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trois fils (iaos Tamour de Dieu. Les ddux premier» moururent sans poslérilé;GuI Teur succéda au marquisat de Romagnano, elaux terres de sa maison. Le cardinal Pierre- François, son oncle, le fit inslruire dans les belles-lellres, dans la philosophie , dans la jurisprudence. Il lui remil Tabbayede Saint- Etienne, et ensuite l'évôché de VerceiL Depuis, Gui Ferrero fut nonce à Nice, et, en mars 1565, élevé au cardinalat par Pie IV. Il reçut la barreite des mains desainlCharles, qui tenait alors à Milan un conrile provincial. Ce prélat lut encore légal de TExarchat et de laRomagne;il fonda deux collèges à Verceil, et mourut à Rome le 16 mai 1585. Son corps fut inhumé dans l'église de Sainte-Marie- Majeure, auprès de celui de Pierre-François, son oncle. iVoy. son Eloge par A. Vkntura ;
— AUBERT
FERRERO DELLA MARMORA (TeÉRèsB MARiB-CBARLES-VicTOias), né à Turin, en 1757, fut fait cardinal par Léon XII en iBath Il mourut en 1831.
FERRETTI (Gabriel), né à Ancône, er 1795, évêque de Sabinf^, grand pénitencier, fut fait cardinal en 1838 par Grégoire XVI il jouit delà plus grande considération.
FERRIER (Gcjillaumb) était prévôt dt Marseille, quand il fut fait cardinal, en 12%, par le Pape Célestin V. — Envoyé comme légat en Espagne, il mourut è Perpignan, sur son retour en 1295. On croit qu*i) était Provençal, et que Célestin ]*admit dans le Sacré Collège pour faire plaisir à Charles Û, roi de Naples, comte de Provence, qui avait contribué à l'élever sur le trône pontifical. (^oy, NosTBADAMUS, Hist, de Provence, p. iv;
— OnCPHRE ; — ACBERY.)
FERRIZ (Pierre), né à Coccentajna, petite irilledeCatalogne,éludiaàValenceetàLérida; puis vint en Italie, où il se fit recevoir docteur à Bologne. — Il se fit ensuite connaître è la cour de Rome, et y obtint une charge d*auditeur de Rote. Le Pape Pie II, juste appréciateur du mérite, l'envoya à Liège, en qualité de commissaire apostolique. Ferriz, k son retour, entra chez le cardinal deSâinl- Marc, qui, peu de temps après, fut élevé au souverain pontificat sous le nom de iules If, et qui lui donna Tévôché de Tarragone. Ce Pontife lui confia même une partie des affaires de TEtal ecclésiastique, quil dirigea avec tant de prudence, de modération et de capacité, que Sixte IV, successeur de Pau), voulut encore se servir de lui et utiliser ses talents. En 1^76, il le revêtit de la pourpre sacrée, et lui coniéra le titre do Saint-Sixte. D'autres ont tiré leur lustre du cardinalat, Pierre Ferriz honora cette dignité par son savoir, par sa conduite, par sa modestie. Il mourut à Rome le 25 septembre 1^78, dans la soixante-quatrième année de son âge, et fut inhumé dans Téglise des Dominicains de la Minerve, où Ton voit une épitaphcque lui firent placer le cardinal Dominique de la Rovèna, son ami intime, et André Martinet, son Bejreu, et son successeur à Tévèchéde Tarr8gone.(Foy. Gaeimsert, HUt. d§$ card,, I. t.
FERRONI (Joseph-Marie), Florentin, secrétaire de la congrégation des Evêques et des Réguliers, né le 30 avril 1693, fut fait cardinal par le Pape Renolt XIV, le 26 no* vemhre 1753.
