MATÉRIALISTE
Les théologiens ont tant abusé du mot matérialiste , dont il;? n'ont jamais pu donner d'idées nettes, qu'enfin ce mot est devenu •ynonime d'esprit éclairé. Helvétius.
Les matérialistes sont de véritables Athées.
Formey.
Les Lettrés de la Chine , sont matérialistes par philosophie ; les gens du peuple le sont |)ar ignorance.
M ATÉRI ARIENS. ( les ) Nom donné à quelques anciens chrétiens qui ont soutenu l'existence de la matière par elle-même.
MAXIME de Madaure, prouve le panthéisme des anciens , tmaïud il dit en parlant de la nature :
lia fit ut y dura ejus quasi membra carp~ tim , variis supplicationibus prosequimur , totum colère profecto videatnur.
C'est-à-dire : quand nous adressons nos invocations aux Dieux , c'est comme si nous rendions un culte au grand Tout , dont ils sont les membres.
MAYERNE, (Théod. ^d'Aubonne, médecin Genevois, et calviniste pour la forme.
MÉCÈNE. ( C.-C. ) Il y avait des Athées sous le règne d'Auguste ; car parmi les conseils donnes à cet empereur par Mécèner on remarque celui-ci :
« Ne sourïVez point les Athées ; il sonfc » dangereux dans la monarchie ......
Dion Cassius , liv. XLII.
N. B. Méct-ne , à ce qu'il parait , était meilleur eourti-an qu'homme d'état.
MÉDECINS. Les philosophes et méde— cins sont ordinahement a théistes, f'aninù Vojez Baron.
MÉGARIENS, (les) Disciples d'Euclide, philosophe de Mégare ; ils avaient quel— ques paradoxes des spinosistes. Barle.
MEHÉGAN , ( G-iilL-Alex. ) écrivain éloquent et philosophe , né dans les Cévènés. Son ouvrage sur les Guibres , porte un caractère de hardiesse, remarquable pour le temps. ( 1702. )
MELANCHT ON. (Ph. ) Il semblait avoir été nourri en l'eschole de Pirrho ; car toujours mille doutes assiégeaient son arae, pour la crainte, disait-il . de faillir. Ses écrits étaient un perpétuel brouillis d'irrésolutions. Florimond de Raimond.
Il y avait bien des matières sur qupi son aine ne prononçail po\nt,: «cela est ainsi et » ne peut être autrement ».
A7. B. On sait ce que cela vent dire sous îa plume de Bayie. Ces deux lignes valent un brevet d'athéisme.
Mélanchtbn enseignait que tout arrive nécessairement.
MELISSUS , général des Samiens , Atliée un peu plus circonspec t que ses maîtres , Perménide et autres philosophes éîéates.
Il croiait le monde infini, immuable, de toute éternité , en un mot, Dieu.
Cicero , quœst. acad. TV.
Il y a apparence que son système différait peu du spiuosisme. L'abbé Ladvocat.
MEMMIUS , ( Gem. ) chevalier romain.
C'est cà lui que Lucrèce dédie sou poème de ]\ attira reriirn.
. M EN AN DUE , élève de Simon dit le Magicien , et lui-même chef d'opinion, il reconnaissait, avec son maître, un être éternel , nécessaire , La source de l'existence ? et la force par laquelle tout est. Les hommes sont produits par des génies , eniaus do i'ËIre suprême.
Tout cela n'est que le spinosisme ébauché.
MEÎTDESIENS. {les) L'Isis des EgypJ siens n'était dans le fond; que la nature universelle, principe de toutes choses, et que l'on a fait infinie aussi-bien qu'éternelle; ce qui revient à Terreur de nos spinosistes et des autres Athées.
Les Egyptiens, dans leurs mvstères , ne connaissaient d'autre Die i que le monde . . . C'est cela même que les Mcnde <iens d'Egypte ( habita n s de la ville de Menons ) a loraient sens le nom de Pan, qui signifie ["Univers.
Hist. des cultes , parJuricu , p. Sujj in- 40.
MEXEPPE. C'est ce philosophe phénicien qui disait à Jupiter :
« Tu prends ton foudre , au lieu de ré- » pondre ; tu as tort ».
B. Les valets ont imité leurs maîtres.
MERCIER . ( L >uis ) parisien , de l'Institut national de France.
On a répété cec i mille fois , mais il est bon de le retire encore : oui ! la morale est la seule religion néc essaire à l'homme : il est religieux , dès qu'il est raisonnable.
L'An 2.540, 1770, i/i-3°. note (a) ,p. ioS»
La théologie â tout gâté dans le monde. Elle a redoublé les terreurs de l'homme , ail lieu de les calmer 5 elle l'a rendu superstitieux , au lieu de le rendre raisonnable. Tableau de Paris , t. I , in-B?. pag. 160.
( En parlant des Arabes : ) Le princ ipe religieux n'est jainais aussi fervent dans l'esprit des nations libres, que dans celui des nations policées.
JXoiions claires sur les gouvememens, t. II9 ï7i-8°. ch. 61.
.IV. B. Un philosophe avouerait ces trois citations.
Quel sujet ( à produire sur la scène ) que l'Athée ! et à quelles mains sûres et vigoureuses est réservé l'honneur d'écraser ce personnage ! . . .
jSote de la Maison de Molière , imité de Goldoni.
2V. B. Personne n'a encore osé ramasser le gand. On sent, dumoins toule la difficulté du sujet. C'est un hommage rendu aux principes de l'Athée.
MKROE. ( Gymnosopliistes de ) capitale •de l'Ethiopie ancienne.
Parmi la multitude, il est des hommes ici , ( en Ethiopie ) , qui n'ont point de culte.
'Nous û'âdTdrons , (c*cst un des sagés de Meroë qui parle) , avec le peuple, autre chose que la lumière du jour; et par cette expression hiéroglyphique , nous entendons ce que le peuple est loin de comprendre , laVérité \ Ne ressemble-t-elle pas en effet à l'éclat d'un beau jour ?
Voyez Luciani opcra.
KfERSENZvE. (le P. M.) Tous les ancif us philosophes ont dit ce que nous disons en cette maxime de théologie , que
Dieu est présent par-tout C'est
pourquoi nous pouvons dire que Dieu est le monde ....
C'est lui qui est cette nature na:uranîe,... L'Impiété des déistes .... seconde parc. p. 418 et 419.
TV. B. D'après ce passage, Spinosa peut compter Merseime au nombre de ses partisans îes plus prononcés.
.... Nos géomètres croient par fois que Dieu existe; mais ils confessent et assurent que par la raison , ils n'en peuvent être persuadés ou convaincus.
Ejùstola ad fiorianwn crasimn , 164^ , trad. par Baj le.
Le