GEO
GER
Seine, doyen de l'église de PariSt et é? èque d'Evreux, créé en 1331, par le Pape Martin
IV^prôtre-cardinaldulitredeSainte-Susanne, mourut en 128i.
GEOFROl DE RONIL, Espagnol, référendaire apostolique, créé en 1397, nar l'antipape Benott Xlll, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie in Àquiro, mourut en 11^02.
GEOFROl, GEOFFROI ou JODFFROI, Joffreduf dans les auteurs latins (Jean), né Yers U12 è Luieuil dans la Franche- Comté, prit rbabit religieux dans Tabbaye de Saint-Pierre de Luxeuil , et s'éleva aux premières charges de son ordre. — En effet, il fut prieur de Notre-Dame du Ch&teau sur Salins, puis abbé de Saint-Pierrede Luxeuil, et ensuite de Saint-Denis en France. Philippe le Bon, duc de Bourgogne , dont il était né sujet, TenToya, en qualité d'ambassadeur h Rome, sous le {pontificat de Nicolas V, et, h son retour, lui procura l'évèché d'Arras. Cette éléfation ne satisfit point l'ambition de Jean Geofroi, qui aspirait au chapeau de cacdinal, et qui trouva moyen de l'obteni-r. Le roi Louis xl, à son avènement à la cou- Fonne,en 1461, rattacha auprès de ^sa personne et s'en servit utilement. Pie H, qui occupait alors Je trône pontifical, désirait vivement voir abolir en France la pragmatique-sanction. Jean Geofroi n'oublia rien pour y faire consentir le roi, qui donna à ce sujet une déclaration au mois de novembre. LePapd,TOulanten témoigner sa reconnaissance au prélat, n'en eut pas plutôt reçu la nouvelle , qu'il le fit cardinal aux Quatre- Tempsde décembre de la môme année 1461. Geofroi n'eut rien de plus pressé que d'aller à Rome recevoir l'objet de tous ses vœux, le chapeau; mais, ayant appris que l'archevêché de Besancon et TévÔché d'AIbi étaient vacants, il profila de l'occasion pour les demander l'un et l'autre à Pie 11. Le Pontife lui répondit que cette multiplicité de bénéfices était, contraire aux canons, et lui donna le choix de l'une ou de l'autre de ces diçnités.Le cardinal choisit Tévëché d'AIbi, qui était d'un gros revenu, et ne laissa pas de conserver un ressentiment secret contre le Pontife. Cependantles remontrances de TUniversitéde Paris tt du parlement avaient empêché l'effet de la déclaration du roi contre la pragmatiqueaanction. Alors le Pape envoya en France le cardinal Geofroi, revêtu du litre de légat,
Eour tâcher de faire vérifier cette déclaration, aul II lui donna la même qualité en 1465, mais ce fut inutilement. Les lettres furent reçues au Ch&ielet ; mais, dans le parlement, Jean de Saint-Romain, procureur général, y résista vivement^ et l'Université se rendit chez le légat pour lui signifier son appel au fijtur concile, et fit enregistrer cet appel au Chêlelet. Le roi Louis XI employa souvent Geofroi. Il l'envoya auprès de son frère, puis en Castille. En 1473, il lui donna le commandement de son armée contre Jean V, comte d'ArmagnaCy qui s'était rendu maître de la ville de Lecloure. On dit qu^après une capitulation, ce prélat lui manqua de foi; que ia ville fut em|K>rtée, et que le comte fut tué
dans sa maison. Quelque temps après, le cardinal d'AIbi mena ces troupes dans le Roussillon, pourassiéger Perpignan, fiomme il retournait à Paris, il mourut au prieuré de Rully, dans le diocèse de Bourges, le 11 décembre de la même année 1473. (Voy. Gobb- UN, pseudonyme de Pie II, in Commeni.f Mb.
XXII ; — GaOUIN, f. X ; — M ONSTBBLBT, t. III;
— Frizon, Gallia purpurala; — AuBBBtt Hisl. des cardin.; — Oncpbbb; — Spoiii>b« Annales: — Ciaconius, Vila et gesta Roma* norum Poniificum ei cardinalium ; — Mi-
ZBRAT.)
