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1802. in-S* de 170 pages. Ce dernier Va enrichi de notes historiques, d'anecdotes înté* ressantes, r|ai caractérisent l'homme privé, comme Tilluslre auteur se peint dans ses écrii^.
GESUALDO (Alphonse) naquit dans le royaume du Naples, où sa famille, ancienne (*t illustre, était atfe<:tionnée aux princes de la maison de France. — Alfihonse II, roi (le Naples, fit arrêter GésualJo , comte de Conza. Son flis Fabrice épousa la fille du prince de Melfi, et fut pris, près de Tarente, en combattant pour le roi de France Louis XII. Il laissa Gésualdo, comte de Conza et prince de Vénose, qui eut Fabrice II el Alphonse, dont il est ici questien. L'atné épousa Géronyme Borromée, nièce de Pie IV, el c*est en considération de ce mariage que le Pontife donna l'archevôché de Conza et le chapeau de cardinal, en 1561, à Alphonse Gésualdo. Sous Sixte V, ce prélat fut légat de la Marche d'Aocône. Nommé par Clément VIII à Tarchevèché de Naples, il mourut doyen des cardinaux, le ik février 1603. Son corps fut inhumé dans l'église métropolitaine , où Ton voit son tombeau , que lui Gt élever Charles Gésualdo, son neveu. Ce dernier est différent de Charles Gésualdo, prince de Vénose, qui inventa des tons nouveaux pour la musique. (Foy.BLAii- CA.IICS, Çhron, des mathém. du xvh' fiicle; — Ugublm» Uaiia sacra; — Mahmna, Bisi.^ lib. XXVII, c. 16; — Zurita; — Paul Jove;
>— CaBBERâ; — AUDERY.)
GEZZa (Philippe), Dominirnin romain , évoque do Tivoli, fut fait cardinal en 1378, par Urbain VI. Il mourut en 138^.
GHEUARDI (César), de Pérouse, nommé vD 1621, par le Pape Paul V, prétre-cardinal du titre de Saint-Pierre au Mont-d'Or, et ^yèque de Camérino, mourut en 1623.
GHËRARDO (Maffeo), général de Tordre des Camaldules, né à Venise, d'une famille noble, renonça, jeune encore, aux vanités du fuonde et se retira à Camaldoli , où il reçut Thabit de religieux des mains de Paul Venerio, abbé de Saint-Michel de Murano, et lui succéda. — Elevé , en li^66, sur le sié};e patriarcal de Venise , il fut, en U89, revêtu de la pourpre roipaine par le Pape Innocent VII}. Il faisait partie du conclave où fut élu Alexandre VI, et, retournant de Rome à Venise, il mourut h Terni , le ik septembre H92. {Vçy. Victorel ; — Aubbrt.)
GHILINI (Thomas Marie], Milanais, né en 1718, fut fait rardiqal par Pie II, en iT78. |l mourut en 1787.
GHINI MALPIGU (André ), Florentin, vint, fort jeune encore , en France, où il étudia dans lljniyersité de Paris. |D*abord chanoine de Tournai et trésorier de Téglise de Reims, il était, vers 1325, nommé auimOnier du roi Charles le 9el. -^ Il fonda alors la chapelle de Saint-André, dan< Té-
i^lise des Chartreux de Parjs. En 1339, il u( fait évoque d'Arras, et, en 133i^, de Tournai ; la môme année , il fondait le collège des Lombards, h Paris. En 13^2, Philip{>^ 4e Valois obtint pour lui le chapeau
de cardinal du Pape Clément VI, qui eovoja Ghini en Espagne*, avec le titre de légil. Le cardinal mourut dans le voyage, en ISU. C'est lui qui avait aussi fondé le eollége de Notre-Dame de Tournai , h Padoue. (roy.
ViLLANi, Jslorie fioren^ne f 1. su; — Jean Cousin , Histoire de Tournai; — Guillaume Gazet, Hisl, tccUsiasiique des Pays-Bas; — Sainte-Marthe , Gallia Chrisliana; — Au- BERT, Hisl. des card.; — Dubreul, Aniioui'' lés de Parin ; — Baldzb, Vitm Paparum Ave' niens., 1. 1.)
