‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 110 sur 350 · FIS · texte numérisé non relu

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Romp, où il arriva le 2S novrmbre 1730. Le 11 décembre., révôché d'Aversn, dans le royaume de Naples, pour lequel il avait été eiaminé précédemment, fut proposé pour lui par le Pape dans un consistoire secret. Il fut créé et déclaré cardinal le 24 septembre 1731 ; et, se trouvant à Rome, il reçut, le même Jour, la barrette des mains de Sa Sainteté. Le ^ suivant, le Pape, dans un consistoire public, lui donna le chapeau, et, le 19 novembre, dans un consistoire secret, lui ferma et ouvrit la bouche, en lui assignant le titre de Saint -Thomas m Parîofie, dont il prit solennellement possession le 16 décembre suivant. 11 entra aussi dans les congrégations des Rites, de rimmunité et de la Propagande. La charge de secrétaire d'Etat étant devenue vacante par la mort du cardinal Antoine Banchieri, il fut nommé le fc octobre 1733 par Clément XII, pour la remplir. 11 en prit possession le lendemain, et, le 21 suivant, fut appelé pour être un des cardinaui composant la congrégation de rinquisition romaine. Les occupations multi[)liées de la eharse de secrétaire d*£tat ne lui permettant pas ae remplir les fonctions épiscopales, il se démit en septembre 1734 de son évèché d*Averaa,en se réservant dessus une pension. FIRRAO (Joseph), né à Naples, en 1736, fut fait cardinal par Pie VU en 1801. Il mourut en 1830.

FISHER (Jeau ), né <i Beverley « dans le comte dTork , vers 1455, fut une des victimes de la tyrannie du féroce Henri Vlli. — 11 fil ses i^tudes h Cambridge, et y prit tous ses degrés universitaires. Il fut précepteur du jeune Henri, depuis Henri Vlli. Les livres que relui-ci écrivit contre Luther, et qui lui valurent le titre de Défenseur de la foi^ sont une preuve convaincante des progrès qu'il fit dans les lettres sous un matire si distingué. Mais le maître ne put rien sur la nature perverse et les mauvais instincts de son élève. Confesseur de la comtesse de Richmond, mère de Henri VII , il usa de Tascendant qu'il avait sur cette princesse, non point pour son avantage personnel, car nul ne fut plus désintéressé que lui, mais pour la porter à des fondations qui tournassent au profit de la religion et des lettres. C'est ainsi qu elle fonda le collège du CArûl, à Tuniversité de Cambridge, et qu'elle y appela de toutes parts des savants, qui y fissent fleurir les bonnes études. Les services de Fisher et son mérite le firent élire chancelier de cette université. En 1504, Henri VU lui donna Tévèché de Rocbester, qu'il accepta, mais il n'en voulut jamais accepter d'autres, quelques instances qu'on lui ftt. Henri VIll s'était toujours montré bien dis- |)Osé pour l'évôgue de Rocbester ; maisquaud il voulut répudier la reine pour épouser Anne de Boleyn, Fisber embrassa vivement le parti de Catherine d'Aragon» ce qui lui valut la confiscation de ^q% biens et l'emprisonnement. Il n'obtint plus tard la liberté qu'au rii de trois cents livres sterling. Lorsque e Néron de l'Angleterre, se séparani de I £-

glise romaine, se déclara chef de l'Eglise anglicane, il obligea les prélats du royaume h reconnaître sa suprématie]: l'évêque de Rocbester, qui préférait la vérité à la fortonet ne voulut pas se soumettre, et se prépara au martyre. Henri le fit arrêter en i534, et enfermer è la tour de Londres, où îl resta un an. On inventa toutes sortes de tortures contre ce noble vieiNard. On le dépouilla de ses habits, pour le revêtir de baillons, qui le couvraient à peine; mais il resta inébranlable. Paul III, informé du traitement que subissait l'illustre captif, lui témoigna son estime, et lui donna la seule consolation qui fOt en son pouvoir, en lui envoyant le chapeau de cardinal. Le roi donna des ordres pour que le chapeau n'entrAt point dans ses Ktats. Il envoya môme son ministre Thomas Croniwell, demander kFishiT, dans son cachot, s'il acceptait cette dignité. Celui-ci ne Pavait pi désirée ni sollicitée; telle était son indifférence pour les grandeurs humaines, dit Hume, qui n'est pas suspect ici, que, « si ce chapeau eAt été à terre, il ne se fAt pas baissé pour le ramasser. » Il répondit affirmativement sans doute par respect pour le Pontife. « Quoi !» dit Henri, outré décolère, « pousser à ce point la provocationi Que le Pape le lui envoie. 11 le mettra sur ses épaules, car je ne lu-i laisserai pas de tôle pour le porter. » De prétendus juges firent au martyr un procès dérisoire, et il eut la tôle tranchée le 22 juin 1535. Il avait qiiatre-vin^s ans. Ce grand homme, théologien distingué, avait une connaissance a|>profondie de l'Ecriture sainte et de< Pères. I)*un sens droit, d*un jugement solide, il défendit avec énergie la foi orthodoxe contre les novateurs, et fut un des plus eiacts et des meilleurs controversistes de son temps. Erasme vante sa droiture, la pureté de ses mœurs, l'aménité dH son caractère, son profond savoir. Il avait écrit t5 ou 10 traités qui, d'abord publiés séparément en Angleterre, ont été recueillis et imprimés en 1 vol. in-foL, Wurtzbourg, 1597. Voici les principaux : 1. Traité contre la répome de Luther au livre de Henri Vlli sur les sacre* mmts ; H. Réfutation^ contre Luther, de la défense que celui-ci avait faite des proposi' lions condamnées par labuUe de Léon X; IIL Cinq livres de la vérité du corps de Jésus- Chnsi dans VEucharistie^ contre OBcolam* pade; IV. Réfutation du traité que Valérius avait compose pour prouver que saint Pierre n'était jamais venu à Rome ; V. Trois livres pour prouver qu'ail n'y eut qu^une seule Jladeleine , contre Lefêvre d Etaples^ qui soutenait qu*il y en avait trois : l'assertion de Lefèvre, quoique condamnée par décret de la Faculté de Paris, du 9 nov. 15S1» semble cependant à Bossuet et à Fleury plus conforme aux textes de l'Ecriture; VI. Commentaire sur les sept Psaumes de la pénitence ; Vil. Moyens de parvenir à la souveraine per»

<ection de la religion^ traité écrit par Fisher ; ^m. Sermons et paraphrases sur guelqueê psaumes: IX. Discours sur /a cAarii?, etc. Saunders, Ribadaneira et plusieurs autres

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