GEORGES, Espagnol, évêqne de Vich, fui créé en 1440, par l'antipape Félix V, prêtrecardinal (lu titre de Sainte-Anastasie, puis de Sainte-Marie agdeli du Tibre.
GEORGES (JBÂif-ANTOiNB de Saiht-}, né h Milan, enseigna dans cette ville le droit avec une grande réputation. — Depuis il fut prévôt de l'église de Saint-Ambroise, et évêque d'Alexandrie en Piémont, cette même ville que l'empereur Frédéric appelait Alexandrie de la Paille^ parce que ses murs n'étaient, dit-on, que de paille et de bois enduits de terre. Il devait cet évêché è »\ê recommandation du duc de Milan, qui l'avait envoyé en Hongrie, revêtu de la qualité d'ambassadeur. En 1493, créé cardinal par le Pape Alexandre VI, il prit le surnom de cardinal d'Alexandrie, et mourut h Rome en 1509. Il avait composé dés ouvrages de droit et des plaidoyers. (Foy. Raphaël Maf- FBI, dit Folferran, Anlhrop,^ 1. xxii; — Là RocHBPOZAT, Nomenclaior cardinalium ; — Onuphrb ; — CiACONius et Aubbrt, HisL des cardinaux; — Ughblli.)
GÉRARD fut créé diacre-cardinal du titre de Saiute-Luce par Calixle n. Pape de 1119 à 1124: il fut ensuite prêtre-cardinal du titre dé Sainte-Aquilée et Sainte-Prisque.
GÉRARD fut nommé, en 1134, parle Pape Innocent H, diacre-cardinal du titre de Sainte-Mffrie in Dominica,
GÉRARD, nommé par Eugène III, en ItSO , prêtre-cardinal du titre de Saint- Etienne in Calio monlSj mourut en 1153.
GÉRARD fut créé en 1159, par le Pape Adrien lY, prêtre-cardinal du titre de Sainte* Pudentiane.
GÉRARD fut nommé en 1119, sous le titre de Saint-Nicolas m Carcere.
GÉRARD, Français, archidiacre d'Autun, fut créé parle Pape Alexandre III, en 1180, prêtre-cardinal du titre de Saint-Etienne in Cœlio monte.
GÉRARD, Français, abbé de Ponligny, créé par Innocent III, en 1198, diacre-cardinal du titre de Saint-Nicolas in carcere, mourut en 1210.
GÉRARD, de Reggio, évêque de Novarre, puis archevêque de Milan, fut nommé imt Je Pape Innocent III, qui régna de 1198 à 1:116, cardinal-évêque d'Albano.
GÉRARD CDPALATES, de Plaisance, cardinal-évêque de Palestrine» créé, en 1378. par le Paperlicolas III| mourui la même année.
GÉRARD MACBET, Français, évêque de
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Castres, fut créé eardinal, en lUO, par Félix V, antipape de 1(39 à 1447, et qui créa Tingt-sîx cardinaux.
