‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 66 sur 134 · MAL 26S · texte numérisé non relu

MAL 26S

Démocrite , mais est une espèce de spinosisme spirituel.

D 'Aryens , Philos, du bon-sens, t. II.

Deslandes accuse Mallebranche de détruire la religion.

Histoire de la Philos, tom. II , p. 5i2.

Mallebranche et ses disciples appellent Dieu , l'Etre universel. Les spinosistes ne s'exprimeraient pas autrement.

DJ Alembert , Mélanges philos.

Antoine Arnaud veut que le système de Mallebranche nous conduise au plus outré pyrrhonisme.

Des vraies et des fausses idées. III.

L'esprit de l'homme est assez porté à Pétude , mais il n'est point porté à la piété. Mallebranche , Reciien ite de la vérité , lit ', II , prem. part. chap. VIII.

MALI/ET. S. Olaiis , roi de Norvège , demandant à un guerrier qui lui affirmât ses services, de quelle religion il était , le guerrier lui répondit :

« Je ne suis ni chrétien , ni payen ; mes » compagnons et moi , nou s n'avons d'autre » religion que la confiance en nos forces , et

?) dans le bonheur qui nous suit toujours k » la guerre ; il nous semble aussi que c'est-là » tout ce qu'il faut ».

Jnirod. à l'Hist. de Dannemarck , tom. I.

Voyez Soldais.

MANDE VILLF . ( le docteur B. )

Les Athées sont d'ordinaire des hommes studieux et paisibles ; ils ne sont guères dangereux « la société. Paae 5.

Dans tous les pays de la terre , qu'elle qu'en puisse être la religion domiuante , le grand, nombre est si fort maîtrisé par de vaines frayeurs et par la superstition , qu'il n'est pas possible que l'athéisme gagne jamais la masse d'un peuple. . . Page 7.

Pensées Libres sur la religion.. . La Haj c, 1 723.

L'honneur et la religion ne purent jamais être associés : nec in ûnd sede morannir. Fable des Abeilles , 10m. III.

MANES prétend que Pame est répandue confusément dâhs tous les corps. Tout est esprit dans la nature. Lui et ses pnrtisans soutenaient que tout est animé , jusqu'aux pierres mêmes. Ep. ad. nien.

Cette opinion est celle fie tous les phi- -

losoplies anciens , à quelques nuances près.

Beau sobre , tom. II.

MANGENOT , ( L. ) parisien 5 chanoine <3ii Temple.

Ce poète professait l'épicuréisme , dont ce lieu avait été une école avant lui.

MANICHÉENS. ( le. ) Selon ces disciples de Manès, le monde est de toute éternité ; tout ce qui subsiste a toujours été et n'a qu© changé de façon.

C'est-là le sentiment de Spinosa.

MAïsIILIUS, ( M. ) le poète.

Çnâ pateat munlum divino numine verti , jit ipsum esse Deum. . .

AstroH.

C'est-à-dire : ... Le monde est Dieu . . .

Je chanterai , dit le même poëte, Liv. II, l'ame invisible et puissante de la nature , cette substance divine, qui unit entr'elles toutes les parties du vaste corps du monde.

iV. B. Le poète Aratus , qui a exercé sa muse sur les mêmes sujets , professa la même opinion. Selon lui, Dieu remplit tout entier l'univers.

Manilius a célébré le souffle unique de vie , spiritus unus , ou Dieu ? infus dans

tous les membres du corps immense de l'univers. Astron.

MARC-AURÈLE. Représente - toi sans cesse le monde ( dit ce prince philosophe,') comme un seul animal , composé d'une seule matière , et d'une seule ame. . . O univers ! ô nature ! lu es la source de tout, le dernier te. me de tout. Pensées , IV TA,',

Il n'y a qu'un seul monde qui comprend tout , un seul Dieu qui est par-tout , une seule matière éternelle. VII. 8.

N.B. Est-il besoin d'avertir que dans ce passage , ainsi que dans presque tous les écrits des anciens, Dieu, matière, nature , ame , monde, univers , etc. sont synonimes ?

. .. Je puis à peine me résoudre de donner le titre de Théisme aux principes d'un Marc- Aurele , d'un Plutarque , et de quelques autres philosophes du portique ou de l'académie. . . Car, enfin , ne peut-on pas dire que la doctrine de ces philosophes retranche la divinité ... ?

Hume , Hist. nat. de la ReL

MARCELLINUS. ( Amm. )

Nulla vis humana vel virtus meruisse un-

quam potuit , ut quod prœscripsil fatalis ordo,

non fiât. XXIII. 5.

C'est-à-dire : Aucune force humaine, la vertu même , ne peut déranger l'ordre nécessaire des choses. . .

MARGUERITE de Valois , reine de JSavarre : l'auteur de Y Heptameron.

Sa curiosité à considérer une personne mourante , fait bien connaître qu'elle n'avait pas sur la nature de l'ame , les idées qu'on doit avoir. Mais il y a de forts grands esprits et de forts grands philosophes qui n'ont pas pensé mieux qu'elle sur cet important chapitre. Bayle.

N. B. On raconte qu'à Paris , un de nos savans des plus recommandubles et des plus humains , assistait régulièrement aux exécutions de la place de Grève, pour tâcher de voir l'âme à sa sortie du corps des patiens. 11 expira , sans avoir cette satisfaction.

MARIANES. Le P.Gobien , jésuite , en parlant des peuples des îles Marianes et des îles voisines , dit :

Il n'a pas paru jusqu'à présent qu'ils aient aucune connaissance de la divinité, ni qu'ils adorent les images.

Histoire des Ues Marianes ? p. 406,

3jo M A R

Page 1