Idem , conclusion de l'Homme.
Il semblé crue Jëâus-Clirist ait voulu nous faire entendre que ces hommes , qu'on appelé communément Déistes ou Athées , et qui n'ont pas l'esprit gâté et perverti par la superstition , sont plus charitables et infiniment meilleurs que ceux qui l'ont corrompu par les vices et les cruautés qu'inspire la superstition ....
Albert Râaicati , comte de Passeran ,
Recueil de Pièces curieuses
Londres , IT49 , /?. 2.3, m-8°.
Jésus - Chris t n*. avait pas le moindre principe de physique ; et la ' métaphysique lui était absolument inc onrui?.
; Epcam. des Relig. p. 3 53.
Jésus-Christ et sés apôtres étaient gens ignorans. Idem , p. i55.
Quant à la morale, Jésus - Christ était un monstre. Idem , p. 190.
iV. B. Il èst certain que 1rs mœurs pf la doctrine de ce Dieu Le fils , ont dégoûté de -Dieu le père. L' examen du christianisme a fait beaucoup d'Athées.1 |l ny n peut-£tra jamais eu de système religieux
plus indécent , plus impertinent , plus révoltant que celui de Jésus. On ne voudra pas croire un jour que les hommes aient porté si loin la stupidité. Il est vrai que les peuples ne sont plus des hommes.
ILES ( les trente-deux ) découvertes sur la fin du dernier siècle , au sud des Marianesi
De summo ac primo rerum auctore , mirum apud omnes sinas silehtium ; quippe in tant copiosd linguâ ne nomem quidem Deus ha— bet. Martini. Hist. sin. lib. I.
C'est-à-dire : les Chinois gardent un silence vraiment admirable sur le suprême auteur de toutes choses; et dans leur langue, si pleine de mots , il ne s'en trouve pas un pour exprimer Dieu,
N. B. L'observation de Martin est applicable aux habitans des trente-deux îles voisines de la nation chinoise. v .
IMPIE.' Rien de moins détermine que la signification de ce mot , auquel on attaché si souvent une idée vague et confuse de scélératesse. Entend-t'on par ce mot un Athée ? . . .
Pour que ce mot à" Athée ou d'Impie ràp-
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pelle à l'esprit quelqu'idée de scélératesse , à qui l'appliquer ?
Aux persécuteurs ! Helyétius*
INCRÉDULE. Le mot raisonnablè est aujourd'hui devenu synonime d'incrédule.
Helvétius , de V Homme.
INCURIÔSI , les insoucians.
C'est le nom d'une académie ou société -de philosophes italiens , établie dans la ville de Rossani , professant l'insouciance la plus complette touchant les opinions et les institutions humaines , principalement sur ^e chapitre de Dieu et du culte.
INDIENS. Plusieurs passages du Vèdam ne permettent pas de douter que l'existence de l'aine du monde et le panthéisme y sont les principaux dogmes de la philosophie et de la, religion des Indiens.
Ces passages , r,éunis aux fragmens des ouvrages publiés par Holwell et Dow 3 démontrent le matérialisme des Indiens.
Encyclop. Mélhod.
INDIFFERENT!, les indifFérens.
Cestle titre d'une société de philosophes italiens , fondée à Bologne, véritable, aça- " déïnie d'Athées épicuriens
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A peu-près sous le même nom... Péruse
vit aussi se former dans ses murs un cercle d'hommes qui se piquaient de la plus parfaite neutralité en fait de religions. Ils n'en adoptaient aucune.
INITIÉS, (les ) Aux mystères d'Eleusis , de Samothiace et de Lemnos, je suis persuadé qu'on prêchait V Allicirne à un petit nombre d'Initiés en qui on reconnaissait des dispositions favorables. J'en prends à témoin Citéron. Larcher, no e sur Ilérodoie, liv. FUI , p. 449 et 450 , t. F.
Rerum naturel magis cognoscitur quam Deorum. Cic. Nat. deor. ad fuiem.
C'est-à-dire : Le secret des mystères apprend aux Initiés bien moins la nature des Dieux que ceile des choses.