uERDIL (Htâchithe-Sigismoiid), né à Samoëns, en Savoie, le 23 juin 1718, est un des grands hommes qui ont le plus honoré le Sacré-Col lége, cette auguste assemblée qui, depuis des siècles, voit s'asseoir dans son sein tant dllluslratioos en tout genre. Sorti d'une famitle honnête, mais obscun*, il ne dut qu*a son mérite, h ses vertus comme h ses talents la haute position qu*il occupa si longtemps. — Ses parents renvoyèrent, dès 1 Age de 7 ans, commencer ses éludes àBonneville, bourgade de Savoie, et il les termina au collège des Barnabites d*Annecy. Appliqué au travail, doué des dons les plus heureux de Tintelligence, il ne pouvait manquer de faire de rapides pro*» grès ; mais ce qui lui gagnait, encore plus que tout le reste, le cœur de ses maiires, c'était sa douceur, sa modestie, sa piété ; aussi, quand il manifesta le désir de faire partie de leur congrégation , accueillirent-ils avec transport un sujet qui donnait de si belles espérances. Bientôt ils renvoyèrent è Bologne se perfectionner dans la théoloçie. Mais là ne se bornaient pas ses études; Te jeune Barnabite avait soif de science ; il voulut embrasser toutes les connaissances humaines, et il les posséda toutes. Il s'occufia d'abord de l'étude des langues; il connaissait le latin; il s'appliqua avec tant d'ardeur h l'étude du grec, qu'il devint un des habiles hellénistes de son temps. Il apprit également Titalien, se perfectionna dans le français, et finit par écrire et par s'exprimer dans les quatre langues arec autant de correction que d'élégance. Des hauteurs de la science théolo^ique, il saisit la philosophie, la métaphysique, les niathématiç|ues, Tbistoire, la physique ; et, sur dos sujets si divers, on a de lui un
Knd nombre d'écrits qui lui ont mérité itime même de ses adversaires, et l'admiration des juges compétents^ Quoiqu'il menât une vie retirée, et qui fût toujours simple et modeste, sa réputation se repandit ; tout ce que Bologne comptait d'hommes instruits ou recommandables le recherchait. Le cardinal Lambertini lui-même qui, en I7M), fut Benoît XIV, remarqua le jeune Barnabite, en comprit la valeur et l'encouragea. En 1737, Gerdil, envoyé par ses suf>érieurs à Macerata, dans TEtat ecclésiastique, pour Y enseigner la philoso|^hie, et peu après k Casai, en Piémont, réunit, dans cette dernière ville, aux fonctions de professeur, celles de préfet du collège. Dans ces doubles fonctions il sut se multiplier, et les remplir avec une maturité au-dessus de son Age. En 1749, appelé, par le roi deSardaigne, à la çiiaire de philosophie dans l'université de Turin, et, plus tard, k la chaire de théaloçie morale, il justifia tout ce qu'on attendait de lui. Sa congrégation, qui renfermait tant d'hommes distingués, lui donna bientôt une marque éclatante de son estime en le choisissant potir provincial des collèges du
Piémont et de la Savoie; et, après la mort du supérieur général, elle pensait à lui don« ner Gerdil pour successeur, lorsque, sur ces ont refaites et d'après le conseil de BenoU Xiy, le roi de Sardaigne jeta les yeux sur lui, pour lui confier l'éducation de son petitfils, depuis Charles-Emmanuel IV. Gerdil, è la cour, ne changea rien de la simplicité de sa vie ; occupé de ses devoirs, il ne cou' naissait d'autres délassements que l'étude ; tous les moments, que ne réclamait pas l'exercice de ses fonctions, étaient consacrés h la composition de ces écrits qui ont élevé si haut sa gloire, et qui, en soutenant les saines doctrines, ont été si profitables à la religion. Le don d'une abbaye qu*il reçut du roi de Sardaigne ne fut pour le savant religieux qu'une occasion de faire éclater sa bienfaisance. Ce qu'il tirait de ce riche bénéfice était distribué en bonnes œuvres. Dans le consistoire du S6 avril 1T73, Clément Xiy le réserva cardinal m pei^o, avec cette honorable désignation, notu:
orbi , vix notus Urbi. Toutefois sa nomination n'eut lieu que sous le pontificat suivant. Pie VI, l'ayant appelé à Rome, le nomma consulteur du Saint-Oflice, et, le 15 décembre 17T7, le déclara cardinal du titre de Sainte-Cécile. Tout le monde savant applaudit è une nomination qui n'était qu'une justice. « Gerdil se montra digne de ce haut rang par son exactitude à en remplir les devoirs, et par son zèle pour les intérêts de PEglise. Bientôt, aitpelé è partager les travaux de rillustre Collège auquel il appartenait, il fut nommé préfet de la Pronagande, membre de presque toutes les congrégations, protecteur des Maronites, et, en cette qua* lité, chargé de la correction des livres orieu« taux. Il jouissait à Rome de la plus grande considération; et tandis que le monde poli fréquentait la maison du cardinal de Bernis, on trouvait les savants dans la cellule du cardinal Gerdil, où l'on tenait à grand honneur d'être admis. Employé dans les afi'aires les plus délicates, il devint, pour ainai dire, l'âme et Toracle du Saint-Siège, ouvrant toujours les avis les plus sages, se rangeant du parti le plus modéré, et aussi conciliant, quand les principes n'en souffraient pas, que ferme quand il s'agissait de leur maintien. C'est la conduite qu'il tint dans l'affaire du concordat. Jamais ses revenus n'avaient été considérables; et l'on a vu comment il en usait. Il conserva l'esprit de pauvreté sous la pourpre,au point de n'avoir
3u'un seul couvert d'argent et une tabatière e buis. Non-seulemeni sa fortune n'augmenta point avec son élévation ;. il y eul môme, dans les dernières années de sa vie, des circonstances où il ne fut jjas h l'abri du besoin. » (Miqbacd, BiographiBt àrUGerdil.) En.l798, après l'entrée d une armée française à Rome, obligé de quitter celte ville, il fut réduit à vendre ses livres pour subsister. Arrivé à Sienne auprès de Pie VI, réduit lui-même aux privations, le cardinal Gerdil n'eût pu se rendre dans sa patrie, où il voulait aller chercher iin asile, si des amis nr
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ÙES CARDINAUX.
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Fétat de naiur$, à Vétai de eociéié ei eous rempire de la loi, Turin , 17$9, iD«8* ; XVI. De la nature et det effets du luxe^ avec Vexa' men des raisannemenfe de M. Melon, auteur de VEseai politique sur le commerce, en fa* veut du luxe^ Turin* 1768 « in-S**; c*est une réfutation de Montesquieu ; XVII. Discours sur la divinité de la religion chrétienne; XVIII. Béflexions sur la théorie et la prati^ que de Veducation, contre les principes de J.'J. RousseaUf ou rAnti-Emile, Gerdil signale» arec sa modération accoutumée, les erreurs du sophiste oui, quoique assez susceptible h Tendroit de la critique, ne manquait pas de bonne foi dans ses moments lueides. Il écrivait : < Parmi tant de brochures imprimées contre ma personne et mes émts, il D*j a que celle du P. Gerdil que f aie eu ta patience de lire jusqu'à la fin. Il est fScheux que cet auteur estimable ne nrait pas compris. » XIX. Considérations sur tempereur Julien. Dans cet écrit , un de ses plus estimés, le cardinal, ne s'appuyant que sur les témoignages invoqués par les admirateurs du philosophe, le fait descendre de la place élevée où ceux-ci Pavaient porté; XX. Observations sur le vi* livre de l'Histoire philosophique et politique du commerce dans les deux Jndest por Vabbé RaynaL Les écrits suivants sont en latin : XXI. Virtutem poli» ticam ad optimum statum , non minus regno
Çytm reipublicœ neCessariam esse^ oratio; XII. De causis academicarum disputatio' num in theologiam moralem inductarum^ oratio ; ces deui discours ont été prononcés devant la société royale de Turin en 1750, et en 175V; XXIIL Disputatio de religionis virtutisque politicœ conjonctione ; XXIV. Sletnentorum moralis prudentiœ juris speci^ men ; XXV. Opuscula ad hierarchicam eccU" eiœ constilutionem speclantia^ Parme, Bodoni, 1789, et Venise, 1790, in-8« ; XXVI. Animadversiones in commentarium Febronii^ de ejui retractatione ; Honlheim, théologien eatbolique, né k Trêves en 1701 , avait fait paraître, en 1763, sous le pseudonyme de JusIinus Febronius, un ouvrage qui fit grand bruit, et intitulé : De statu prœsenti eeelesiœ et légitima polestate romani Pontifia eis : sous prétexte de défendre les droits des Eglises p;irticulières, il méconnaissait ceux du Sainl-Siége. Ce livre, publié à une épo-
