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I>ES CARDINAUX
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o^cte» niacre-cArdînnl du titre des Quatre* Sflînts-Coiironiiés, mourut en 1606.
FACHINËTTI (César), né à Bologne le.
17 septembre 1608, était petit-neveu du Pape Innocent IX, et le dernier de sa maison. — Après avoir été nonce en-Espagne, socréinire de la congrégation des Evéqiies et des Réguliers, il fut nommé, le 13 juillet 1643, par le Pape Urbain VIII, cardinal du titre des Quatre- Saints-Couronnés. Pourvu sucressivement, des évéchés de Sinigaglia , de Spolète, d*Albp, do Prascati, de Ralcstrine, de Porto, il mourut évèque d*Ostie et de Velletri, doyen des cardinaux, le 31 janvier 1683, dans la soixante et quinzième année de 5nn fige, et fut inhumé h Sainte-Marie detla Scrtln des Carmes déchaussés.
FAlDfT D'AIGREFEUILLE, Français, évâque d*Avignon , créé, en 1383, par Tantipape Clément VU, prêtre cardinal du titre lie Saint-Sylvestre et de Saint-Martin aui Monts, mournt en 1390.
FALCONIERI (Lblio), anhevèquedeThèbes, Alt nommé nonce en Flandre. Mais on ne voulut pas Ty recevoir, parce qu'il avait séjourné trop longtemps h Paris, lorsqu*il f»assait par cette ville pour se rendre à Bruxelles. —Promu, en 1643, parle Pape Urbain VIII, au cardinalat, avec le titre de Sainte-Marie du Peuple, depuis légat è Rologne, il mourut à Viterbe le 17 décembre
FALCONIERI (Alexandre), Romain, né le 8 février 1657, clerc de !a chambre apostolique en décembre 1701, auditeur de Rote le S5 février 1707, ibr, le 21 juin 1717, déc.aré gouverneur de la ville de Rome et de soD district, et vice-camerlingue de l'Eglise romaine. — Il reçut le bAton de commandement, et prit possession de cette charge le 25 du même mois. 11 y fut maintenu sous les pontiticats d'Innocent XIII, et de Renolt Xill. Ce dernier le r.evèlit de la pourpre sacrée le 11 septembre 172^, Bt la cérémonie de lui donner lecbapeau le 16 suivant, celle de lui fermer la bouche la 27 du même mois, et de la lui ouvrir le 20 novembre de la môme année; il lui assigna ensuite le litre diaconal de Sainte-Marie de l'Echelle, dont il prit possession le 1^ décembre. Déclaré protectear de la vénérable archiconfrérie de Sainte* Marie de l'Oraison en février 1726, de l'église et du collège des Ecossaise Rome, en 1727, il mourut dans celte dernière ville le 26 janvier 1734, d'une inflammation de poitrine, après cinq jours de maladie, dans la 77* année de son Age, et la dixième de son cardinalat.
FALCONIERI MELLiNl (Chiarissimo), né k Rome en 1794, arrhevèque de Ravennn, fut fait cardinal en 1838, par Grégoire XVI, Son Emineuce vit. encore h l'heure où nous écrivons.
FALKENSTEIN (Eunon de), Allemand, archevêque de Trêves, nommé prêtre-cardinal en 1385, par le Piipe Urbain VI, n'accepta pas, et mourut en 1388.
FALZACAPPA (iBAfi-FRANcoi8},néi Cornélo eo 1767, évèque d'Ancêne, fut fait car^
dînai par Pie VII en 1823. Il mourut en
FANTOUI (Gaétan), né à Ra^enne en 1708, fut fait eardinal par Clémenl XIII en 1759. il mourut en 1778.
