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AMBOISE ((lEORGBS D*), archevêque de Rouen, crë^, en 1545, pnr le Pape Paul III, prèlre-cardinal du litre de Sainl-Marcellin et de Saint-Pierre, mourut en 1550.
AMÉ, duc de Saroîe, connu sous^le nom de FÉLIX y, 8*é(ant démis de la papauté, fut nommé, en 1W9, par le Pape Nicolas V, cardinal-évéque de Sabine, doyen des cardinaux, et. mourut en 1451.
AMDÏJO (M ARC-AifToiif b), naquit, en 1505, d'une illustre famille de Venise. — Son éloquence le flt choisir par les Vénitiens pour aller en ambassade vers l'empereur Charles Y, vers Philippe 11, roi d'Espagne, et auprès du Pape Pie IV. Ce Pontife lui donna IVvôrhé de Vérone et le chapeau de cardinal en 1561, avecTévôché de Riéti et la dignité de bibliothécaire apostolique. La république de Venise, qui Pavait déjè déclaré podestat de Vérone, au retour de sa première ambassade, lui fit un crime d'avoir accepté les dignités dont le Pape l'avait honoré, et le déclara coupable 'de contravention k l'ancienne loi de la république, qui défendait aux ambassadeurs de rien recevoir des princes étrangers» Cependant ce ▼ertueux prélat montra toujours de la charité et du zèle, particulièrement è la réception d'Abdissi, religieux de l'ordre de Saint Pacôme et patriarche des Chaldéens, aux Indes orientales, auquel il rendit toutes sortes de bons oflices, lorsqu'il vint prendre le pallium à Rome. Le cardinal Amulio était si estimé du Sacré Collège, que peu s'en fallut qu'il ne succédât au Pape Pie lY. 11 mourut sous le pontificat de Pie Y, en 1570, Agé de soixante-cinq ans. Son corps fut i orté à Venise, pour être inhumé dans l'église des Cordeliers. Il avait fondé è Padoue un collège, avec douze places pour douze enfants vénitiens nobles, auxquels on donnait tous les ans 60 ducats pour leur entretien. — {Voy. Petramella- Rics ; — Sleidan ; — Victorbllus.
ANACLET, antipape, nommé précédemment Pierre, fils de Léon, et cardinal du titre de Sainte-Marie au delè duTibre,sefit élire Pape après la mort dHonorius II; Grégoire, cardinal de Saint-Ange, nommé Innocent H, ayant été élu avant lui par d'autres cardinaux. Cependant le parti d'Anaclet ayant prévalu oans Home, Innocent fut obligé de se retirer en France. Grâce au zèle do saint Bernard, il y fut reconnu comme Pape légitime dans plusieurs conciles. Toutefois Anaclel fut soutenu en Guienne par Guillaume, duc de cette contrée. Ce seigneur étant mort, Anaclel n'eut plus d'autre soutien que Roger, duc de Siriie, à qui il avait donné le litre de roi de 'NapUs et de Sicile. Innocent 11 fut ramené à Rome por Lolhaîre, qu'il couronna empereur ; mais Lolhaire ayant quitté Rooje, Innocent, obligé de se retirer h Pise, y tint en 1134, un concile où il fut confirmé, et son concurrent excommunié. Anaclel mourut en 1138, après la défaite de Roger, duc *^ Sicile. Innocent tint, dans le palaisde La- CD| un concile qui condamna le$ fauteurs
d'AnacIct, et dans lequel furent déclarées nulles les ordinations faites par cetantipape. (Voy. saint Bernard, episl. 124 et 447; Al nauld de Bonneval, Vie de saint Bernard^ t. II, c. 7; — Pierre Diacre, CAron. du Moni" Cassin» )
ANASTASE IV (Co:«rad), d'abord chanoine régulier de Tordredo Saint-Augustin, et abbé de Sainl-Uief, en Dauphiné, fut créé rardinal-évêque do Sabine, 1125, par Honoré II, son parent. Le Pape Innocent 11 le laissa h Rome en qualité de son vicaire» lorsqu*i1 fui contraint d*en sortir è la suite des violences de l'antipape Anaclel t". Le cardinal Conrad, justement estimé, fut élu, 1153, pour succédt-r au Pape Eugène III. {Voy. le Dictionnaire des Papes»)
ANDREA (JÉROUE d'), né h Naples en 1812, a été créé cardinal par Pie IX en 1852; Son Eminence est actuellement préfet de l'importante congrégation de I Index.
