‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 74 sur 134 · MOL · texte numérisé non relu

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qu'on loi peut faire d'avoir donné à tous ses auditeurs des idées de l'« théisme , sans avoir eu soin d'en efFacer les impressions, etc. Observations sur une comédie de Molière , intitulée: le Festin de Pierre, Paris, i665»

Molière rend la majesté de Dieu , le jouet d'un maistre et d'un valet de théâtre, d'un Athée , qui s'en rit, et d'un valet plus impie que son maistre , qui en fait rire les autres.

Dans cette pièce, qui a fait tant de bruit , un Athée foudroyé en apparence , foudroyé en effet et renverse tous les fondemens de la religion. Idem»

Molière ne laissait pas d'être philosophe, mais d'une philosophie peu sèche et peu aride .... Deslandes.

Molière avait étudié et traduit tout Lucrèce ; et il aurait publié cette traduction ; mais son domestique en ayant pris un cahier pour faire des papillotes , Molière , dans le premier mouvement de sa colère , jeta le reste au feu, et ne tarda point à s'en repentir. Il en avait inséré un morceau dans son Misanthrope.

N. B. Lucrèce n'est point heureux dans notr<? langue. Trois poëtes français entreprennent la tra-

«îuctîon de son poëme. Le manuscrit des deux meilleurs , Hénauît et Molière , est délruit par un Valet et par un prêtre. Nous n'avons pour nous en dédommager , que le travail médiocre du membre de l'institut , Leblanc.

MON CHEF-D'ŒUVRE. ( l'auteur de l'ouvrage ) Berlin , 1762.

Les Athées sont d'un commerce doux et poli ; les chrétiens semblent avoir ua esprit dur .... C'est que les uns ne comptent que sur les hommes , les autres ne s'y fient point ; s'ils ne sont pas aussi politiques , ils sont du moins plus désintéressés. Page i5.

MONDE , ( l'auteur de l'ouvrage le ) son origine , et son antiquité , 175 1.

Le nombre des philosophes qui ont eu recours à un être intelligent pour la formation du monde , est très-peu considéra-* ble .... presque tous semblent n'en avoir attribué la cause qu'à la nécessité.

MONDES, (les Deux-)

Le culte de la nature doit être regardé comme la religion primitive et universelle des Deux -Mondes. Dupais , Or. d. c.

MONGE , de Montmajour ? troubadour épicurien , qui préférait , comme il le dit lui-même , la table de ses bons amis aux autels d'un Dieu suprême.

Il fut sur-nommé le fléau des poètes t lou Jlagel ciels trobadouvs , et il mourut dans la ville d'Arles . l'an i355.

Vies des plus anciens poètes provenceaux , mises en langue française , par Jehan de Nostre-Dame , procureur en la cour de parlement de Provence, à, ï/yon, i575, ch. LXVIII.

M O N G . , de l'Institut national de France ....

MONGEZ , l'antiquaire, et membre de l'Institut national de France , a l'/ionneur d'être Athée ; ce sont ses propres expressions»

MOKLER ou Meunier , oncle maternel du rédacteur de ce dictionnaire.

Très-habile graveur de cachets.

Mort à Eeileville , près Paris , au commencement de la révolution.

Alchymiste indévet.

M025TER , ( B. ) maire de la commune? de Coutures-sur-Drot , près la Rcole.

7 ; . . La raison universelle , c'est - là notre divinité par excellence ; c'est la seule qui ait été laissée aux hommes pour les guider.

Quand un torrent entraîne les fruits de vos travaux , un Dieu vient-il vous en rapporter autre chose que ce que votre raison , aidée de votre courage , vous en a fait sauver elle-même ? . . .

Page 3 , 4 et 6 , d'an Discours prononcé dans Ladite commune , et imprimé à Bordeaux , m-8°.

MONTAIGNE. (M.) La faiblesse de notre jugement nous y ( la religion) aide plus que la force. Essais, II, in-iz.