FARE (Ai«iib-Loui»-Hbkbi D« la) , petit* fils du spirituel marquis de la Fare, a qui J.-R. Rousseau adresse* une de ses odes, naquit, en 1752, au diocèse de Luçon. -— Il fit des études brillantes au collège Louis le Grand, sous la surveillance particulière de l.*bbbé Labdan, le même qui fut dans la suite précepteur du duc d'Enghien , mort si héroïquement, en 180i, dans les fossés de Vincennes. Ayant reçu la prêtrise , il fut liommé, en 1775, grand vicaire de i'évêque de Dijon et doyen de la Sainte-Chapelle de cette ville. En 178^, il fut Télu général du clergé aux Etats de Rourgogne, ce qui lui donnait une part importante & l'administra* lion de cette province. Dans ces fonctions qu'il remplit jusqu'en 1787, Tabbé de la Fare sut mériter l'estime publique. Ces fonctions , qui le mettaient en évidence , le firent appeler à l'assemblée des notables de 1787. C'est en celte même année qu'il fut nommé à l'évêché de Nanc^. Député par le clergé de son nouveau diocèse aux états généraux, il prononça, è la Messe du Saint- Esprit, le discours d'ouverture de cette célèbre assemblée. Quand les états généraux se furent constitués en assemblée nationale, il Qt partie de la minorité, et s'éleva avec force, le 13 février 1790, contre la suppres* sion proposée des ordres religieut , deman^ dant que la religion catholique* apostolique et romaine fût , séance tenante , déclarée la religion nationale. On sait comment fut repoussée cette proposition. Il se prononce contre l'admission des Juifs aux droits ae citoyens actifs, et signa, avec ses collègues, VExposition des principes sur la constitution civile du clergé* Après avoir fait preuve do talent et de zèle pour la religion dans le sein de l'assemblée constituante, il se retira h Trêves, dans les Etats de son mét^ropolilain, l'archevêque- électeur, d*où, le 26 mai 1791, il adressa, au clergé et aux fidèles du diocèse de Nancy, une Instruction pastorale à l'oc^ casion du schisme naissant. A la fin de 179S, il partit pour Vienne , et devint le chargé d'affaires de Louis XVIII et des princes français en 1795. C'est en cette même année qu*arrivait à Vienne la Bile de Louis XVI, à qui son échange avec les commissaires de la convention avait ouvert les portes de U prison du Temple. M. de la Fare fut choisi pour être raumôiiier de cotte princesse , et pour négocier son mariage avec le duc d'Angoulêmct son cousin. L'Angleterre accordail des subsides à l'armée de Condé ; M. de 1» Fare se chargea encore de distribuer aux ayant-droit la portion qui leur revenait, lï fut alors en butte à des accusations au-dessus desquelles rélevait la noblesse de son caractère. En 18H, I'évêque de Nancy rentra en France avec les princes, dont il avait partagé l'exli, cl qui recouvraient leur splendeur. Il fut charge de plusieurs missions de cou-
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DICTIOXNAIRE
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fiance » et eut pari à leurs faveurs. Il était
Iiremier aumônier de la duchesse d*Angonèroe, quand , le 17 janvier 1815 1 il fut un des commissaires chargés de faire exhumer du cimetière de la Madeleine t puis ensuite transporter dans les caveaux de Téglise de Saint-Denis» les restes de Louis XV] et de Marie-Antoinette. En 1817, il fut nommé archevêque de Sens , et successivement pair de France, commandeur des ordres du roi et ministre d*Etat. Le cardinalat ne pouvait lui manquer ; il y fut porté, en 1823, par Pie VU, qui mourut peu après. La même année f le nouveau cardinal usait de son droit dans le conclave où fui élu Léon XH. Lors du sacre de Chnries X h Reims , en 1825 , ce prince voulut que le cardinal de la Fare prononçât le discours par lequel s'ouvraient les cérémonies. Ce fut un rapprochement remarquable, et qui n*échappa h personne, que le même homme qui avait , en auelqnc sorte ouvert les étals généraux de 1789, prélude des malheurs de Louis XVl, se trouvait encore chargé de prendre le premier la parole i une fête qui allait consacrer le frère de Louis XVL En 1829 , après la mort de Léon XII, le cardinal retourna à Rome pour prendre part aux travaux du conclave , d*où sortit Pie VIH. Dans cette assemblée, comme dans le précédent conclave, il sut Kagner Teslime de ses collègues, et défendre les intérêts français qu'il ne séparait pas de ceux de la religion. Do retour à Paris, il y mourut à la Gn de la même année.
