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Démocrite , mais est une espèce de spinosisme spirituel.
D 'Aryens , Philos, du bon-sens, t. II.
Deslandes accuse Mallebranche de détruire la religion.
Histoire de la Philos, tom. II , p. 5i2.
Mallebranche et ses disciples appellent Dieu , l'Etre universel. Les spinosistes ne s'exprimeraient pas autrement.
DJ Alembert , Mélanges philos.
Antoine Arnaud veut que le système de Mallebranche nous conduise au plus outré pyrrhonisme.
Des vraies et des fausses idées. III.
L'esprit de l'homme est assez porté à Pétude , mais il n'est point porté à la piété. Mallebranche , Reciien ite de la vérité , lit ', II , prem. part. chap. VIII.
MALI/ET. S. Olaiis , roi de Norvège , demandant à un guerrier qui lui affirmât ses services, de quelle religion il était , le guerrier lui répondit :
« Je ne suis ni chrétien , ni payen ; mes » compagnons et moi , nou s n'avons d'autre » religion que la confiance en nos forces , et
?) dans le bonheur qui nous suit toujours k » la guerre ; il nous semble aussi que c'est-là » tout ce qu'il faut ».
Jnirod. à l'Hist. de Dannemarck , tom. I.
Voyez Soldais.
MANDE VILLF . ( le docteur B. )
Les Athées sont d'ordinaire des hommes studieux et paisibles ; ils ne sont guères dangereux « la société. Paae 5.
Dans tous les pays de la terre , qu'elle qu'en puisse être la religion domiuante , le grand, nombre est si fort maîtrisé par de vaines frayeurs et par la superstition , qu'il n'est pas possible que l'athéisme gagne jamais la masse d'un peuple. . . Page 7.
Pensées Libres sur la religion.. . La Haj c, 1 723.
L'honneur et la religion ne purent jamais être associés : nec in ûnd sede morannir. Fable des Abeilles , 10m. III.
MANES prétend que Pame est répandue confusément dâhs tous les corps. Tout est esprit dans la nature. Lui et ses pnrtisans soutenaient que tout est animé , jusqu'aux pierres mêmes. Ep. ad. nien.
Cette opinion est celle fie tous les phi- -
losoplies anciens , à quelques nuances près.
Beau sobre , tom. II.
MANGENOT , ( L. ) parisien 5 chanoine <3ii Temple.
Ce poète professait l'épicuréisme , dont ce lieu avait été une école avant lui.
MANICHÉENS. ( le. ) Selon ces disciples de Manès, le monde est de toute éternité ; tout ce qui subsiste a toujours été et n'a qu© changé de façon.
C'est-là le sentiment de Spinosa.
MAïsIILIUS, ( M. ) le poète.
Çnâ pateat munlum divino numine verti , jit ipsum esse Deum. . .
AstroH.
C'est-à-dire : ... Le monde est Dieu . . .
Je chanterai , dit le même poëte, Liv. II, l'ame invisible et puissante de la nature , cette substance divine, qui unit entr'elles toutes les parties du vaste corps du monde.
iV. B. Le poète Aratus , qui a exercé sa muse sur les mêmes sujets , professa la même opinion. Selon lui, Dieu remplit tout entier l'univers.
Manilius a célébré le souffle unique de vie , spiritus unus , ou Dieu ? infus dans
tous les membres du corps immense de l'univers. Astron.
MARC-AURÈLE. Représente - toi sans cesse le monde ( dit ce prince philosophe,') comme un seul animal , composé d'une seule matière , et d'une seule ame. . . O univers ! ô nature ! lu es la source de tout, le dernier te. me de tout. Pensées , IV TA,',
Il n'y a qu'un seul monde qui comprend tout , un seul Dieu qui est par-tout , une seule matière éternelle. VII. 8.
N.B. Est-il besoin d'avertir que dans ce passage , ainsi que dans presque tous les écrits des anciens, Dieu, matière, nature , ame , monde, univers , etc. sont synonimes ?
. .. Je puis à peine me résoudre de donner le titre de Théisme aux principes d'un Marc- Aurele , d'un Plutarque , et de quelques autres philosophes du portique ou de l'académie. . . Car, enfin , ne peut-on pas dire que la doctrine de ces philosophes retranche la divinité ... ?
Hume , Hist. nat. de la ReL
MARCELLINUS. ( Amm. )
Nulla vis humana vel virtus meruisse un-
quam potuit , ut quod prœscripsil fatalis ordo,
non fiât. XXIII. 5.
C'est-à-dire : Aucune force humaine, la vertu même , ne peut déranger l'ordre nécessaire des choses. . .
MARGUERITE de Valois , reine de JSavarre : l'auteur de Y Heptameron.
Sa curiosité à considérer une personne mourante , fait bien connaître qu'elle n'avait pas sur la nature de l'ame , les idées qu'on doit avoir. Mais il y a de forts grands esprits et de forts grands philosophes qui n'ont pas pensé mieux qu'elle sur cet important chapitre. Bayle.
N. B. On raconte qu'à Paris , un de nos savans des plus recommandubles et des plus humains , assistait régulièrement aux exécutions de la place de Grève, pour tâcher de voir l'âme à sa sortie du corps des patiens. 11 expira , sans avoir cette satisfaction.
MARIANES. Le P.Gobien , jésuite , en parlant des peuples des îles Marianes et des îles voisines , dit :
Il n'a pas paru jusqu'à présent qu'ils aient aucune connaissance de la divinité, ni qu'ils adorent les images.
Histoire des Ues Marianes ? p. 406,
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