INSTITUT national de France, (P ) est composé de dévots et d'Athées.
Chap. XIX du Contrat social des Républiques^ ouvrage' qui vient de paraître.
iV, B. En effet, sur les mêmes fauteuils , siègent tour-à-tour les Bernardins de Saint -Pierre , les Collin-d'Horlpville , les Louis Mercier, les Belize Desalle , les Larév'eilière-Lépaux , les Jussieu, etc. k coté des Lalande, des Naigeon , des Mongez... ect.
cette
Pette savante confrairie donne -nu moins en cela l'exemple de la tolérance des opinions. La concordance des principes serait peut-être tout aussi édifiante. Cela viendra. L'Institut est jeune encore. Lui vienne la barbe , nous le verrons sans doute déposer la robe de l'enfance , pour endosser le manteau du philosophe.
En attendant , que de scandales cette compagnie de tant de beaux esprits , a donnés déjà dans ses lectures publiques , dans ses séances particulières ! .. . S'il est temps de proclamer toute la vérité , l'Institut ne devrait-il pas en prendre l'initiative solennelle ? A quel autre corps est donc réser' é le soin de dénoncer et poursuivre au tribunal de l'opinion les vieilles corporations religieuses ? L'école d'Athènes bravait les considérations.
L'Institut est loin de tout cela ; plusieurs de Ses membres vont encore à la messe. Corneille , et je crois même Tournefoit, y allaient bien. Noué le savons ; mais nous savons aussi que les temps fie sent plus les mêmes.
C'est pitié de voir cent hommes choisis parmi les doctes de toute une grande natiou, et délivrés de la triple inquisition sacerdotale , parlementaire et ministérielle , faire si peu , se prononcer si faiblement contre les préjugés de leur pays et de leur siècle , et s'empresser de rappeller les poids et les mesures à l'unité, avant de l'avoir introduite dans la morale publique....
sic JOB
JOB. Qui me donnera de connaître et de trouver Dieu ? . . . Si je vais en Orient , il ne parait peint; si je vais en Occident , je ne l'aperçois point; si je me tourne à gauche, je ne puis l'atteindre ; si je vais à droite , je ne le verrai point.
Ch. XXIII. 3 , 8,9.
Muîta cum amicisdisseruit atlieismum indirection spiranlia .... probavimus.
C'est-à-dire : Job avec ses amis se permettait des discours qui sentaient fort l'athéisme.
Jiistoria theologiœ Juda'icœ. J.Fr. Reim— manni, p. 679.
Toute la Bible est pour les A thées , une mine à exploiter.
JODELLE , ( E. ) poète français , de Paris : Voétius raconte avoir lu que Jodelle était épicurien et Athée ....
IONIQUE. ( la secte ) Depuis Thalès inclusivement , jusques à Ànaxagoras exclusivement, la secte ionique fut Athée.
JOSEPH, (l'historien) Il fit le prophète et l'inspiré pour sauver sa vie .... Toute
son histoire est pleine de son athéisme.
Longueruaaa , tom. II,
JORDAN. Cet instituteur, d'autres disent, l'ami du roi de Prusse , Frédéric II , ne contribua pas peu à effacer de l'esprit de ce prince toute idée religieuse.
Jordan n'était point ferme sur ses étriers. L'approche de la mort culbuta sa raison.
Il ne faut rien conclure des derniers momens de la vie.
JOVEA , ( André ) Portugais , a passé pour Athée.
ÏRENEE, ( S. ) Grec , évêque et martyr.
Les ames , selon ce père de l'église , ayant commencé d'être, il serait naturel qu'elles finissent de même . . . • Cum ipso corporc mori .... Adv. Hceres. L. II.
Il est égal de dire que l'ame est mortelle, ou d'assurer qu'elle est corporelle.
Mirabaud , le Monde ....
N. B. Voilà un matérialiste , sans le savoir , martyr du spiritualisme qu'il croit comprendre. L'histoire de l'esprit humain est pleine de ces in-» «onséquences.