FARGIS (db). — Voy, Raymond.
FAHIGNANO (Thomas de), général des Cordeliers, naquit è FarisnanOydans le territoire de Modène, d'une famille originaire de Bologne. — Après avoir pris l'habit dans Tordre de Saint-François, il fut choisi pour enseigner la théologie dans Tuniversité !de Bologne, prêcha dans les principales chaires de l'Laiie, exerça les premières charges de son ordre , et fut entin élu général en 1368. Quelques religieux, jaloux de son élévation, ou mus par d'autres motifs , l'accusèrent d'hérésie devant le Pape Urbain Y, qui nomma des commissaires pour l'examiner.
Son orthodoxie fut reconnue de tout le monde, et le Pape Grégoire XI en fut si convaincu, qu'il lui conféra, en 1373, le patriarchat de Grado ; c*est une ville d'Illyrie, où fut transféré , vers 568 , le patriarchat d'Aquilée. Ce Pontife lui conGa aussi des affaires délicates , et n*eut qu'à s'en applaudir. Pour l'en récompenser, Urbain V lui donna, en 1378, le chapeau de cardinal. Xhomas continua de rendre de bons services au Saint-Siège , et mourut à Rome en 1381. {Voy, Wading., Annales Minor.; — Ciago- NIDS ; — Ugbelli ; — Aubert.)
FARINIER (Guillaume; , de l'ordre de Saint-François, né à Gourdon , dans le diocèse de Cahors , fut un des plus savants hommes de son temps. — Après avoir achevé ses études h Toulouse , il prit le bonnet de docteur, et fut élevé dans son ordre aux premières charges. Il exerça celle de provincial en Guyenne, et, peu anrèSi il fut nommé
général dans le chapitre assemblé, en 1318» a Vérone. Lui-même en tint deux célèbres» è Lyon en 1351 , et à Assise en 135(k. Dans ce dernier, on résolut de s'attacher stricte* ment aux constitutions de saint Bonaven* ture : ce sont celles qu'on a nommées depuis les ContliiuUonê de Guillaume Fariiiier« quoique ce général n'y eût contribué que par le soin de les faire observer, il reçut* en 1356, du Pape Innocent VI, le chapeau de cardinal ; fut pourvu depuis d'un prieuré dans le diocèse de Pamiers , et mourut , en 1361 , h Avignon , où il fut inhumé dans réglise dé son ordre. 11 avait écrit plusieurs ouvrages, et, entre autres, un sur le change et sur l'usure. lYoy. Bosquet, Viia lnnocenliê YI : — Wadiiigue, if final. Minor.; — Frizon , Galt. purp.; — Aubbet, Hiêt. de$ card,; — la Rocbepozat, NomencL: — Onuphre.)