FliSCH (Joseph), né h Ajaccio en 1763, était oncle maternel de Napoléon. — En supposant qu*il doive, en partie, aux circonstances politiques, les hautes dignités qu'il a obtenues, il faut avouer que le cardinal Fesch, laisse une mémoire justement honorée. Les bienfaits dont il a comblé le diocèse de Lyon, son altachf ment inébranlable k ce siège illustre, la régularité de sa vie, la fermeté mAme quMI a montrée dans les circonstances les plus difficiles, forcent aujourd'hui les esprits les plus hostiles h lui rendre justice.. Tant il est vrai qu*il ne faut jamais apprécier les hommes et le^ événements, avec les préjugés de l'esprit de parti. Le souvenir du cardinal Fesch est encore vivant è Lyon, et les institutions qu'il a fondées Thonoreront dans tous les Ages. C*est Thomm&ge que nous recueillons de son vénérable biographe.
Le cardinal Fesch fut i la hauteur de €h
Êosition,et montra une noble indépendance. Intré au séminaire d*Aix, en Provence, le jeune Fesch se lia d*une étroite amitié avec Xavier d'Isoard, depuis cardinal comme lui. De3 ieunes gens ces liaisons s'étendit aux familles; quand la famille dlsoard accueillait la famille Bonaparte, alors si humble et si gênée, elle no se doutait pas que cette famille verrait à ses pieds, quelques années
S lus tard, les premiers potentats de l'Europe, lommé archevêque de Lyon, cardinal et ambassadeur à Rome, Fesch fit 'son entrée dans cette ville, sans cérémonie, le 2 juillet 1802. Cacault, son prédécesseur, et lui, de* vaient régler quelques temps les alfaires ensemble ; mais la manière de voir, de procé* der, d'écrire , étant différente dans chacun d'eux, la bonne intelligence convenable cessa de régner , dès les premiers jours. En 1804-, le cardinal accompagna le Saint - PèrjB se^ renaanl à Pans nour le sacre, et justice fut rendue au zèle, a l'empressement qu'il mit è adoucir les fatigues du vovage,à en lever tous les obstacles. L'année suivante, il fut élevé aux dignités de grand aumônier de l'empire, de comte et de sénateur. Il refusa l'archevêché de Paris, et ne craignit pas de s'opposer aux volontés de Napoléon h l'égard de Pie VIL L'empereur avait convoqué en 1810 un comité ecclésiastique pour rechercher quel était le moyen de donner, sans le Pape, l'institution canonique. Le vénérable abbé Emery écrivit au cardinal qu'on ne pouvait, sans anéantir l'Eglise, condescendre aux propositions du ministre des cultesi Bigot de Préameneu, propositions subversives de l'autorité du Saint-Siège. Fesch alla trouver son neveu et lui dit : « Tous les évêques résisteront, et vous allez faire des martyrs,;» Napoléon renonça à son , dessein. Tombé en disgrâce, le cardinal se .relira dans son diocèse, où il resta jusqu'en 18U. Après l'abdication de Tempereor* il alla vivre à Rome où il oassa ses derni^
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Jours dans l'étude des lettres et des arts, et dans ta prière, sans Touloir jamais consentir è se démettre de son archevêché, qui ne de- Tint Tacantqn'à sa mort, arrivée en 1839. 11 était âgé de 76 ans. Pendant son séjour à Rome, son diocèse était gouverné par un administrateur. Le cardinal Fesch, qui voulait mourir archevêque de Lyon, avaitformé une belle collection de tableaux , (|u*il a léguée è la Corse, sa patrie. L'histoire du cardinal Fesch a été écrite au long par Ms^r Lyonnei, évêque de Saint-Flour; et nous en« gageons nos lecteurs à la consulter. Du restet pour la raconter ici, il faudrait faire presqu'en entier le récit des événements religieux qui se sont passés depuis 1801 jusqu'à ISH. Ces faits sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de les répéter ici. — Voy, Tarlicle consacré au cardinal db Bonald.
. FJDANTIOS, créé par le Pape Céiestin III, en 1192, prêlre*cardinal du litre de Saint- Marrel, fut \é^fii en Lombardie.
F1C8CHL FIESCO, FIESQDE (Sinibald), Génois, cré«^, en 1327, par Grégoire XI, prêlre-rardinal du titre de Saint-Laurent in Lueina, fut Pape sous le nom d'Innocent IV.
