‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 126 sur 350 · IM^ GRE · texte numérisé non relu

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Mais au moment où ce père vénéré îient iJ*efitrer dans le chemin de son éternité, il nous restv un pieux devoir è remplir envers lui ; nous devons implorer en sa faveur rapplication des mérites du Sauveur* dont il fut pendant quinze années le représentant visible sur la terre.

" « Nous avons sans doute la ferme confiance que le Seigneur, en l'appelant à lui, n*a fait que couronner ses tertus ; mais Dieu est si jaloux de la sainteté de ses Pontifes, il leur demande taat de perfection, il est si facile, au témoignage des saints» d'altérer la piété la plus pure par le contact des affaires et des préoccupations de ce monde, que nous devons offrir des supplications et des tacriflces en faveur de ceux-là même qui ont été plus fidèles dans l'exercice de leurs redoutables fonctions.

« A ce devoir nous en joindrons un autre. •L*Eglise de Jésus-Christ ne meurt pas. Bientôt un nouveau chef va lui être donné. Prions avec ferveur pour une élection de laquelle doit dépendre le salut de tant d'âmes; prions afin que nulle inQuence étrangère ne vienne contrarier les desseins de la miséricorde de Dieu; prions, afin que sa protection et ses grtces soient aussi grandes que les dangers qui menacent son Eglise. Elle n'a plus besoin de briser le fer des Barbares, de chan- Ser en agneaux ces redoutables hons sortis e leurs déserts pour ravager l'Europe; elle 11*8 plus dans la plupart des pays civilisés, h se défendre contre les insultes des impies et des hérétiques, qui sont venus h d autres époques renverser ses temples, proscrire ses prf res et ses Pontifes, calomnier sa Joi et •oc culte; mais sa morale, ses dogmes les plus essentiels, sa plus légitime indépendance, comptent partout de nombreux ennemis : avec di*s armes différentes, ils continuent la lutte de ceux qui les ont précédés dans les voies de Terreur.

« Réjouissons.nous toutefois de vivre dans un temps où nul Catholique ne peut hésiter dans Tobéissance envers le Saint-Siège. Le doule n'est plus possible depuis que les limites de Terreur et de la vérité sont si bien marquées, qu*il faut rompre avec TEvangile |iour rompre avec le cher de TEgiise. Bien donc ne nous sera plus doux et plus facile que de prometirc liilélité, soumission et amour au Pontife futur que Dieu a connu dans ses conseils éternels, et deMui dire, comme autrefois les enfants dlsraël au dernier des Machabées : Tu es dux noiler;..,. 0mnia auœcunque dixeris nobis faciemus. — (I Macn. XIII, 8, 9.) « Vous êtes notre chef; nouè obéirons à tous vos commandements. »

Voici le mandement que Mgr Tarchevôquo de Reims a publié à la même occasion :

c Appelée remplir les devoirs de sa charge suprême au milieu des commotions qui él>ranlaient les trônes, et des alarmes causées ii la religion par les dangers dont elle était menacée^ Grégoire XVI les avait acceptés avec une humble etconfîantH résignation. Il y a répomlu avec un courage el une sagesse Dieo au-dessus de nos éloges.

.DES CABMNAUX.

CBF

lOSO

c Non content de confirmer ses frères dans la foi et de veiller k la conservation de Tuiiité catholique, il s*6St appliqué è conauérir chaque jour è i*Bglise de nouveaux enlanlsj; tandis qu'il instruisait le monde et repoussait les mauvaises doctrines par d'éloquents enseignements, il envoyait de nombreux prédicateurs annoncer aux infidèles la bonne nouvelle de l'Evangile; il créait des diocèses en Asie, en Afrique, dans TAmérique du Nord, et secondait de tous ses efforts l'œuvre admirable destinée au soutien des missions lointaines.

« Ici, par l'effet du zèle apostolique et de la prière, il brisait les armes entre les mains des puissants, ot déjouait les coupables pro* jets du schisme. La, il fortifiait par ses encouragemenis les défenseurs intrépides de la discipline ecclésiastique ; il les consolait de leurs tribulations pendant leur vie, et exaltait publiquement après leur mort leur dévouement héroïque el leur constance invincible.