FARNÈSB (Alexandre) , né le 29 février H68, nommé cardinal, en 1^93, par le Pape Alexandre VI , ceignit la tiare sous le nom de Paul HI, en 153i, et mourut le 2 novembre 15(^9, dans sa quatre-vingt-unième année. (Voy. le Dict, des Papes»)
FARNÈSB (Alexandre) était le fils aîné de Pierre Louis Farnèse, duc de Parme eC de Plaisance, et de Hiéronyme des Drsins , dame distinguée par sa piété et par son mérite. Né à Rome le 7 octobre 1520, il y commença ses éludes , et alla ensuite les achever a Bologne. — Il montra dès son en* fance tant de piété et de modestie, que le Pape Clément VU lui donna l'évècné de Parme ; peu après, le 18 décembre 153fc, Agé de 1^ ans, il était élevé au cardinalat par son aïeul paternel Paul 111. L'année suivante, il fut archevêque d'Avignon; en 1556, ar* chevèque de Blonréale , en Sicile , puis , honoré du titre de patriarche de Jérusalem « et devenu le doyen des cardinaui , il passa successivement à plusieurs évèchés. L'ern* pereur Charles V disait que si tout le Sacré Collège était composé ae grands hommes tels que Farnèse, ce serait l'assemblée du monde la plus illustre et la plus auguste. Le Pape Paul 11! employa ce cardinal en diverses légations , en France, en Allemagne^ dans les Pa3'S-Bas ; il aurait voulu concilier les intérêts opposés de François 1" et de Charles V; mais la politique de ce dernier rompit les mesures les plus sages du Saint- Père. Le cardinal Farnèse vécut avec honneur et avec gloire sous plusieurs pontiBcats: il fut le père et le protecteur des cens de lettres ; il avait coutume de dire qu'il ne trouvait rien de plus insupportable qu*un soldat sans courage, et un ecclésiastique ignorant. Il sauva d'un grand danger son petit-neveu Ranuce, depuis duc de Parme. Le Pape Sixte V , après avoir renouvelé les défenses de porter des armes cachées , fut averti que le jeune prince avait sur lui des pistolets ; il le Qt arrêter dans une des salles du palais pontitical, au moment où il se présentait è l'audience. Le cardinal Farnèse, son grand -oncle, mit tout en œuvre pour obtenir sur-le-champ son élan^issement ;
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mais ce fut en vain : sur le soir, il redoubla sessollicilations; mais le Pontife inflexible, enTOja, ^er$ dix heures, ordre au gourer* neur do château Saint-An^e» de faire trancher la tète à Ranuee : puis, feignant de se rendre aux importunités du canlinal, il expédia , i onze heures , un second ordre, pour qu*on lui délivrât son neveu. Quelques-uns disent que le Pape comptait que Je prince aurait été exécuté entre dix heures et onie ; d'autres prétendent qu*il voulait seulement lui faire peur. Quoiqu'il en soit, le cardinal » qui ignorait le premier ordre , courut au château Saint-Ange avec le second, et fut bien surpris de trouver son neveu entre les bras d un confesseur, et dont la mort n'avait été retardée, que parce qu'il avait demandé un peu de temps pour s*j préparer. Le gouverneur , voyant le nouvel ordre, ne douta point que (o Pape ne se fût laissé fléchir : il rendit le prisonnier, auquel le cardinal flt prendre la posle sur-le-champ, afin qu'il s'éloignât d'un lieu qui avait failli lui être si fatal. Le cardinal Farnèse mourut leâmars 1589, après avoir fait bâtir à Rome la belle église de la maison professe des Jésuites, où l'on voit son tombeau. {Voy. Sadolbt, lîb. IX, epist. k; — Paul Jovs, Bist,^ I. XXXIX, xLiii, etc. ; — DE Thou, Biii ; — ViCTORFL.; — Petramellario ; —
QRLANDIIf ; — SpO!CDE ; — AUBBRT.)