FIESCHI ou FIESQDE (Guillaumr), issu d'une des quatre princi|)ales maisons de GéneSy et des plus illustres de toute l'Italie, était neveu du Pape Innocent IV, qui le fit, on décembre i2kk, cardinal-diacre du titre de Saint-Euslache. — Ce Pontife lui donna la protection des Augustios, et renvoya à la lête de quelques troupes contre la France. Le cardinal se préparait à exécuter cetordre, lorsqu'il apprit la mort de son oncle. Il se trouva à l'éli'ction du Pape Alexandre IV, et mourut, on 1256, à Rome, où Ton voit <on tombeau dans l'église de Saint-Laurent. (Voy. SiGONi€S, De rébus italicis, I. xix; — Ciagojtius; — AuBBRT, Hitt, des cardinaux.)
FIESCHI (Otobon), Génois, créé, en 1252, cardinal du titre de Saint-Adrien, parle Pape Innocent IV, son onclo, fut Pape lui-même sous le nom d'Adrien V.
FIESCHI (Luc), né h Gênes, fut promu au cardinalat, on 1298, par le Pape Boniface VIII. Il témoigna une vive reconnaissance à ce Pontife, dont il prit courageusement la défense à Anagni, lorsqu'il fut arrêté par Guillaume deNogaret et Sciarra Colonne.— Nommé, avec d'autres cardinaux, par le Pape Clément V, pour procéder à la cérémonie du couronnement de l'empereur Henri VII, en 1308, il fut encore envoyé, par Jean XXII, en Angleterre, avec le titre de légal. Partout il se signala par la sagesse de sa conduite et par sa piété. Il mourut en 1336, et fut inhumé dans l'église métropolitaine de Gênes, où l'on voyait son tombeau. (Voy. ViLLANi, L IX ; — DucHÈiVB, Hisl. d'Angle' terrtf I. xiv : — La eochepozat , NomencLaêor cardin.: — Aubebt, Hist. des cardinaux.)
FIESCHI (Jean;, évêque de Verceil, fut créé par Urbain VL en 1385, prêtre-cardinal du titre de Saint-Marc.
FIESCHI (Lotis) fut appelé dans le Sacré Collège en 1385, par le Pape Urbain IV. ^ Co cardinal lit partie du conclave où fut élu
Boniface IX, oui l'envoya, revêtu du caractère de légat, dans la Campagne de Rome, où il soumit au Saint-Siège plusieurs villes qui s'étaient révoltées, et, entre autres, Anagni. Depuis, il se retira de l'obéissance d'Innocent Vil , pour suivre Benoît XIII, n'écon* tant point en cela les mouvements de sod cœur, mais agissant par condescendance pour la ville de Gênes, sa patrie, qui reconnaissait ce dernier. Il l'abandonna pourtant dans la suite, pour se rallier à Alexandre V,
3 ni l'en avait fait sollirjter après le concile ePise. Jean XXII lui donna le gouvernement de Bologne. De là, il se rendit au concile de Constance, où il concourut à l'élection de Martin V. Envoyé par ce. Pontife, comme légat en Sicile, il mourut è son retour è Rome, le 3 avril U23. (Foy. Ci acosius;
— AUBBBY.)
FIESCHI (Grobges) fut mis au nombre des cardinaux, par le Pape Eugène IV, dans le concile de Florence, le 18 décembre 1439, et porta le titre de Sainte-Anastasie. — Ricolas V lui retira l'évêclié d*Ostie, et le nomma légat en Ligurie. Aimé et estimé de Calixte III et de Pie II, il mourut à Rome sous le pontificat du dernier, le il octobre 1461. Son corps fut transporté è Gênes, sa patrie, et inhumé dans Téglise, où l'on voit son tombeau. (Foy. Ciaconios; — Onupbeb; — LA Bochepozat; -- Albert.)