Le cardinal a rendu les plus éininents services dans les diverses légalions dont il a été chargé par le Souverain Pontife, ces années dernières. Par sa rare prudence, soo esprit de conciliation, sa science et sa charité, il a su aplanir bien des difiicultés et so rendre digne du rang éminent oik il a été élevé. C'est le 3 mai 1853, qu'il a pris possession de son liire de Sainte-Agnès* L'église de ce nom a été construite par Coniitance, fils de l'empereur Conslanlin. Le cardinal d'Andréa est protecteur des chanoines réguliers de Sainl Jean-de-Latran, et vient d*ô(re nommé prolecteur de la ville de Vilerbe.
ANGE, créé diacre-cardinal, du titre de Sainle Marie in Dominica, par le Pape Cali\tell, vers 1120, suivit le parti d'Anaclet 11 contre le Pape Innocent 11.
ANGE fut nommé, en 1206, diacre-cardinal du titre de Saint-Adrien par le Pape Innocent III, qui régna de 1198 à 1216.
ANGE, Sicilien, évêque de Recanali,créé en 1408 par le Pape Grégoire XH , prêtrecardinal du tilre de Sainl-Elienne in Cœlio monte, mourut en 1412.
ANGELIS (Jacques), archevêque d Drbin, né en 1612 d'une bonne famille de Pise, fut vice-gérant do cardinal-vicaire, jusqu'è ce que le Pape Innocenl XI le créa cardinal le 2 septembre 1686. — Il mourut le 15 septembre 1695, âgé de qualre-vingltrois ans, pourvu de la riche abbaye de Nonantola et de plusieurs autres bénéfices. (Voy. Mémoires du temps.)
ÀNGELIS (Philippe d') , né à Ascoli en 1792, archevêque de Fermo, fut fait cardinal en 1888 par Grégoire XVL Son Eminence-vil encore aujourd'hui.
ANGENNES (Charles d'), cardinal de Rambouillet , du tilre de Sainte-Euphémie, naquit le 80 octobre 1530. — Il fut nommé à révèchédu Mans par le roi Charles IX, à la recommandation de la reine mère, Catherine de Médicis.en prit possession le 12 oclobw 1559, et lit son entrée le 2 octobre 1560. Il so irouva è la conclusion du con-
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fiin de Trente en 1563, fut envoyé pnr !e roî en ambassade auprès du Pape Pie V, qui le créa cardinal en 1570, fut le seul des cardinaux français qui assista, en 1572, au conclave, pour Véleclion do Grégoire XUf, auprès duquel il rcsla en qualité d*ambass.Tdcur de France : assista, et souscrivit, en 158Syènn concile de la province de Tours, et se trouva encore, en 1583, au conclave» pour réieclion do Sixte V, qui lui donna le gouvernement de Cornelo. Il y mourut le 23 mars 1587, non sans soupçon d*avoir été empoisonné, et il y fut inhumé dans ]*église des cordeliers Observanlins, où l'on voit son épitaphe. C*esl sous son épisGopat que les religîonnaires prirent la ville de Mans, et pillèrent Téglise cathédrale de Saint-Julien. On a prétendu qu*il avait contribuée ces désordres par sa négligence, pt peut-être même par son avarice; oiais les soins qu*il prit do réparer ces maux, suffisent ppur réhabiliter sa mémoire.
ANNE (Ange), né è Naples, d*une illuslro famille, fut évêque de Lcdi« puis créé cardinal, en 1384, parle Pape Urbain Vi,— On sait seulement qu*il se trouva aux conciles fie Pise et de Constance, et K l'élection de 5ît Papes. Il mourut h Rome sous le pontificat de Martin Y, le 21 juillet 1428. — (Foy. — Ohuphue; Cucoriu»; — Aubebt;— Ugoel.)
ANNëBAUT (Jacques d'), fils de Jean, seigneur d'Annebaut et de Marie Blosset, sœur du cardinal Leveneur, évoque de Lisieux, succéda k son oncle, dans cet évèchA, en 1543, et aussi dans Tabbaye du Bec. Son frère, maréchal et amiral de France, oui avait du crédit auprès de François 1% lui procura, en 1544, le chapeau de cardinal.— La disgrâce de son frère Téloigna de la cour, et il mourut à Rouen en 1558.