Sjueioù fermentaient les idées d'innovation, lit traduit dans toutes les langues de l^urope, notamment en français sous ce titre : De Fêtai de V Eglise, Wurtzbourç ( Sedan ) , 17M, 9 vol. in-12, et sous celui de Traité du gouvernement de VEgtise, Venise (Paris) , 1766, in-(»*, et 1777, 3 vol. in-lâ. La cour de Rome mit ce livre à Tindex. Le véritable nom do Tauteur ayant été découvert, Honlheim fut obligé d*avouer ses erreurs et de signer uno rétractation en 1778« C'est cette rétractation que Gerdil ne trouve pas assez explicite, et qu'il attaque ; XXVII. iintmadversiones in notas ^uas nonnullis Pistorien^ sissynodi propositionibus damnaiis in dogma» lica constitutions PU VI (Auclorem udei) cdir. Feller clarioris inlelligentiœ nomine
adjiciendas euravit, Rome, 1795; XXVIII, en italien, Examen des motifs de Fopposition de révéque de Noli à la publication de la bulle qui condamne les propositions extraites du synode de Pistoie; XXIX, en italien, la Réfutation de deux pamphlets centre le bref Super soliditate, dans lequel Pie VI condamne le livre d'Eybel, intitulé : Qu^estce que le Pape? Rome, 1789, 3 vol. in-4% ei V Apologie de ce même bref, Rome, 1791 el 1792, in-4*. Eybel t professeur de droit canon à Vienne, attaque, dans ce pamphlet^ le chef de TEglise; XXX. Lettres pasto^ raies adressées aux paroisses dépendant de son abbaye de la Clusa, et Constitutions synodales; XXXi. Précis d'un cours d'instruction sur V origine, les devoirs et V exercice de la puissance souveraine, Turin, 1799, in 8* ; XXXII. Sur le poè'me de la religion du cardinal de Remis. tarme, Bodoni, 1795 ; XXXIII. Vie du bienheureux Alexandre Sauli, Rama* bite, évéque d'Aléria et ensuite de Pavie; XXXIV. Précis des devoirs des principaux états de la société; XXXV. Instructions sur les différentes causes de la grandeur et de la décadence des Etals; XXX VI. Avis sur la lecture et le choix des bons livres: XXXVII. Traité d'histoire naturelle, contenant les règnes minéral, végétal et animal; XXXVIll.
Tableau historique de l'empire romain, depuis César jusqu^en ik^3, où Constant inop le fut prise par les Turcs : XXXIX. Histoire du temps de Louis XV jusqu'à la paix d'Eubertzbourg (1763). Les précédents sont en français, le suivant en latin: XL. Traités De la primauté du Pape, De la grâce. Des lois, Des actes humains, et Du prêt, avec une Dissertation sur Vusure, contre Puffendorf, 5 vol. ', XLI. En italien, Réfutation des sys^ times contraires à Vautorite de VEglise, touchant le mariage, etc. < Le caractère de tous ces ouvrages est la force du raisonnement, unie è la sasesse et à la modération. Le cardinal Gerdil presse vivement ses adversaires ; mais il ne lui échappe contre eux rien d'offensant. C'est ordinairement de leurs propres écrits qu'il emprunte les armes dvec lesquelles il les combat. On voit Que c'est la vérité qu'il cherche, et dont il s'elablit le défenseur ; et c'est Terreur seule, et non pas Thomme qu'il poursuit : aussi les savants les plus distingués, plusieurs même de ceux dont il ne partageait pas les opinions, se flrent un honneur de ravoir pour ami ; et tous rendirent justice à son mérite, è sa modestie, à ses profondes connaissances. Il étonnait par son immense érudition, et par la plus heureuse mémoire qu'il conserva jusqu'à la fin. Il était si pénétré de l'Ecriture sainte, des Pères et des conciles, gu'il en parlait, admirablement et sans ef- K)rt» le langage. Il avait éminemment i*es-
f^rit juste et lumineux ; et ses conversations es plus intimes avaient la modération et l'autorité d'un livre imprimé depuis plusieurs siècles. » (MiCHAUD,BîograpAie, ibid.) VOraison funèbre du cardinal ùerdil, par Fontana, a été traduite de l'italien en fran* çaispar l'abbé d'Uesmivyd'Auribeau Romc^
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