FIESCHI (Nicolas) était frère de Franco ne Fiesque, comte de Lavargne. — Le Pape Innocent VIII avait eu dessein de le mettre au nombre des cardinaux ; mais il était réservé à Alexandre VI de Télever à cette dignité, ce qu'il Ht, en mai 1503, à la recommandation du roi Louis XII, qui portait un vif intérêt aux seigneurs de la maison de Fiesque, en qui il avait des partisans, des amis dévoués. Ce cardinal avait en France les évêchés de Toulon et de Fréjus, ainsi que l'archevêché d*i£mbrun, bien que Claude d'Arcès eût été nommé par le chapitre do celte église. Il obtint encore en Italie l'archevêché de Ravenne, auquel il avait choisi pour successeur Urbain de Fiesque, son neveu, qui mourut avant lui. Les historieos vantent sa droiture, sa ))robité, sa franchise» dont il donna maintes preuves, et surtout lorsqu'il s'opposa au dessein qu'avait Alexandre VI de déposer l'évêque de Citta de Castollon, quoiqu'il fût irréprochable. Il parla de mêmeavec beaucoup de liberté à Jules II, à qui il reprochait son humeur trop belliqueuse; et dit è Adrien VI, qui avait un conseil secret, dans le sein duquel il décidait les plus importantes affaires, qu'il devait consulter le Sacré Collège, comme avaient fait ses prédécesseurs, et ne pas prendre, à la dérobée, des résolutions désavantageuses îlU chrétienté. Après la mort de ce Pontife, plusieurs cardinaux pensaient à élever Fiesque sur le trône poutiQcal. On dit même que sa famille lui offrit des sommes considérables pour acheter les suffrages qui ne lui étaient pas acquis, mais qu'il repoussa ces propositions comme indignes de son caractère. Il mourut le 14 juin 1524, (roy..For
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CLiETA, Elog.; — Paul Jotb, Adrian. VI ; — Jérôme Rubbi, Hiêi. Ravenn.f i. ix ; — Saiatb» Marthe, Gallia Chrisiiana ; — Aubbet.)
FIESCHI (Ladrent), archeréque (i*AvU gnon, puis de Gènes, nonce exiraordinaire en France, créé, en mai 1706 , par le Pape ClémenlXI, cardinal du titre de Sainte-Marie de la Paix, mourut en 1726.
FIESCHI (Adrien-Marie-Dominique-Jean), des comtes de Latagne et deSaint-Valentin, cardinal-prêtre de Sainte-Marie de la Victoire, dans les Etats sardes, le 7 mars 1788. — Grand prieur commendataire du saint ordre militaire do Jérusalem, il est le dernier rejeton mâle de la famille Fieschi , Fiesco, de Fiesque, d'où sont sortis deux Papes, Innocent IV ut Adrien V, un certain nombre de cardinaux, plus de cent archevêques ou évé-
3ue8, et des notabilités dans les armes et ans l'administration. — Adrien-Marie-Dominique a rempli, dans l'Etat de l*Eglise, différents emplois, au nombre desquels ceux de Tice-légat de Bologne, de délégué apostolique de Spolète, ensuite de la province de Pérouse, enQn de la délégation de Macerata et de celle de Camerino. Ces divers gouvernements l'ontoccupé seize ans consécutifs et non interrompus. — Investi, pendant sept ans et demi, de la charge de maître de chambre de Grégoire XVI, de celles de majordome du même Pontife, et de préfet des saints palais apostoliques, il a été élevé le 29 juin 18d4h è la dignité de diacre«cardinal. — Entré au conclave de Pie IX, on sait la part active qu'il prit à cette élection si rapidement faite en moins de deux jours. Grégoire XVI était mort le 1" juin 18M. Le 15 juin, après la communion générale des cinquante cardinaux présents, le scrutin s*était ouvert; le 16, un Pape de 5^ ans était proclamé sous le nom de Pie IX. Rien n'était prêt jpour une si prompte élection, une de^ plus extraordinaires dont l'histoire fasse mention. Les puissances temporelles n*a« valent pas eu le temps d'envoyer leurs instructions aux ambassadeurs, ni de faire arriver à Rome leurs cardinaux. En 18^7, envoyé par S. S. Pie IX pour gouverner Timportante légation dUrbin-et-Pésaro, le cardfinal Fieschi s'y trouvait dans les circonstances douloureuses qui signalèrent ces
temps déplorables {Voy. VBittoire coti-
Umporaine de Gabussi.)