ANNIBALBOZZUTI, Napolitain, archevé^ que d*Avignon, fut créé cardinal, en 1565, par Pie IV, Pape de 1560 h 1565, et qui créa 46 cardinaux.
ANNIBALDI (de Molaria Richard), Romain, abbé du mont Cassin fut fait cardinal par Grégoire IX en 1237.
ANNJBALDl (d^Annebacd), né è Rome, li^une famifle distinguée, prit Thabit dans l'ordre de Saint-Dominique, et se livra avec ardeur h Tétude des saintes lettres. — Il pro« fessa à Paris la théologie avec un grand succès. Il se fit aussi coiinattre à Rome où il fut pourvu de l'office de maître du sacrépalais, ce dont il s'acquitta si bien sous Alexandre IV et Urbain IV, que ce dernier le créa cardinal du titre des Douze-ApAtres en mai i263. Clément IV le choisit pour assister au couronnement de Charles I*', roi deNaples, en 1266. Il mourut, en 1272, à Orvielo, où on Tinhuma chez les DominiraîDS. C'est è lui que saint Thomas d'Aquin dédia la n* partie de ses Commentair^i $ur lè$ Evangile». Ce cardinal a laissé lui-même un Commentaire sur les iv /itères du Maître des senienceSf commentaire qui a été iuii)rimé dans le recueil des (ouvres de c:e SBÎnt. — fKoy. Bzovics, Anno Christi 1272, u* tB;^ LÉANMEy-^ALBBRTi ;— Auloine de
Siêmne; — Uazzi'; — Aubert;— Dupin, Biblioth. dfs nul, écriés, du xiii* siècle,)
ANSELME, chanoine ré;^uli<^r de Saint- Pierre in Cœlo Aiireo, à Pavie, fut créé, eu 1127, par le Pape Honorius H, prètre-cardinal du titre de Saint-Laurent in Lucina.
ANSELME, fat nommé, la môme année, par le même Pontife, prètre-cardinal du titre de Sainte-Cécile.
ANSIDEl (Marc-Antoine), naquit è Pérouse le 1" septembre 1671. D'abord secrétaire de la congrégation du Concile, il fut nommé, le 2^ février 1717, à un canonicat de la basilique de Saint-Pierre du .Vatican, et déclaré assesseur de la congrégation du Saint-Office, le 30 décembre suivant. — Il était aussi votant de la signature de grâce, lorsqu'il fut déclaré archevôquede Damiette
f>ar le Pape Benott XIII , qui proposa pour ni ce titre dans son premier consistoire, le 12 juin 1721^, et le sacra, le9 juillet suivant, dans la chapelle du Quirinal, assisté des archeréques de Nazianze él d'Icosie. Il le déclara aussi évoque assistant au trône, le 8 septembre de la môme année. L'évôché de Pérouse, auquel il avait été nommé en novembre 1726, fut proposé pour lui dans un consistoire le 16 décembre suivant. Le Papo l'avait créé cardinal le 9 du même mois de décembre : mais il fut réservé lin pet^o, et ne fut déclaré que le 30 avril 1728. 11 reçut la barette le même jour, et le chapeau le k mai suivant. Le Pape fit la cérémonie de lui fermer et ouvrir la bouche le lOdu même mois, et lui assigna le titre de Saint-Pierre tfi MontariOf qu'il changea le 6 juillet 1729, pour prendre celui de Saint-Augustin. Ce cardinal mourut h Rome, le ik février 1730, dans la 59' année de son âge, et la k' de son cardinalat.
ANTAMORl (Paul-François), Romain, né en 1712, évêque d'Orvielo, fut fait cardinal par Pie VI en 1780.— 11 mourut en 17^5.
ANTlCf (Thomas) né à Recanati, en 1731, fut fait cardinal par Pie VI en 1789. — On croit qu'il donna sa démission en 1798.
ANTOINE fut, en 1180, nommé par le Pape Alexandre ill, prêtre-cardinal du litre de Saint-Marc.
ANTOINE ARCHIONI, Romain, évêque d*Aquino, puis d*Ascoli, créé, en li05, par le Pape Innocent VII, prêtre cardinal du titre de Saint-Pierre es Liens, mourut eu
ANTOINE DE CHALANT, Savoyard, évêque de Lausanne, créé, en l^Oi, par Tantipape Benoit XHl, diacre cardinal du litre de Sainte-Marie m Via lalOy puis prêtre du titre de Sainte-Cécile, légat en Angleterre et en Allemagne, monrut en 1U7.