FARNÈSB(Ranuce) , frère du précédent, et grand-prieur de Venise, de Tonlre de Malte , était le quatrième riis du duc de Parme et de Hiéronyme des Ursins. — Né le 11 août 1530, il étudia èRologne et è Padoue, où il fit de grands progrès dans les langues et dans les saintes lettres , au témoignage d'un homme compétent pour en juger, le savant cardinal Sndolet. Nommé très-jeune encore è l'archevêché de Naples, il fut revèiu de la pourpre romaine par le Pape Paul III , son afeul, au mois de décembre 15US , en la seizième année de son âge. Il fut ensuite archevëaue de Ravenne, patriarche de Couslantinopte, évéc|ue de Bologne et de Sabine, grand pénitencier de l'Eglise, légat dans la Marche d'Ancôno, et dans le patrimoine de Saint-Pierre. Le Pape Jules III lui avait donné cette dernière légation ; il la lui ô^a ensuite, pendant ses divisions avec la maison Farnèse. Après la mort de ce Pontife, Ranuee rentra en faveur. Ce cardinal prit une part active aux diverses sessions du cimcile de Trente. Il s'efforça ensuite' d'en faire observer les prescriptions dans ses diocèses. C'est dans ce but qu'il fit un long s^our à Bologne ; m<iis étant allé à Parme pour jr voir le duc Octave, son frère, il j mourut le 28 octobre 1565 , âgé de 35 ans. ( Voy. Bbmbo, Hiit.^ lib. m; — Sadolbt, lib. XV , epist. 9 et 10; — ne Thou , HisL^ I. VIII, XII ; — SiAONius , De episcopiê Bononiensibui ; — Aubkrt ; — Onupbrb.)
FARNÈSE (Odoard), né eu 1567, était fils d'Alexandre Farnèse , duc de Parme et de Plaisance, qui, après s'être signalé, à l'âge de 18 ans, par sa prudence et son courage à la bataille de Léoante, contre les Turcs, en
1571, devint un des plus habiles généraux des temps modernes; S9l mère était Marie de Portugal , petite-fille du roi Emmanuel. — Odoard, créé, par le Pape Grégoire XIV, le 6 mars 1591 , diacre-cardinal du titre de Sain(-Eastaohe« puis évèque de Frascati* mourut en 1626.
FARNÈSE (François-Marib), des ducs de Pnrme, né en 1617, créé le li décembre 16^5, par le Pape Innocent X, diacre-cardinal sans titre, mourut le 21 juillet 16^7
FARNÈSE (Jàrômb), né lé 30 septembre 1599, nommé, en 1658, par le Pape Alciaudre VU, prélre-cardinal du titre de S.*iinte- Agnès , archevêque dePatras, gouverneur de Rome, et légat de Bologne, mourut le 18 décembre 1668.
FARRATINI (Bartbélbmt), évoque d'Ame* lia, sa patrie, régent de la chancellerie, nommé cardinal eu 1606, par le Paoe Paul V, mourut en 1606.
FÉLIX. — Voy. Savoie (Amé VIII).
FELQUIER, DB FALTIER (Arnaud), na-
âuit au château de Miremont, en Guyenne. iNes Duport, dans son Histoire de l Eglite d'Arles t le nomme Amoulf on Arnaud de Faltucrio, Baluze , dans les Vies des Papes d'Avignon^ le nomme Arnaud de Faugers^ en latin, de Falgueriis on de Faugeriis. — « Felquier fut nommé, en 1306, archevëaue d*Arles, à la prière de Robert, roi de Naples et comte de Provence, quatre ans après aue Clément V, dont il était aumônier, eut établi son siège à Avignon, En 1310, il fut fait cardinal et évèque de Sabine. Clément V, oui coimaissait sa capacitéliTôur les affairest I envoya en Italie avec le caractère de légat. Felquier mournt h son retour à Avignon en 1317. {Voy. Bernard Goy, Viia Clemenlis F; — ViLLANi, 1, IX, c. W; — Frizom , Gallia purpurata; — Uohblli, Halia sacra: — Ao- BERT, Hist. des card. ; —Duport, HisL dt i Eglise d'Arles, p. 207 de la 2' édition.
FERDINAND DE CALNIELLE, Espagnol, évèque de Tarragone , fut nommé , en 1397. par l'antipape Bonoft XIII, prètre-cardinal du titre des Douze-Apôtres.