GHINDCCIO (Jérôme), né à Sienne, en Toscane, fut , à la cour de Rome, clerc, auditeur de la chambre, préfet de la signature des brefs, etc., sous les pontiGcats de Jules Il et de Léon X. — Ce dernier lui donna révêché d*Ascoli, dans la Marche de Ferme, h l'Etat ecclésiastique, et le députa pour assister à la conférence de Calais , où l'on agita vainement la question de la paii entre la France et TAngleterre. Ghinuccio reçut ensuite l'ordre d'aller, en qualité de nonce, dans le dernier de ces Etats, ou le roi Henri VIll lui donna Tévéché de Worcester. Il eut encore celui de Cavaillon, aujourd'hui faisant partie de l'archevêché d'Avignon , et , en 1535, fut promu au cardinalat |>ar le Pape Paul III. Le môme Pontife l'envoja, avec le titre de légat, en Allemagne, auprès de l'empereur Charles V, en 1538, pour les affaires de la religion. Ce prélat mourut à Rome, le â juillet 15V1. (Voy. Guicbardim , 1. XVI ; — Ughelli , llalia sacra; — Saintb- Martue ; — Albery ; — Victorel.)
GHISLERI ou CONSIGLIAKI (Jban-Baf- Tiste), naquit èRome. Sa famille, branche de (a famille de Ghisieri, était originaire de Bologne, d*où les guerres civiles l'avaient éloignée. Une branche de cette famille se retira è Boschî , près d'Aleiandrie, et c*est de celle-ci que sortit le Pape Pie V. L'autre se retira à Rome, où elle prit le nom de Consigliari que porta Jean-Baptiste, objet de cette notice. Celui-ci se maria dans sa jeunesse. Devenu veuf, il embrassa l'état ecclésiastique. Son frère Paul avait été un des quatre premiers fondateurs des Théatins. Le Pape Paul IV , autre fondateur de cet ordre, voulut avoir celui-ci auprès de sa personne; et, pour l'y attacher davantage, il le fit son camérier secret, et lui donna un canonicat de Saint-Pierre. Quelque temps après, il voulut le revêtir de la pourpre ; mais Paul , modeste et humble , pria vivement le Pontife de reporter cet honneur sur son frère, qui devint aiosi cardinal en 1557. Employé sous le ponti&oal de Paul IV, le cardinal Ghisieri ne survéciil pas de huit jours à ce Pontife, étant mort en 1559. {Voy, Caraggiou, Yiia Pauli Con-' sigliari; ^ Aubert, Hisl. des cardinaux»)
GHISI^Itl (Michel). — Voy. Pie V.
GUNCOLET D« CLINCHAMP (jGrBRVAisj, français, né dans la province du Marne, et archidiacre de Paris, était ami de Simon- de Prie, trésorier de Saint-Hartin de Tours, lequel, devenu Pape sous le nom de ïlar- Un I{, réleva au cardinalat en 1SV|. Le car*
GIL
DES CARDMAUX.
GIL
dinai Giancnlet moaral de la peste, h Rome, en 1887. (V^ff. Fhisor ; — François Du« cHisiiB et AoBBHT , Bîii. dtê cardinaux.)
GILBERT fui en 1142, créé prétre-cardinal du titre de Saint-Marc^ par le Pape Innocent Ut qui régna de 1130 à IIU.
GILL^, cardinal , érêque de Tusculum , aujourd'hui Frascati, étant légat en Polo-
ae« au X* siècle, sous le Pape Jean XIU, y ibiit le premier des archevêques et des évâques. — Il les fit ?enir de France, dltalîe et d'Allemagne, et les départit dans les neuf églises de Gnesne, Cracovle, Posnanie, Smorogovie (aujourd'hui Breslau), Crulwick, Plosko, Gulm, Lébusse et Gamin, que Miécislas , premier prince chrétien des Polonais, avait bAties. Ce légat érigea les deux premières en archevêchés, et les sept autres en évécbés ; et le roi ordonna, par un édit , de payer à ces églises, à perpétuité, les dîmes de toutes sortes de fruits, provenant tant de ses terres que de celles de ses sujets. (Foy. Herbert dk Fulstin, Hiiioire de$ roU de Pologne.)