ANTOINE DE VENENZ, Espagnol, évêque de Léon, fut fait prêtre cardinal, en U09, par Beuoit Xlll, antipape de 1394 à 1424, et qui créa 24 cardinaux.
ANTOINE DE CLAVIBUS, Portugais, évêque d'Evora, dit le Cardinal de Portugal ^ créé, en 1437, par le Pape Eugène IV, prêtre cardinal du titre de Saint -Chrysogon, mourut en 1447»
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ANTOINE DE SAINT SEVEUIN, Nnpoli- Iflin, nommé en 1527, par le Pape Clémonl VJI, prêtre cardinal du titre de Sainie-Siizaïinc, puis de Sainle-Apollinaire et de Sainte-Marie au delà du Tibre, évoque de Courersano, de Palesiriuot de Sabine et de Porto, mourut on 15^3.
ANTONELLI (Nicolas} né en 1698, fut fait onrdinal en 1759 par Clément XIII. il mourut en 1767.
ANTONELLI (Léonabd) né en 1730 à Sinigaglia, dans le duché dUrbin, montra de lionne heure une vive opposition aux doctrines philosophiaues du xviii' siècle. — Il prit hautement la défense des Jésuites qu*il croyait calomniés, soutenant que lour insti* lut était irréprochable et sans aucune solidarité des fautes do quelques-uns de ses membres. Clément XIV, qui allait Atre obligé de les supprimer, ne pouvait point paraître favorable è leurs défenseurs. C*est de Pie VI, juste appréciateur de son mérite, qu*Antoneiii reçut le cardinalat. Quelque temps «près, ses liaisons avec le fiscal Barbieri, liaisons inévitables dans leurs positions respectives, le firent accuser par quelques-uns de n'avoir pas été étranger aux troubles, à la Suite desquels fut tué le regrettable général Duphot. Le caractère do prudence, de sagesse, de modération du cardinal Antonelli le défend assez contre une telle imputation. Il est d'ailleurs bien prouvé aujourd'hui quo cette émeute était provoquée non point par les défenseurs du Saint-Siège, mais bien ()ar ses adversaires. L'imputation d'intolérance qui lui est adressée par des hommes superficiels ou malveillants tombe également devant Ja Lettre d'Antonelli aux étéques d'Irlande^ lettre publiée dans YAmi de ta religion^ !!• 457. Dès 1785, ce saint prélat était déjh si bien connu en France qu'il fut élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, comme associé étranger. Doyen du Sacré Collège depuis 1797, le cardinal Antonelli fil, en 1800, F)arlie du conclave où fui élu Pie VII; en 1804, il accompagna à Paris ce Pontife quand il y vint sacrer Napoléon T'. Expulsé de Rome parles Français en 1808, H lut conduit h Spolète, puis à Sinigaglia, où il mourut le 23 janvier 1811.
ANTONEtXI (Jacques) né à Terracîne en 1800, lut fait rardiriHlparS.S.PielXonlSW, S. E. vit encore et occupe aujourd'hui la haute position de secTrélaire d'Etal du Souverain-Pontife.
On sait quelle haute estime l'illustre car-, dinal a su conquérir dans toute l'Europe, et les services considérables qu'il a rendus de-i puis son élévation à la dignité de premier, ministre. Il était auparavant pro-secrélaire d'Etat, et le Pape, en lui confiant tout son pouvoir, a voulu lui donner par là une noble récompense du dévouement et de la rare intelligence que le cardinal a montrés, surtout dans les jours de persécution, et depuis la restauration du trône pontifical, après la ré-' TOlulion de 18V9. Il ne faut pas oublier la itréiDonio et le discours d'ouverture detj
ices du conseil d'Eal, aupalai«de Quiri-
nal. Coltê année encrire, le cardinal Antonelli a déployé \os plus grands etforts et la môme capacité pour les améliorations introduites dans le gouvernement diis Etats romains, et dans l'établissement des chemins de fer. L'histoire dirti les actes si admirablfment accomplis parce grand ministre, qui a eu l'honneur d'ôtre en butte aux tent^itives les plus hideuses d'assassinat, de la part de.s révolutionnaires italiens. Heureusement que l'attentat n'a pas réussi, maison ne pouvait choisir de plus noble victime : espéronsquo ces monstrueux forfaits ne seront pas renouvelés.