« Epris du sentiment noble et élevé de la dignité de Thomme, il réclamait et appelait de tous ses vœux l'affranchissement des esclaves. Tendre et compatissant, il gémissait sur les maux produits dans quelcjucs contrées par la tempête des révolutions, pleurait sur les victimes de la tyrannie, el plaidait avec une sainte hardiesse la cause de ses enfants en face de leurs persécuteurs.

« Dans Tenceinte du sanctuaire, il édiiiail par sa modeste et fervente piété ; dans la douceur de ses entretiens, il ravissait par unH affabilité pleine de charmes. Jamais, N. T. C. F., nous n'oublierons cette extension d'amour paternel avec laquelle il a daigné nous recevoir dans ses bras, ni ces bénédictions qu*ii a répandues sur notre personne, et qu'il étendait jusqu'à vous. Jamais ils ne sortiront de notre mémoire, ces moments précieux passés en sa présence, et durant lesquels il nous a été donné de recueillir les paroles de S3 bouche, et les/ichesses de son cœur.

c Bienfaisant et généreux, il avait l'oreille toujours ouverte aux cris do Tindisence, et

Iirodigoait sa charité è toutes les întortnnes. Protecteur des sciences et desarts^, il applaudissail è leurs efforts et favorisait] .leurs progrès. Il érigeait des monuments, restaurait ceux des siècles passés, et honorait Tanliquité en préservant de Toubli ses essaie el ses chefs-d'œuvre.

« Tel était, N. T. C. P., ce Pontife aimé do Dieu et des hommes. Telle était cotte vie si belle et si pleine de mérites. Puisse-t-elle élre récompensée dans le ciel par la cou» ronne de justice , et laisser après elle une mémoire qui soit toujours en bénédiction ! »

Enfin, nous lisons dans VAmi de la religion du 23 juillet IBM:

c L'académie pontificale d'archéologie a tenu, le k juillet dernier, une assemblée eilraorJinaire sous la présidence du comte Alborghetti.

« Le chevalier Visconti, secrélaire perpétuel, a rappelé dans un rapide et brillani

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discourt les titres éetatanis du Pape Grégoire XVI h la reconnaissance des amis des beaux-arts et des hautes études; les fouilles ordonnées par le savant Ponlife au milieu des graves sollicitudes de son immense charge pastorale, les musées fondés à ses (Irais, les monuments commencés ou achevés sons son règne, enfin les nombreux lémoi-

Biages de son auguste protection et d*uue eoveillance toute patîculière envers l'acjdéroie qui avait Tbonneur de le compter parmi ses membres. A c6té de cet hommage qui réveillait de si justes regrets dans tous les cœurs, Téloquent interprèle des sentiments de Pacadémie sut placer avec un rare bonheur et une exquise délicatesse, le conso* tant tableau des grandes espérances que donnent k tous et a Tinstitut puntifiral en particulier, les qualités éminentes deTesprit et du cœur du nouveau Pape Pie IX. M. Visconli raconta l'accueil plein de bonté aue le président de Tacadémie, accompagné <le ses principaux dignitaires, avait reçu ue Sa Sainteté lorsqu'ils allèrent en corps, le 28 juin, lui porter leurs hommages et lui offrir les volumes publiés jusqu'à ce jour. Dans cette audience, comme dans celle du 3 juillet, le Pape leur adressa les paroles les plus bienveillantes sur les travaux de Pacadémie, et les encouragements les plus flatteurs. Il daigna permettre que son nom fAt inscrit parmi ceni des savants associés ; nom béni et doublement cher, nom du plus favorable augure Çnur l'académie qui a été rétablie par Pie II, et qui a compté Pie VIII parmi ses membres. «

GRÊGOIBE, prêtre de Rome, fut fait, par Calixte 11, en 1119, d'auires disent en 1122, cardinal du titre des Douze -Apôtres. Il suivit le parti d'Anaclet II, et quand celui-ci fut mort (1139) il fut nommé antipape à sa place sous le nom de Victor II, ^râce à la Itrotection de Roger, roi de Sicile. Saint Bernard le décida è se démettre.

GRÉGOIRE fut créé diacre-cardinal du titre de Sainte-Lucie in Seplifolio par Calixte 11, Pape de 1119 è 1124.