GILLES, Romain, créé diacre-cardinal du titre de Saint-Nicolas tu carcere^ par Clément III, Pape de 1188 h 1191, fut légat en Sicile.
GILLES DETORRES, Espagnol, chanoine de Burgos, nommé en 1216, par le Pape Honoré III, diacre-cardinal du titre de Saint- Cdme et de Saint-Damien , puis archevêque de Tolède, mourut en 12S&.
GILLES DE ROMA , général de Tordre des Frères ermites de Saint-Augustin » puis archevêque de Bourges, fait cardinal, en 130S, par le Pape Boniface VIII, mourut en
GILLES RIGAUD, Français, abbé de Saint- Denis en France^ créé en 1850 , par le Pape Clément VI, prêtre -cardinal du titre de Sainte-Praiède, mourut en 1353.
GILLES (Jbar), né en Normandie, après avoir étudié la théologie et le droit, fut chantre de l'église de Paris qui , pendant le schisme , suivait le parti de Clément VU.— Soit que Gilles ne le regardât pas comme le véritable Pontife , soit pour toute autre raison, il ne put se résoudre è lui rendre ol>éissance. On lui suscita des tracasseries, et il prit le parti d'abandonner son bénéfice et de se retirer auprès d'Urbain VI, en Italie. Celui-ci l'accueillit bien; il lui donna la CrévOlé de Liège et un office d'auditeur de Ole. On l'envoya ensuite, avec le caractère de noncOf dans les métropoles de Reims, de Trêves et de Cologne. En 1M5 , il fut élevé au cardinalat par Innocent VU, et entra dans le conclave où fut élu Grégoire XII; mais, sous prétexte que ce Pontife ne faisait aucun effort pour mettre fin au schisme, il l'abandonna pour venir en France, où il mourut peu après, Yen 1U8. Thierry de Niem, son ami, fait mention de lui dans Thistoire du schisme p qu'il a écrite sous le titre de XoftyrmiAe. — (Voy. Jean Juvénal DBS Dbsins; — CiACoiiius; — Omcjphrb* —
GILLES DES CHAMPS, Français, évêqut de Coutances, créé prêtre-cardinal, en lift; par le Pape Jean XXII, mourut en 141 S.
GILLES-SANCHE, diacre-cardinal du titre de Sainte*Harie in Coimedin^ fut un des deux seuls cardinaux créés par Clément VIII, son oncle, antipape de ikih h HS9.
GILLES, dit de TUtrbe, général de Tordre des Augustins, patriarche de Constantinople, évéque de Viterbe, de Népi, de Castro, de Sutri, est un des hommes qui ne durent qu'à leur mérite et à leurs talents les plus hautes positions. — Préférant le nom de sa patrie a celui de sa famille qui était très-obscure, et qui portait le nom d'Antonin, Gilles entra dès l'âçe de dix -huit ans dans l'ordre, des Augustins, y cultiva avec ardeur ses heureuses dispositions et ^ vive intelligence, et devint un des premiers prédicateurs de son temps. Il conquit une place si éminente parmi les religieux de son institut que, dans un chapitre lenu, en 1507, k Naples, ils le choisirent pour général de l'ordre. En 1513, il fut employé par le Pape Jules n pour faire l'ouverture du concile •assemblé dans l'église de Latran,' et justifia le choix du Pontife par l'éloquence dont il fit preuve en cette occasion. Léon X l'envoya en Allemagne, et, en 1517, lui donna le chapeau de cardinal. L'année suivante, le même Pontife l'envoyait en Espagne avec le titre de légat. Le cardinal Gilles mourut à Rome, le 15 novembre 1532, sous le pontificat de Clément VU. Ce prélat était lié avec les principaux hommes de lettres de cette grande époque. Habile humaniste, outre le latin, il savait le grec, Thébreu, le chaldéen, et était couvent consulté sur les diflicultés qi^e présentent ces langues. Il
Krit une part active au mouvement de la enaissance. Toutefois , « quelque impor* tant qu'ait été le mouvement des intelligences à:cette époaue, il ne faut pas en dénaturer le caractère, en donnant un sens exagéré à ce mot de Renaiseanee. Certes, l'esprit humain n'avait pas dormi d'un sommeil de mort dans les temps où de puissants génies, comme saint Bernard, Albert, le Grand, saint Thomas d'Aquin, avaient, des hauteurs de la science théologique, embrassé toutes les connaissances humaines dans leurs vastes contemplations. Ce n'est pas la pensée qui avait faibli en présence des sublimes objets auxquels elle s'était presque exclusivement attachée pendant le moyen Age. Mais la pureté du goût antique s*était perdu dans des temps de désordre et de barbarie générale, oi^ les lumières ne trouvaient, au fond de quelques monastères, qu'un asile bien souvent violé par l'ignorance. Les modèles anciens, types admirables de la forme^ dans les lettres comme d;ms les arts, avaient été négligés ou étudiés imparfaitement. • • • . Le mérite du XV* siècle fut de ramener le goût et l'étude des modèles de Tantiquité, yoxïT préparer toutes les illustrations artistiques et liltéraires des xvi* et xvii* siècles.
