‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 55 sur 134 · LEB · texte numérisé non relu

LEB

Capac , etc., la muse de Leblanc se montra dégagée de tout préjugé.

LEBRET, le commentateur de Molière.

L'Athée ne peut être que difficilement converti par des moyens humains.

Observations sur le Festin de Pierre.

LEBR . . , le pindare de l'Institut national , et l'auteur d'un poëme de la Nature , dont on ne connaît encore que plu* sieurs beaux fragmens.

LEBRUN, de Grenoble.

Les femmes et les hommes qui leurres* semblent , auront toujours hesoin d'un être ex-naturel , d'un Dieu ....

Mais l'homme robuste et bien constitué, dont le bon-sens est cultivé , finira par s'attacher fortement à son intérêt bien entendu , sans s'embarasser de l'existence supposée d'un être hors de la nature.... etc. L' And- Prêtre , ou Coup-d'œil sur les rapports de la religion avec la politi— que et la morale , Paris , an VI , p. 66 et 67.

LEBRUN ou Debrun, professeur de grammaire générale, à l'école centrale du département de l'Ain , à Soissons.

Chaud partisan de tous les principes d'Helvétius ....

LECAMUS , médecin , de Lyon.

Auteur de plusieurs mémoires sur l'Histoire naturelle , dans lesquels il s'est fortement prononcé sur l'éternité de la matière.

LECLERC. Ceux qui font le plus profession de dévotion , ont quelquefois besoin de leur foi , pour reconnaître une sagesse suprême , et sont tentés de juger peu avantageusement de la providence et de la justice de sa conduite .... etc.

Bibl. Ch. tom. XXIII, p. 96.

LECLERC des Vosges , né le 6 Auguste

Extrait d'une K pitre philosophique»

Mortel , faible mortel , sur ce globe jeté , Vil atome d'un jour, par le temps emporté • Assemblage confus d'orgueil et de bassesse , De vices , de vertus, d'audace et de faiblesse * Etre imparfait , qui crois, en mesurant les cieux , En gravissant des monts les sommets sourcilleux , En sondant de la mer les cavernes profondes , Avoir trouvé l'auteur des innombrables mondes • Mortel, faible mortel, réponds-moi : qu'as-tu vu?

Le Dieu qne tu cherchai? a-t-il enfin, paru ? A-t-il pu t'expiiquer si notre ame est pensante , Ou, dès l'éfernité , la matière agi-sante ? Dif-il qu'après la mort, pour qui tout est égal , Il fr;:ppe ou récompense ou l'homme ou le cheval ?

Ces globes que tu vois ; suspendus dans l'espace , Ont pris, avec les temps, leur éternelle phice : Rien re peut désormais en arrêter le cours • Ils se prêtent , l'un l'autre , un mutuel secours. Le temps et les destins ont tracé leurs limites , Et fixé chaque corps dans ses bornes prescrites. Tu roules sous leurs mains, mortel audacieux : Le temps seul est tonmaitre , et les destins tes Dieux.

Quelqu'un admirait devant Leclerc des Vosges,, un beau ciel d'azur, et s'extasiait sur l'éclat argenté de la lune. Ces étoiles scintillantes , ce firmament . cette lune , tout cela, disait-il, prouve Lien qu'il y a un Dieu.

Nota . répondit Leclerc : tout cela prouve qu'il v a une lune et des étoiles.

LÉE^HOFF . ( Frédéric vrm ) ministre de l'église reformée de Zvrol > province d'Over-Issel, et auteur du Ciel sur ta Terre ; Il fut poursuivi ccmme spinosîste, en i~cj.

S /ion lui, dans toutes les choses du monde,

la

la liaison des causes est éternelle et nécessaire. . , "

Tout ce qui se fait , se fait suivant des Tègle-; certaines , et provient des causes secondes.

Ce n'est que dans un sens impropre qu'on parle de Dieu, comme d'un roi , d'an législateur, d'un maître , d'un juge. L'auteur de l'Ecriture sainte a voulu en cela s'accommoder à la portée du peuple. . .

La nature était le Dieu de van LéenliofF.

Journal des Savans , 1708.

Consultez ses livres :

Catena tneôTogïœ biblicœ , 1682.

De Ctyio in r Ferra , 1703»

De nubilaiione Cœli et Terra? , 1704.

LEGR... d'Aass. , Athée, dans les notes manuscrites de Lalande.

LEIBjNUTZ. ( Guill. God ) Léibnitz était' du sentiment de Eajde, quoiqu'il voulut paraître l'attaquer... Comme Bayle , il nefaisait aucun exercice de religion... Ses pasteurs lui avaient fait , au sujet de sa façon de penser, des réprimandes publiques et inutiles.

Le P. JSicéron.

Mais il portait toujours sur lui un chape-

îet , précaution qui n'était point inutile» Sans elle , un jour , dans une tempête , des matelots le jettaient à la mer, pensant avoir sur leur bord un Athée puni du ciel.

2V. B. Plusieurs Athées portent et disent encore aujourd'hui leur chapelet.

Il y a dans ce qu'il a publié sur la métaphysique , des vues profondes , des idées très-philosophiques , dont on peut même déduire les conséquences les plus fortes et très-contraires aux préjugés les plus généralement reçus.

Encjclop. métliod. Monade.

On peut dire qu'il y a un degré de droit naturel , et de bonne morale , qui peut avoir lieu, même par rapport à un Athée.

Il y aurait quelqu'cbîigation naturelle, quand même on accorderait qu'il n'y a point de Dieu.

Un Athée peut être homme de bien.

Voyez tom. V , in~^°. de ses: œuvres.

IjEMAIRE , éditeur de la Contagion Sacrée, a Paris , an V.