FERRARI (Philippb), né à Toulouse, suivant les uns, en Sicile, suivant les autres, se fit religieux dans l'ordre des Carmes, et s'éleva, par sa piété et par soa éloquence, sur le siège épiscopal de Badajoz , en Espagne. — Urbain V le créa , dit-on, cardinal vers 1368. Ce prélat, au rapport de Trilhème, a composé quelques ouvrages, et notamment des sermons.
FERRARI (TbomaspHarie), né le 3 novembre 16i7, entra, jeuue encore, dans l'ordre de Saint-Dominique. — Il était maître du sacré palais, ({uand le Pape Innocent XII l'éleva au cardinalat, le 12 décembre 1695, par la seule considération de son savoir el de sa vertu. Le nouveau prince de l'Eglise conserva dans cette dignité toute la simplicité et la régularité de son premier état , enchérissant môme sur les austérités du clotlre, s'imposant toutes sortes di! ujorlitications, uniquement occupé de la prière et de l'étude. Ce n'est pas qu il mau-
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quÂt d*/iclivilù et «Je capacité pour les offaires*; il avait signalé ses talents quand son devoir Texigeait» et dans plusieurs occasions importantes. Ce saint prélat naourul è Home le 24* août 1716, dans le ntonastère de Sainte-Sabine, qu'il avait institué son Yiérilier; il s y était fait une retraite, et y fut inhumé. •
FERRARO (Jbai« Baptistb), né è Hodène, après avoir terminé sfis éludes, se rendit à Rome, y acheta une charge dans la chancellerie, et s'insinua dans les bonnes grâces du cardinal Borgia , vice-chancelier de rEgIise« qui le chargea de diiïérenles missions. — Onand ce cardinal eut été élevé h la papauté sous le nom d'Alexandre VI, il nomma Fer* raro dalaire, puis référendaire , régent de la chancellerie, lui-donna Tévéché de Modètie, l'arclrevôché de Capone, et enfin le chapeau de cardinal en septembre 1500. Celte élévation ne satisût pas la cupidité de Ferraro, à qui la soif du gain fit commettre toutes sortes d'exactions. La chancellerie, disent les historiens, était devenue un antre do brigandage; il n'épargnait personne; tout lui était dé bonne prise. Les poètes, ses contemporains, et Pasquin, ne tarissaient
Eis sur son avidité et sur ses concussions, e 27 juillet 1502, on le trouva mort dans son lit. César Borgia et ses complices furent accusés de cette mort, et regardés comme les instruments de la justice divine. Après s'être servis du valet de chambre du malheureux cardinal, pour lui faire administrer du poison, comme il Tavoua depuis, dit-on, sous le pontificat de Léon X, ils enlevèrent sa succession qui valait plus de (]|uatre-vingl mille écus, laissant à François Ferraro, frère du mort , le soin de faire Irans-
Corter son corps à Modène, où il fut inumé. {Voy. Guighabdin , Hist.^ |. yi; Dgbblli, Ilalia sacra; — Bzovius ; — Garimbert; — Ciagonius; — Acbert.)
FERRERIO (Antoine), né h Savone, dans .es Etats de Gènes, d'une basse extraction, fut d*abord écuyer du cardinal de Récanati, puis entra dans la maison du Pape Jules II, qui le fit protonotaire et son maitre-d'hOtel.
— Il eut ensuite les évèchés de Noie» de Gubio, de Pérouse, et fut enfin élevé au cardinalat eu 1505. Plusieurs cardinaux, qui le connaissaient bien, s'opposèrent vainement è sa promotion. Le Pape eut bientdt lieu de s*en repentir, carFerrerio, ayant été envoyé, en qualité de légal, à Bologne, y exerça une tyrannie incroyable sur les habitants, en fit niourir plusieurs, et leur extorqua, dit-on, jusqu'à trente mille ducats d'or. On ajoute même qu'il avait voulu attenter à la vie dû Pontife, qui le fit arrêter, et fit vendre ses meubles pour indemniser les victimes de ses extorsions. Ferrerio mourut de chagrin bientôt après, le 13 juillet 1508. (Foy.GARiMBERT, Biât. des card.f I. iv;— Aubbrt;— Omuphrb;
— Ughbi.li.)