La Renaissance était préparée depuis que
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DiCTlUNNAIRR
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le Dante» entoaraDt la pensée religieuse de son siècle de toute la magnificence d*une eipression déjà épurée par Tétude des anciens, fixait la langue italienne et ou? rait la ?ofe h tant dp génies illustres. Elle fut fa- Torisée par rinrasion môme de la barbarie musulmane, qui chassa vers rilalîe et les pays chrétiens les savants de la Grèce, et elle s*acheva sous la protection des Médicis, du Pape Léon X, de Frangois l*', dont les noms sont restés attachés à leur siècle. De ritalie, où se Mrent ses premiers progrès, elle s*étendit bientôt à toule l'Europe occidentale et méridionale. L'événement
Jui l'arrôta pendant de longues années, en louffjnt dans plusieurs contrées les développements de la science hu naine, fut cette même réforme qui annonçait si haut ses prétentions d^alfranchir l'esprit de l'homme. La Réforme proscrivit comme inutile, pendant une longue période d'aveugle enthousiasme et de fenatisme insensé, Tétude des sciences et des arts; elle ne demanda aux lettres que ce qui pouvait servir è ses caplieuses discussions. » (À. Rendu, Précis (fhiitoire moderne.)
Le cardinal Gilles a fait des vers latins, dont on vantait Pélégaiite facilité. Il nous rostiade lui des Remarques sur les trois pre^ misrs chapitres de la Geniie ; des Commen" taires sur quelques psaumes; des Uïa»
logues^ des Epitres^ des Odes à la louange de Jovianus Pontanus, homme d'Etat et bomme de lettres; De Ecclesim incremenlo, etc. DD. Martène et Durand reproduisent dans le tome 111 du VAmplisiima col» leetio veterum monumentorum^ plusieurs lettres de Gilles de Vilerbe, et d'autres qui lui sont adressées* La plupart de ces lettres sont intéressantes, en ce qu'elles font connaître plusieurs circonstances de la vie de l'auteur et donnent des détails sur les affaires de •on temps. (Voy. Sadolet, Epist.^ 1. iii ; — Rbmbo, Epist.9 1. Il, epist. 13 et H; — Gui- GHARDiif, 1. XII ; — Paul JovB, Histor.^ 1. vi et in Elogiis doctorum^ c. 85; — Curtius, in Elogiis virorum illuslrium ; — Ughelli, lialia sacra: — Aubbry, Hist. des cardinaux,)
GILON, dit de Paris^' eu latin Mgydius Parisiensis^ né à Toucy , près d*Auxerre» mort vers 114-2, vint, jeune encore à Paris où il se fit une grande réputation par ses iounaissances et son talent pour la poésie; mais en 1119, il quitta le monde et entra dans Tordre de Clunv. Le Pape Calixte II, qui l'avait remarque pendant un voj^age
3a*il fit en France» se rattacha, et le nomma vèque de Tusculum, puis cardinal. Sous le pontificat d'Honoré II, Gilon fut envoyé à b Terre-Sainte pour apaiser les querelles qui divisaient le clergé; il fut ensuite nommé 1^1 en Pologne. On a de lui : 1. Ds fria Hierosolymitana^ quando^ expulsis et oc* cisis paganiSf devicta sunt Nicœa^ Antiockia ei HierusaUm a Christianis. Cette histoire» cKvisée en six livres, est écrite en vers hexamètres. Elle a été imprimée i;K)ur la première fois, mais sur un manuscrit défectueux, dans les Scriptores rerum Frandca-
nm de Ducnesne, t. IV ; II. Vis do saini Huguest abbé de Cluny^ imprimée par extrait dans le recueil des Bollandistes* au S9 avril. On en trouve la Préface dans le Thésaurus de dom Martène; IIL Epistola ad Bernardum Antiochenum patriareham^ insérée dans les Reliquiœ manuscript. de Ludewig, tom. II.
