‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 10 sur 350 · ALL · texte numérisé non relu

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France, pendant las troubles des Pays-Bas, il établit un autre séminaire è Reims, qui fut fondé par la libéralité du cardinal de Lorraine, lequel donna un canonicat dans sa cathédrale au savant Allen. C*cst 1h qu'il

riublia une savanle apologie pour icsCatluvîques qu^on persécutait en Angleterre. Cet écrit et d'autres oncose se répandaient eu Angleterre, y échauffaient les esprits au point qo* Elisabeth rendit un bitl pour en défendre noo-seulement la vente, mais même la lecture; il fut déclaré traître h son pays; toute correspondance arec lui fut traitée comme un crime de haute trahison. Un Jésuite fut jugé et condamné à mort, pour avoir apporté en Angleterre quelques ouvrages d'Allen. Le principe qui dominait dans tous ses écrits faisait regarder toutes les obligations morales, civiles et domestiques, comme entièrement subordonnées aux obligations qu'imposait le service du Christ et'de l'Eglise romaine. Ainsi, si un homme se séparait de cette Eglise pour embrasser rbérésie, sa femme pouvait l'abandonner, ses enfants ne lui devaient plus obéissance, et le souverain entaché d hérésie perdait toute autorité sur ses peuples. Allen, de eoocert avec son ami, le Jésuite Parsun.^c, se lia avee plusieurs seigneurs anglais, catholiques comme eus, et qui s'étaient réfugiés en Flandre. Ils engagèrent Philippe II, roi d'Espagne, et veuf de Marie, reine d'Angleterre, è tenter d'envahir ce royaume. Le ronseil, on le sait, fut suivi par Philippe qui flt éijuiper la célèbre Armada. Elle portait plusieurs milliers d'exemplaires d'un livre imprimé k Anvers, et composé par Allen et Parsons. Ils devaient être répandus en Angleterre, après lo déban^ueloent des Espagnols. Cet écrit était divisé en deux parties; Ta 1'* contenait une bulle de Sixte V qui déclarait que « la reine Elisabeth était excommuniée et détrônée; que sa eouronne était transférée au roi d'Espagne. » La seconde partie était un appel è Ta noblesse et au peuple d'Angleterre; elle déclarait « Elisabeth schismatique et hérétique, non reine, mais usurpatrice, et, en eonséquence, ses sujets déliés, à son égard, de leur serment de (idélité, » Tout le monde connaît le triste sort de VArmada. Quant à Allen, il avait reçu, l'année d'avant, en 15S7, le chapeau de cardinal. Philippe II lui donna une riche abbaye dans la Calabre, afin qu'il pût soutenir sa dignité; et, en 1990, il le nomma à l'archevêché de Matines, dont Sixte V ne lui permit pas de prendre

SKissession. Ce savant était devenu nécessaire i Borne dans les consistoires. H travailla aossi avec le cardinal Colonne et Bullarniin i la révision de la Bible, qui fut imprimée fiar Tordre de Sixte V, et revue |iar les soins do Clément VIIL H avait entrepris du revoir tous les ouvrages de saint Augustin, lorsqu'il mourut d'une rétention d'urine, en 159&, âgé de 63 ans. Outre beaucoup d'autres écrits, il a laissé : 1* Défense du pouvoir ié' fiiimi d de iuulorité du sacerdoce^ pour la rémiêêioH des péckés^ avec un euppUmeni sur

la confession et Us indulgences^ in -8*, Louvain 1567; S* Sur les sacrements. Anvers 1576, \i\W\ ar Culte des saints et de leurs reliques ; modeste et sincère apologie des Chrétiens catholiques qui ont souffert pour la /bi, soit dans leur pays^ soit ailleurs^ 1583. — On lui attribue aussi un traité où l'auteur se propose de prouver que tuer un tyran n'est |»as un meurtre. Ce traité a été traduit en français. Lyon, 1658. (Voy, Bcllak- Mi!i, De script, EccL ; — Pitseus« De script. AngL, p. 1^ et suiv. ; — Billart, Académie des sciences.)

ALLUCINCOIJ (HoBERT), de Lticques,fut créé par le Pape Luce III, en 1182, prêtre^ cardinal du litre de Saiut-Laurenl in De^ maso.

ALLUCINGOLI (Cérard), de Lucanes, nommé par le Pape Lui:e III, en 1182, diacre cardinal du titre de Saint-Adrien, puis évèque' de Lticqucs, légat en France et en Sicile, mourut en 1201.

ALMëTDA (Thomas), Porluf^ais, fut nommé cardinal, en 1737, par le Pape Clément

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