FERRERIO (Vincent), évoque d'Alexandrie et de Verceil, fut fait cardinal en 1729 par Benoit XIII.
FERRERO(Jban-£tibnnb) naquit kSiolla,
en Piémont. — Sa famille était une brancha de celle d*Acciaïoli, de Florence, qu'elle quitta pendant les guerres civiles des Guelfes et des Gibelins, pour aller se fixer dans la Lombardie. Jean-Etienne se fit remarquer par de grands progrès dans les lettres, el par sa piété. D'abord auditeur de Rote, ensoita évèque de Verceil, puis de Bologne, il fut, en 1500, promu au cardinalat par le Papa Alexandre VI. Ce prélat distingué, qui se plaisait dans la société des savants, mourut le 5 octobre 1510, dans la trente-sixième année de son âge. Il a écrit les Décisions de la Rote^ et f-tit composer par Paris Grazzi, chanoine de Bologne, depuis évèque de Pesaro,' le Cérémonial des cardinaux. {Voy, Si- GONius, Z>e episcopis Bononiensibus^ 1. iv ; — Ughelli; - Acbert; — Denys Simon, Bibliolh. des auteurs de droit.)
FERRËRO (BoNiF ace), frère du précédent, fut revêlu de la pourpre par Léon X, le 1*' juillet 1517. — Par cette promotion, le Pontife voulait témoigner à Sébastien Ferrero, père de Boniface, sa reconnaissance des services qu'il lui devait. On appela alors le nouveau cardinal le cardinal d'Yvrée^ parce qu'il était évèque de cette ville. Il le fut ensuita de Nice et de Verceil. Il se trouva aux élections d'Adrien VI, Clément VII et de Paul III. Ce dernier le destinait pour présider le concile qui avait été indiqué à Vicence, et qui fut tenu à Trente. En attendant, il l'envoya, avec le caractère de légat, k Bologne, où Ferrero fonda un collège pour les gentilshommes de Piémont sans fortune. Ce cardinal fit d'autres fondations pieuses, et mourut à Rome le 2 janvier 15^3. (Voy, Bembo, Epist.^ I. IX, epist. 37; 1. xv, epist. ik ; — Guichar- DiN ; — Onupbre ; — Aubert ; — Cghelli.)
FERRERO (Pierre-François), né à Biella, en Piémont, était fils de Geoffroi, seigneur de Casalevalone, président au sénat de Milan, pour le roi François I". — Abbé de Saint-Etiennede Verceil, il s'attacha à la cour de Rome, fut référendaire apostolique, et ensuite évèque de Verceil. C'est en cette
aualité qu'il assista au concile de Trente» ont il fit publier les décrets dans son dio* cèse, où il établit un séminajre pour les ecclésiastiques. Le Pape Pie IV le fit cardinal le 26 février 1561, alors que Ferrero était nance à Venise. Le cardinal Ferrero résigna l'évèché de Verceil è Gui, son neveu, et mourut è Rome le 12 novembre 1566, Agé de 63 ans. Son corps fut inhumé dans l'église de Sainle-Marie-Majetire, où l'on voyait son tombeau. {Voy. son Eloge par Augustin Ventura ; — Ughblu ; — Petranellario ;
"^ AuBERY )
FERRERO (Philibert), frère du précédent, créé, en 15^9, par Paul III, prètre-cardinnf du titre de Saint-Vital, mort ea 1549, était évoque d'Yvrée, en Piémont.
FERRERO (Gci), fîls de Sébastien, marquis deRomagnano, et de Madeleine Borrouiée, et neveu des deux précédents, naquit en aoùll537.— Samère, d'une piété exemplaire, fonda à Milan un monastère de filles pénitentes. Veuve de hoirie heure» elle éleva ses
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