Montaigne ridiculise les systèmes sur la divinité , dans son grand chapitre sur B.aimond de Sebonde. P. 402-527.

Note de La!ande.\

Les choses les plus ignorées sont plus propres à être déifiées .... etc.

Qui retâtera son être et ses forces , et dedans et dehors , et verra l'homme sans le flatter, il n'y verra ni faculté , ni efficace qui sente autre chose que la mort et la terre.

Les uns font accroire au mande qvVils croient ce qu'ils ne croient pas ; les autres en plus grand nombre se le font accroire à eux-mêmes , ne sachant pas pénétrer ce que c'est que croire.

Montaigne dit qu'il faut avoir une arrière-boutique pour soi seul. Il flottait sans cesse dans un doute universel.

N. B. Quand Pascal se ménageait des -pensées de derrière la tête , sans doute il avait connaissance de l'arrière-boutique de Montaigne. Presque tous les grands hommes ont eu la petitesse de dissimuler leur opinion. Beaucoup ont emporté avec eux dans, la tombe leurs véritables sentimens. Tel dont la mémoire se trouve flétrie par une réputation de dévot , était peut-être un incrédule parfait , maistimide. Oh! combien d'habi de caractère ont poux doublure le manteau du philosophe !

MONTESQUIEU . . . Nous voyons quele monde , for 'ié par le mouvement de la matière , subsiste toujours.

Esprit des lois , liv. I, chap. I. Voyez aussi les Lettres Persannes,

Mais le philosophe se cachait sous la simarre du président. Cela n'empêcha pas qu'il ne fut dénoncé comme Athée par la

Sûrbonne. Il eut la faiblesse d'y être sensible ; mais il est faux qu'au lit de mort , Montesquieu ait rétracté les vérités d'état qu'il avait soutenues pendant sa vie.

MONVEL , de l'Institut national.

, . . Suprême intelligence ! ame de la nature , et qui peut-être es la nature ellemême Page 27 d'un Discours prononcé

le 10 frimaire , an II de la République.

MORALE universelle. ( l'auteur de la ) • . . On est homme, avant que d'avoir une religion . . . Préface , pag. 10.

A quelque degré que l'on porte le doute ou l'incrédulité, quelles que soient les opinions des hommes sur la divinité , ces opinions ne changent rien à celles qu'ils doivent se faire sur la morafr4/. Celle-ci a la raison et l'expérience pour base. Sect. IF, ch. 7.

M .... ~D, médecin , de Niort , et membre du ci-devant conseil des Anciens , Athée avec ses «unis.

MORNAY , anglais / médecin à Paris et à Belleville , né vers 1747.

MOSCHUS , philosophe de la ville de Sidon , en Phénicie , et antérieur à la guerre de Troye.

C'est le père de la philosophie des atomes, laquelle se passe d'un Dieu.

MOSCITES. ( les ) Dmipierre ne put jamais remarquer dans ces indiens ni religion , ni superstition.

MOUGHAÏRE. (Ibn-Said) Ce magicien fameux, dans la doctrine qu'il débita Pan 119 de Peghire , (737 ) sous le Kaliphat de Huscham I , présentait Dieu comme un être corporel, avec autant de membres qu'il y a de lettres dans l'alphabet arabe.

MOYSE , législateur théocratique de la nation juive.

Mosem fuisse pantheistam , sive , ut cum recentioribus loquar , Spinosisiam incurie— tanier affirmât. . . Strabo . . .

Toland , Origines juda ïcœ.

C'est-à-dire: Dans ses Origines judaïques, Toland se propose de rendre Phistoire de Moïse suspecte , par l'autorité de Strabon , et de prouver que le législateur hébreux, et Spinosa , ont eu à-peu-près les mêmes idées de la divinité. V. Adœisidemon.

Voici le passage du géographe grec ; il est curieux et important.

Moïse

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