Il faut une religion au peuple.

. J aimerais autant qu'on me dit : il faut

tromper le peuple. Moi, je dis: il faut enseigner la morale au peuple.

Note 2 , p. 70, deuxième partie , i/i-?>n.

LEM . . YES , médecin , né vers 1760 , département de . . .

Celui-ci a pris une part fort active à la révolution française.

LENGLET DU FRENOY. ( Nie. ) Nous réclamons ce savant, à cause de la hardiesse et de l'indépendance de ses idées. Philosophe dans sa conduite , ainsi que dans plusieurs de ses nombreux écrits , il ne partageait pas au dedans de lui-même , les préjugés vulgaires , au sein desquels il fallait bien qu'il passât sa vie.

LEON X , Pape.

Malgré ses apologistes 9 il passe pour Athée. Il avait pris des leçons d'A. Poli tien.

LÉONIN , (Elbert) jurisconsultedu XVIe.

siècle , se gouvernait un peu trop cavalier rement sur le chapitre de la religion.

/Ile honestate civïli contentus , religioneni omnem suscpie deque habebat.

C'est-à-dire : se bornant à remplir ses

devoirs de citoyen , il rejettait toute religion. J i

Sainte Algéclonde lui écrivait ainsi r Niliil est in te quod non sit suavissimum ,

si hoc ununi dénias , quod niraiiun ejAthco-

iogus.

C'est-à-dire : tout est louable en vous , si ce n'est que vous êtes un peu trop Athée.

LEOXTIU -J , philosophe Athénienne ; elle eut Epicure pour maifcre , et ses disciples pour amis . . . . D. D. H. G.

LEQUITnIO , député, professe l'athéisme à la Convention , comme Jacob Dupont l avait fait. JVoPe de Lalande.

Au surplus , ouvrez ses livres.

LESPINASSE , (mademoiselle), l'amie de madame Geoffrin , de d'Alembert, qui la lui fit connaître, d'Helvétius , etc.

LESSIN G , poète allemand.

LETTRES Chinois. ( les ) Longonbardi , ( dans son Traité sur quelques points de lu religion des Chinois , parag. XVI) , nous apprend que des Lettrés de la Chine luî avaient déclaré, sans détour, sans déguisement , qu'ils étaient de vrais Athées,

A la Chine , il y beaucoup de Lettres Alliées .... Voltaire, diclionn*

Les plus habiles missionnaires de la Chine .... soutiennent que la plupart des Lettrés sont Athées , et qu'ils ne sont idolâtres que par dissimulation , comme beaucoup de philosophes pavens ....

La création d'un Dieu n'est que la déification de l'ignorance humaine , disent très-bien les Lettrés de la Chine.

Beaucoup de Lettrés sont tombés dans le matérialisme , ( à la Chine ) ; mais leur morale n'en a point été altérée. Ils pensent que la vertu est si nécessaire aux hommes , et si aimable par elle-même , qu'on n'a pas même besoin de la connaissance d'un Dieu pour la suivre.

Voltaire , Hist. wiiv. art. de la Chine, t. I.

LETI ( Grégorio ) historien Milanais.

On a débité beaucoup de choses dures contre sa personne et ses écrits. Serait-ce pour le punir de n'avoir point eu de religion ? Ce procédé est assez d'usage.

LEUCIPPE. Cette philosophie mêlée dont Leucippe , Démocrite et Prolagore furent les fondateurs , et qu'Epicure continua à

enseigner , n'était antre chose que l'athéisme revêtu d'une forme philosophique.

Naigcon.

Il avait pris la métaphysique en une tellg aversion, que pour ne rien laisser, disait-il, d'arbitraire dans sa philosophie il en avait banni le nom de Dieu.

2V. B. Ce mot de moins opérerait la révolution la plus salutaire dans les sciences et dans les mœurs. C'est le cas de s'écrier avec un poète moderne :

Oh ! que le nom d'un Dieu fit de mal à la terre ! ..

L'HOSPITAL. ( le chancelier de ) Homo doctus , sed nullius religionis , aut

ut vere dicam , Atheos.

Belcarius , conimentarium rerum gallicarum

428 , num 57.

C'est-à-dire : homme docte , mais point du tout religieux 5 Athée , pour parler avec vérité .

S'il eut vécu dans l'ancienne Rome , ii eût été stoïcien. Il en pratiquait les mœurs. Il en professait à bas bruit les principes . . . *

LIBERTIN , synonime d'Athée , dans le dictionnaire des liommes-de-Dieu,

N. B. Ne pouvant coudre tout-à-fait la bouch*

Vu* Athées , on a pris le parti de jeter de la boue sur If 11 r niiinieau. Calomnions leurs mœurs , a-t'on dit , cela nous dispensera de répondre à leurs questions embarassantes , à leurs doutes sages . . .

Et cette petite manœuvre sacerdotale à réussi.

LILAOKIUM, fondateur d'une société d'Athées Chinois : car ses sectateurs reconnaissent un Dieu corporel.

L1SLE DE SALLES , de l'Institut national de France.

Les peuples en tout temps se sont persuadés que plus on approchait de la démence et de la stupidité , plus on était propre à entrer en commerce avec la divinité.

Essai philos, sur le corps humain , 3 vol. in— 12, , 1774 ? Paris.

L'indifférence est la religion de celui qui n'en a point. Elle conduit à l'athéisme.

Philos, de la JSat. éclaire.

N. B. En ce cas , que d'Athées dans le monde !

S'il pouvait y avoir un Athée véritable, çe seràit peut-être un sceptique déterminé, qui,voyant des difficultés dans tous les cultes, n'en ad 111 étirait aucun. Philos, delà Nat.

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