‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 104 sur 350 · ETI · texte numérisé non relu

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de Laon en fareur d'un de ses nereux, il retourna k Rome chargé d*y traiter répîneiise affaire de la régale ^ dont les diiiicaltés s'étaient accrues par suite des résolutions de rassemblée du clergé de 168*2. Il soutint devant la cour de Rome les droits du roi et les libertés de TBglise de France, avec tant de force et d'autorité» qu'Innocent XI n'osa jamais publier aucun acte contre les uns ni tes autres, quoiqu'il en fût vivement sollicité par les ennemis de la France et par les principaux cardinaux. En 1687, après la mort de son frère, ambassadeur de France à Rome, il se trouva chargé seul des affaires de sa nation. On rendit au défunt, suivant les ordres du Pape, et en considération du cardinal et par ses soins, des honneurs funèbres tels qu'on les rend à Rome aux tètes GOuronnées.Toutefois, s'il termina à l'avantage de la France l'affaire de la régale, il fut obligé de se soumettre à la cérémonie de Tabsolution pour avoir rendu visite au marquis de Lavardin, ambassadeur de France en remplacement du duc d'Estrées, et que le Pape avait excommunié pour être entré k Rome malgré ses défenses. Innocent XI étant mort en 1689, le cardinal d*Estrées se trouva alors seul è Rome de sa nation et sans aucun ministre de la part du roi. Il entra dans le conclave, et malgré la faction du Pape défunt, si contraire à la France» malgré celle de la maison d'Autriche, il imposa tellement au Sacré Collège qu'on n*osa tenter aucune élection avant que l'ambassadeur du roi et les cardinaux français fussent arrivés. Après l'élection d'Alexandre VIII, il revint à Paris en 1690 el y prêta le serment de commandeur des ordres, dignité à laquelle il avait él'é nommé ao chapitre de 1688. L'année suivante, le conclave d'Innocent XU l'appela de nouveau k Rome, où le roi lui ordonna de rester pour arranger les affaires du clergé de France avec cette cour. Il s'en occupa pendant près de deux ans, conjointement avec le cardinal de Janson, et après être arrivé & une conclusion en 1693, il revint en France, où il demeura jusqu'à ce que la maladie d'Innocent XII l'obligea à retourner h Rome avec les autres cardinaux de la nation, au commencement de 1700. Il entra en octobre do la même année au conclave, concourut à l'élection de Clément XI, après laquelle les autres cardinaux nationaux ayant repris la route de France, le roi le fil rester en Italie fiour V négocier avec plusieurs princes et avec la république de Venise. Enfin il eut ordre de suivre en Espagnole roi Philippe V, pour travailler, conjointement avec les ministres de ce prince» aux affaires de cette monarchie; mais il porta ombrage à la princesse des Ursins, qui le fit rappeler au bout de deux ans. Louis XIV, pour Oler è ce rappel toute apparence de disgrâce, le pourvut h son retour, en 1703, de Tabbaye de Saint- (jermain des Prés. Ce cardinal exerça à la cour de Rome depuis 1676 jusqu'à sa mort les fonctions de protecteur des affaires de Portogal quoique étranger h celte nation. IL

en avait été cnarge en reconnaissance des services qu'il avait rendus dans la négociation du mariage de Marie-Elisabeth-FraDçoîse de Savoie-Nemours, en 1666, avec Pierre, roi de Portugal, affaire dans laquelle il eut à vaincre de grandes longueurs et des incidents difliciles. Le cardinal accompagna en Portugal cette princesse & laquelle il était allié. L'année précédente, il avait aussi traité le mariage de la sœur aînée de cette reine avec le duc de Savoie, Charles-Emmanuel. On conserve à la bibliothèque impériale ses Négocialiom à Rome^ ae 1671 ft 1687. Successeur de Duryer à l'Académie française, il cultivait les lettres autant que le lui permettaient ses occupations. Son Eloge f ht d'Alembert se trouve dans VHi$ioire des membres de celle compagnie. 11 était irës-lié avec beaucoup de gens de lettres de son temps, avec Ménage, Chapelain» Valincourt, Regnier*Desmarais, etc. Il ré<concilia Descartes et Gassendi, qu'avaient désunis des dissentiments sur des questions philosophiques. Après une vie si bien remplie, il mourut en son abbaye de Saint-Germain des Prés, le 18 décembre 17U, âgé de 86 ans, et fut inhumé dans l'église de cette abba ve

ETIENNE, Français de nation, s'éUnt distingué par sa piété el par son savoir, fut mis par le Pape Léon IX au nombre des cardinaux vers 10^9. — Etienne X le chargea, avec deux autres, d'aller en qualité de lé-

fals à Constantinople. Mais la mort de ce ontife, ({u'ils appnrenl h Bari, les obligea de revenir à Rome où ils se trouvèrent en 1059 h l'élection de Nicolas II. Etienne fut depuis envoyé en France el en Allema2;ne. Il mourut au Monl-Cassin vers 1061. C'est sous celte année que le cardinal Baronius rapporte son épitaphe,cotnpo8ée par Alphon, arcnevêque de Salerne. {Voy. Léon d'Ostib, I. II, c. 8; — Frizon, Gaulia purpurala ; — Onupbrb ; — CiACONius ; — Aobert; — D. Rivet, Hiit. littéraire de la France, t. YIII.)

ETIENNE, diacre, fut fait, par le Pape Calixie II, en 1119, cardinal du litre deSainte- Marie in Doniinica*

ETIENNE, créé en 1125, par le PaneHonoriusll, diacre-cardinal du litre de Sainte- Luce in Ciliée, suivit le parti de l'antipape Anaclel II, qui le nomma prêtre-cardinal du litre de Saint-Laurent in Damaeo; mais il rentra sous l'obéissance du Pape Innocent II el retourna à son premier ordre de diacre.

ETIENNE (François), religieux de l'ordre deClteaux,créé,en 114>0,carainal-évêque de Palestrine, par le Pape Innocent II, mourut en IIU.

ETIENNE, créé par Innocent III, en 1212, diacre-cardinal du litre de Saint- Adrien, puis prêtre du titre de Sainte-Marie aa delà du Tibre, et légal en Sicile» mouiruten 125i.

ETIENNE, Hongrois, archevêque de Strigonie, nommé ea 1252, par Innocent IV»

cardinal-évêquede Palestrine, légat en Hongrie et en Escjavonie, mourut en 1226.

ETIENNE, surnommé DE Suisx, et appelé

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