Pour que Ton puisse se faire une idée des fonctions remplies par le cardinal Fieschi, nous extrayons les lignes suivantes de la brochure : Election^ etc. (Foy. Ilntrodj
« Aujourd'hui que les Etats de l'Efglise sont partagés en six légations, gouvernées par des cardinaux-légats, et qui sont : Velletri, Bologne, Ferrare, Forli, Ravenne, Urbin-et-Pésaro; une présidence : celle do la Comarcbe de Rome, qui comprend la Campagne de Rome; un commissariat : celui de la sainte maison de Lorette, et treize délégations, dont les gouverneurs ont le titre de délégals, savoir : Macerata, Ancône, Fermo, Pérouse, Spolète, Riéii, Viterbe, Frosinone dont dépend Ponlé-Corvo, Ascoli, Camerino,
Ci? il»-yecchia, Orviélo et Kénévent.— Quant è la division ecclésiastique , les Etats pontificaux comprennent : Rome et ses six évêchéssuburbiculaires; huit archevêchés : Bénévent, Bologne, Camerino et Tréja, Ferrare, Fermo, Ravenne, Spolète, Urbin: sous la dépendance de ces métropoles, vingt évéchés suffraganls, et enfin trente-six évéchés relevant directement du Saint-Siège.
« Autrefois, l'Eglise romaine possédait les duchés de Parme et de Plaisance, et, en France, Avignon avec le Comlat venaissin. Benoit XII (1340) céda Parme et Plaisance aux Visconti. Il fut stipulé que, le haut domaine demeurant au àaint-Siége, les nouveaux possesseurs lui payeraient un tribut annuel de mille Oorins, et l'acte d'investiture portait qu'il en serait ainsi toujours.
« Les mêmes traités qui garantissent au Sainl-Siége les principautés de Bénévent et de Ponte-Corvo, comme domaine à lui appartenant, obligent le roi deNaples au payement d'un tribut annuel et à l'envoi d'une haquenée. Depuis longtemps, ce roi et les souverains de Parme et Plaisance refusent de remplir leurs obligations, et, chaque année, le iour de la Saint-Pierre, le Pape proteste solennellement, en général, contre tous ceux qui retiennent les possessions du Snînt- Siége, ou qui négligent de payer les tributs qu'ils lui doivent, et, en particulier, contre l'occupation des duchés de Parme et de Plaisance, et contre la non-preslation de la haquenée et du tribut dus par le roi des Deux- Siciles. Il n'y a point de protestation expresse contre l'occupation d'Avignon et du Comtat que réunit à la France l'Assemblée nationale par décret du \k septembre 1791, sans autre forme de procès, bien que le Saint-Siège les eût achetés de ses deniers. A la paix de Tolentino L1797], Pie VI fut contraint par la force de céder Avignon et le Comtat , à la France; le Bolonais, le Ferrarais, et la Romagne, i la république Cisalpine. En 1815, le congcès de Vienne rendit ces trois légations au Saint-Siège, mais la cession du Comtat fut maintenue, malgré les protestations du cardinal Consnivi.
« En 1817, de nouveaux sièges étant érigés en France, et Avignon déclarée métropole, le Pape fit encore valoir ses droits. « Nous « attendons de la religion du roi très-chré- « tien, écrivait Pie VII à Louis XVIII, la « restitution de ces provinces au domaine « des saints apôtres, ou du moins unecom- « pensation proportionnée ; ainsi Sa Majesté « remplira les promesses de son glorieux « frère Louis XVl , faites à notre prédéces- « seur de sainte mémoire. »
« Il n'y a pas de possessions dont l'origine soit plus pure que celles du Saint-Siège. Dès les premiers siècles , les fidèles comprirent
3 ne le Suprême Pontife ne pouvait, s il était énué de ressources, subvenir aux nécessités de l'Eglise; ils s'empressèrent d'offrir à Dieu, dans la personne de son Vicaire, les prémices de leurs biens. Lorsque Constantin eut donné la paix aux Chrétiens [312], ces pieux dons s'accrurent encore, et les em-