ANTONl ANO (Sylvio) né h Rome eli 1540» faisait, à Tâge de dix ans, des vers sur quelque sujet qu*on lui proposât. Le duc de Ferrare, charmé de son esprit, le fit élever avec soin par les plus habiles maflres; et le Pape Pie IV, à qui il s'était fait connaftrn autrefois par un inpromptu qu*il lui avait' adressé, Tappela à Rome, où il l'honora d'un emploi de professeur dans le collège romain. Il en fut depuis recteur, puis (ecrélnire du Sacré Collège sous Pie V, secrétaire des brefs sous Clément VIII, dont il fut aussi namérier, et qui le nomma cardinal en 1598. Ce cardinal, aussi savant que vertueux, mourut en 1603 à l'Age de 63 ans. Il a laissé divors ouvrages en prose et en vers, des lettres, des commentaires et des dissertations. De Christiana puerorum educalione; De obêcuritate tolis in morte [Chrisli ; De primatu 5. Pétri ; De successione apostolo^ rum^ etc. On dit qu'il est un dos auteurs du Caléchiitme du concile de Trente.— Fo^y.
Batle, Dictionn, critiq, — Le livre du cardinal Antoniano a été traduit en français par M. Gui^nard, qui a mis en tète du volume une Vie de ce savant cardinal. La traduction est intitulée : Traité de l'éducation chrétienne, composé à ta demande de eaitit Charles Borroméepar le cardinal Sitvio An* toniano. Mgr Tévèque de Poitiers a adressé à l'auteur la pièce suivante, qui trouve ici naturellement sa place.
« Louis-François-Désiré-Edouard Pie, nar la gr&ce de Dieu et du Saint-Siège apostohque, évèque de la sainte Eglise de Poitiers, assistant au trône pontifical, etc.
« Le cardinal Silvio Antoniano a été l'une des plus grandes figures do la régénéralioa calho'ique qui s'est opérée au xvi* sièch*. Son traité De l'éducation chrétienne des en* fants composé à la demande du saint ^Cbarles Borromée, est d'une beauté antique quant à la forme; et quant au fond, c'est tout dire que de rappeler qu'il est sorti de la plume d'un des principaux rédacteurs du Catéchisme du concile de Trente.
«Nous ne saurions trop féliciterM. Ph.Gufgnnrd de l'heureuse inspiration qu'il a euo de traduire enfin ce livre dans notre langue, et du bonheur avec lequel il a su imprimer è sa traduction le cachet môme du style original. Aucune publication ne pouvait être plus opportune.
« Nous recommandons donc trèf^insCammcal la lecture de cet ouvrage. Par un pié*
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deux è propos» nos diocésains y trouveront le plus beau et le plus complet développement de cet important chapitre De fAnV/iana pairumfamilias imiUulione^ que noire dernier concile provincial a imité de celui de Milan» qui a été la source de ce trailé.
« Donné à Poitiers, le 25 août 1856, en la f6te de saint Louis» sous notre seing, le sceau de nos armes et le conlre-seing de Botre secrétaire.
« L. E. Ev. de Poitiers.
c EsGHATBR, secrétaire. »
AQUA-SPARTA (Matthieu d*)» ainsi appelé du nom de celtes ville d*llalie, où il était né» prit à Tudcrti Thabit religieux de Tordre de Saint-François, et il s'y acquit la réputation d'un des plus savants théologiens de son siècle. — Le Pape Martin IV le nomma lecteur du sacré palais. Ce pontife le consultait dans les affaires importantes de TEglise; mais» élu générai de son ordre dans un chapitre tenu en 1287 è Montpellier, il se vit obligé d'abandonner son emploi. Nicolas IV le Gt cardinal en 1288, et Boniface VIII l'employa en diverses légations» à Florence» k Bologne» en Romagne. 11 était protecteur des servites» et très-estimé pour sa probité et pour son savoir. Il a fait des écrits remarquables sur le Maître des SeAlances» sur YEpitre de saint Paul aux Ao- MoiAj» etc. Il mourat à Rome en 1302» et fut inhumé dans l'église d'Ara Cœli. — {Voy. WADinGns» in Annal.; -^ Guconius; — Au-
«BBT.)
AQDAVIVA d'Aragon (Jban-Vingbnt d'), Napolitain» évôffue de Meifi, l'ait cardinal en 15^2 par Paul 111 , mourut en 1556.
AQUAVIVA d*Ara6oii (Jules)» fait cardinal en 1570 par Pie V, rpourut en i&lk.