Les fers suivants, attribués k Giloo de Paris, ont donné lieu k bien des querelles entre les commentateurs ; les uns, et Fabricius de ce nombre, prétendant qu'ils désignaient deux personnages, les autres soutenant, avec Duboulay {Histoire de rAni-: versité de Paris^ tom. Il, p. 718 et 719), qu*ils n'en désignent qu'un seul.
Voici ces vers tels que les donne Duboulay :
Scire cupis, lector, quis codicis isUus aoctorT
Audi qutd breviier dical ad isla liber. Pelrus el OEgidius me conscripsere : sed il le
Auctor, corrector ollimus isle fuit, nie prtor Remus, bic Parisieusis alumnus.
Hic Leviia gradu, presbyler ille maoens. Simplet clericus bic, sacri ordiais ille professor,
Ambo graves aniiis, bic vir el ille senex. Aller adinvenil operam, sed in ordioe peccaos,
Quidquid dimisit sensibus ire vagis, Aller acu slipica dislinctis rersibus anum
Coosuil in corpus, aique reviniil opus.
Aller abuDdanlis sludii, sed acuUor aller
Quis proponendi debuil orilo geri.
Dulclus ot sapèrent modularalne ooudila me tri,
Incipil bic Rig» BiblioUieca PeUi.
Pierre Riga, chanoine de Reims, serait Tun des personnages, d'après Fabricius,(»t Gilon, l'autre.
GhNETTI (Martio), né à Vellétri, dans l'Etat ecclésiasiiaue, était majordome du Pape Ui1)ain VIII et son plénipotentiaire auprès de Tempereur, quand on y traita de la paix générale. — Ce Pontife le nomma cardinal le 19 janvier 1626, et le déclara le 30 août 1627. Il fut légat de Ferrare, légat a latere en Allemagne, évoque d'Albano, de Sabine, de Porto, viciiire du Pape, et mourut sous-dojen du Sacré Collège, le 1" mars 1671, Agé de 86 ans,en la quarante-cinauième année de son cardinalat.
GlNETTl (Jban*Francois), archevêque de Ferme, neveu du précédent, étant trésorier» générai du Saint-Siège, fut nommé cardinal par le Pape Innocent XI, le 1*' septembre 1681, et mourut à Rome, le 18 septembre 1691, Agé de soixante et dix ans.
GiNNASlO (Dominique), né à Castel-Bolognèse , près de Bologne, fit de grands prosrôs dans Tétude de la jurisprudence civile et canonique, et dans celle de l'Ecriture. Venu à Rome, il fut apprécié, ei le Pape Grégoire XllI le fit référendaire de l'une et de l'autre signature. Sixte V lui donna rarchevécbé de Manfredonia, dans le royaume de Naples, et Clément VllI utilisa ses talents dans plusieurs circoustancés. Après l'avoir envoyé en Espagne avec le titre de nonce, il le fit entrer dans le Sacré Collège dans la dernière promotion de dik« huit cardinaux qu'il fit en 1604. Ginnasio était digne de cet honneur par &à piéié et par son savoir. Il mourut, fort Agé, en 1639,