GRÉGOIRE fut nommé diacre-cardinal du titre do Saint -Vile, par le môme Caliite IL

GRÉGOIRE ALRERGATI , Romain, fut fait prôtre-cardinal du titre de Saint-Laurent m lucifia, par le môme Pape Calixte IL

GRÉGOIRE fut nommé prôtre-cardinal du titre de Sainte-Balbine en 1123, par le Pape Honorius H.

GRÉGOIRE fut nommé prôtre-cardinal du

titre de Sainte-Sabine, parle môme Honorius II, Pape de 1124 à 1130.

GREGOIRE, faitcanJinaldu litre do Saint- Théodore par le môirie Pa\m Honorius II, fut légat en Danemark, en Suède et en Bohème.

GRÉGOIRE DE PAPARESCIS. Romain, fut créé diacre-cardinal du titre de Saint-Ange^

DICTIOMNAIRE GRE U|g3l

en 1134, par la môme Pape Innocent II, soflT oncle.

GRÉGOIRE fut, en 1138, nommé, par le Pape Innocent II, prôtre-cardinal du titre de Sainte-Marie au deik du Tibre.

GRÉGOIRE fut créé diacre-cardinal , eo 1144, par le Pape Célestin IL C'était le 6* des cardinaux nommés par ce Pontife.

GRÉGOIRE, neuvième des treize cardinaux nommés en 1 144, par le Pape Célestin II, reçut le titre de Saint-Ange el mourut en 1198.

GRÉGOIRE, créé, en 1146, par le Pftpa Eugène III, diai'^nvcardinal du titre de Saiotp Clément, fut ensuite légat en Allemagne.

GRÉGOIRE de Suburra, Romain, cardinal»

évôtjue de Sabine, en 1153, fut le seul ear» diual créé par le Pape Anastase IV, soo oncle.

GRÉGOIRE fut nommé, en 1159, par le Pape Adrien iV, diacre-cardinal du titre de ' Sainte-Marie in Poriicu.

GRÉGOIRE, créé en 1188, par le Pape Clément III, diacre* cardinal du titre de Sainte-Marie in Poriicu^ fut légat en Lombardie, en Hongrie et en Sicile.

GRÉGOIRE, créé en 1188, par Clément III, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie im Georges inAquiro; légat à Spoiète et eo Ombrie.

GRÉGOIRE DE MONTE-CARELLO, Florentin, nommé par Clément III, Pape de 1188 è 1191, diacre-«*ardinal du ti!re de Saint- Velabro, fut légat en Toscane.

GRÉGOIRE, créé par le môme Pape Clément III, et dans la môme promotion, diacre-cardinal du titre de Saint-Ange, fut légat en Espagne.

GRÉGOIRE CRESCENTIO, Romain, créé en 1206, par le Pape Innocent III, diacrecardinal du titre de Saint-Théodore, fut légat en Danemark, et mourut en 1235.

GRÉGOIRE fut déclaré par le Pape Innocent III , en 1211, cardinal-évôque de Sabine.

GRÉGOIRE THÉODOLI fut créé en 1212, prôtre-cardinal du titre de Sainte-Anastasie, par Innocent 111, Pape de 1198 h 1216.

GRÉGORI (Jean de), né à Messine en 1729, fut fait cardinal par Pie VI en 1785. Il mourut en 1790.

GREGORIO (Emmanuel de), né à Naplea en 1758, évoque de Frascati, fut fait cardinal par Pie Vil en 1816. Il mourut en 1839.

GRIMA LDI (Jérôme), né è Gônos, de ViU lustre f;imille de ce nom, fut emplojré dans les plus importantes atfaires de la république. Devenu veuf, il embrassa l'état ecclé* siasliquc, ot. en 1527, fut promu au cardinalat par le Pape Clément VIL Outre Tarohevôcbéde Rari, il eut lesévôchés deVénafre, d*Alben(;a, etc. Envoyé en qualité de légat à Gône5, il y mourut en 15^3. {Vop. Aubeut; ^ Oni PHRE et CiACONicjs VHœ PonUÀcum §€ cardinal.; *- Giustjniaiii, Seriii. MIa £ii-

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