AQUAVIVA (OcTAVio)» étudia avec le plus grand succès les lettres grecques et latines» ainsi que la jurisprudence civile et canonique. — Le Pape Sixte V» dont il fut connu è Rome» le fit référendaire de l'une et de Tautre signature» vice-lé^at du patrimoine du Saint-Siège. -^ Grégoire XIV le nomma iotendant de sa maison» et cardinal en 1591. Il se trouva en cette qualité è Téleclioa d'Innocent IX, en la môme année 1591 ; à celle de Clément VIII» en 1592; à celle de Léon XI» et à celle de Paul V en 1605. Sous la pontiGeit de Clément VIII» il exerça la charge do légat de la campagne* de Rome» et il reçut ensuite la légation d'Avignon, Le voisinage des hérétiques rendait alors celte charge f)énible; mais il sut s'opposer è leurs entreprises! et son administration fut •i sage et si prévoyante qu'il rétablit le ealme et la tranquillité dans la province. Ce -prélat aimait les lettres et ceux qui les cultivaient; parmi les gens de sa maison se trouvaient des savants; entre autres» Pierre- Antoine Gbiberti, son auditeur» qui se lia d*amitié avec le célèbre Nicolas Fabri de Peiresc. Le Pape Léon XI lui donna l'archevêché de Naples; Paul V l'y conQrma. Après avoir édifié ses diocésains» il mourut le 15 dt'cembre 1612» Agé de cinquante-deux ans. ( Kay. FiLUiaus et PBTmAMBLi.Aaivs, in
Elog. eard.; — Gassendi» 1. 1 Vitœ Peirese.: — Albi » Elog. hisi. des card.)
Voici son éloge par le P. Alby [16U] :
« Ceux qui font état d'enrichir leurs cabinets de rares pièces» et d'ouvrages le plus curieusement recherchés de la nature ou de l'art» y montrent quelquefois de l'or impur tel qu il était dans la mine» des diamants bruts en l'état qu'ils ont été trouvés dans les matrices» des perles encore couvertes des écailles qu'elles ont apportées du nacre : pour faire connaître» les conférant avec les autres pièces de même espèce que le travail des ouvriers a achevées» de combien l'artiQce sert è perfectionner la nature. Cela môme voit-on tous les jours en plusieurs personnes» qui» ayant reçu de la faveur de leur naissance les mômes inclinations généreuses au bien, prennent en après des façons si différentes par les habitudes qui se forment de leur éducation» qu'il est aisé à remarquer ce que la nature a jeté en eux de bonnes semences et de commencements de vertu; et ce que la nourriture qui y est survenue a ajouté d'embellissement et de perfection.
«I Le cardinal Octavio Aquaviva iera.poar maintenant un exemple de cette vérité» qui, après avoir été obligé des plus rares avantages de la nature^ reçut d une très-bonne et très-soigneuse institution de quoi polir les rudesses qui accompagnent les plus beaux naturels; et acheva le portrait d une excellente vertu que le sang généreux qu'il tenait de son extraction n'avait qu'ébauchée.
« Comme il était sorti de l'une des plus illustres et des plus anciennes familles du royaume de Naples» fils de Jean-JérAme dixième duc d'Atri, il Ot voir dans le cours de ses premières années les commencements de tant de bonnes qualités qu'il avait prises d*une si belle source» qu'on eut sujet de croire qu'il n'avait pas tant choisi qu'apporté au monde la profession de la noble piété qu'il montra toute sa vie» l'ayant recueillie comme une succession en naissant, au lieu que les autres rapprennent avec le temps comme une leçon.
«Il fut envoyé par ses parents aux études à Naples» oit il fit de tous les exercices de bonnes lettres non pas un divertissement d'esprit» comme font souvent les enfants des grands» mais une entière et sérieuse occupation. Et comme il se trouve d'ordi* naire vrai qu'un chacun peut recevoir des faveurs des muses autant qu'il lui plaît, puisqu'elles ne les ont pas mises è prix d'argent» et qu'elles dépendent de la poursuite 3ue l'on en veut faire» Octavio , par l'assi» uité tendue de son étude en prit si bonne part» que dans quelques années il se rendit capable» dans un degré qui passait le oom« mun» de Téloauenco» de la poésie et de la connaissance ues langues» particulièrement de la grecque» passa docteur ès-droits avec un applaudissement général de tous les sa» vauts; et eut une si forte passion de savoir tout» qu'il semblait que l'élude qui la pou^